Le 18 janvier 2024 | Mis à jour le 18 janvier 2024

Militaria : la collection Karrenbauer, 100 ans d’histoire militaire française

par Magazine des enchères

Le 27 janvier à Blois, la maison Pousse-Cornet-Valoir dispersera la collection complète de Jean-Pierre Karrenbauer. Fruit de cinquante années de passion, cet ensemble composé d’uniformes, coiffures, équipements et accessoires, retrace l’histoire de l’armée française de 1860 à 1960. 

 

La collection de Jean-Pierre Karrenbauer reflète la passion de son propriétaire pour l’histoire militaire française. Celui-ci a rassemblé, pendant 50 ans, un ensemble exceptionnel d’uniformes et accessoires datant de la fin du Second Empire jusqu’à la guerre d’Algérie. Autant de souvenirs qui, présentés dans un état de conservation exceptionnel, seront dispersés aux enchères par la maison Pousse-Cornet-Valoir le 27 janvier à Blois. 

 

Des tenues d’infanterie de 1867

Au catalogue, citons parmi les pièces les plus anciennes, une tunique du 31e régiment d’infanterie (400-500 euros) et un képi de troupe (500 – 600 euros), deux modèles de 1867. « Contrairement aux tenues d’officiers, les tenues authentiques de simples soldats sont extrêmement rares. Seule une cinquantaine demeure dans les musées ou dans les collections privées », détaille l’expert de la vente Laurent Mirouze. 

 

 

Un ensemble de cuirassier et un masque à gaz de la Grande Guerre

Le lot phare de la collection est, quant à lui, un ensemble de cuirassier du 3e régiment, en garnison à Reims en 1914 (1 300 – 1 500 euros). Il comprend un casque modèle 1872, un couvre-casque tamponné du « 2e de Cuirassiers 1915 », une tunique modèle 1900, une cuirasse modèle 1855/91 en acier poli, une cartouchière et un bidon de cavalerie modèle 1884. Cet équipement témoigne de la persistance dans les armées françaises du port de la cuirasse au début de la Grande Guerre, en dépit de son inadéquation avec l’usage des armes à feu. En souvenir de la guerre 14-18, citons également le rare masque à gaz utilisé à l’été 1915 (600 – 800 euros).  Au regard de la fragilité des matériaux qui le composent (toile de coton, ouate et compresses), son état irréprochable le hissera au rang des lots les plus convoités de la vente. 

 

 

Des souvenirs des guerres d’Indochine et d’Algérie

Jean-Pierre Karrenbauer s’est également intéressé aux unités parachutistes. Dans sa collection, une tenue de parachutiste de la France libre arborant l’insigne des parachutistes vietnamiens lors de la guerre d’Indochine (350 – 450 euros) côtoie un pantalon TAP camouflé, modèle 47/52 (500 – 600 euros), datant de la même époque. « Les reliques des conflits plus récents, notamment la guerre du Vietnam, sont très recherchés par les jeunes collectionneurs », précise Laurent Mirouze. Ces derniers seront ainsi également intéressés par les souvenirs de la guerre d’Algérie, à l’instar d’un ensemble de trois bérets (20-30 euros) et un surtout pour skieurs des troupes de montagne (30 – 40 euros). 

 

 

Un uniforme de la Légion étrangère

Si la collection est dédiée à l’histoire militaire française, les collectionneurs du monde entier sont attendus. Ces derniers seront sans doute particulièrement intéressés pour les souvenirs, dont un uniforme de 1931, du lieutenant-colonel Portevin de la cavalerie de la Légion étrangère (600 – 800 euros). Selon l’expert de la vente, la Légion étrangère française est en effet « l’un des thèmes de prédilection des collectionneurs internationaux ». 

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