La plus grande collection française de poids lourds réunie par Jacques Passenaud dans son musée de Cormenon, dans le Loir-et-Cher, sera dispersée aux enchères le 30 septembre par la maison Rouillac. Au programme, 72 camions de légende, de nombreux moteurs d’exception et des accessoires automobilia.
Dans son musée de Cormenon, dans le Loir-et-Cher, Jacques Passenaud (1932-2022) a réuni la plus grande collection française de poids lourds. Décédé l’an dernier, cet ancien ferrailleur originaire d’Auvergne avait consacré sa retraite à sauver et restaurer les plus beaux camions ayant roulé sur les routes françaises. Dans le cadre de sa succession, sa formidable collection sera dispersée aux enchères par Aymeric Rouillac le 30 septembre in situ. « Après avoir vendu un escalier de la Tour Eiffel ou des wagons de l’Orient-Express, nous relevons le défi de cette vente inédite, se réjouit le commissaire-priseur Aymeric Rouillac, invitant « les amateurs, collectionneurs et curieux en tous genres à découvrir cette incroyable collection lors de l’exposition publique les 28, 29 et 30 septembre, préalable à la vente organisée samedi 30 à partir de 14h ».
White, Liberty, Saurer, des véhicules centenaires
Comptant 190 numéros, cette vente exceptionnelle rassemble de nombreux modèles datant de 1909 à 1973 et témoignant de l’histoire de la France laborieuse motorisée. Parmi les plus anciens, figurent un White de 1918 et un Liberty de 1919 ayant reçu de nombreuses modifications typiques de ces matériels roulants américains réformés après la Première Guerre mondiale (3 000 – 7 000 euros), ainsi qu’un remarquable Saurer type A de 1911 (12 000 – 15 000 euros) produit par la filiale française de cette marque suisse admirée des collectionneurs. Inutile d’insister sur la rareté de ces exemplaires centenaires encore moins épargnés en leur temps que les automobiles contemporaines.
Par ROUILLAC à Cormenon
le 30/09/2023 : Liberty B gazogène (1919)
4 cylindres bi-blocs, 32 CV
.
Carrosserie verte et rouge.
Exemplaire de 1919, modernisé et restauré dans sa nouvelle configuration des années 1930 et ayant conservé son quatre cylindres à essence bibloc d’origine. Modèle unique dans cette configuration, à notre connaissance.
Véhicule vendu sans contrôle technique ni garantie d’aucune sorte.
Document fourni : récépissé au nom d’un ancien propriétaire.
Provenance : Musée du poids lourd, Mondoubleau, collection Jacques Passenaud (1932-2022).
Emplacement : Musée IV.
L’effort de guerre américain faisant suite à l’entrée en guerre des Etats-Unis en 1917 se traduit par l’arrivée sur le sol français de nombreux camions, opérés par l’US Army mais également livrés en quantité à l’armée française. C’est le cas du camion baptisé Liberty, qui va être fabriqué par plusieurs constructeurs aux Etats-Unis. Quand sonne l’Armistice en novembre 1918, de très nombreux camions, parfois presque neufs, sont démobilisés et proposés sur le marché civil. Parmi eux, les Liberty sont majoritaires : on va donc les retrouver utilisés par de multiples transporteurs et entrepreneurs. Au fil des années, ces camions vont se voir progressivement modernisés par leurs utilisateurs, gagnant parfois des moteurs plus modernes (y compris diesel), des pneus sur les roues avant en remplacement des bandages, voire un gazogène en temps de pénurie.
Ce lot est assujetti de frais incompressibles de 35 € HT en cas d’enchère remportée sur le Live d’Interencheres. Voir le lot
Par ROUILLAC à Cormenon
le 30/09/2023 : White TBC à gazogène (1918)
4 cylindres, 22,5 HP.
Carrosserie verte.
Modèle équipé d’une cabine fermée et de pneumatiques dans les années 1920, réimmatriculé dans la Sarthe en 1930, puis converti au gazogène avec un appareil Gohin-Poulenc durant la Seconde Guerre Mondiale.
Véhicule vendu sans contrôle technique ni garantie d’aucune sorte.
Document fourni : carte grise barrée au nom d’un ancien propriétaire.
Provenance : Musée du poids lourd, Mondoubleau, collection Jacques Passenaud (1932-2022).
Emplacement : Musée IV.
Parmi les nombreuses marques et modèles de camions américains arrivant en France à partir de 1917, l’un des plus produits est sans doute le White TBC, un modèle de 2 tonnes utiles équipé d’un moteur quatre cylindres à pétrole de 22,5 HP. Ce véhicule sera apprécié des troupes américaines pour sa robustesse et sa fiabilité.
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Par ROUILLAC à Cormenon
le 30/09/2023 : Saurer A (1911)
4 cylindres, 30 CV essence
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Carrosserie verte.
Véhicule vendu sans contrôle technique ni garantie d’aucune sorte.
Certificat d’immatriculation de collection à réaliser.
Provenance : Musée du poids lourd, Mondoubleau, collection Jacques Passenaud (1932-2022).
Emplacement : Musée II.
Avant la Première Guerre mondiale, Saurer France, filiale française du constructeur suisse de camions Saurer établie à Suresnes (Seine), propose trois modèles de poids-lourds dans sa gamme : le type A de 2 tonnes utiles, le type B de 3 à 4 tonnes utiles et le type type C de 5 tonnes. Largement fabriqués pour le marché civil, ces modèles vont pour certains être également produits en nombre pour l’armée française.
Le type A est animé par un moteur quatre cylindres à essence de 5,341 litres développant 32/36 HP. Il dispose d’une transmission par chaînes et bien sûr de roues à bandage, une constante à l’époque. Après l’Armistice et durant toutes les années 1920, les Saurer vont être largement exploités par les transporteurs et entrepreneurs français. Peu d’entre eux ont été sauvegardés et restaurés. Pour l’anecdote, le Saurer A sera le premier camion à traverser le continent américain d’Est en Ouest.
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Par ROUILLAC à Cormenon
le 30/09/2023 : Saurer A (1911)
4 cylindres, 30 CV essence
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Carrosserie verte.
Véhicule vendu sans contrôle technique ni garantie d’aucune sorte.
Certificat d’immatriculation de collection à réaliser.
Provenance : Musée du poids lourd, Mondoubleau, collection Jacques Passenaud (1932-2022).
Emplacement : Musée II.
Avant la Première Guerre mondiale, Saurer France, filiale française du constructeur suisse de camions Saurer établie à Suresnes (Seine), propose trois modèles de poids-lourds dans sa gamme : le type A de 2 tonnes utiles, le type B de 3 à 4 tonnes utiles et le type type C de 5 tonnes. Largement fabriqués pour le marché civil, ces modèles vont pour certains être également produits en nombre pour l’armée française.
Le type A est animé par un moteur quatre cylindres à essence de 5,341 litres développant 32/36 HP. Il dispose d’une transmission par chaînes et bien sûr de roues à bandage, une constante à l’époque. Après l’Armistice et durant toutes les années 1920, les Saurer vont être largement exploités par les transporteurs et entrepreneurs français. Peu d’entre eux ont été sauvegardés et restaurés. Pour l’anecdote, le Saurer A sera le premier camion à traverser le continent américain d’Est en Ouest.
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Par ROUILLAC à Cormenon
le 30/09/2023 : DAF 33 (1967)
2 cylindres, 4 CV.
Carrosserie crème.
Véhicule vendu sans contrôle technique ni garantie d’aucune sorte.
Document fourni : carte grise collection.
Provenance : Musée du poids lourd, Mondoubleau, collection Jacques Passenaud (1932-2022).
Emplacement : Atelier II.
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Par ROUILLAC à Cormenon
le 30/09/2023 : Citroën 32 U (1935)
4 cylindres, 12 CV.
Rare modèle restauré dans une livrée de pleine guerre avec phares occultés.
Véhicule vendu sans contrôle technique ni garantie d’aucune sorte.
Document fourni : recepissé de déclaration au nom d’un ancien propriétaire.
Provenance : Musée du poids lourd, Mondoubleau, collection Jacques Passenaud (1932-2022).
Emplacement : Atelier I.
La nouvelle gamme de camions Citroën introduite à partir de 1933 comprend les modèles 23, 29 et 45. Dès 1934, le 29 est remplacé par le 32 U de 3,2 tonnes de charge totale, équipé d’un quatre cylindres à essence de 3,052 litres et 48 chevaux de mêmes cotes d’alésage/course que le 45 à moteur six cylindres. Largement diffusé sur le marché civil, le 32 va également être commandé par l’armée française.
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Par ROUILLAC à Cormenon
le 30/09/2023 : Renault Juvaquatre (1948)
4 cylindres, 6 CV essence.
Carrosserie cerise.
Modéle rare.
Véhicule vendu sans contrôle technique ni garantie d’aucune sorte.
Document fourni : carte grise collection.
Provenance : Musée du poids lourd, Mondoubleau, collection Jacques Passenaud (1932-2022).
Emplacement : Atelier II.
Si la fourgonnette Juvaquatre, produite jusqu’au milieu des années 1950, est de loin la plus connue, le coach est nettement plus rare puisqu’ayant à peine survécu à la guerre. Doté de freins hydrauliques, le modèle BFK 4 en est l’ultime version.
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72 camions de légende
La collection comprend certains des camions les plus fameux de l’après-guerre française, dont un tracteur Willeme LD 610 de 1958 en très bel état. Ce modèle a été rendu célèbre grâce à sa reproduction par Dinky Toys et son apparition dans le film Gas-Oil dans lequel il est conduit par Jean Gabin (8 000 – 10 000 euros). Il côtoie à la vente plusieurs Berliet, dont un rare GDR 7D de 1949 en très bel état cosmétique (6 000 – 9 000 euros) et un GLM 10 R citerne de 1958 lui aussi très bien conservé (7 000 – 8 000 euros). Plusieurs exemplaires ayant servi dans l’armée française durant la Seconde Guerre Mondiale seront également proposés : un Delahaye 140 dans sa configuration exacte de 1939 (10 000 – 15 000 euros) ou encore un tracteur tout-terrain de canon Laffly Licorne V15T de 1939, l’un des seuls complets connus (12 000 – 15 000 euros). Exceptionnelle à bien des égards, cette vente comprend également des tracteurs, moteurs, et quelques accessoires automobilia.
Par ROUILLAC à Cormenon
le 30/09/2023 : Berliet T 30 U (1968)
Carrosserie jaune.
Tombereau affichant une charge utile de 30 tonnes, était équipé d’un moteur six cylindres Cummins NTC 335 de 14 litres et 335 chevaux associé à une boîte de vitesses automatique Allison à convertisseur de couple, mais sa mécanique a été déposée.
Véhicule vendu sans contrôle technique ni garantie d’aucune sorte.
Carte grise collection à réaliser.
Provenance : Musée du poids lourd, Mondoubleau, collection Jacques Passenaud (1932-2022).
Emplacement : Musée IV.
C’est en 1959 que Berliet décide de se lancer dans la construction de tombereaux. A l’époque, l’offre française se résume aux dumpers Willème et les modèles américains sont quasi hégémoniques. Le premier modèle construit par Berliet est baptisé T 25, signifiant 25 tonnes de charge utile. Peu à peu, la gamme va s’élargir avec des engins plus petits (T 18, T 22) et plus gros (T 45 ). En 1965, le T 25 devient T 30 et, en 1968, il gagne une nouvelle cabine dite « unifiée » et devient alors le T 30 U.
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Par ROUILLAC à Cormenon
le 30/09/2023 : Berliet GLM 10 R (1958)
6 cylindres, 150 CV à 2000 tours.
Carrosserie crème.
Modèle carrossé en citerne pétrolière par Lebel. Moteur 150 chevaux.
Restauration aux couleurs des pétroles de Blois.
Véhicule vendu sans contrôle technique ni garantie d’aucune sorte.
Document fourni : carte grise barrée au nom d’un ancien propriétaire.
Provenance : Musée du poids lourd, Mondoubleau, collection Jacques Passenaud (1932-2022).
Emplacement : Musée II.
En 1949, Berliet commence à renouveler sa gamme de poids lourds. Le premier modèle de cette nouvelle gamme est le GLR 8, un tout nouveau camion de 7 tonnes utiles doté d’une cabine semi-avancée entièrement construite en acier et animé par un moteur cinq cylindres inédit à régime rapide. Le GLR est suivi en 1951 par le GLC 6 de 6 tonnes à moteur quatre cylindres, puis en 1953 par le GLM 10 de 10 tonnes à moteur six cylindres, tous deux dotés de la même cellule de cabine et des mêmes sous-ensembles chemises/pistons. La trilogie GLC/GLR/GLM va subsister jusque dans les années 1970 en évoluant régulièrement. Introduit en 1956, le GLM 10 R est l’ultime évolution de la lignée à moteur six cylindres à injection Ricardo à préchambre. Robuste et fiable, il se posera en leader du marché des 19 tonnes durant des années.
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le 30/09/2023 : Berliet GLA 5 2e série (1952)
4 cylindres, 13 CV diesel.
Carrosserie bordeaux.
Modèle carrossé en bétaillère. Bel état de conservation. Provient du Calvados.
Véhicule vendu sans contrôle technique ni garantie d’aucune sorte.
Document fourni : carte grise barée et au nom d’un ancien propriétaire.
Provenance : Musée du poids lourd, Mondoubleau, collection Jacques Passenaud (1932-2022).
Emplacement : Musée II.
Dès la fin des années 1940, Berliet élargit sa gamme vers le bas avec un nouveau modèle à cabine avancée, le GLA. Directement issu du VDAK 6 d’avant-guerre, il se distingue par sa cabine et sa mécanique retouchées. Doté d’un moteur quatre cylindres diesel de 80 chevaux à injection à préchambre Ricardo, le GLA affiche un PTC de 8 tonnes. Il est doté d’un freinage hydraulique.
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Par ROUILLAC à Cormenon
le 30/09/2023 : Berliet GDR 7D (1949)
4 cylindres, 19 CV diesel.
Carrosserie bleue et noire.
Modèle équipé d’une benne à caisse bois et basculement hydraulique signée Berliet.
Véhicule vendu sans contrôle technique ni garantie d’aucune sorte.
Document fourni : récepissé de déclaration de mise en circulation de véhicule à moteur au nom d’un ancien propriétaire.
Provenance : Musée du poids lourd, Mondoubleau, collection Jacques Passenaud (1932-2022).
Emplacement : Musée II.
A la Libération de la France, la production reprend chez Berliet avec trois modèles, le VDC 6 D de 5 tonnes, le GDR 7 D de 7 tonnes et le GDME 10 de 10 tonnes. Directement dérivé des modèles diesel d’avant-guerre et des modèles à gazogène ayant ravitaillé les populations durant le conflit, le GDR 7 D est encore équipé de freins à câble et animé par un quatre cylindres diesel MDB 3 R de 7,2 litres et 85 chevaux. Très apprécié des utilisateurs pour sa fiabilité, il est doté d’une cabine en tôle sur armature bois.
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Par ROUILLAC à Cormenon
le 30/09/2023 : Berliet GBC 8 KT 6 x 6 (1966)
5 cylindres, 125 CV polycarburant.
Carrosserie verte.
Camion tout terrain livré à l’armée de l’air.
Véhicule vendu sans contrôle technique ni garantie d’aucune sorte.
Carte grise collection à réaliser.
Provenance : Musée du poids lourd, Mondoubleau, collection Jacques Passenaud (1932-2022).
Emplacement : Atelier III.
Directement dérivé du fameux GBC 8 6 x 6 « Gazelle », le GBC 8 KT 6 x 6 est la version militaire spécialement développée pour l’armée française. Ce camion tout terrain tactique de 4 tonnes utiles dispose d’un moteur cinq cylindres polycarburant de 7,9 litres et 125 chevaux et d’une cabine bâchée. Il va être livré en nombre à l’armée française (à environ 15 000 exemplaires) ainsi qu’à l’armée de l’air.
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Par ROUILLAC à Cormenon
le 30/09/2023 : Delahaye 140 (1939)
4 cylindres, 10 CV.
Carrosserie verte.
Modèle restauré avec soin dans sa configuration d’origine de 1939 avec marquages et matricule fidèles.
Véhicule vendu sans contrôle technique ni garantie d’aucune sorte.
Document fourni : carte grise collection.
Provenance : Musée du poids lourd, Mondoubleau, collection Jacques Passenaud (1932-2022).
Emplacement : Atelier I.
Alors que la situation internationale se tend en Europe à la fin des années 1930, l’armée française modernise et renforce son équipement en passant de larges commandes de camionnettes, camions et blindés. Le Delahaye 140 fait partie des véhicules livrés. C’est un petit camion de 2,5 tonnes utiles animé par un quatre cylindres à essence de 2,371 litres et 42 chevaux. Carrossé en plateau à ridelles baché à caisse en bois, il sert aux transports généraux de matériel et de troupes.
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Par ROUILLAC à Cormenon
le 30/09/2023 : Delahaye 163D (1951)
4 cylindres
, 90 CV.
Carrosserie grise.
Modèle carrossé en plateau à ridelles. Livré neuf en février 1951 à un entrepreneur du Calvados avant d’être racheté par un herbager de l’Orne.
Véhicule vendu sans contrôle technique ni garantie d’aucune sorte.
Document fourni : récépissé de déclaration de mise en circulation au nom d’un ancien propriétaire.
Provenance : Musée du poids lourd, Mondoubleau, collection Jacques Passenaud (1932-2022).
Emplacement : Atelier II.
Outre une large production d’automobiles plutôt orientées haut de gamme, on doit à Delahaye de nombreux camions, autocars et véhicules d’incendie. Dans l’immédiat après-guerre, son modèle phare est le 163 à cabine avancée, d’abord animé par un moteur six cylindres à essence. Présenté en 1947, le 163 D est quant à lui équipé d’un moteur quatre cylindres diesel Panhard 4HL de 5,7 litres et 90 chevaux.
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le 30/09/2023 : Delahaye
Moteur 6 cylindres.
Moteur vendu sans garantie d’aucune sorte.
Provenance : Musée du poids lourd, Mondoubleau, collection Jacques Passenaud (1932-2022).
Emplacement : Atelier II.
En marge de sa gamme civile, Delahaye est à l’origine d’une gamme de véhicules d’incendie dont les modèles 103 et 140/103, lesquels sont propulsés par un six cylindres à essence de 3,23 litres développant 60 chevaux. Voir le lot
Par ROUILLAC à Cormenon
le 30/09/2023 : Laffly Licorne V15T (c. 1939)
4 cylindres, 12 CV.
Carrosserie verte.
L’un des seuls exemplaires connus avec carrosserie complète et moteur à quatre cylindres à essence Hotchkiss de 2,3 litres et 55 chevaux.
Véhicule vendu sans contrôle technique ni garantie d’aucune sorte.
Certificat d’immatriculation de collection à réaliser.
Provenance : Musée du poids lourd, Mondoubleau (41170). Collection Jacques Passenaud (1932-2022).
Emplacement : Musée I.
À partir du milieu des années 1930, l’armée française entame un rééquipement massif. Laffly, petit constructeur installé aux Grésillons (Seine), développe une gamme complète de véhicules tout-terrain pour répondre à ses besoins. Construits de façon modulaire, ces derniers affichent une conception sophistiquée avec roues indépendantes. Le V15T est un tracteur d’artillerie léger de cavalerie de 700 kg de charge utile destiné à la traction des pièces de 25 mm antichar.
Il sera livré à l’armée à 200 exemplaires environ jusqu’en juin 1940. Laffly ne disposant pas des capacités de production nécessaires pour honorer l’ensemble des commandes, le V15T va être en partie construit dans les usines de La Licorne, autre petit constructeur parisien.
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Par ROUILLAC à Cormenon
le 30/09/2023 : Willème LD 610 (1958)
6 cylindres, 27 CV diesel
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Carrosserie crème de « Levalois Farget et Varnet ».
Modèle porteur transformé ensuite en tracteur.
Véhicule vendu sans contrôle technique ni garantie d’aucune sorte.
Document fourni : carte grise barrée au nom d’un ancien propriétaire.
Provenance : Musée du poids lourd, Mondoubleau, collection Jacques Passenaud (1932-2022).
Emplacement : Musée II.
Willème démarre son activité dans les années 1920 en effectuant du négoce de camions militaires de la Première Guerre Mondiale, principalement des Liberty issus des surplus. Si les premiers châssis vendus sont simplement révisés, Willème entreprend ensuite de les transformer de plus en plus profondément en y montant des moteurs diesel et en renforçant châssis et suspensions afin d’augmenter leur charge utile. C’est ainsi que la marque signe les premiers camions commercialisés sous son nom. A la Llibération, au modèle L 10 de reprise succède en 1953 le LC 610, doté d’une nouvelle cabine normale dotée d’une large calandre ovale qui lui vaudra le surnom de « nez de requin ».
La chaîne cinématique reste globalement la même avec un moteur six cylindres maison, fabriqué à l’origine sous licence Deutz et développant 175 chevaux. En 1955 lui succède le LD 610 doté d’un système de freinage conforme à la nouvelle législation. Peu après, la puissance passe à 190 chevaux. Jean Gabin a littéralement immortalisé le Willème « nez de requin » dans le film « Gas-oil » en 1955.
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Par ROUILLAC à Cormenon
le 30/09/2023 : Citroën B2 10 HP (c. 1922)
4 cylindres, 9 CV essence.
Carrosserie bordeaux.
Très bon état, restauration de qualité.
Véhicule vendu sans contrôle technique ni garantie d’aucune sorte.
Document fourni : certificat d’immatriculation de collection.
Provenance : Musée du poids lourd, Mondoubleau, collection Jacques Passenaud (1932-2022).
Emplacement : Musée IV.
Héritière directe de la toute première Citroën type A, la B2 s’en distingue par un moteur porté à 1452 cm3. Elle apparaît en avril 1921 et, au plus fort de sa production, il sortira 200 exemplaires par jour des usines du quai de Javel.
Ce lot est assujetti de frais incompressibles de 35 € HT en cas d’enchère remportée sur le Live d’Interencheres. Voir le lot
Par ROUILLAC à Cormenon
le 30/09/2023 : DFP Type AN (1909)
4 cylindres, 10 CV.
Carrosserie bordeaux.
Bel état de conservation, boiseries et capote peu endommagées.
Véhicule vendu sans contrôle technique ni garantie d’aucune sorte.
Document fourni : certificat d’immatriculation de collection.
Provenance : Musée du poids lourd, Mondoubleau, collection Jacques Passenaud (1932-2022).
Emplacement : Musée I.
Fondée en 1906 par Auguste Doriot, ingénieur chez Peugeot, et Ludovic Flandrin, venant de chez Clément- Bayard, la firme DF et Cie s’implante à Courbevoie en vue de produire des petites voitures monocylindres 1.1 litre en pleine période d’essor de l’automobile. Rejoints en 1908 par les frères Alexandre et Jules-René Parant, qui apportent de nouveaux capitaux, la firme devient DFP, pour Doriot, Flandrin et Parant. 1912 marque l’autonomie de l’entreprise vis à vis de son fournisseur « Chapuis-Dornier » : dès lors, l’estampille « D.F.P. » ornera les moteurs des nouveaux modèles, lesquels attirent tout particulièrement l’attention des frères Bentley.
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