Le 1 décembre 2014 | Mis à jour le 28 novembre 2014

Un violon des Guarnerius estimé 100 000 euros !

par Interencheres

[Le lot du jour] Aussi célèbre que les Stradivari (la famille de l’illustre Stradivarius), la lignée des Guarneri a également sa place sur le podium des violons les plus chers du monde. Les instruments réalisés par Guarnerius del Gesù s’avèrent encore plus recherchés par les musiciens et les collectionneurs que ceux de Stradivarius, puisque del Gesù n’a vécu que 46 ans (1698‐1744), et dépassent aisément la barre des 10 millions d’euros aux enchères. Jeudi 4 décembre 2014, Maître Etienne Laurent mettra aux enchères depuis Vichy et en direct sur le Live d’Interencheres un exceptionnel violon inédit sur le marché réalisé par le père de Guarnerius del Gesù, Joseph Guarnerius (1666‐1740), qui présente une estimation de 100 000 à 150 000 euros.

.

Dans la famille Guarneri, Joseph est considéré comme un inlassable expérimentateur, n’hésitant pas à modifier souvent son modèle. L’instrument présenté aux enchères témoigne de l’exceptionnelle qualité d’exécution du jeune maître au début du XVIIIe siècle. Les recherches scientifiques réalisées sur le violon – analyses appelées dendrochronologie et permettant de dater précisément des pièces de bois en analysant ses anneaux de croissance (ou cernes) – ont permis de le dater des années 1705‐1710, en plein âge d’or de la lutherie. L’instrument a été fabriqué à Crémone, une petite ville italienne de la plaine du Pô dans le nord de l’Italie. « Les trois plus grandes familles de luthiers, les Stradivari, les Guarneri et les Amati, produisent alors les plus beaux violons de l’histoire. Leurs ateliers étant situés à seulement quelques encablures les uns des autres, les artisans connaissent absolument tout de la technique et des matériaux employés par les autres luthiers. Les violons de cette époque sont donc fabriqués avec les mêmes bois et les mêmes techniques de travail », explique Maître Etienne Laurent.

.

Fait extrêmement rare pour un violon de cette époque : son vernis est dans un exceptionnel état de préservation. « Le vernis est une composante essentielle du prix d’un violon puisqu’il influe à la fois sur l’esthétique et l’acoustique de l’instrument. Trouver le bon dosage de vernis, afin de garantir la parfaite harmonie du violon, fait partie des plus grandes obsessions des luthiers. Or, les analyses réalisées à la lampe UV ont montré que notre violon a conservé une grande quantité de son vernis d’origine, ce qui est très recherché par le marché », détaille le commissaire‐priseur.

.

.

Le violon de Joseph Guarnerius sera présenté dans le cadre des grandes ventes annuelles de lutherie  de la maison de vente de Vichy, les mercredi 3 et jeudi 4 décembre, au cours desquelles plus de 1 500 violons, altos, violoncelles, contrebasses et archets seront mis aux enchères. Ces vacations s’imposent parmi les plus importantes ventes internationales d’instruments de musique et constituent un véritable baromètre des tendances du marché mondial de cette spécialité.
.

Lien vers l’annonce de vente du violon

Haut de page

Vous aimerez aussi

Les instruments de musique oubliés ont la cote

Le 16 juin 2018 | Mis à jour le 3 juillet 2018

[Etude réalisée par Interencheres] Cabrette, serpent, ophicléide, bugle, basson… Non, ces termes ne désignent pas des espèces animales en voie de disparition, mais des instruments de musique vieux de plusieurs […]

Peugeot, Citroën, Tesla… une vente éclectique à Annonay

Le 14 juin 2018 | Mis à jour le 3 juillet 2018

Samedi 16 juin 2018 à Annonay en Ardèche et sur le Live d’Interencheres, Maître Grégory Helbourg présentera aux enchères des véhicules anciens et récents, des modèles de collection, des utilitaires et des citadines, ainsi […]