Epoqu’auto, le plus grand salon régional consacré à l’automobile ancienne ouvre ses portes au Parc des Expositions de Lyon du 8 au 10 novembre prochain. Pour l’occasion, la maison Osenat présente aux enchères plus de 70 voitures de collection et d’intéressants lots automobilia le 10 novembre à Chassieu, près de Lyon.
Renault Nervastella, Citroën Méhari, Mathis EMY8 : les voitures françaises à l’honneur
Expositions consacrées à Citroën, Maserati, Delage, marchands de pièces, clubs… Il y a mille raisons d’aller visiter le Salon Epoqu’Auto à Lyon et parmi elles, la très belle vente organisée par la maison Osenat le 10 novembre à Chassieu. Elle aura une saveur bien française car de nombreux modèles produits dans notre pays y seront dispersés, parmi lesquels de rares avant-guerre, à commencer par une Renault Nervastella 8 cylindres ( estimée entre 50 000 et 60 000 euros), typique des automobiles utilisées par les officiels de la Troisième République. Elle est accompagnée d’une aussi remarquable que rarissime Mathis EMY8 (40 000 – 60 000 euros), l’un des modèles les plus prestigieux de ce grand constructeur de l’entre-deux-guerres.

Toujours au chapitre des prestigieuses d’avant 1940, citons une très élégante Ballot RH3 8 cylindres (65 000 – 80 000 euros). Les amateurs de populaires pourront également craquer pour la Peugeot 202 « Félicie » de 1938 (6 000 – 9 000 euros), un exemplaire qui vient d’accomplir un tour de France grâce à une équipe de joyeux lurons passionnés.

Les Françaises d’après-guerre ne manquent pas : on pourra y dégoter une jolie Renault 4CV découvrable (19 000 – 23 000 euros) ou, plus récentes, deux Citroën Méhari dont une 4X4 (25 000 – 30 000 euros) ou encore une sympathique Renault JP4, une découvrable basée sur la célèbre R4 (10 000 – 14 000 euros). Toujours au chapitre des Françaises, cette vente sera l’occasion rare de s’offrir une Citroën CX Concorde (30 000 – 50 000 euros), une série spéciale réalisée avec le concours d’Air France pour célébrer l’avion supersonique. Il n’en reste que trois exemplaires !

Dispersion de grandes classiques étrangères
Bien entendu, la vente Osenat ne se limite pas aux Françaises. Des modèles de prestige étrangers sont également au programme à commencer par trois Ferrari : une splendide 365 GT 2+2 [photo en Une] de 1968 (230 000 – 280 000 euros), une mythique Dino 246 GT (250 000 – 300 000 euros), ou encore une F355 Berlinetta, l’une des plus mythiques des années 90 (50 000 – 60 000 euros).

Les amateurs d’Anglaises auront à choisir parmi un important contingent de Jaguar : deux XK120 coupé (70 000 – 90 000 euros), une Type E 3.8 coupé de 1963 (80 000 – 100 000 euros) et un cabriolet 4.2 de 1965 (90 000 – 130 000 euros).

Plus abordable, on remarque cette très évocation unique de Riley Elf Clubman de 1971 (10 000 – 14 000 euros), qui allie la finition luxueuse des Mini de luxe avec la très pratique carrosserie du break clubman. Plus originale encore, une Daimler SP250, rare roadster doté d’un remarquable moteur V8 et d’une carrosserie en fibre de verre (50 000 – 65 000 euros).

Ceux qui préfèrent le muscle outre-Atlantique seront également servis avec la Chevrolet Corvette C1 de 1957 (75 000 — 90 000 euros), la C2 427 Turbojet (70 000 – 80 000 euros) ou encore la Ford Thunderbird 1957 ( 35 000 — 45 000 euros).

Bien entendu, une telle vente ne pouvait se passer de Porsche : le choix est varié, depuis une 944 S2 (16 000 — 20 000 euros) jusqu’à une 911 2.7 Targa de 1974 (140 000 – 160 000 euros), en passant par une 356 B T6 Super (70 000 — 90 000 euros). A noter enfin la très jolie vente Automobilia qui propose notamment des lots de documentation Citroën très rares. En somme, il s’agit tout simplement de l’une des plus importantes ventes automobiles de l’automne !
