Le 3 août 2020 | Mis à jour le 3 août 2020

Les Citroën Méhari s’arrachent aux enchères

par Interencheres

Elle est revêtue d’une carrosserie en plastique, plafonne à 100 km/h et offre un confort des plus spartiates. Pourtant, la Citroën Méhari s’arrache à des prix élevés aux enchères. Décryptage…

 

Une voiture de plage incontournable sur le littoral français

Elle restera dans le cœur des Français comme la voiture de plage par excellence. Née pendant la tourmente de mai 68, ce dérivé de la Dyane a été produit jusqu’en 1987. C’est Roland de la Poype, industriel spécialisé dans le plastique, qui eut l’idée d’une voiture très légère dont la carrosserie serait en plastique. Il a soumis l’idée à un bureau d’études et au patron de Citroën d’alors, Pierre Bercot, qui furent si séduits qu’ils en lancèrent l’industrialisation. Elle n’a connu par la suite que peu d’évolutions. La principale est en 1979 le lancement de la version 4X4, qui ne compte pas deux moteurs comme la 2CV Sahara, mais un arbre entraînant les roues arrière. Un modèle qui ne sera commercialisé que pendant trois ans à moins de 1 500 unités. Signalons également la série spéciale Azur, présentée en 1983, qui se caractérise par sa carrosserie blanche avec portes bleues et sa sellerie rayée.

La Méhari reste encore aujourd’hui incontournable sur le littoral français. Certaines entreprises se sont spécialisées dans la refabrication des pièces, si bien qu’il est possible aujourd’hui, en théorie, de produire une Méhari entièrement constituée d’éléments neufs. La facilité d’entretien et de réparation, et sa cote d’amour toujours au zénith, explique la cote exceptionnelle de ce modèle. Un intérêt confirmé lorsque l’on consulte les résultats de ventes aux enchères. 

 

Des enchères en nette hausse

La Méhari suscitait déjà l’intérêt des amateurs voici dix ans, mais ses tarifs ont connu une solide augmentation. Ainsi, un modèle deux roues motrices en bon état de 1974, mis en vente par la maison Re-Publique, trouvait acquéreur à 6 195 euros à Quiberon le 4 février 2012. La même année, la maison Osenat obtenait 10 722 euros sur une version Azur de 1985, en très bel état de présentation. En comparaison, la maison Valoir Pousse-Cornet a vendu le 8 juillet 2019 une première main deux roues motrices de 1983, en bon état mais pas parfaite, 16 920 euros. Aguttes a pour sa part adjugé à 12 420 euros un exemplaire de 1972 en bon état de fonctionnement, le 21 juillet 2019 à la Ferté Vidame, mais parvenait à obtenir 17 220 euros lors de la même vente pour un modèle entièrement restauré.

C’est cependant la Méhari 4X4 qui suscite le plus d’intérêt, ce qui s’explique avant tout par sa rareté. Le 18 mars 2012, Osenat obtenait déjà 23 231 euros d’une très belle 4X4, à comparer avec les 26 400 euros réalisés par un exemplaire de 1981, vendu par la même étude le 13 juillet 2018 à la Teste-de-Buch. Une des premières de 1980, mise en vente par Lisieux Enchères, a quant à elle réalisé 25 914 euros le 6 avril 2019, avec cependant quelques soins à prévoir. Une nouvelle preuve que le plastique, c’est fantastique ! 

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Retrouvez en images quelques résultats d’adjudication dans la galerie ci-dessous. Tous les prix de la galerie sont indiqués avec frais de vente.

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