Le 22 septembre 2025 | Mis à jour le 15 octobre 2025
La collection de céramiques loufoques d’un conservateur du Musée d’Arts de Nantes aux enchères
par Lola Maleuvre
Le 1er octobre, la maison Couton-Jamault-Hirn à Nantes disperse une étonnante collection de céramiques populaires et fantaisistes des années 1950-1970 réunie par Vincent Rousseau, ancien conservateur au Musée d’Arts de Nantes.
Au fil des années, Vincent Rousseau a rassemblé avec humour et curiosité une multitude d’objets modestes mais singuliers. Née d’un simple amusement, sa démarche s’est transformée en un ensemble cohérent qui reflète la créativité populaire et l’inventivité décorative de l’après-guerre. Sa collection sera dispersée aux enchères le 1er octobre prochain par la maison Couton-Jamault-Hirn à Nantes.
Une collection inavouable
L’histoire débute par un simple plateau à fromage en forme de palette de peintre. Peu à peu, l’ancien conservateur en réunit d’autres, tous plus inattendus les uns que les autres, jusqu’à composer un ensemble cohérent. « Je dois reconnaître que j’ai réellement fini par me prendre d’affection pour cet accessoire bien délaissé du service de table qui, au vu du nombre d’exemples que l’on peut retrouver, semblait particulièrement apprécié dans les foyers français des années 1950-1970 ». Ces pièces, aujourd’hui mises en vente, affichent des estimations accessibles, entre 10 et 20 euros : plateau en forme de parapluie renversé, plateau décoré de feuilles sur fond de bambou ou encore modèle en forme de palette.
Vallauris et l’air d’un temps
Au fil des années, Vincent Rousseau oriente ses recherches vers Vallauris, haut lieu de la céramique moderne. Si ses pièces ne sont pas signées par de grands noms, elles traduisent l’inventivité populaire des ateliers. « Qui a pu avoir l’extravagante idée d’inventer ces improbables lampes « veilleuses » en forme de poisson ou de coquillage ? Et tous ces vases, pichets, coupes, plats… qui ne sont plus au goût du jour mais qui, indéniablement, attestent de l’air d’un temps ! ». Au catalogue de la vente nantaise figurent ainsi des lampes veilleuse-poisson, un groupe de danseurs en céramique cuivrée signé Liliane Cousin, ou encore un plat ovale à décor de poissons et crustacés (20 à 30 euros). Des corbeilles de fruits italiennes Bassano, des beurriers-poissons assortis de leurs couteaux et une sélection de vases complètent ce catalogue éclectique et coloré.
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