Delage et Tablot par Chapron, Delahaye par Figoni : autant de blasons associés à l’âge d’or de l’automobile française, lorsqu’elle représentait le sommet du luxe. La maison Osenat organise une vente aux enchères exclusivement consacrée à cet univers, dans le cadre du Salon Rétromobile le 3 février à Paris.
Avant guerre, de la fin des années 1920 au début des années 1970, les voitures françaises incarnaient le luxe et l’élégance. Comme dans le milieu de la haute couture, les plus grands « faiseurs » étaient installés en région parisienne. On achetait un châssis Bugatti, Delage, Delahaye ou Talbot, que l’on faisait habiller par des carrossiers de renom, à l’instar de Chapron, Figoni & Falaschi, ou encore Labourdette. Bien sûr, l’Hexagone n’en détenait pas le monopole, mais on y trouvait le plus grand nombre d’entreprises spécialisées : les encyclopédies consacrées au sujet comptent plusieurs centaines d’entrées et des milliers de pages. Un âge d’or célébré encore aujourd’hui. Les « grandes classiques » françaises intéressent en effet les collectionneurs du monde entier et figurent dans tous les grands musées automobiles. La vente organisée par Osenat le 3 février, à l’occasion du Salon Rétromobile, fera la part belle à ces automobiles luxueuses et devrait être suivie sur tous les continents étant donné la qualité de ses lots.
La Delahaye du Salon de Paris de 1947
Parmi les neufs automobiles proposées, la plus haute estimation revient à une Delahaye 135 MS de 1947 (800 000 – 1 000 000 euros), l’une des cinq dotées d’une carrosserie cabriolet Vedette signée Henri Chapron et la seule encore sur le territoire français. Très équilibrée, sa ligne arbore les ailes séparées galbées de l’avant-guerre tout en amorçant l’intégration des phares dans la face avant. L’exemplaire proposé à la vente est celui qui a été exposé au Salon de Paris de 1947 sur le stand du constructeur. Son historique apparaît parfaitement limpide et l’acquéreur aura le privilège d’en prendre livraison auprès de l’établissement très réputé Auto Classique Touraine, qui en a entamé la restauration intégrale en 2023. Le nouveau propriétaire pourra même en choisir les teintes, s’il décide de s’écarter de l’origine.
Comme toutes les grandes marques de luxe, Delage a taillé sa réputation grâce à la compétition, où elle a brillé bien avant Delahaye et Talbot. Elle est représentée au catalogue de la vente par une D8-120 de 1937 arborant l’une des carrosseries les plus élégantes que Chapron ait signée, associée au six cylindres 4.7, le plus abouti de la lignée. Cette automobile, abandonnée durant quarante ans à partir de 1969, a fait l’objet d’une restauration complète à partir de 2009 et a remporté le premier prix du concours d’élégance de La Baule en 2012. Fait rare pour ce type d’automobile, elle a depuis été utilisée régulièrement, ce qui garantit un fonctionnement parfait (400 000 – 500 000 euros).
Par OSENAT à Paris le 03/02/2024 : 1947 DELAHAYE 135 MS Cabriolet « Vedette » Chapron
Numéro de série : 800486
Carte grise française
Cabriolet deux places par H. Chapron
– Voiture du Salon de Paris 1947
– Seulement 4 survivantes
– Modèle le plus abouti parmi les réalisations Henri Chapron
– La seule avec les poignées encastrées
– Une des deux dotées des Spats Arrières.
– Restauration au sein des ateliers de Touraine
– Même propriétaire pendant 56 ans
Après-guerre, la 135 constitue encore la raison d’être du constructeur Delahaye. Bien que la guerre interrompe la fabrication de la 135 « normale », la Delahaye 135M reprend vite, toujours carrossée par les mêmes maîtres français.
Henri Chapon qui avant-guerre carrossait déjà la 135 lance pour le premier salon après le conflit un nouveau dessin qui constituera son nouveau fer de lance : la Vedette.
C’est sans doute l’un des modèles les plus enviés et les plus aboutis du Carrossier Henri Chapron, maître et dépositaire incontesté du Grand Classicisme Français.
Comme le souligne Marc-Antoine COLIN dans son ouvrage sur « Delahaye 135 », la Vedette possède « des lignes d’un équilibre irréprochable qui marient heureusement le style d’avant-guerre avec des volumes raisonnablement intégrés ». Par quoi se distingue le modèle « Vedette » :
les ailes « de mouettes », les charnières de porte cachées, la capote rentrante et les deux places sur banquette avant.
Lors de recherches, nous n’avons trouvé que quatre exemplaires du modèle Vedette encore en vie, tous aux Etats-Unis dans les plus grandes collections (Sam Mann, Peter Mullin, Jim Hull et Arturo Keller)
L’exemplaire que nous proposons à la vente est la voiture du salon de paris 1947. En effet, sa fiche de construction Chapron indique une livraison prévue pour le Salon de Paris. Sur les photos d’archives du salon on retrouve bien un cabriolet vedette exposé sur le Stand Delahaye, celui-ci se présente dans une teinte deux tons avec un haut clair et des moulures et joues d’ailes foncées. Parmi les vedettes qui nous sont parvenues, seul le châssis 800 486 a reçu un combiné de couleur correspondant.
De plus, la date d’entrée du châssis au sein de la carrosserie Chapron, le 5 juin 1947, coïncide bien avec une livraison pour le salon.
Lors de celui-ci, elle fut acquise par les époux Dandelot. Nous avons pu récupérer une correspondance entre la Famille Dandelot et les usines Delahaye et Chapron qui précise tout le parcours d’achat après son exposition au Salon 1947, de l’obtention de la licence d’achat à la personnalisation finale de la voiture. Le châssis 800486 fut ainsi livré le 24 janvier 1948 et immatriculé 7088 DU 5.
Les époux Dandelot, la conserveront quasiment 5 ans, après quoi elle sera immatriculée en décembre 1952 dans les Alpes Maritimes au nom des établissements Moustiez, ceux-ci conserveront la voiture quelques mois avant de la céder à un autre amateur.
La voiture revient alors sur Paris où elle obtient son numéro d’immatriculation actuel. Elle a connu trois propriétaires successifs dans la capitale avant d’être acquise le 24 avril 1962 par Mr Sabrié qui conservera la voiture jusqu’en 2018.
Depuis, une restauration de grande qualité a été entreprise au sein des ateliers de Touraine.
Pour plus d’informations, vous pouvez consulter notre Ebook aux pages 134 et suivantes.
1947 DELAHAYE 135 MS Cabriolet « Vedette » Chapron
Serial number: 800486
French registration
Two-seater convertible by H. Chapron
– Car shown at the 1947 Paris Motor Show
– Only 4 survivors
– The most accomplished of Henri Chapron’s creations
– The only one with recessed handles
– One of two with rear spats.
– Restored in the Touraine workshops
– Same owner for 56 years
After the war, the 135 was still the raison d’être of Delahaye. Although the war interrupted production of the « normal » 135, the Delahaye 135M soon resumed production, still bodied by the same French masters.
Henri Chapon, who had already bodied the 135 before the war, launched a new design for the first post-war salon, which was to become his new spearhead: the Vedette.
This is undoubtedly one of the most envied and accomplished models by coachbuilder Henri Chapron, the undisputed master and repository of Grand Classicisme Français.
In the course of our research, we found only four surviving examples of the Vedette model, all in the USA in major collections (Sam Mann, Peter Mullin, Jim Hull and Arturo Keller).
The example we are offering for sale is the 1947 Paris Salon car. In fact, its Chapron build sheet indicates delivery for the Paris Salon.
At the show, it was acquired by the Dandelot couple. We have been able to recover correspondence between the Dandelot family and the Delahaye and Chapron factories, which details the entire purchase process after the car was exhibited at the 1947 Salon.
Since then, a high-quality restoration has been undertaken in the Touraine workshops.
For further information, please consult our Ebook on pages 134 ff. Voir le lot
Par OSENAT à Paris le 03/02/2024 : 1937 Delage D8-120
Carte grise française
Numéro de série : 51028
– Restauration de grande qualité
– Historique exceptionnel
– Best of show du concours d’élégance de la baule 2012
D’abord usine d’assemblage à Levallois-Perret, l’usine de Louis Delage commence à construire des véhicules sous son nom dès 1905. C’est ainsi qu’apparaît une toute nouvelle marque française : la marque Delage.
Réputée pour ses modèles prestigieux, la firme des Hauts de Seine propose des modèles très luxueux ou de courses (une Delage est victorieuse au Grand Prix de l’ACF à plusieurs reprises). Souhaitant concurrencer les prestigieuses voitures à moteurs 8 cylindres de Bugatti, Bentley ou encore Hispano-Suiza, Delage lance son nouveau modèle au Salon de Paris 1929, la toute nouvelle Delage D8 possédant un moteur à 8 cylindres en ligne.
Ce moteur 4L a par la suite été encore développé avec le lancement de la D8-100 moteur de 4,3L en 1936 mais surtout avec le lancement de la très prestigieuse D8-120 en 1937. Ce modèle est la version la plus aboutie de la Delage D8 notamment grâce à son moteur de 4,7L capable d’atteindre les 160 km/h.
Notre exemplaire est une Delage D8-120, carrossée par Henri Chapron, équipée de la boite cotal. Il s’agit de la 5ème construite par Henri Chapron en février 1937.
Cette automobile fait partie d’une commande de 8 « Cabriolets Grand Luxe 4 places ». Nous retrouvons sa trace en 1946, la voiture porte alors le numéro d’immatriculation 5983 RL.
Le 23 octobre 1947, elle devient la propriété de Monsieur Louis DELPECH, industriel à Annonay comme le montrent les registres des archives départementales de l’Ardèche. En avril 1951, elle prend le numéro d’immatriculation 407 V 38, en Isère.
Son propriétaire est alors David MAYO, habitant de Décines-Charpieu.
En 1960, elle est cédée par Monsieur Alain Nicoud, 10 rue Royale à Paris, à Monsieur Max Liber, 5 rue Saint Auber à Paris. Le 30 septembre 1969, Mr Max Liber la cède à Mr Louis Bayard.
Elle s’est arrêtée un jour de 1969 à Dijon, après être tombée en panne un peu plus loin sur la célèbre Nationale 6. Elle y est restée 40 longues années dehors sous un auvent.
En 2009 débute la restauration. En 2012, elle a remporté le « Best of Show » au Concours d’Elégance de La Baule. Depuis, des milliers de kilomètres furent parcourus à son bord, de Paris et ses embouteillages, à Cannes, Bordeaux, la Bretagne, la Normandie, et même jusqu’à Dubaï pour présenter la nouvelle Delage D12.
1937 Delage D8-120
French registration
Serial number: 51028
– High-quality restoration
– Exceptional history
– Best of show at the Concours d’Elegance de la Baule 2012
Originally an assembly plant in Levallois-Perret, Louis Delage’s factory began building vehicles under his own name in 1905. This marked the birth of a brand-new French marque: the Delage brand.
Renowned for its prestigious models, the Hauts de Seine firm offered both luxury and racing models (a Delage won the ACF Grand Prix on several occasions). Wishing to compete with the prestigious 8-cylinder cars from Bugatti, Bentley and Hispano-Suiza, Delage launched its new model at the 1929 Paris Motor Show, the all-new Delage D8 with an in-line 8-cylinder engine.
This 4L engine was further developed with the launch of the D8-100 4.3L engine in 1936, and above all with the launch of the highly prestigious D8-120 in 1937. This model is the most accomplished version of the Delage D8, thanks in particular to its 4.7L engine capable of reaching 160 km/h.
Our example is a Delage D8-120, bodied by Henri Chapron and fitted with the cotal gearbox. It is the 5th built by Henri Chapron in February 1937.
This car was part of an order for 8 « Cabriolets Grand Luxe 4 places ». We trace it back to 1946, when the car bears the registration number 5983 RL.
On October 23, 1947, it became the property of Monsieur Louis DELPECH, an industrialist in Annonay, as the records of the Ardèche departmental archives show. In April 1951, it took on the Isère registration number 407 V 38.
Its owner was David MAYO, a resident of Décines-Charpieu.
In 1960, it was sold by Mr Alain Nicoud, 10 rue Royale, Paris, to Mr Max Liber, 5 rue Saint Auber, Paris. On September 30, 1969, Mr Max Liber sold it to Mr Louis Bayard.
She stopped one day in 1969 in Dijon, having broken down a little further along the famous Nationale 6. It remained outside under an awning for 40 long years.
Restoration began in 2009. In 2012, it won « Best of Show » at the Concours d’Elégance de La Baule. Since then, thousands of kilometers have been covered aboard her, from Paris and its traffic jams, to Cannes, Bordeaux, Brittany, Normandy, and even as far as Dubai to present the new Delage D12 Voir le lot
Une Talbot dotée d’un moteur de course
Exception qui confirme la règle, la Talbot T150C de 1937 est dotée d’une carrosserie roadster « usine » remarquablement compacte et sportive. Elle est équipée d’un moteur six cylindres quatre litres identique à celui qui était utilisé sur les modèles de compétition victorieux dans de nombreuses épreuves. Il s’agissait donc tout simplement de l’une des voitures les plus performantes de son époque grâce à la modernité de sa culasse hémisphérique qui faisait la réputation de la marque. Elle était capable d’atteindre 185 km/h, une allure exceptionnelle à une époque où le commun des automobiles ne dépassait que rarement les 100 km/h. Dans un état conforme à sa configuration des années 1940, l’exemplaire de la vacation vient de faire l’objet d’une importante rénovation de son moteur (600 000 – 900 000 euros).
Autre modèle important dans l’histoire de Talbot, une T23 de 1939 dont la carrosserie cabriolet a été commandée par le constructeur lui-même au carrossier Chapron en vue d’une production en série, un projet interrompu par la guerre. Revenue en France après un long séjour aux Etats-Unis, elle a, comme les autres modèles de la vente, fait l’objet d’une restauration soignée (250 000 – 350 000 euros).
Plus récente, la Delahaye 135 MS de 1951 représente un jalon important puisqu’il s’agit du dernier exemplaire de ce modèle carrossé par Figoni, l’un des plus grands carrossiers français, qui a fait de cet exemplaire sa propre voiture. Ce coach unique arbore une ligne « semi-ponton » moderne pour l’époque et plutôt sobre qui annonce les carrosseries réalisées par le carrossier pour la 235. Restaurée entièrement dans les années 2010, elle est estimée entre 180 000 et 200 000 euros. A noter que cette vente compte également quelques lots Automobilia, à l’instar de revues d’époque et d’œuvres d’art.
Par OSENAT à Paris le 03/02/2024 : 1939 Talbot-Lago T23 Cabriolet Prototype par Henri Chapron
Carte grise française
Numéro de série : 93267
– Historique exceptionnel : prototype commandé par les usines Talbot aux ateliers Henri Chapron
– Restauration de grande qualité
Au début du XXème siècle le français Adolphe Clément (constructeur des modèles Clément-Bayard) et le britannique Charles Chetwynd-Talbot (président du British automobile commercial syndicate) décident de s’associer afin de fonder une nouvelle marque franco-britannique : Clément-Talbot.
A partir de 1922, la firme devenue complètement française se nomme désormais Talbot et décide de se lancer dans la compétition automobile. Fortement victorieuse que ce soit en France (comme lors des grands prix de l’ACF), en Angleterre (comme lors des grands prix du RAC) ou en Italie (Coppa Montenero).
Malgré ces succès, la firme connait de graves problèmes financiers et l’industriel italien Anthony Lago reprend la marque au milieu des années 30. Anthony Lago, ainsi à la tête de la Société des Automobiles Talbot, considère que la participation aux compétitions automobiles et la construction de véhicules de loisirs sont indissociables. Selon lui, les voitures étudiées pour la compétition doivent avoir une déclinaison sport accessible à la clientèle.
Le constructeur sera ainsi réputé pour ses mécaniques étroitement dérivées de la course automobile comme se sera le cas avec la T23. La T23 lancée en 1938 était le symbole du luxe de cette époque. Cette voiture aux formes gracieuses était également toujours autant sportive que Talbot le voulait pour ses modèles. Son moteur 6 cylindres de 3 996 cm3 et de 115 chevaux pouvait atteindre les 180 km/h.
Le modèle que nous vous proposons ici a été acquis par son propriétaire en 2009 auprès d’un collectionneur américain qui la possédait depuis une vingtaine d’années.
Réduite à l’état d’épave, il avait renoncé à la faire restaurer. Il pensait alors que la voiture avait été réquisitionnée et repeinte en noir par les troupes d’occupation allemande, puis importée aux Etats-Unis immédiatement après la Libération.
Mais la réalité était tout autre. Cette T23 n’a jamais été réquisitionnée. Elle a probablement passée toute la période de la guerre à l’abri des regards. Elle est ensuite passée dans les mains de plusieurs amateurs français et américains, le dernier d’entre eux l’ayant importée aux USA en 1956.
Il apparait que cette voiture fut une commande spécifique de Talbot à Henri Chapron en vue d’une fabrication en série. Elle a été livrée par Chapron en mai 1939 mais la déclaration de guerre a stoppé le projet. Elle est restée la propriété des usines Talbot jusqu’au 9 mai 1940, veille de l’offensive allemande. On retrouve ensuite la T23 en 1948 chez Charles Huc à Bordeaux. A partir de là, la liste des propriétaires est connue, de 1948 à nos jours.
1939 Talbot-Lago T23 Cabriolet Prototype by Henri Chapron
French registration
Serial number: 93267
– Exceptional history: prototype ordered by Talbot from the Henri Chapron workshops
– High-quality restoration
At the beginning of the 20th century, Frenchman Adolphe Clément (builder of the Clément-Bayard models) and British Charles Chetwynd-Talbot (president of the British automobile commercial syndicate) decided to join forces to found a new Franco-British brand: Clément-Talbot.
From 1922 onwards, the now completely French firm was called Talbot, and decided to enter motor racing. The company was highly successful in France (ACF Grand Prix), England (RAC Grand Prix) and Italy (Coppa Montenero).
Despite these successes, the company ran into serious financial problems, and Italian industrialist Anthony Lago took over the brand in the mid-30s. Anthony Lago, then head of the Société des Automobiles Talbot, considered that participation in motor racing and the construction of leisure vehicles were inseparable. In his view, cars designed for competition should have a sports version that was accessible to customers.
As a result, the automaker became renowned for its racing-derived powertrains, as was the case with the T23. Launched in 1938, the T23 was the epitome of luxury at the time. This gracefully shaped car was also always as sporty as Talbot wanted its models to be. Its 115 hp, 3,996 cm3 6-cylinder engine could reach speeds of up to 180 km/h.
The model we present here was acquired by its owner in 2009 from an American collector who had owned it for some twenty years.
Reduced to a wreck, he had given up on restoration. He thought the car had been requisitioned and repainted black by German occupation troops, then imported into the USA immediately after the Liberation.
But the reality was quite different. This T23 was never requisitioned. It probably spent the entire war period out of sight. It then passed through the hands of several French and American enthusiasts, the last of whom imported it to the USA in 1956.
It appears that this car was a specific order from Talbot to Henri Chapron for series production. It was delivered by Chapron in May 1939, but the declaration of war brought the project to a halt. It remained the property of the Talbot factories until May 9, 1940, the eve of the German offensive. The T23 was then sold to Charles Huc in Bordeaux in 1948. From then on, the list of owners is known, from 1948 to the present day. Voir le lot
Par OSENAT à Paris le 03/02/2024 : 1937 Talbot-Lago T150C Roadster
N° de série : 90010
Carte grise française
– Probablement la voiture du salon 1937
– Mécanique exceptionnelle
– Etat d’origine
– Désirable carrosserie
– Historique connu
Anthony Lago, célèbre Patron des Automobiles Talbot, considérait que la participation aux compétitions automobiles et la construction de véhicules de loisirs sont indissociables. Selon lui, les automobiles étudiées pour la compétition devaient avoir une déclinaison sport accessible à la clientèle. Le constructeur sera ainsi réputé pour ses mécaniques étroitement dérivées de la course automobile. La T150C, lancée en 1937 dérivait de cette vision, elle était le symbole de la voiture de course adaptée à une clientèle plus large. Cette automobile était bien évidemment toujours autant sportive que Talbot le voulait pour ses modèles. Son moteur 6 cylindres de 3 996 cm3 pouvait atteindre les 185 km/h.
L’exemplaire que nous proposons à la vente a été acquis neuf par Monsieur Fayet, industriel à Saint Etienne à l’occasion du Salon de l’Auto 1937. Salon où elle a très probablement été exposée, comme l’indique la date de première mise en circulation qui figure sur la Carte Grise actuelle : 16 novembre 1937 et le couvre-culasse bouchonné exclusivité des voitures du Salon. A la fin des années 40, Monsieur Fayet décida de donner un « coup de jeune » à la voiture en faisant modifier sa calandre et ses pare-chocs. Celui-ci disposait d’une petite collection de voitures de sport, elles étaient toutes de couleur rouge.
Dans les années 50, un de ses fils lui emprunta une d’entre-elles et perdit la vie à son volant. Monsieur Fayet décida alors de faire repeindre toutes ses voitures en noir. Le roadster changea donc de couleur et passa du rouge vif au noir le plus sombre. Monsieur Bruno Dalmas est le deuxième propriétaire. Entrepreneur en maçonnerie mais aussi collectionneur de véhicules anciens, il fit la connaissance de Monsieur Fayet durant les années 60. La T150C était abandonnée dans un hangar, posée sur des chandelles et recouverte de poussière. Il lui a fallu une dizaine d’années pour convaincre Monsieur Fayet de la lui céder, ce qui finit par arriver en 1977, soit 40 ans après sa première apparition au Salon de Paris.
Monsieur Dalmas la céda à son tour au propriétaire actuel en 2018, soit 41 ans après l’avoir sorti du hangar de Monsieur Fayet. De son propre aveu, il ne roula pas plus de 500 km pendant cette période mais il fit remettre la voiture en route et la fit repeindre en rouge et noir, les deux couleurs qui avaient été les siennes durant ses premières quarante années de vie. Aujourd’hui, la voiture est dans un très bel état d’origine et sa mécanique a été entièrement révisée.
1937 Talbot-Lago T150C Roadster
Serial number: 90010
French registration
– Probably the car of the 1937 show
– Exceptional mechanics
– Original condition
– Well-known history
Anthony Lago, the famous Patron of Automobiles Talbot, considered that participation in motor racing and the construction of leisure vehicles were inseparable. In his view, cars designed for competition should have a sports version that was accessible to customers. As a result, the company became renowned for its racing-derived powertrains. The T150C, launched in 1937, derived from this vision, and was the symbol of the racing car adapted to a broader clientele. Of course, this car was always as sporty as Talbot wanted its models to be. Its 6-cylinder, 3,996 cm3 engine could reach speeds of up to 185 km/h.
The example we are offering for sale was acquired new by Monsieur Fayet, an industrialist in Saint Etienne, on the occasion of the 1937 Salon de l’Auto. It was most probably exhibited at the Salon, as indicated by the date of first registration on the current Carte Grise: November 16, 1937, and the corked cylinder head cover, exclusive to Salon cars. At the end of the ’40s, Monsieur Fayet decided to give the car a « facelift » by modifying the grille and bumpers. He had a small collection of sports cars, all in red.
In the 50s, one of his sons borrowed one of them and lost his life at the wheel. Monsieur Fayet decided to have all his cars repainted black. The roadster changed color from bright red to the darkest black. Mr Bruno Dalmas is the second owner. A masonry contractor and collector of vintage vehicles, he met Monsieur Fayet in the 1960s. The T150C had been abandoned in a shed, sitting on candles and covered in dust. It took him around ten years to convince Monsieur Fayet to sell it to him, which finally happened in 1977, 40 years after its first appearance at the Paris Motor Show.
Monsieur Dalmas in turn sold it to the current owner in 2018, 41 years after taking it out of Monsieur Fayet’s hangar. By his own admission, he didn’t drive the car more than 500 km during this period, but he had it put back on the road and repainted in red and black, the two colors that had been his for the first forty years of its life. Today, the car is in beautiful original condition and its mechanics have been completely overhauled. Voir le lot
Par OSENAT à Paris le 03/02/2024 : 1951 DELAHAYE 135 MS COACH BY FIGONI
Numéro de série : 801736
Carte grise Française
– Voiture personnelle de Joseph Figoni
– Dernière 135 carrossée par Figoni
– Historique connu
– Restauration de grande qualité
La Delahaye Type 135 est une voiture de prestige du constructeur automobile Delahaye, produite à 2 592 exemplaires entre l’automne 1935 et fin 1952. Elle a toujours été proposée avec un 6 cylindres en ligne de cylindrée plutôt conséquente. La 135 « MS », pour « Modifié Spécial », portera la puissance à 135 ch. Les Delahaye 135M et 135MS resteront en production jusqu’en 1954, année qui clôturera l’aventure de la marque.
L’histoire de notre voiture débute en janvier 1951 lorsque le châssis 801736 entre dans les ateliers de Figoni & Falaschi.
Pour Joseph Figoni un renouveau s’annonce en ce début des années 50, le modèle conserve son numéro d’immatriculation mais devient la propriété de la société Figoni & Cie. La page F & F est tournée mais la voiture conserve la petite plaque au bas de chaque portière. Il faut se renouveler tout en s’adaptant aux lignes qui évoluent et aux modes qui traversent l’Atlantique.
L’arrivée de la 235 sera l’occasion de passer à autre chose et ce châssis 801736 sera pour lui l’occasion de se projeter sur le nouveau modèle de la marque qui lui a valu tant de succès, notamment avec l’inauguration d’une nouvelle calandre horizontale. C’est le retour de J. Figoni à l’aérodynamique et à la ligne « sport ». La dernière carrosserie 135 du maître sera aussi et déjà sa première 235, le premier “prototype” de « l’Elfe ». Les lèveglaces électriques, les clignotants de direction, l’ouverture du coffre depuis l’habitacle, le poste radio, les lave-glaces, etc. sont autant de détails qui montrent une volonté de J. Figoni de se tourner vers l’avenir et la modernité. C’est dans ce contexte qu’il carrosse sa dernière réalisation sous l’égide de Falaschi. Ainsi, la voiture est immatriculée pour la première fois le 6 avril 1951 au nom de la société Figoni & Falaschi jusqu’au 3 juillet de la même année. Elle passe ensuite au nom de Joseph Figoni. Le 15 novembre 1951, la voiture conserve son numéro d’immatriculation mais devient la propriété de la société Figoni & Cie. La page F & F est tournée mais la voiture conserve la petite plaque au bas de chaque portière.
Plus d’informations, sont disponibles dans notre Ebook aux pages 40 et suivantes.
1951 DELAHAYE 135 MS COACH BY FIGONI
Serial number: 801736
French registration
– Joseph Figoni’s personal car
– Last 135 bodied by Figoni
– Known history
– High-quality restoration
The Delahaye Type 135 is a prestige car from carmaker Delahaye, 2,592 of which were produced between the autumn of 1935 and the end of 1952. It was always offered with a 6-cylinder in-line engine of rather substantial displacement. The 135 « MS », for « Modifié Spécial », increased power to 135 hp.
The Delahaye 135M and 135MS will remained in production until 1954, the year in which the brand’s adventure came to an end.
The story of our car begins in January 1951, when chassis 801736 enters the Figoni & Falaschi workshops.
For Joseph Figoni, the early ’50s were a time of renewal: the model kept its registration number, but became the property of Figoni & Cie. The F & F page was turned, but the car retained the small plate at the bottom of each door. It was time to renew itself, while adapting to changing lines and fashions across the Atlantic.
The arrival of the 235 provided the opportunity to move on, and chassis 801736 gave him the chance to project himself onto the brand’s most successful new model, featuring a new horizontal grille. It’s J. Figoni’s return to aerodynamics and « sporty » lines. The master’s latest 135 body was also his first 235, the first « prototype » of the « Elf ». Electric windows, direction indicators, trunk opening from the passenger compartment, radio, windscreen washers, etc. are just some of the details that show J. Figoni’s determination to look to the future and modernity. It was against this backdrop that he built his latest model under the aegis of Falaschi. The car was first registered on April 6, 1951 in the name of Figoni & Falaschi until July 3 of the same year. It was then registered in the name of Joseph Figoni.
More information is available in our Ebook on pages 40 ff.
1951 DELAHAYE 135 MS Coach par Figoni
Numéro de série : 801736
Carte grise Française
– Voiture personnelle de Joseph Figoni
– Dernière 135 carrossée par Figoni
– Historique connu
– Restauration de grande qualité
La Delahaye Type 135 est une voiture de prestige du constructeur automobile Delahaye, produite à 2 592 exemplaires entre l’automne 1935 et fin 1952. Elle a toujours été proposée avec un 6 cylindres en ligne de cylindrée plutôt conséquente. La 135 « MS », pour « Modifié Spécial », portera la puissance à 135 ch. Les Delahaye 135M et 135MS resteront en production jusqu’en 1954, année qui clôturera l’aventure de la marque.
L’histoire de notre voiture débute en janvier 1951 lorsque le châssis 801736 entre dans les ateliers de Figoni & Falaschi.
Pour Joseph Figoni un renouveau s’annonce en ce début des années 50, le modèle conserve son numéro d’immatriculation mais devient la propriété de la société Figoni & Cie. La page F & F est tournée mais la voiture conserve la petite plaque au bas de chaque portière. Il faut se renouveler tout en s’adaptant aux lignes qui évoluent et aux modes qui traversent l’Atlantique.
L’arrivée de la 235 sera l’occasion de passer à autre chose et ce châssis 801736 sera pour lui l’occasion de se projeter sur le nouveau modèle de la marque qui lui a valu tant de succès, notamment avec l’inauguration d’une nouvelle calandre horizontale. C’est le retour de J. Figoni à l’aérodynamique et à la ligne « sport ». La dernière carrosserie 135 du maître sera aussi et déjà sa première 235, le premier “prototype” de « l’Elfe ». Les lèveglaces électriques, les clignotants de direction, l’ouverture du coffre depuis l’habitacle, le poste radio, les lave-glaces, etc. sont autant de détails qui montrent une volonté de J. Figoni de se tourner vers l’avenir et la modernité. C’est dans ce contexte qu’il carrosse sa dernière réalisation sous l’égide de Falaschi. Ainsi, la voiture est immatriculée pour la première fois le 6 avril 1951 au nom de la société Figoni & Falaschi jusqu’au 3 juillet de la même année. Elle passe ensuite au nom de Joseph Figoni. Le 15 novembre 1951, la voiture conserve son numéro d’immatriculation mais devient la propriété de la société Figoni & Cie. La page F & F est tournée mais la voiture conserve la petite plaque au bas de chaque portière.
Plus d’informations, sont disponibles dans notre Ebook aux pages 40 et suivantes.
1951 DELAHAYE 135 MS Coach by Figoni
Serial number: 801736
French registration
– Joseph Figoni’s personal car
– Last 135 bodied by Figoni
– Known history
– High-quality restoration
The Delahaye Type 135 is a prestige car from carmaker Delahaye, 2,592 of which were produced between the autumn of 1935 and the end of 1952. It was always offered with a 6-cylinder in-line engine of rather substantial displacement. The 135 « MS », for « Modifié Spécial », increased power to 135 hp.
The Delahaye 135M and 135MS will remained in production until 1954, the year in which the brand’s adventure came to an end.
The story of our car begins in January 1951, when chassis 801736 enters the Figoni & Falaschi workshops.
For Joseph Figoni, the early ’50s were a time of renewal: the model kept its registration number, but became the property of Figoni & Cie. The F & F page was turned, but the car retained the small plate at the bottom of each door. It was time to renew itself, while adapting to changing lines and fashions across the Atlantic.
The arrival of the 235 provided the opportunity to move on, and chassis 801736 gave him the chance to project himself onto the brand’s most successful new model, featuring a new horizontal grille. It’s J. Figoni’s return to aerodynamics and « sporty » lines. The master’s latest 135 body was also his first 235, the first « prototype » of the « Elf ». Electric windows, direction indicators, trunk opening from the passenger compartment, radio, windscreen washers, etc. are just some of the details that show J. Figoni’s determination to look to the future and modernity. It was against this backdrop that he built his latest model under the aegis of Falaschi. The car was first registered on April 6, 1951 in the name of Figoni & Falaschi until July 3 of the same year. It was then registered in the name of Joseph Figoni.
More information is available in our Ebook on pages 40 ff. Voir le lot
Par OSENAT à Paris le 03/02/2024 : 1947 DELAHAYE 135 MS COUPE PAR H. CHAPRON
Numéro de série : 800501
Carte grise de collection
– Livrée neuve à Raymond Hubert
– Restauration de grande qualité
La Delahaye Type 135 est une voiture de prestige du constructeur automobile Delahaye, produite à 2 592 exemplaires entre l’automne 1935 et fin 1952.
Elle a toujours été proposée avec un 6 cylindres en ligne de cylindrée plutôt conséquente. La 135 « MS », pour « Modifié Spécial », porte la puissance à 135 ch.
Conçue par le designer Jean François et inspirée du style Art déco en vogue à l’époque, elle est victorieuse de nombreux concours d’élégance, avec ses diverses variantes de carrosseries des plus prestigieux carrossiers français indépendants de l’époque (dont Antem, Chapron, Dubos Frères, Figoni, etc).
Delahaye habillait peu ses automobiles mais livrait l’ensemble châssis-moteur aux nombreux carrossiers qui s’en chargeaient ensuite. Cela offrait de nombreuses possibilités de dessin et d’interprétation d’un châssis.
Après-guerre, la 135 constitue encore la raison d’être du constructeur Delahaye. Bien que la guerre interrompe la fabrication de la 135 « normale », la Delahaye 135M reprend vite, toujours carrossée par les mêmes maîtres français.
Ainsi, les Delahaye 135M et 135MS restent en production jusqu’en 1954 quand arrive la 235 qui clôturera l’aventure de la marque.
La voiture que nous présentons a été acquise au salon de Paris 1947 par Me Raymond Hubert. L’avocat s’était rendu célèbre en faisant acquitter la fille de Guillaume Seznec, laquelle avait assassiné son mari. Il s’agit probablement du premier Coupé Grand Luxe
Carrossé par Chapron après-guerre. En effet, il a encore son pare-brise d’un seul tenant. Par la suite, le pare-brise sera en “V”.
Il nous a été dit néanmoins que les couleurs d’origine (bleu et rouge) auraient déplu à Me Hubert et qu’il l’aurait fait repeindre en deux couleurs plus claires sans que l’on sache lesquelles.
De fait, on retrouve la Delahaye en 1992 participant au Tour de France Automobile avec d’autres couleurs.
Par la suite, dans les années 2000 elle arbore une nouvelle robe en rouge et blanc. Enfin, elle est repeinte au début des années 2010 lors de sa restauration en gris métallisé qui était une couleur Chapron à l’époque de sa sortie.
1947 DELAHAYE 135 MS COACH BY H. CHAPRON
Serial number: 800501
Collector’s registration
– Delivered new to Raymond Hubert
– High-quality restoration
The Delahaye Type 135 is a prestige car built by Delahaye, 2,592 of which were produced between the autumn of 1935 and the end of 1952.
It was always offered with a 6-cylinder in-line engine of rather substantial displacement. The 135 « MS », for « Modifié Spécial », increases power to 135 hp.
Designed by Jean François and inspired by the Art Deco style in vogue at the time, it won numerous Concours d’Elegance, with its various body variants from the most prestigious independent French coachbuilders of the time (including Antem, Chapron, Dubos Frères, Figoni, etc.).
Delahaye did little customizing of its cars, but delivered the chassis-engine assembly to the many coachbuilders who then took care of the rest. This opened up a wide range of possibilities for chassis design and interpretation.
After the war, the 135 was still Delahaye’s raison d’être. Although the war interrupted production of the « normal » 135, the Delahaye 135M soon resumed production, still bodied by the same French masters.
Thus, the Delahaye 135M and 135MS remained in production until 1954, when the 235 arrived, bringing the brand’s adventure to a close.
The car presented here was purchased at the 1947 Paris Motor Show by Me Raymond Hubert. The lawyer had made a name for himself by acquitting Guillaume Seznec’s daughter, who had murdered her husband. Probably the first Coupé Grand Luxe
bodied by Chapron after the war. Indeed, it still has its one-piece windshield. Later, the windshield will be V-shaped.
We were told, however, that the original colors (blue and red) would have displeased Me Hubert and that he had it repainted in two lighter colors, although we don’t know which.
In fact, in 1992, the Delahaye took part in the Tour de France Automobile in a different color scheme.
Later, in the 2000s, it was given a new red and white coat. Finally, in the early 2010s, it was repainted in metallic grey, a Chapron color at the time of its release. Voir le lot
Par OSENAT à Paris le 03/02/2024 : 1939 Talbot-Lago T23 Cabriolet Usine
Carte grise française de collection
Numéro de série : 93261
– Un des plus beaux cabriolet usine
– Restauration de grande qualité
– Ex Dupont
Au début du XXème siècle le français Adolphe Clément (constructeur des modèles Clément-Bayard) et le britannique Charles Chetwynd-Talbot (président du British automobile commercial syndicate) décident de s’associer afin de fonder une nouvelle marque franco-britannique : Clément-Talbot.
A partir de 1922, la firme devenue complètement française se nomme désormais Talbot et décide de se lancer dans la compétition automobile. Fortement victorieuse que ce soit en France (comme lors des grands prix de l’ACF), en Angleterre (comme lors des grands prix du RAC) ou en Italie (Coppa Montenero).
Malgré ces succès, la firme connait de graves problèmes financiers et l’industriel italien Anthony Lago reprend la marque au milieu des années 30. Anthony Lago, ainsi à la tête de la Société des Automobiles Talbot, considère que la participation aux compétitions automobiles et la construction de véhicules de loisirs sont indissociables. Selon lui, les voitures étudiées pour la compétition doivent avoir une déclinaison sport accessible à la clientèle.
Le constructeur sera ainsi réputé pour ses mécaniques étroitement dérivées de la course automobile comme se sera le cas avec la T23.
La T23 lancée en 1938 était le symbole du luxe de cette époque. Cette automobile aux formes gracieuses était également toujours autant sportive que Talbot le voulait pour ses modèles. Son moteur 6 cylindres de 3 996 cm3 et de 115 chevaux pouvait atteindre les 180 km/h. L’exemplaire que nous proposons à la vente ne possède pas de détail sur son premier propriétaire bien que son premier numéro minéralogique aurait été le 888 W1. C’est ainsi que Monsieur Dupont (ex-président du Club Talbot) l’aurait découverte à l’état d’épave, à côté d’une autre dans le même état.
Elles étaient de couleur blanche. En 1985, elle apparaît en possession de Monsieur Mimieux.
Entre 1990 et 2002, elle aurait appartenu à Mr Lelièvre (avec comme numéro d’immatriculation 519 CYH 77) qui la cède ensuite à Monsieur Fabre le 17 janvier 2003.
C’est auprès de Monsieur Fabre que notre collectionneur en fera l’acquisition
1939 Talbot-Lago T23 Cabriolet
French collector’s registration
Serial number : 93261
– One of the most beautiful factory convertibles
– High-quality restoration
– Ex Dupont
At the beginning of the 20th century, Frenchman Adolphe Clément (builder of the Clément-Bayard models) and British Charles Chetwynd-Talbot (president of the British automobile commercial syndicate) decided to join forces to found a new Franco-British brand: Clément-Talbot.
From 1922 onwards, the now completely French firm was called Talbot, and decided to enter motor racing. The company was highly successful in France (ACF Grand Prix), England (RAC Grand Prix) and Italy (Coppa Montenero).
Despite these successes, the company ran into serious financial problems, and Italian industrialist Anthony Lago took over the brand in the mid-30s. Anthony Lago, now head of the Société des Automobiles Talbot, considered that participation in motor racing and the construction of leisure vehicles were inseparable. In his view, cars designed for competition should have a sports version that was accessible to customers.
As a result, the automaker became renowned for its racing-derived powertrains, as was the case with the T23.
Launched in 1938, the T23 was the epitome of luxury at the time. This gracefully shaped car was also as sporty as Talbot wanted its models to be. Its 6-cylinder, 3,996 cm3, 115 hp engine could reach speeds of up to 180 km/h. The car we are offering for sale has no details of its first owner, although its first registration number would have been 888 W1. This is how Mr. Dupont (ex-president of the Talbot Club) is said to have discovered it as a wreck, next to another in the same condition.
Both were white. In 1985, it appeared in the possession of Monsieur Mimieux.
Between 1990 and 2002, it was owned by Mr. Lelièvre (with registration number 519 CYH 77), who then sold it to Mr. Fabre on January 17, 2003.
It was from Monsieur Fabre that our collector acquired the car. Voir le lot
Par OSENAT à Paris le 03/02/2024 : 1951 DELAHAYE 235 Cabriolet par H. Chapron
N° de série : 818003
Carte grise collection
Ex Willy Breitling
Etat d’origine
Voiture de Salon de Paris 1951 et du Salon de Genève 1952
130 000 – 170 000 €
La Delahaye type 235 est un modèle automobile de luxe du constructeur français Delahaye fabriqué d’octobre 1951 à mai 1954. Le type 235 sera produit à 84 exemplaires, dont beaucoup carrossés par Henri Chapron, ce qui en fait une automobile rare et singulière.
En juillet 1954, il disparaît en même temps que la marque Delahaye et sera donc son tout dernier modèle de luxe. Dérivée du type 135, la 235 reprend son moteur 6 cylindres poussé de 130 à 152 ch pour 180 km/h en pointe. La conduite est toujours à droite, les freins toujours à câbles et la transmission est toujours assurée par la boîte à rapports Cotal.
En fait, la Delahaye 235 est une automobile très conservatrice.
L’exemplaire que nous proposons à la vente a été expédié dans les ateliers d’Henri Chapron en juillet 1951. C’est le troisième châssis produit par les usines Delahaye et ce sera le premier cabriolet construit par Henri Chapron sur un châssis 235.
Présentée au « Salon de Paris » à l’automne 1951, cette Delahaye aurait par la suite été exposée au Salon de Genève par le garage Montchoisy où son premier propriétaire, Willy Breitling, en fit l’acquisition. Willy Breitling cède en 1957 la voiture à son entreprise « G. Léon Breitling SA & Cie ». Nous ne savons pas combien de temps le cabriolet conserve son statut de véhicule de fonction mais les témoignages recueillis laissent à penser qu’aucun nouveau propriétaire ne se présente avant la fin des années 60.
Nous possédons, de manière plus ou moins précise, l’historique des différentes mains par lesquelles cette automobile est passée, jusqu’à atterrir entre celles du propriétaire actuel le 22 février 2010. Depuis, elle a été conduite régulièrement et entretenue.
Elle n’a jamais été restaurée. Elle se présente ainsi dans un bel état d’origine. Sur la route, la voiture se révèle confortable, on est vraiment à l’aise, les sièges arrière sont spacieux et on apprécie la souplesse des suspensions ainsi que la douceur de la boite Cotal.
1951 DELAHAYE 235 Cabriolet by H. Chapron
Serial no : 818003
Carte grise collection
Ex Willy Breitling
Original condition
1951 Paris Show and 1952 Geneva Show car
130 000 – 170 000 €
The Delahaye type 235 is a luxury automobile model produced by the French manufacturer Delahaye from October 1951 to May 1954. A total of 84 examples of the type 235 were produced, many of them bodied by Henri Chapron, making it a rare and singular automobile.
In July 1954, it disappeared at the same time as the Delahaye brand, becoming its very last luxury model. Derived from the type 135, the 235 uses the same 6-cylinder engine, boosted from 130 to 152 hp for a top speed of 180 km/h. Driving is still right-hand drive, brakes are still cable-actuated, and the transmission is still provided by the Cotal gearbox.
In fact, the Delahaye 235 is a very conservative car.
The example we are offering for sale was shipped from Henri Chapron’s workshops in July 1951. It was the third chassis produced by the Delahaye factories, and the first cabriolet built by Henri Chapron on a 235 chassis.
Presented at the « Salon de Paris » in autumn 1951, this Delahaye was later exhibited at the Geneva Salon by the Montchoisy garage, where its first owner, Willy Breitling, acquired it. In 1957, Willy Breitling sold the car to his company « G. Léon Breitling SA & Cie ». We don’t know how long the cabriolet retained its status as a company car, but evidence suggests that no new owner came forward until the late 1960s.
We have a more or less precise record of the various hands through which this car has passed, until it landed in the hands of the current owner on February 22, 2010. Since then, it has been regularly driven and maintained.
It has never been restored. As a result, it presents itself in beautiful original condition. On the road, the car proves comfortable, you’re really at ease, the rear seats are roomy and you appreciate the supple suspension and smoothness of the Cotal gearbox. Voir le lot
Par OSENAT à Paris le 03/02/2024 : Important lot de divers catalogues
Delahaye ; Delage ; Cotal ; Voisin ;
Talbot Voir le lot
Par OSENAT à Paris le 03/02/2024 : Revues « La Vie au Grand Air »
1898 ; 1900 ; 1901 ;
1902 ; 1903 ; 1904 ; 1905 ; ainsi que 21 numéros du
Salon de l’Auto et l’année complète 1921 ; et le rare
numéro de 1937.
1921 – La vie au Grand Air / 1924 – L’Illustration /
1929 – La Vie Automobile / 1929 – L’Illustration /
1930 – La Vie Automobile / 1934 – L’Illustration /
1935 – La Vie Automobile / 1936 – La Vie Automobile
/ 1936 – L’Illustration / 1937 – En Avant / 1937 – La
Vie Automobile / 1937 – Le Monde Illustré / 1938
– La Vie Automobile / 1938 – Automobilia / 1938
– L’Action Automobile / 1946 – La Vie Automobile
/ 1946 – L’Illustration / 1947 – La Vie Automobile /
/ 1948 – La Vie Automobile / 1948 – L’équipement
Automobile / 1949 – Revue Technique Automobile Voir le lot
Par OSENAT à Paris le 03/02/2024 : « Très Sport » de 1922 à 1926 Voir le lot
Par OSENAT à Paris le 03/02/2024 : Le Fanatique de l’Auto (série complète- une partie
reliée et une partie en coffret) ; ainsi que la Revue
L’Automobiliste (série complète) Voir le lot
Par OSENAT à Paris le 03/02/2024 : Lot de 2 gouaches : Chapron pour Cadillac et
Labourdette pour Bugatti Voir le lot