La maison de vente Pousse-Cornet retrace le parcours d’Angelo Turconi, installé au Zaïre pendant plus de 20 ans… Un témoignage précieux sur l’histoire de l’actuelle République Démocratique du Congo.
« Il arrive à Kinshasa en 1967 avec l’intention d’en repartir assez vite… Et va finalement s’y installer », s’amuse l’expert Christian Hervé Njiensi. Angelo Turconi va raconter toute son histoire lors d’une conférence le vendredi 26 juin à 18 h. Ce voyageur a notamment travaillé avec les ministères de l’Agriculture et l’Environnement locaux, ce qui lui a permis de voyager dans des régions reculées du pays. « Il n’a pas acheté les pièces de sa collection la plupart du temps elle lui ont été offertes », signale l’expert.

De l’Angola tout proche, il a rapporté le masque de femme dont le visage est censé incarner l’idéal de beauté féminin pour les Tshokwe (3 000 à 4 000 euros), et toujours de la même ethnie mais côté congolais, un second masque représentant un puissant esprit masculin (3 000 à 4 000 euros). Ses six pagnes en raphia ornés de motifs symboliques des Bushoong Kuba (entre 1 000 et 3 000 euros) montrent le raffinement de cet art rare qui a inspiré les occidentaux.

Angelo Turconi a également rassemblé de nombreuses photos, « elles documentent l’histoire du pays entre la fin du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle », ajoute l’expert. A voir, l’album de Casimir Zagourski (1844-1944), contenant 297 tirages sous le titre L’Afrique qui disparaît (2 000 à 3 000 euros).