Le 5 décembre 2025 | Mis à jour le 5 décembre 2025

« Je n’ai jamais vu ça », à Bayeux un millier de Barbies et de Ken vintage proposé aux enchères

par Lucien Chancel

L’hôtel des ventes de Bayeux accueillera le 7 décembre prochain une vacation exclusivement consacrée à une collection de Barbies méticuleusement constituée pendant 40 ans. De quoi ravir les parents en manque d’idées pour Noël qui approche !

 

Deux cent quarante lots pour près de mille poupées datant de la toute fin des années 1950 jusqu’aux années 2000, c’est ce que les commissaires-priseurs Régis Bailleul & Agnès Nentas proposeront aux enchérisseurs lors d’une vacation le 7 décembre. Une seconde aura lieu entre février ou mars 2026, dédiée aux Barbies les plus récentes de la collection. Ces ventes prochaines sont le fruit d’une découverte inattendue, celle d’une généalogiste, Sonia Almire, mandatée pour retrouver les héritiers d’un défunt sans descendance directe.

 

Une découverte inattendue

« Lorsque Sonia Almire est rentrée dans l’appartement du défunt, elle a vu des Barbies partout » nous rapporte Régis Bailleul, « et ses héritiers ne pouvaient pas s’en douter, ce fut donc une authentique surprise. » Comment expliquer la constitution de cette collection ? Élément de réponse : le propriétaire avait sorti la plupart des poupées de leur boîte pour les parer de divers accessoires, comme en témoigne la Barbie Ponytail de 1960, habillée en partie de la tenue Commuter set, ou bien le Ken blond en tenue de plage de 1961. Or les collectionneurs de Barbies les laissent habituellement dans leur boîte comme gage d’authenticité et pour les garder en parfait état. En ce sens, le collectionneur aurait eu une passion pour l’habillement des poupées, « ce qui n’est pas non plus invraisemblable dans la mesure où ce monsieur était couturier dans la mode. » Il faisait également partie d’un club de collectionneurs de poupées et avait effectué des acquisitions aux États-Unis. Dès lors, cette collection constitue un concentré des tendances vestimentaires du XXᵉ et du XXIᵉ siècle. « Il a fallu une semaine pour que l’expert Marc Charbonnier fasse l’inventaire. »

 

 

Un trésor estimé à plusieurs dizaines de milliers d’euros

Les poupées ayant échappé aux persécutions des enfants, « elles sont globalement dans un bon état de conservation. » Les estimations varient d’un modèle à l’autre. Les trois plus importantes, dont une Barbie Ponytail brune numérotée datant de 1960, avec la tenue Shimmering Magic et les chaussures Spike, sont estimées entre 400 euros et 600 euros. L’ensemble du trésor vaut plusieurs dizaines de milliers d’euros. Les héritiers ne sont pas à l’abri d’une autre belle surprise, celle de voir les enchères dépasser les estimations hautes. En 2024, un lot comprenant 5 Barbies et divers accessoires avait été adjugé 1 610 euros (frais inclus) pour une estimation entre 40 euros et 50 euros. Par ailleurs, la poule aux œufs d’or de Mattel, peu en vogue dans les années 2010 car porteuse de stéréotypes, a depuis profité d’un retour en grâce auprès du grand public avec l’immense succès du film du même nom sorti en 2023.

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