Le 4 février 2026 | Mis à jour le 6 février 2026

Un portrait de Fernande par Foujita aux enchères à Lyon

par Magazine des enchères

Un portrait de Fernande Barrey par son époux Tsuguharu Foujita, réalisé vers 1917-1918, sera présenté aux enchères le 5 février à l’Hôtel des ventes de Lyon. Estimé entre 28 000 et 35 000 euros, ce portrait intime témoigne d’un moment clé de la carrière de Foujita qui connaît à Paris un premier succès triomphal.

 

Mise à jour, 6 février. Le portrait a été adjugé 36 830 euros, frais inclus.

 

Arrivé à Paris en 1913, Léonard Tsuguharu Foujita (1886-1968) s’intègre rapidement au cercle de Montparnasse, aux côtés de Modigliani, Soutine ou Picasso. Il y affirme un langage singulier, nourri à la fois par la tradition japonaise et par la modernité occidentale. Un contexte dans lequel s’inscrit le Portrait de Fernande Barrey qu’il réalise vers 1917-1918 et qui sera vendu aux enchères le 5 février à l’Hôtel des ventes de Lyon. 

 

Tsuguharu FOUJITA (1886-1968), Portrait de Fernande, circa 1917-1918. Aquarelle, gouache et encre de Chine sur papier. Signée en lettres latines, signée et située en caractères japonais en bas à droite. 32,5 x 26,5 cm. Adjugé 36 830 euros, frais inclus. 

 

Fernande Barrey, la muse et partenaire de Foujita

Fernande Barrey occupe une place centrale dans le milieu artistique de Montparnasse entre 1915 et 1920. Elle fréquente Modigliani, Soutine, et épouse Foujita en 1917. « Elle se met également à la peinture, mais abandonne finalement pour faire connaitre les talents de son époux, expliquent les experts du cabinet Chanoit. Un peintre japonais dans un Paris en guerre, un véritable défi ! » 1917 marque leur union, mais aussi une année décisive pour Foujita, avec l’exposition de ses œuvres à la galerie Chéron qui rencontre un succès triomphal. « Le couple se sépare après une décennie de relations houleuses et passionnées. Fernande vit quelques années avec le cousin de Foujita, Koyanagi peintre lui aussi. Foujita et Fernande resteront liés et le peintre soutiendra notamment son ex-femme financièrement », détaillent les experts. 

Notre portrait, réalisé vers 1917-1918, est parfaitement documenté. Il figure dans le Catalogue général de l’Œuvre de Léonard-Tsuguharu Foujita de Sylvie et Dominique Buisson, volume 2, sous le numéro 18.106. Sa provenance est également établie, avec une précédente apparition en vente publique à Paris chez Millon en 1998. Il est estimé entre 28 000 et 35 000 euros. 

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