Le 18 juin 2021 | Mis à jour le 22 juin 2021

Pucci de Rossi : les meubles design de la boutique Barbara Bui dispersés à Paris

par Interencheres

Le 23 juin à Paris, Jack-Philippe Ruellan présentera aux enchères une collection de meubles du designer italien Pucci de Rossi, imaginée pour la boutique Barbara Bui de la rue de Grenelle. Plongée dans l’univers baroque de ce designer et sculpteur inclassable.

 

« Je découpais, je faisais, j’inventais ». Pucci de Rossi (1947 – 2013) concevait son travail de designer comme un jeu, propre à laisser libre cours à son imagination. Dans ses créations toujours empreintes d’humour, les matériaux les plus communs acquièrent une dimension poétique et les meubles classiques se transforment en manifestes esthétiques. En 1990, le designer italien crée le décor mobilier pour la boutique de Barbara Bui, implantée rue de Grenelle. Le travail de Pucci de Rossi consiste en un subtil jeu de courbes qui se mêlent pour construire un ensemble harmonieux de miroirs, banquettes, tables et fauteuils. Les tons blancs et beiges sont ponctuellement rehaussés de rouges et de nuances métalliques, forgeant un décor baroque résolument moderne. Les pièces qui constituaient l’aménagement de cette boutique de prêt-à-porter de luxe seront dispersées aux enchères le 23 juin prochain par le commissaire-priseur de Vannes, Jack-Philippe Ruellan, à l’occasion de l’inauguration de ses nouveaux locaux place Dauphine à Paris.

 

Des meubles-sculptures néobaroques

Les meubles présentés aux enchères révèlent l’originalité du designer qui se plaît à jouer de formes atypiques, adoptant pour fil conducteur des lignes courbes et sinueuses. Le modèle « Scalmo », réalisé en 1987, arbore la forme d’une dame de nage, positionnée sur un gradin, et construite au gré d’un assemblage de bois, parquetage, PVC, tôle galvanisée, fourrure et clous (estimé entre 6 000 et 8 000 euros). Le fauteuil « de chausseur » illustre pleinement le triomphe de la courbe, avec son assise en demi-lune parée de velours rouge et brisant l’arc formé par la structure de l’ensemble (3 000 – 5 000 euros). Les miroirs consacrent encore ce goût pour les rondeurs. Un miroir à poser dévoile deux montants sinueux et un piètement formé par deux motifs d’enroulement (1 500 – 2 000 euros), tandis qu’un miroir d’applique « Baroque » déploie des bords sinueux en relief (1 500 – 2 000 euros). Plus original encore, l’emblématique « Trono Kolbuki » prend la forme d’un trône de plus de deux mètres qui se mue en meuble de télévision, doté d’un abattant pour l’installation de câbles (3 000 – 5 000 euros). Le jeu autour des lignes courbes rapproche certaines pièces de mobilier de véritables sculptures. Empreintes de poésie et d’humour, les créations de Pucci de Rossi évoquent les meubles néobaroques du groupe Memphis, autant que les sculptures et objets minimalistes des figures de l’Arte Povera. Une petite console zoomorphe en bois, qui se transforme à loisir en éléphant, grâce à l’ajout d’une trompe gainée de feuilles de plomb à une structure à deux pieds (900 – 1 500 euros), témoigne de cet esprit résolument inventif et ludique du designer italien. 

Enchérir | Suivez la vente Pucci de Rossi x Barbara Bui le 23 juin en live sur interencheres.com

 

Sélection de coups de cœur parmi les meubles de Pucci de Rossi

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