
Estimé 2 000 000 € - 5 000 000,00 €
Par Artcurial à Paris le 27/01/2026 : 1956 Mercedes-Benz 300 SL ‘Gullwing’ Sans réserve
Constructeur : 1956 Mercedes-Benz 300 SL ‘Gullwing’
Modèle : Sans réserve
Carte Grise : Carte grise française
N° Chassis : Châssis n°198040-6500019
Moteur NSL n°198980-6500030
Boîte de vitesses n°924
Essieu arrière n°417
Direction n°027
Essieu avant gauche n°027
Essieu avant droit n°027
- Histoire, configuration et état d’origine exceptionnels
- Livrée avec toutes les options sport d’époque
- 100% des numéros conformes à sa sortie d’usine
- 34 255 km - En 1ère peinture
- Moteur NSL, jantes Rudge, amortisseurs et ressorts sport
- Une des 106 livrées en ‘Graphitgrau’
- Une des 30 livrées neuves en France (Paris)
- Livrée neuve à un industriel parisien et Champion Olympique
- Même propriétaire de 1961 à 2014 (53 ans)
- Expertise complète réalisée en déc. 2025 par le spécialiste Dipl.-Ing Klaus Kukuk
- Sans réserve
Il existe, dans une vie, des histoires qui semblent écrites par le hasard lui-même. Des concours de circonstances si improbables qu’ils prennent, avec le temps, l’allure d’une légende.
Celle-ci est l’histoire de la découverte d’un trésor automobile.
Le 26 janvier 1956, sort des chaînes de production de Stuttgart une Mercedes-Benz 300 SL, châssis n° 198040-6500019. Dès sa naissance, cette voiture n’est pas une 300 SL ordinaire. Elle est commandée avec des spécifications exceptionnelles et rarissimes, réunissant la totalité des options sport disponibles au catalogue de l’époque. Plus rare encore, elle fait partie des seulement 106 exemplaires livrés dans la teinte ‘Graphitgrau’ (référence DB 190), associée à un intérieur en cuir naturel (Naturfarbe 1068).
Les options, telles qu’elles figurent sur le bon de sortie d’usine, témoignent de l’exigence de son premier propriétaire :
· Moteur avec pièces spéciales pour conduite sportive SA 10013 (moteur NSL)
· Amortisseurs et ressorts pour conduite sportive SA 10009/1
· Jantes à disque avec boulons de roues centraux SA 935-198 (jantes Rudge)
· Jeu de bagages 2 pièces en cuir 1068 SA
· Colonne de direction allongée SA 944-198
· Rapport de pont arrière 1 : 3,42
· Phares Sealed Beam
· SA 100 %
· Sans sièges séparés
· Feu antibrouillard arrière BA 55105
· Produits anticorrosion et matériaux d’insonorisation fournis
Photos © Kevin Van Campenhout Voir le lot

Estimé 3 000 000 € - 5 000 000,00 €
Par Artcurial à Paris le 27/01/2026 : 1992 Ferrari F92A Formule 1 de Jean Alesi Sans réserve
Constructeur : 1992 Ferrari F92A Formule 1 de Jean Alesi
Modèle : Sans réserve
Carte Grise : Voiture de compétition
Sans titre de circulation
N° Chassis : Châssis n° 136
- Offerte à Jean Alesi par la Scuderia à la fin de la saison 1992
- Exposée dans sa villa depuis plus de 30 ans
- A participé à sept Grand Prix en 1992, dont cinq avec Jean Alesi
- 4e au Grand Prix d’Australie, 5e au Grand Prix d’Allemagne
- Complète et entièrement d'origine
- La plus belle des provenances : celle d’un pilote Ferrari adulé
- Sans réserve
"La voiture était révisée, j'ai fait deux tours sur le circuit de Fiorano puis suis rentré au stand, les pneus ont été changés et j'ai installé la voiture dans le camion, moteur encore chaud," raconte Jean Alesi. "Une fois arrivé chez moi, je l'ai déchargée et mise en exposition. Depuis, elle n'a plus bougé." Ainsi, après avoir terminé la saison, cette monoplace Ferrari F92A est passée directement du service compétition au pilote qui l'avait utilisée sur plusieurs Grands Prix, et elle est ensuite restée pendant 30 ans telle quelle, immobile, sans aucune intervention extérieure ni modification. Combien de monoplaces de Formule 1 peuvent prétendre à un tel sort ? Quel meilleur gage d'authenticité et d'intégrité à tous points de vue, mécanique et esthétique ? Cette situation à elle seule rend cette voiture tout à fait exceptionnelle. Elle l'est également par son pedigree : la marque la plus prestigieuse de la Formule 1 et un des pilotes français les plus populaires et les plus talentueux de son époque.
Si la nouvelle monoplace Ferrari de la saison 1992, remplaçante de l'ancienne 643, est alors désignée F92A, c'est pour souligner qu'elle correspond à une nouvelle phase de la Scuderia. C'est ce que souhaite Luca di Montezemolo, directeur général de Ferrari depuis l'hiver précédent, qui se lance dans une restructuration de la maison de Maranello pour faire oublier la médiocre saison précédente. Il rappelle Harvey Postlethwaite à la direction technique pour épauler Jean-Claude Migeot aux châssis (ils ont déjà travaillé ensemble chez Ferrari puis Tyrrell) et Claudio Lombardi aux moteurs, alors que Steve Nichols, qui a participé à la conception de la F92, quitte la Scuderia. Di Montezemolo fait également venir Niki Lauda en renfort, comme conseiller.
La F92 voit donc le jour dans un contexte mouvementé, ce qui ne l'empêche pas d'être particulièrement novatrice, à une époque où la maîtrise de l'aérodynamique et de l'effet de sol sont aussi importants que la puissance des moteurs. Avec une structure en fibre de carbone, elle présente un nez surélevé et surtout un système de double fond plat avec deux pontons légèrement écartés de la coque, à la façon des tuyères d'un avion de chasse. Elle reçoit une nouvelle suspension avant à simple ressort-amortisseur et, à l'arrière, un des tout derniers moteurs V12 installés dans une monoplace Ferrari puisqu'il laissera place trois ans plus tard à un V10. Doté de cinq soupapes et de deux injecteurs par cylindre, il développe près de 750 ch à 14 800 tr/mn dans un bruit propre à faire frissonner le plus blasé des amateurs ! Il est relié à une boîte de vitesses longitudinale, remplacée en fin de saison par une version transversale. Sa forme fuselée en fait une des monoplaces les plus élégantes de la grille.
Au point de vue pilotes, à côté de Jean Alesi qui reste fidèle à la Scuderia, le départ d'Alain Prost laisse une place occupée par Ivan Capelli, qui vient de March et de la Scuderia Italia.
La saison est placée sous la domination des Williams-Renault et de Nigel Mansell, futur Champion du Monde, et dans ce contexte la monoplace Ferrari F92 va connaître une année mitigée : sa conception aérodynamique génère un effet de sol important, mais qui semble difficile à régler pour une stabilité idéale. Côté moteur, le V12 semble plus puissant que le V8 Cosworth, mais moins que le V10 Renault qui équipe les Williams et, de plus, il souffre de problèmes de lubrification qui en altèrent la fiabilité et provoquent de nombreux abandons. Pourtant, Alesi réalisera quelques belles performances, notamment sous la pluie où ce châssis est particulièrement à l'aise, et signera deux troisièmes places en Espagne et au Canada.
La F92A, châssis 136, que nous proposons ici apparaît début juillet au Grand Prix de France. Elle est confiée à Jean Alesi qui signe le sixième temps sur les 25 partants. Le Grand Prix est perturbé par la pluie et un carambolage, ce qui provoque un deuxième départ. Ces conditions spéciales conviennent bien au pilote français qui se retrouve troisième au 43ème tour et poursuit en slicks alors que la pluie revient. Il s'arrête tout de même pour repasser en pneus pluie mais perd du temps au stand d'où il repart quatrième, le couteau entre les dents à la poursuite de Martin Brundle (Benetton). Malheureusement son moteur rend l'âme au 62ème tour, sur les 69 de l'épreuve, mais ses performances lui valent le troisième meilleur temps en course, derrière les Williams.
Cette voiture, châssis n°136, réapparaît une semaine plus tard à Silverstone et Alesi se qualifie avec le huitième temps. Cette fois, c'est une explosion de l'extincteur de la voiture qui le force à abandonner. Fin juillet, c'est à Hockenheim que l'on retrouve cette F92A avec laquelle Alesi signe le cinquième temps aux essais. Parti sur des gommes dures, il connaît une course régulière qui lui permet de terminer cinquième, dans les points, résultat qui a de quoi redonner le moral à l'équipe.
Cette voiture est à nouveau utilisée par Alesi fin août à Spa pour le GP de Belgique où il décroche le cinquième temps aux essais mais, au terme d'un duel avec Mansell au huitième tour, il sort de piste et abandonne.
C'est ensuite à Ivan Capelli que cette F92A est confiée, pour deux Grands Prix qui se déroulent en septembre et se soldent par deux abandons : à Monza où il est septième aux essais, et à Estoril où son seizième temps ne plaide guère en sa faveur : c'est son tout dernier Grand Prix chez Ferrari.
Mais ce n'est pas le dernier mot de cette voiture, qui prend part avec Alesi au Grand Prix qui clôt la saison, en novembre en Australie. Il se qualifie avec le sixième temps et, ayant la chance que sa monture ne le laisse pas tomber, il passe quatrième la ligne d'arrivée.
A l'issue de ce championnat 1992, cette monoplace F92A n°136 est offerte à Jean Alesi directement par Ferrari. Elle fait l'objet d'une révision complète, couvre deux tours du circuit Ferrari de Fiorano, puis rejoint la salle de sport de la villa du pilote, près d'Avignon, d'où elle n'a plus bougé depuis. L’essence qu’il reste dans son réservoir est donc celle mise à Fiorano en 1992 et l’air dans ses pneus date de la même année ! Cette monoplace est parfaitement complète et intouchée, telle que Jean Alesi l’a reçue en 1992, en cadeau de la Scuderia.
"Cette Ferrari F92A représente un morceau de ma vie," précise Jean Alesi, "un symbole de ma passion pour Ferrari et de l’époque où tout était fait pour aller vite. J'espère qu'entre les mains d’un vrai passionné, elle retrouvera la piste. Elle sera quoi qu'il en soit toujours la bienvenue au Circuit Paul Ricard [dont Alesi est aujourd'hui président], ce qui me permettra de la revoir, cette fois en pleine action !"
A propos des monoplaces de Formule 1 ayant terminé une saison, Colin Chapman disait "elles ne sont plus bonnes qu'à jeter avec les corn flakes". Et souvent en effet, les voitures étaient démantelées, moteur d'un côté, transmission d'un autre, caisse oubliée, à moins qu'elles ne passent de mains en mains en perdant leur intégrité. C'est ce qui fait de cette voiture une véritable exception : complète avec sa mécanique, son électronique entièrement d'origine, elle se présente telle qu'elle était à l'issue de la saison. Provenant de l'écurie de course la plus légendaire de la Formule 1, pilotée par un des meilleurs pilotes de sa génération, elle offre une provenance, une authenticité et un pedigree qui en font un objet inestimable.
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Palmarès, saison 1992
- 5 juillet, GP de France, Magny-Cours, Jean Alesi, essais 6ème, course abandon
- 12 juillet, GP d'Angleterre, Silverstone, Jean Alesi, essais 8ème, course abandon
- 26 juillet, GP d'Allemagne, Hockenheim, Jean Alesi, essais 5ème, course 5ème
- 30 août, GP de Belgique, Spa-Francorchamps, Jean Alesi, essais 5ème, course abandon
- 13 septembre, GP d'Italie, Monza, Ivan Capelli, essais 7ème, course abandon
- 27 septembre, GP du Portugal, Estoril, Ivan Capelli, essais 16ème, course abandon
- 8 novembre, GP d'Australie, Adelaïde, Jean Alesi, essais 6ème, course 4ème
La participation aux enchères pour ce lot est soumise à une procédure d’enregistrement particulière. Si vous souhaitez enchérir sur ce lot, merci de vous rapprocher du bureau des enchères ou du département Motorcars minimum 48 heures avant la vente.
Photos © Kevin Van Campenhout
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Estimé 700 000 € - 900 000,00 €
Par Artcurial à Paris le 27/01/2026 : 1989 Tyrrell 018 - Ford Cosworth DFR
Constructeur : 1989 Tyrrell 018 - Ford Cosworth DFR
Carte Grise : Véhicule de compétition
Sans titre de circulation
N° Chassis : Châssis n° 02
- La première monoplace de F1 de Jean Alesi ! 4ème au Castellet pour son 1er GP !
- Conçue par Harvey Postlethwaite et Jean-Claude Migeot
- Tyrrell, une des équipes privées les plus renommées de l'histoire de la F1
- Pilotée en début de saison par Michele Alboreto, 3ème au GP du Mexique
- Remise en état sans considération de coût par Front Row Racing
Ken Tyrrell est contrarié : il vient de décrocher avec le cigarettier Camel un sponsoring dont il a désespérément besoin, mais son pilote Michele Alboreto refuse d'abandonner son propre contrat personnel avec Marlboro. Alors, juste avant le Grand Prix de France, début juillet 1989 sur le circuit Paul Ricard, le pilote italien quitte l'équipe britannique. Pour combler en urgence cette absence imprévue, Tyrrell se tourne vers le vivier de la Formule 3000 et choisit celui qui domine alors la discipline : Jean Alesi. Mais celui-ci n'a jamais pris le volant d'une Formule 1 et l'équipe est un peu préoccupée ; avant les essais Jean-Claude Migeot, un des concepteurs de la Tyrrell 018 (et français, ce qui facilite la communication) dit à Jean : "Demain tu peux te qualifier, mais si tu n'y parviens pas, ne t'en fais pas, cela viendra..." Inquiétude injustifiée : Alesi signe le 16ème temps, ce qui le place en milieu de grille. Une position qui lui permet d'éviter de justesse le carambolage spectaculaire qui se produit au départ du Grand Prix, avant le premier virage, et qui impose un deuxième départ. Jean le réussit parfaitement et s'inscrit au début de l'épreuve dans les 10 premiers. À mi-course, on le retrouve... deuxième ! Certes il doit encore s'arrêter au stand pour changer de pneus, mais c'est une position incroyable pour un tout premier Grand Prix ! "Je me sentais si bien dans la voiture," dira-t-il après, "que je n'avais pas envie de m'arrêter." Il le fait tout de même et perd quelques places avant de reprendre la piste, mais il franchit quatrième la ligne d'arrivée, derrière Prost (McLaren-Honda), Mansell (Ferrari) et Patrese (Williams-Renault). Un résultat inespéré qui fait dire à la presse anglaise : "A star is born !"
La voiture de cet exploit mythique est celle qui est proposée ici, le châssis n°02 de la Tyrrell 018. Venus de chez Ferrari, Harvey Postlethwaite et Jean-Claude Migeot en ont assuré la conception et ont choisi la simplicité car l'équipe Tyrrell manque à l'époque de moyens pour développer une machine sophistiquée. Ils innovent toutefois avec une suspension avant par simple ressort-amortisseur dissimulé dans une pointe avant très effilée, qui contribue à la grande finesse de la voiture. Le moteur est un V8 Ford-Cosworth DFR 3,5 litres, mécanique éprouvée et appréciée de Tyrrell qui n'a jamais aimé les moteurs turbo des années 80. L'équipe fait courir deux pilotes, Michele Alboreto et Jonathan Palmer, qui se partagent les deux premières Tyrrell 018 : châssis n°01 pour l'Anglais, et n°02 pour l'Italien.
La voiture fait sa première apparition à San Marin : Alboreto échoue à se qualifier mais Palmer termine sixième. Avec le châssis n°02, le pilote italien prend sa revanche à Monaco où il se classe cinquième, avant une belle troisième place au Grand Prix du Mexique. Il se plaint de la suspension avant, qui rend pour lui la voiture "trop réactive", mais Postlethwaite trouve le moyen de la régler plus finement et c'est malheureusement pour lui quand elle atteint une bonne mise au point qu'Alboreto quitte l'équipe et laisse son baquet à Jean Alesi. La voiture convient parfaitement au Français : "Elle était comme un gant," a-t-il déclaré à Autosport en avril 2025. "Elle avait un train avant très positif et elle était très précise en virage. Si vous aviez suffisamment confiance pour entrer en courbe avec beaucoup d'énergie, alors vous pouviez aller très vite. C'était mon style de pilotage."
Après le Grand Prix de France, le jeune pilote avignonnais poursuit sur sa lancée avec une dixième et une neuvième place respectivement en Allemagne et en Hongrie, mais il ne peut participer aux Grands Prix de Belgique et du Portugal qui se déroulent en même temps que des épreuves de F3000, championnat qu'il s'est engagé auprès d'Eddie Jordan à terminer. Il est remplacé pour l'occasion par Johnny Herbert qui ne brille guère, alors qu'Alesi termine la saison avec Tyrrell en beauté avec une cinquième place à Monza, suivie en Espagne d'une quatrième place mais, s'il utilise aux essais le châssis n°02, c'est avec le n°05 qu'il dispute l'épreuve espagnole.
Grâce à ces résultats inattendus, Alesi se classe neuvième au Championnat du Monde, alors qu'il n'a disputé que six Grands Prix sur les 16 de la saison. Et pour Tyrrell, c'est une cinquième place au classement constructeur, son meilleur résultat depuis 1979. La Tyrrell 018 n°02 y est bien sûr pour beaucoup, et elle est réutilisée l'année suivante où elle est confiée au pilote japonais Satoru Nakajima pour les deux premières épreuves de l'année, en attendant l'arrivée de la Tyrrell 019.
Après être passé dans les mains de plusieurs collectionneurs de Formule 1, cette voiture était conservée de façon statique, et n’avait pas été redémarrée depuis sa carrière en course, quand un amateur anglais en fit l’acquisition. Ce dernier étant un Gentleman driver de premier plan, il la confie à Front Row Racing pour une restauration sans limite de coût. Le moteur Cosworth 3,5 litres DFR à gestion électronique Motec est neuf, la boîte est refaite, de même que le système électrique, la suspension et le réservoir de carburant. Depuis, elle a pris part à plusieurs évènements historiques dont le Festival of Speed de Goodwood et, en avril 2025, le Grand Prix de France Historique, sur le circuit Paul Ricard. A cette occasion, Jean Alesi (actuel président du circuit) en a repris le volant pour une démonstration particulièrement émouvante.
Aujourd'hui gérée par un spécialiste anglais particulièrement reconnu, cette voiture est vendue avec l'équipement qui lui permet de fonctionner et un ensemble de pièces de rechange utiles. Elle est accompagnée d'un certificat d'authenticité de Tyrrell et de documents historiques.
Il s'agit d'une monoplace conçue par les meilleurs ingénieurs, au sein d'une des équipes les plus réputées de l'histoire de la Formule 1, et qui a vu les débuts d'un des pilotes français les plus populaires : beaucoup de superlatifs mérités !
"Ce sport serait mille fois meilleur," affirmait Jackie Stewart à la fin de son livre sur Tyrrell, "si les Ken Tyrrell y étaient plus nombreux." Cette voiture exceptionnelle est à l'image de celui que l'on appelait "Uncle Ken" : simple, authentique, directe et efficace. Elle aura évidemment les honneurs de tout évènement historique accueillant les F1 de cette époque.
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Palmarès
Saison 1989
- 7 mai, GP de Monaco, Michele Alboreto, essais 12ème, course 5ème
- 28 mai, GP du Mexique, Michele Alboreto, essais 7ème, course 3ème
- 4 juin, GP des États-Unis, Phoenix, Michele Alboreto, essais 9ème, course abandon (boîte de vitesses)
- 18 juin, GP du Canada, Montréal, Michele Alboreto, essais 20ème, course abandon (système électrique)
- 9 juillet, GP de France, Le Castellet, Jean Alesi, essais 16ème, course 4ème
- 16 juillet, GP d'Angleterre, Silverstone, Jean Alesi, essais 22ème, course abandon (sortie de route)
- 30 juillet, GP d'Allemagne, Hockenheim, Jean Alesi, essais 10ème, course 10ème
- 13 août, GP de Hongrie, Hungaroring, Jean Alesi, essais 11ème, course 9ème
- 27 août, GP de Belgique, Spa-Francorchamps, Johnny Herbert, essais 16ème, course abandon (sortie de route)
- 10 septembre, GP d'Italie, Monza, Jean Alesi, essais 10ème, course 5ème
- 24 septembre, GP du Portugal, Estoril, Johnny Herbert, ne se qualifie pas
- 1er octobre, GP d'Espagne, Jerez, Jean Alesi, essais 9ème, course 4ème (sur châssis n°5 après tête-à-queue au warm-up)
Saison 1990
- 11 mars, GP des États-Unis, Phoenix, Satoru Nakajima, essais 11ème, course 6ème
- 25 mars, GP du Brésil, Interlagos, Satoru Nakajima, essais 19ème, course 8ème Voir le lot

Estimé 1 800 000 € - 2 400 000,00 €
Par Artcurial à Paris le 27/01/2026 : 1983 Lancia LC2/83 prototype
Constructeur : 1983 Lancia LC2/83 prototype
Carte Grise : Véhicule de compétition
Sans titre de circulation
N° Chassis : Châssis n° LC2-0001
- Une des quatre Lancia LC2/83 Groupe C, entièrement restaurée
- La première construite
- Une des voitures les plus brillantes de son époque
- Éligible dans toutes les grandes compétitions historiques accueillant les Groupe C
- Une des voitures les plus mythiques de Groupe C
La voiture que nous proposons est exceptionnelle, car il s'agit de la première Lancia LC2 produite, elle-même étant la seule véritable voiture de Groupe C italienne. Après la barquette LC1, voiture de transition issue de la Beta Montecarlo et ayant obtenu d'excellents résultats en 1982 en Groupe 6, Lancia décide de mettre au point un prototype répondant aux exigences du Groupe C, fermé et conforme aux limites de consommation. La LC2 qui voit le jour est dotée d'une structure complexe en alliage léger conçue et fabriquée par Dallara, habillée d'une carrosserie en Kevlar et fibre de verre dont l'aérodynamique fait l'objet d'études poussées pour optimiser l'effet de sol. Et surtout le moteur, qui change complètement du 4-cylindres 2 litres de la LC1, est emprunté à la Ferrari 308 GTBi Quattrovalvole (la voiture s'est d'ailleurs appelée "Ferrari-Lancia" au tout début de sa carrière). Il est modifié par Abarth qui en réduit la cylindrée à 2,6 litres tout en l'équipant de deux compresseurs KKK, ce qui permet de faire passer la puissance à 700 ch à 9 000 tr/mn. La cylindrée montera par la suite à 3 litres et la puissance à 800 ch, plus que les redoutables Porsche 956. Ainsi la Lancia LC2, avec sa célèbre livrée Martini Racing à bandes rouges et bleues, est à la fois légère et puissante, ce qui en fait une des voitures les plus rapides du plateau, comme en témoignent les 398 km/h atteints en 1985 sur la ligne droite de Hunaudières, alors dénuée de chicanes. Malheureusement, la LC2 souffre de problèmes de fiabilité qui l'empêchent d'obtenir les résultats qui soient à la hauteur de ses qualités. Lancia la confie aux meilleurs pilotes d'endurance, comme Alessandro Nannini, Ricardo Patrese, Piercarlo Ghinzani, Michele Alboreto, Teo Fabi, Mauro Baldi, Andreas de Cesaris ou des Français comme Jean-Claude Andruet et Henri Pescarolo et elle va tout de même signer trois victoires au cours de sa carrière en Groupe C, en 1983 à Imola, en 1984 à Kyalami et en 1985 à Spa-Francorchamps.
La première apparition de la LC2 en compétition a lieu en avril 1983 aux 1000 Km de Monza, avec une neuvième place pour Patrese et Alboreto. Les 24 Heures du Mans se soldent par des abandons malgré un deuxième temps aux essais et les meilleurs résultats de la saison sont une victoire en octobre à Imola et une deuxième place au Mugello et à Kyalami. L'année suivante, La LC2 obtient une troisième place encourageante à la première manche à Monza, suivie d'une autre troisième place au Nürburgring mais il faut attendre la fin de la saison pour un doublé à Kyalami. Les 24 Heures du Mans témoignent d'un progrès par rapport à 1983 avec pour la LC2 de Wollek et Nannini une pole-position et un record du tour en course dont elle occupe la tête au petit matin avant de souffrir de problèmes de boîte qui la relèguent en huitième position. Mais au moins est-elle présente à l'arrivée. Dernière saison officielle complète de la LC2, 1985 est encore sous la domination des Porsche : en plus d'une victoire à Spa, les Lancia remportent trois troisièmes places (Monza, Silverstone et Brands Hatch) et les 24 Heures du Mans voient deux LC2 à l'arrivée, sixième (Wollek-Nannini-Cesario) et septième (Pescarolo-Baldi).
En fait, ce prototype n'a pas pu bénéficier de la mise au point qu'il nécessitait pour vaincre ses problèmes de fiabilité, mais il reste un des plus brillants et des plus fascinants de son époque.
La voiture que nous proposons est le tout premier châssis LC2 produit, sur les sept exemplaires d'usine fabriqués. Elle a participé aux essais des 1000 Km de Monza en avril 1983 mais, sortie de la piste par Ghinzani suite à un éclatement de pneu, elle n'a pas pris part à la course. On l'a revue ensuite en juin aux 24 Heures du Mans, entre les mains d'Alessandro Nannini, Jean-Claude Andruet et Paolo Barilla, avec pour mission aux essais non pas de chercher le meilleur temps, mais d'effectuer des tests d'endurance. Pendant la course, elle a été contrainte à l'abandon à la treizième heure à cause d'une défaillance de turbo.
Après sa carrière en compétition, cette voiture a fait partie de la collection de Yoshijuki Hayashi. Elle a bénéficié d'une restauration complète et se présente en superbe état, avec sa carrosserie fluide autour d'une structure sophistiquée, son habitacle digne d'un avion de chasse, son impressionnant moteur double turbo, ses célèbres couleurs Martini, son numéro 6 du Mans 1983 et le nom des pilotes de cette même épreuve. Accompagnée d'un certificat d'authenticité de Lancia Classiche, elle est prête à prendre part aux épreuves ouvertes au Groupe C, sachant qu'elle est éligible en particulier au Mans Classic, au Group C Racing by Peter Auto, au Gulf Historic, aux Masters Endurance Legends USA, au Daytona Classic 24 Hours by HSR, à la Rolex Monterey Motorsports Reunion et au Sebring 12 Hour by HSR. Un crack test complet de la voiture, daté de février 2025, vient d’être réalisé par ITC. Cette voiture, prête à courir et qui sera vendue avec un set de roues slick, constitue l'occasion extrêmement rare d'acquérir une authentique Lancia Groupe C d'usine, voiture qui a marqué son époque par ses performances hors du commun et qui continuera à défendre brillamment les couleurs de la marque lors des compétitions historiques.
Photos © Kevin Van Campenhout Voir le lot

Estimé 1 300 000 € - 2 000 000,00 €
Par Artcurial à Paris le 27/01/2026 : 1931 Bugatti Type 51 Ex-Usine
Constructeur : 1931 Bugatti Type 51 Ex-Usine
N° Chassis : Châssis n° 51132
Cadre n° 704
Moteur n° 189 ex-51138
- Voiture engagée par l’Usine au Grand Prix de Belgique 1931 avec Divo et Bouriat
- La voiture de la première victoire de JP Wimille sur Bugatti
- L’unique 51 équipée d’une carrosserie Figoni dans les années 1930
- Ex collection Marc Newson
- Refaite avec soin chez Derek Hitchman
- Réfection du moteur en configuration 2300cc par Antoine Schann (Bugatelier)
- Nombreuses pièces d’origine
- Documentée par Pierre Yves Laugier
Cette voiture est exceptionnelle à plus d’un titre ayant été une des voitures engagées par l’usine pour la saison 1931 puis une des Bugatti utilisées par le pilote Jean-Pierre Wimille avant que ce dernier se tourne vers Alfa Romeo. Cette voiture originellement châssis 51132 ayant le numéro de cadre 704 comporte de très nombreux éléments encore d’origine et a l’avantage d’avoir été entièrement expertisée par Pierre-Yves Laugier dont nous vous proposons ici une version résumée de son travail d’analyse historique. Nous conseillons aux acheteurs de consulter la version complète de la description du lot et de ses formidables recherches sur le catalogue en ligne.
Juillet à décembre 1931, histoire à l'usine
Le cadre 704 est assemblé au début du mois de juillet 1931 par l'usine Bugatti pour recevoir le moteur Type 51 de 2 300 cm3 n°15. C'est le premier de cinq Type 51 assemblés en juillet 1931. L'usine demande ensuite aux services de police de Strasbourg d'immatriculer cette voiture (n°51132) le 7 juillet sous le numéro 4799 NV 1.
Nous pouvons affirmer à partir de photos, en comparant 51132 en juillet 1931 à Spa et le jour de sa livraison à Wimille en décembre 1931, que c'est bien la voiture dotée du moteur n°15 qui a reçu l'immatriculation 4799 NV 1 pour Spa, et pas les deux autres Type 51 d'usine présentes à cette course.
Le 12 juillet 1931, avec les Type 51 équipées des moteurs 13 et 14, le châssis 51132/15 se rend à Spa pour y disputer le troisième Grand Prix de Belgique. La voiture, qui porte le numéro de course 6, est confiée à Albert Divo et Guy Bouriat.
Elle est contrainte de s'arrêter au stand au 51e tour à cause de problèmes mécaniques. Il y a très peu de chances que 51132/15 ait pu être révisée ou réparée avant l'épreuve du Nürburgring, le week-end suivant. Et pour le dernier Grand Prix de la saison, le 27 septembre 1931 à Brno, nous pouvons affirmer à partir de photos que 51132 ne fait pas partie des trois voitures pilotées par Bouriat, Chiron ou Varzi.
Le châssis 51132 est sans aucun doute celui auquel est alloué le moteur n°15 quand il est livré au pilote français Jean-Pierre Wimille. Au cours de la saison 1931, J.-P Wimille progresse en utilisant dans certaines épreuves la Type 51 châssis 51130 de son ami Jean Gaupillat.
Propriété de Wimille-Mareuse, 1932-1934
Livraison et essais à Montlhéry, décembre 1931
Entre le 19 et le 21 décembre 1931, la Bugatti 51132, portant l'immatriculation temporaire 1764 WW 5, quitte Molsheim pour Ville-d'Avray où réside J.-P Wimille, par la route.
La Bugatti Type 51 châssis 51132 est achetée 80 000 francs. En octobre 1930, le prix usine de la nouvelle Type 51 est de 165 000 francs, mais les tout premiers propriétaires, en 1931, reçoivent des voitures complètement neuves. Plusieurs des 20 voitures produites en 1931 sont vendues comme voitures d'occasion car elles ont pris part à une ou deux courses pour l'usine, avant d'être cédées à des pilotes privés.
Dès son arrivée de Molsheim à Ville-d'Avray, autour du 21 décembre 1931, la voiture se rend à Montlhéry pour des essais. Nous avons la chance d'avoir trouvé une douzaine de photos de 51132 toute neuve, le jour où elle est pilotée pour la première fois par M. Mareuse et J.-P Wimille, sur le circuit de Montlhéry. L'immatriculation temporaire de Molsheim, 1764 WW 5, ne laisse aucun doute sur son identité.
La voiture est immatriculée le 12 janvier 1932 à Paris, sous le numéro 3397 RF 5. Comme Wimille habite à Ville-d'Avray, commune de Seine-et-Oise, nous supposons que la voiture a été immatriculée au nom de Marguerite Mareuse, à son adresse parisienne du 81-83 Boulevard Hausmann.
La période de compétition Wimille-Mareuse, 1932-1934
Le voyage du printemps 1932 en Afrique du Nord
Quelques jours après la première victoire de Wimille en course de côte sur la Type 54, les trois Bugatti et leurs pilotes, Marguerite Mareuse et Jean-Pierre Wimille, embarquent sur un bateau pour la Tunisie pour leur premier rendez-vous, le Grand Prix de Tunisie du 3 avril 1932. Wimille y pilote la Type 54 mais il abandonne sur problèmes de pression d'huile, alors que M. Mareuse termine quatorzième à bord de sa Type 51A (châssis 51138), numéro de course 24.
Trois semaines plus tard, le 24 avril au Grand Prix d'Oran, Wimille prend pour la première fois le volant en course de sa nouvelle 51132, numéro de course 8, et remporte l'épreuve. C'est la première victoire en Grand Prix du jeune pilote Bugatti. Son Trophée en argent marqué "A.C.O" (Automobile Club d'Oranie) est préservé au Musée du Sport, à Nice. M. Mareuse s’accidente avec 51138.
La dernière course du voyage en Afrique du Nord est le Grand Prix de Casablanca, sur le circuit d'Anfa, le 22 mai 1932. Wimille est en première ligne avec 51132 (n° 2) qui est la seule voiture de l'équipe encore en état de marche. Wimille mène la course pendant 32 tours sur les 67 et signe le record du tour mais doit abandonner sur casse moteur.
Le 5 juin, pour le Grand Prix de Picardie à Péronne, Pierre Leygonie, le meilleur ami de Wimille, est supposé courir avec la Type 51 2 300 cm3 mais ne se présente pas au départ, ce qui laisse penser que la voiture n'est certainement pas réparée.
Le Grand Prix de Dieppe, 24 juillet 1932
Cette date est importante dans la vie de 51132, car c'est le jour où M. Mareuse arrive sur la grille de départ d'un Grand Prix avec une Type 51 de 1 500 cm3 (numéro de course 5), qui n'est autre que 51132 équipée du moteur de 51138.
En effet M. Mareuse possédait deux Bugatti 51, 51132 et 51138. M. Mareuse ayant eu à Oran, le 24 avril 1932 un accident avec 51138, le châssis de cette voiture avait été faussé. Les mécaniciens de M. Mareuse, pour qu’elle puisse continuer à courir, vont alors monter le moteur de 51138, un 1 500 cm3, qui est en bon état, dans le châssis 51132 cadre 704 qui est la voiture qui nous intéresse.
La voiture originellement 51138 va être entièrement revu par les mécaniciens de M. Mareuse et recevoir un cadre de remplacement de l’usine (n°732, un numéro de 1933) et va continuer à courir en utilisant les papiers de 51132 dont elle a reçu notamment le moteur 2 300 cm3. Cette voiture sera vendue à Robert Brunet en décembre 1932 et se trouve aujourd’hui dans une collection américaine. Lorsque cette voiture sur le cadre de remplacement n°732 de 51138, avec le moteur 2 300 cm3 de 51132, a été vendue à Robert Brunet, elle a reçu de M. Mareuse la plaque du châssis de 51132 et sa carte grise, motivé par le fait que la carte grise de 51132 affichant 18 CV était correcte pour son nouveau moteur 2 300. La carte grise de 51138, pour une 12 CV, ne convenait plus en effet. Une analyse de la voiture avec le cadre n°732 se trouve dans la description du lot sur notre site internet.
Elle pilote la voiture pendant quatre tours mais il se met à pleuvoir et elle préfère passer le volant à son coéquipier Pierre Leygonie.
Les photos de la voiture sur le bord de la route, après qu'elle a pris feu avec P. Leygonie, montrent clairement quelques détails importants. De l'extérieur, elle est identique à 51132 neuve. Elle présente l'immatriculation 3397 RF 5 de 51132 sur la pointe arrière. La carrosserie est encore celle de 51132. Il est très possible que la voiture soit déjà équipée du pont arrière de 51138, numéro 380, mais l'échange peut aussi avoir eu lieu plus tard dans la vie de la voiture.
Après la course de Dieppe 1932, 51132/51138 (telle que nous désignerons désormais, à la suite de l’identité attribué par M. Mareuse de la voiture présentée, qui conserve le cadre 704 de 51132) revient au garage de M. Mareuse. Elle est peut-être remise en état par Framezelle à Neuilly-sur-Seine.
En 1933, M. Mareuse prévoit de s'engager en juin au Mans à bord de 51132/51138, avec Wimille comme copilote. Ils apparaissent dès le 26 décembre 1932 dans la liste des engagés du Mans 1933.
Début 1933, M. Mareuse et Mlle Lamberjack participent avec succès au Rallye Monte-Carlo. Dans un journal daté du 14 février 1933, M. Mareuse dévoile ses plans pour l'année : "Je souhaite participer à toutes les grandes courses de vitesse au volant de ma 1 500 cm3 8-cylindres... et mon grand espoir : gagner avec J.-P Wimille le Grand Prix d'Endurance du Mans."
En fait, 51132/51138 ne va participer à aucun Grand Prix en 1933 et Wimille pilote une Alfa Romeo depuis juin 1932... même si M. Mareuse essaye de le convaincre de reprendre la Bugatti Type 51A au Mans. Cette information confirme que, début 1933, la voiture est encore en configuration Grand Prix, car M. Mareuse envisage de courir avec. Dans le journal L'Auto du 14 juin 1933, nous avons encore une note indiquant que Mme Mareuse et Wimille sont supposés participer aux 24 Heures du Mans, mais trois jours plus tard ils n'apparaissent pas dans la liste officielle des engagés !
Photos © Maximilian Vogl Voir le lot

Estimé 1 300 000 € - 1 500 000,00 €
Par Artcurial à Paris le 27/01/2026 : 2006 Porsche Carrera GT
Constructeur : 2006 Porsche Carrera GT
Carte Grise : Titre de circulation luxembourgeois
N° Chassis : Châssis n WP0ZZZ98Z6L000202
- Supercar iconique
- Rare teinte Noir Basalte métallisé
- Seulement 21 525 km
- Travaux majeurs récents chez Porsche
Véritable vitrine technologique de Porsche, la Carrera GT est d’abord présentée comme Concept Car au Mondial de l’Automobile de 2000, avant d’être commercialisée à partir de 2003 et jusqu’en 2006. Cette Supercar d’exception, destinée à concurrencer les Ferrari Enzo, Mercedes SLR ou Ford GT, cumule tous les superlatifs, à commencer par ses performances : elle passe de 0 à 100 km/h en 3,9’, de 0 à 200 km/h en 9,9’ et atteint 330 km/h en vitesse de pointe. Dans la série des Supercars conçues par Porsche, elle succède à la 959 et reçoit une carrosserie mêlant élégance, sportivité et agressivité.
Ses quatre phares sous bulle, sa prise d’air latérale et sa forme effilée sont autant de clins d’œil à celles qui ont marqué l’histoire de la marque en compétition, comme le spider 550 ou la 917, alors que la double bulle de toit se poursuit sur le capot arrière, dans une forme directement inspirée de la course automobile. Ce capot dissimule un moteur V10 à 40 soupapes en position centrale-arrière, d’une cylindrée de 5,7 litres et développant 612 ch à 8 000 tr/mn. D’une façon générale, la voiture reprend des solutions techniques largement éprouvées sur les modèles de course d’endurance, et concentre donc l’expérience sans égale de la marque de Stuttgart. L’aérodynamique a été tout particulièrement soignée : un aileron arrière se lève à partir de 120 km/h et la forme du plancher, qui débouche sur un diffuseur arrière, génère une force d’appui qui augmente évidemment avec la vitesse.
Une attention particulière a été donnée à la légèreté et la voiture ne dépasse pas 1 380 kg, grâce à l’utilisation extensive de matériaux composites comme le carbone ou, pour le châssis extrêmement rigide, le CFP mis au point par Porsche. La céramique est utilisée pour l’embrayage et les freins, permettant un gain de poids, d’efficacité et de résistance.
Véritable voiture de course adaptée à la route, la Carrera GT ne néglige pourtant pas les équipements de confort. Dans un habitacle fait de carbone, de cuir et de magnésium galvanisé, les occupants bénéficient de la climatisation, d’un système audio sophistiqué et d’un GPS, alors que le toit en deux parties en carbone est escamotable, permettant une conduite ouverte agréable par beau temps. La direction assistée facilite la conduite et le conducteur bénéficie de systèmes d’aide contrôlés électroniquement : ABS pour les freins, contrôle de traction et anti-patinage. Pour l’amateur de sensations fortes ou lors d’une utilisation sur circuit, ces dispositifs peuvent bien entendu être désactivés.
Cette Porsche Carrera GT a été livrée neuve par le Centre Porsche de Padoue, en Italie, au début de l’année 2006. Il se distingue par une rare teinte Noir Basalte métallisée (C9Z) associée à un intérieur noir, une combinaison à la fois sobre, élégante et particulièrement recherchée. Produite en 1240ᵉ position sur un total de 1270 exemplaires, cette Carrera GT fait partie des tous derniers modèles assemblés, ce qui renforce encore son attrait auprès des collectionneurs. En 2013, elle quitte l’Italie avec un peu plus de 19 000 km pour rejoindre l’Allemagne. En 2019, l’actuel propriétaire, passionné du modèle et particulièrement attentif au choix du coloris, en fait l’acquisition alors qu’elle affiche un kilométrage légèrement inférieur à 21 000 km.
Toujours accompagnée de son carnet d’entretien d’origine, la voiture bénéficie d’un suivi rigoureux et continu en centres Porsche, attestant d’un entretien sérieux et conforme aux standards de la marque.
En juin 2025, le propriétaire confie la voiture au Centre Porsche de Vélizy pour une grosse révision, de près de 60 000 €, alors que l’auto totalise 21 459 km. À cette occasion, les pneus sont remplacés par la dernière génération de Michelin Pilot Sport Cup 2, l’embrayage est changé, tout comme les arbres à cames, les poussoirs et les amortisseurs avant. Depuis ces travaux, la voiture n’a parcouru qu’une centaine de kilomètres et se trouve donc dans un état exceptionnel. La Carrera GT est aujourd’hui unanimement reconnue comme l’un des modèles routiers les plus emblématiques de l’histoire de Porsche. Son V10 atmosphérique au son unique, associé à une boîte manuelle, lui assure un intérêt croissant auprès des amateurs éclairés. Dans cette couleur rare, avec ce kilométrage faible et un état mécanique irréprochable, notre exemplaire figure sans doute parmi les meilleurs qu’un collectionneur puisse acquérir.
Photos © Alexis Ruben Voir le lot

Estimé 1 600 000 € - 2 000 000,00 €
Par Artcurial à Paris le 27/01/2026 : 1967 Lamborghini Miura P400 "Prima Serie" Sans réserve
Constructeur : 1967 Lamborghini Miura P400 "Prima Serie"
Modèle : Sans réserve
Carte Grise : Titre de circulation allemand
N° Chassis : Châssis n° 3087
Moteur n°1253
Production n°48
Bertone n°48
- Une des 125 "Prima Serie", la plus pure et la plus légère des Miura
- Matching numbers
- Importants travaux de restauration dans ses couleurs d'origine
- Etat irréprochable, joli dossier bien documenté
- Sans réserve
Selon le "Certificate of Vehicle Original Configuration" délivré par Automobili Lamborghini S.p.A. le 3 août 2016, cette voiture est sortie d'usine de couleur "Rosso Miura" avec une sellerie "Senape" (moutarde), ce qui correspond à sa configuration actuelle. Ce certificat indique également qu'elle était dotée du moteur n°1253, qui l'équipe encore aujourd'hui. Elle fait partie des 270 Miura P400 produites entre 1966 et 1969, et d'environ 125 exemplaires "Prima Serie" qui présentaient la finesse et la pureté des premières versions et qui recevaient une carrosserie en aluminium plus fine et donc bien plus légère. (de 250kg). Cela en fait la plus performante des Miura grâce à un rapport poids/puissance très favorable.
Cette voiture a été livrée neuve au garage Foitek, de Zürich, qui appartenait à l'ancien pilote suisse Karl Foitek, et elle aurait été quelques mois plus tard exposée au Salon de Genève 1968. En 1976, elle a traversé l'Atlantique pour rejoindre la demeure de John A. Andrews, de Reston en Virginie, qui l'a lui-même cédée en 1989 à M. Prevosti, collectionneur italien qui l'a fait revenir dans son pays où elle est restée en sa possession jusqu'en 2007, date à laquelle il céda une partie de sa collection aux enchères à Londres. A cette époque, elle avait fait l'objet d'une restauration complète dans sa peinture d'origine, l'intérieur étant refait lui aussi dans le respect de sa présentation d'époque. Acquise pendant la vente en 2007 par un amateur allemand, ce dernier confia la voiture au garage Sport & Race Cars de Peter Rosenmayer, près de Stuttgart, pour qu'il effectue une remise en état complète du moteur et de la boîte de vitesses, en conformité avec la configuration d'origine. Les factures correspondantes figurent au dossier et totalisent plus de 100 000 € de travaux. Après sa restauration en 2013, James Weddle, originaire du Missouri, achète la voiture et l'emmène au 50e anniversaire de la Mira à Pebble Beach en 2016, où elle est certifiée par Lamborghini Polo Storico (document au dossier). A cette occasion, les numéros d'identification ont été confirmés.
C'est en 2013 qu'elle a été achetée par l'actuel propriétaire, important collectionneur allemand passionné de la marque Lamborghini, qui a fait faire une réfection cosmétique pour que la voiture soit parfaite, ce qu'elle est en effet aujourd'hui. La peinture est de toute beauté et elle présente ses jantes et bas de caisse dorés, comme à l'origine. D’ailleurs, la Miura personnelle de Ferruccio Lamborghini arborait ces caractéristiques avec les jantes dorées. Elle est équipée à l'arrière de jantes de Miura SV, qui offrent l'avantage esthétique de mieux remplir les passages de roues, mais les roues d'origine seront livrées avec la voiture. Les ouvrants, portes droite et gauche, le capot arrière ainsi que chaque ailette et le capot avant, arborent le même et numéro correct de production 48. Cela montre l’authenticité de cette Miura de toute première série. Elle est en outre accompagnée d'un dossier historique comprenant de nombreuses factures de restauration, pièces et entretien, des photos de restauration, divers documents d'immatriculation anciens, un certificat de contrôle technique TÜV valable jusqu'en décembre 2027, les certificats mentionnés plus haut, une attestation de Lamborghini Polo Storico et de la documentation sur la marque.
La Miura est devenue une icône historique en révolutionnant le monde des voitures de sport par son architecture avant-gardiste, et en remettant en cause les certitudes de Ferrari, jusque-là maître incontesté de ce secteur de marché. La présente "Prima Serie", version rare et recherchée, correspond exactement au premier modèle que le monde a découvert avec des yeux stupéfaits, dans la pureté du tout premier dessin de Marcello Gandini. En plus d'avoir été probablement exposée au Salon de Genève, elle se présente dans un état irréprochable, avec tous ses numéros d’origine, qui fait honneur à son importance historique, ce qui lui permettra de se démarquer lors des concours, évènements historiques les plus en vue et lors du 60e anniversaire du modèle cette année!
L’adjudication du lot est HT. La TVA, aux taux en vigueur de 20 %, s’ajoute à l’adjudication pour obtenir un prix TTC sur lequel est calculée la commission de vente TTC. Cette TVA est récupérable pour le professionnel français. Elle est remboursable pour un acheteur hors UE sur présentation des justificatifs d’exportation hors UE ou pour un adjudicataire professionnel justifiant d’un numéro de TVA intracommunautaire et d’un document prouvant la livraison dans l’État membre.
La participation aux enchères pour ce lot est soumise à une procédure d’enregistrement particulière. Si vous souhaitez enchérir sur ce lot, merci de vous rapprocher du bureau des enchères ou du département Motorcars minimum 48 heures avant la vente.
Photos © Peter Singhof
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Estimé 1 200 000 € - 1 600 000,00 €
Par Artcurial à Paris le 27/01/2026 : 1939 Talbot-Lago 4,5L monoplace décalée ex-Usine
Constructeur : 1939 Talbot-Lago 4,5L monoplace décalée ex-Usine
Carte Grise : Titre de circulation anglais
En importation temporaire dans l’UE
N° Chassis : Châssis n° 90130
Moteur n° 45003
- Voiture d'usine, ligne sportive, deux exemplaires seulement
- Historique prestigieux ayant appartenu à des pilotes et collectionneurs célèbres
- Entretien irréprochable, éligible aux évènements historiques les plus disputés
- Toujours équipée de son moteur d’origine
Le 6 août 1939, Grand Prix du Comminges, au pied des Pyrénées : à mi-course, René Le Bègue (Talbot 4,5 litres décalée) est en tête mais Jean-Pierre Wimille (Bugatti 59/50B) et Raymond Sommer (Talbot 4,5 litres décalée) regagnent du terrain après un bref arrêt au stand. Wimille reprend la tête, mais Le Bègue ne s'en laisse pas conter et repasse devant au 35ème tour. Wimille déploie tout son talent et ne cesse d'attaquer la Talbot mais Le Bègue résiste. Dans le dernier virage, les deux pilotes sont au coude-à-coude et, dans le hurlement des moteurs déchaînés, Le Bègue passe en tête la ligne d'arrivée, avec 4/10ème de seconde d'avance sur la Bugatti de Wimille. Ayant couvert les 40 tours à la moyenne de 157,52 km/h, René Le Bègue (vainqueur du Rallye de Monte-Carlo 1937), a battu le précédent record de Louis Chiron à bord d'une Alfa Romeo.
C'est la Talbot de cette victoire que nous proposons ici, châssis 90130. L'histoire est remarquablement relatée et documenté dans le livre Talbot-Lago de l'historien Pierre Abeillon. Comme souvent avec les machines de course, ce modèle est né d'un nouveau règlement pour les voitures de Grand Prix, imposant à partir de 1938 une cylindrée de 3 litres avec compresseur ou 4,5 litres atmosphérique. Chez Talbot, Anthony Lago et son équipe envisagent plusieurs solutions pour contrer les puissantes Mercedes et Auto Union. Il est même question d'un V16 à compresseur, mais les finances du constructeur français sont loin du niveau des firmes allemandes soutenues par leur gouvernement et, malgré une dotation du "Fonds de Course" de l'État français, Talbot conserve le plus classique 6-cylindres 4,5 litres atmosphérique dérivé de celui de la Talbot 150 C. Dans l'équipe technique se trouve Walter Becchia, brillant ingénieur d'origine italienne qui a travaillé chez Fiat avant de collaborer avec Louis Coatalen chez Sunbeam. Par le jeu des alliances entre Sunbeam-Talbot-Darracq et Talbot Suresnes, c'est là qu'il est entré en 1926 à côté de Vincenzo Bertarione, autre motoriste de renom. Becchia se fera connaître après-guerre chez Citroën par sa conception du bicylindre de la célèbre 2 CV.
Mais nous n'en sommes pas là et pour Talbot-Lago il met au point une monoplace dite "décalée" : pour abaisser la position du pilote et le centre de gravité, moteur et transmission sont décalés vers la gauche, et le pilote vers la droite, ce qui donne à la voiture une allure beaucoup plus sportive que les machines de l'époque où le pilote est souvent "perché" sur la transmission. Le 6-cylindres comporte des chambres de combustion hémisphériques, une distribution par soupapes en tête culbutées, trois carburateurs et il est relié à une boîte pré-sélective Wilson. Deux voitures sont ainsi réalisées et, après une présentation officielle début 1939 à Montlhéry, elles débutent en compétition le 2 avril au Grand Prix de Pau où, si 90130 abandonne, sa sœur 90131 entre les mains de "Fifi" Étancelin termine troisième derrière les Mercedes W163 de Lang et Von Brauchitsch. Le 9 juillet au Grand Prix de l'ACF à Reims, Le Bègue prend sa revanche et remporte une brillante troisième place derrière les Auto Union Type D de Muller et Meier et devant Étancelin, Sommer et Stuck.
Pour le GP du Comminges évoqué plus haut, la voiture est adaptée à la formule sport, avec des phares, des petites portes, des ailes cycles et une roue de secours.
Les compétitions en Europe étant interrompues par la guerre, cette Talbot est cédée en 1941 par l'usine à Jean Trévoux, vainqueur du Rallye de Monte-Carlo 1939, qui part tenter sa chance aux États-Unis, à Indianapolis, mais il ne prend pas le départ. Restée sur place, la voiture fait de l'œil à Zora Arkus-Duntov, ingénieur russo-belge réfugié aux États-Unis après des études en Allemagne, et que l'on retrouvera dans les années 50 à la conception de la future Chevrolet Corvette. Il achète la Talbot en 1946 mais, n'ayant guère le loisir de l'utiliser, il la confie à Luigi Chinetti qui la cède en 1949 à Harry Schell, fils de Lucy et Laury O’Reilly Schell, fondateurs avant-guerre de l'Écurie Bleue. A bord de cette Talbot décalée, Harry Schell dispute plusieurs épreuves de la saison 1949 mais sans résultats probants, sauf une deuxième place derrière Raymond Sommer au Grand Prix du Salon, le 9 octobre à Montlhéry, avec victoire au Grand Prix des voitures de sport. L'on peut noter que, en 1950, la sœur de la présente voiture (châssis 90131), termine deuxième au classement général des 24 Heures du Mans avec Meyrat et Mairesse, ce qui confirme la compétitivité et l'endurance du modèle.
La même année, #90130 est achetée par "Raph", pilote français d'origine argentine. Il décide de l'emmener au Brésil pour, grâce aux bons résultats qu'il espère en course, en faire monter le prix, la vendre et acheter en Europe la Ferrari de ses rêves. Mais des ennuis de boîte de vitesses mettent à mal son projet et la belle Talbot tombe dans l'oubli.
C'est un infatigable "découvreur" britannique de voitures perdues qui la ressort de l'ombre : Colin Crabbe, en 1984, l'achète à son propriétaire brésilien basé à Sao Paolo, Eduardo Materasso, avant de la céder à un grand collectionneur anglais de voitures de course, Robert Lamplough. Pour la restaurer, celui-ci confie le moteur à Dean Danaher et le reste à Paul Grist. Spécialiste incontesté des Alfa d'avant-guerre, celui-ci a su conserver tout ce qui pouvait l'être, ce qui a permis de préserver l'intégrité historique de la voiture.
Une fois remise en état, la première sortie publique de cette Talbot a lieu à Rétromobile où elle est exposée en février 1987, avant de prendre part en septembre aux Remparts d'Angoulême entre les mains de... Juan Manuel Fangio ! L'année suivante, Lamplough participe en juillet à une épreuve de l'HGPCA à Croix-en-Ternois avant de la vendre à Jean Sage, ancien pilote et directeur sportif de Renault. Collectionneur de voitures de course historiques (et notamment de Ferrari), il fait restaurer la Talbot en Italie de façon intelligente avant qu'elle ne soit achetée en 2008 par son actuel propriétaire, important collectionneur suisse qui va régulièrement l'utiliser lors d'évènements historiques. En effet, l’éventail de courses historiques auquel elle peut participer est d’autant plus large compte tenu qu’il s’agit d’une monoplace décalée. Il est unique de pouvoir engager une même automobile au Grand Prix Historique de Monaco, sans ses garde-boue, qu’au Mans Classic, en biplace avec ses garde-boue. Son propriétaire a d’ailleurs obtenu des résultats remarquables dans les deux courses : une victoire à Monaco en 2021 et deux victoires au Mans Classic auquel il participe chaque année. Également, il remporte la course de côte la plus dure au monde, le Klausenrennen avec ses 24 km de route de montagne. Il s’agit donc d’une automobile extrêmement polyvalente et performante sur tous les terrains.
Il est important de noter que son moteur vient d’être entièrement refait l’année dernière pour un montant de 90 000€ et qu’elle n’a pas été engagée dans une course depuis, simplement entretenue par les mécaniciens du propriétaire actuel. Soulignons qu’elle est toujours animée par son moteur d’origine portant le numéro #45003; matching numbers donc.
Superbe dans sa peinture bleu clair conforme à l'origine, cette voiture se distingue par une histoire hors du commun. Une première année comme voiture d'usine avec quelques beaux résultats, une carrière ponctuée de pilotes et de collectionneurs célèbres, une chaîne de propriété suivie, une belle authenticité, elle regroupe de rares avantages pour une voiture de sa classe et de sa génération. Elle sera vendue avec d’importants dossiers historiques, des factures d’entretien, d’échanges divers. Avec l'avantage d'une mécanique robuste et éprouvée, de performances intéressantes et d'une allure fine et sportive, et accompagnée d'une documentation historique, elle est éligible aux évènements historiques les plus en vue où elle constituera une engagée très admirée. De plus, étant immatriculée, elle est utilisable sur la route où elle procurera à son propriétaire les sensations inégalées d'un pur-sang de course d'avant-guerre.
Lots en provenance hors UE : Voitures de collection : L’adjudication sera portée hors taxe. Une TVA au taux réduit de 5,5% s’applique sur l’adjudication et sur la commission de vente pour les ressortissants français. La TVA sur la commission de vente pourra être rétrocédée sur présentation d’un justificatif d’exportation hors UE ou justifiant d’un numéro de TVA intracommunautaire et d’un document prouvant la livraison dans un état membre. Voitures d’occasion : Aux commissions et taxes indiquées dans les conditions générales d’achat, il conviendra d’ajouter des frais liés à l’importation correspondant à 20% du prix d’adjudication. Pour les ressortissants Européens et hors Union Européenne, le taux dépend du pays de destination. Il appartient à l'acheteur de consulter les autorités locales compétentes
Photos © Kevin Van Campenhout Voir le lot

Estimé 1 300 000 € - 2 000 000,00 €
Par Artcurial à Paris le 27/01/2026 : 1965 Bizzarrini 5300 GT Strada Alloy
Constructeur : 1965 Bizzarrini 5300 GT Strada Alloy
Carte Grise : Sans titre de circulation
N° Chassis : Châssis n° IA3*0242
- Une des 19 Bizzarrini équipée d’origine avec une carrosserie BBM en aluminium
- Préparation Corsa et engagé par l’usine aux 500 km du Mugello en 1967
- Histoire limpide, même propriétaire depuis 1983
- Voiture incroyablement préservée et documentée
Cette voiture est l'avant-dernière des 19 Bizzarrini 5300 GT en aluminium réalisées par l'atelier BBM à Modène, choisi par Giotto Bizzarrini quand le carrossier de départ, Drogo, avait augmenté ses prix. Elle en est sortie en 1965 (la fabrication de carrosseries BBM a cessé à l'automne de cette même année) et elle est restée à l'usine Bizzarrini pour des travaux de développement, sous l'autorité du préparateur Signor Profumo. Elle a alors été équipée d'une rampe de quatre carburateurs Weber, d'une direction à crémaillère identique à celle de la P538 de compétition et rapport final plus court, de 3,54. La suspension a été modifiée avec un système de réglage du pont De Dion et le remplacement des bagues en caoutchouc par des bagues en bronze. Des orifices d'allègement sont visibles et la voiture a reçu à l'arrière des jantes plus larges, de 9,5 pouces (comme sur la P538), ce qui a nécessité des extensions d'ailes : cette modification est visible sur les photos prises de cette voiture, à partir de 1967 sur le circuit du Mugello où l'aluminium est encore nu, avant peinture.
Cette voiture a été initialement utilisée par Giotto Bizzarrini, sans doute sur des plaques "Prova", avant d'être immatriculée en avril 1966 sous le numéro LI 84127 au nom de la société CMC Vignone Lichio (comme en témoigne la Carta di circolazione), à la même adresse que celle de l'usine Bizzarrini à Livourne, via Filippo Venuti. Il s'agissait d'une des sociétés de Giotto Bizzarrini qui a continué à utiliser cette voiture. En 1966 et 1967, alors qu’elle était encore dans une configuration très proche de la Strada, elle court en course de côte avec les pilotes Franco Failli et Gian Carlo Naddeo.
La carrière en course de cette voiture prend une autre dimension lorsqu’elle est engagée par l’usine aux 500 Km du Mugello 1967. Nous détenons en effet la fiche d'engagement de la voiture où elle apparaît comme "Prototipi Bizzarrini S.p.A" : il s'agit bien d’un engagement de la voiture par l’usine. Et, alors qu’il faisait extrêmement chaud (44°), des mesures ont été prises pour le refroidissement du moteur et des freins : installation d'écopes supplémentaires et aménagement d'une prise d'air horizontale sur le capot. C'est la seule Bizzarrini ou Iso A3C comportant cette fente additionnelle et, comme le montrent les photos d'époque, cette voiture présente quelques bosses mais n'a jamais été accidentée : elle est aujourd'hui dotée de sa carrosserie d'origine, ce qui est exceptionnel, et présente encore ces modifications.
Après ses premières années d’évolutions pour courir avec l’usine, cette voiture est vendue le 3 septembre 1968 à son premier propriétaire privé, Aldo Manna, de Savigliano (près de Cuneo) et immatriculée CN 185025. Elle est utilisée sur route et cédée le 15 janvier 1977 à Giovanni Giordanengo, de Boves di Cuneo, qui lui-même la revend trois mois plus tard à M. J. S., en Suède. Des photos de la voiture dans un paysage enneigé, prises en 1977 quand son propriétaire en prend livraison, font partie du dossier. Niklas Hannah, consultant suédois d'Artcurial, se souvient avoir vu cette voiture en 1978 dans un atelier du centre de Stockholm, après son arrivée d'Italie. La voiture, qui avait encore les ailes élargies, les jantes de plus gros diamètre, et des ouvertures spéciales sur la carrosserie, va être préparée pour courir par son propriétaire suédois qui nous a confirmé qu’il avait ajouté un aileron à l’avant et à l’arrière ainsi qu’un arceau et un moteur Chevrolet 350. A la suite de cette préparation, elle est utilisée en 1981 dans une course historique sur le circuit de Falkenberg, entre les mains du pilote professionnel Rune Tobiasson qui termine devant David Piper et sa Ferrari P3. Après la course, la Bizzarrini est acquise par son propriétaire actuel en 1983 qui en effectue l'importation officielle et paye les droits de douane en novembre 1986. Collectionneur de Bizzarrini et spécialiste de la marque, il souhaitait utiliser cette voiture pour la compétition historique mais n'a pu réaliser ce vœu. Quelques travaux ont été effectués, comme le démontage des deux réservoirs latéraux pour des raisons de sécurité, ce qui a laissé la place à des échappements latéraux. Le capot n'est pas articulé à l'avant comme sur les Bizzarrini standard et se lève d'une pièce. Par ailleurs, cette voiture n'a jamais été immatriculée en Suède et porte encore ses plaques de Cuneo.
Le propriétaire suédois, un passionné qui a participé à de nombreuses compétitions historiques en particulier avec une Ginetta, avait l'intention de restaurer cette voiture qu'il a conservée avec soin. C'est chez lui que l'équipe d'Artcurial l'a découverte il y a 15 ans mais aujourd'hui, prenant de l'âge et n'ayant plus la possibilité de mener à bien la remise en état envisagée, le propriétaire a décidé de s'en séparer. Cette Bizzarrini a pu être remise en route en 2025 par notre équipe technique et se présente en état de fonctionnement. Elle nécessitera néanmoins une révision sérieuse avant de pouvoir être utilisée normalement.
Elle est aujourd'hui dans un état remarquablement préservé. Certaines pièces d’origine qui avaient été démontées par l'actuel propriétaire seront à récupérer auprès de ce dernier. La voiture est accompagnée de son dossier historique comportant notamment son Libretto italien original d'époque, ce qui est exceptionnel. Parmi les photos historiques du dossier se trouve même un cliché pris à Monza en 1965 sur lequel, d'après le spécialiste de la marque Jack Koobs de Hartog, se trouve cette Bizzarrini ainsi qu’une autre photo où l'on voit Giotto Bizzarrini au volant de ce qui serait cette même voiture.
Les Bizzarrini/Iso A3C à carrosserie aluminium authentiques sont extrêmement rares. Le fait que cet exemplaire ait été préparée pour participer à des courses importantes à l’époque la rend encore plus désirable, sans parler de son histoire limpide depuis le début. Il n'y aurait aujourd’hui que deux exemplaires de Corsa encore en existence avec leur carrosserie d'origine. Sur les quelques neuf autres voitures produites et préparées par l'usine, plusieurs ont en effet été accidentés ou recarrossés. Exceptionnelle par sa provenance, l’exclusivité de sa carrosserie aluminium originale, son authenticité indiscutable, son histoire limpide et son état de conservation, cette Bizzarrini est éligible aux plus prestigieux évènements historiques, qu'il s'agisse d'épreuves sur circuit ou de concours d'élégance.
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Palmarès
- Avril 1966, course de côte de Montefiascone, pilote Franco Failli
- Septembre 1966, course de côte de Coppa Cimino, pilote Franco Failli
- 1967, circuit de Monza
- 23 juillet 1967, 500 Km du Mugello, 42ème au classement général, cinquième de catégorie, pilote Gian Carlo Naddeo
Photos © Rasmus Kristoffersson
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