Le 17 février 2022 | Mis à jour le 17 février 2022

Des œuvres provenant des ateliers Giraudon aux enchères à Blois

par Diane Zorzi

Le 21 février à Blois, Guillaume Cornet dispersera une trentaine d’œuvres issues des ateliers de Pierre et Christine Giraudon, actifs entre 1960 et 2001 et spécialisés dans la réalisation de matériel pédagogique et de sculptures ou meubles en résine.

 

Actifs entre 1960 et 2001, les ateliers Giraudon se sont d’abord illustrés à travers la réalisation de matériel pédagogique dans les domaines de l’anatomie, de la botanique ou encore de la géologie. Biologiste de formation, Pierre Giraudon (né en 1923) a participé en France au développement de la « Bioplastie », une technique qu’il découvre à la fin des années 1940, à la faveur d’un voyage outre-Atlantique, alors qu’il est nommé à l’Institut de Biologie de Montréal. « C’est à cette époque que se développe aux Etats-Unis cette technique de la « Bioplastie », consistant à inclure dans une matière synthétique des éléments réels provenant du monde végétal, minéral ou animal. » Ainsi enveloppés dans un bloc transparent, coulé et poli, ces fragments de la nature sont aisément observables. « La finalité est avant tout pédagogique : rendre accessible à tous le monde végétal et le monde animal. » A son retour en France, Pierre Giraudon créé en 1953 la « Société Bioplastique » et établit un premier catalogue de 150 pièces agréées par l’Éducation nationale. « Les ateliers Giraudon sont dès lors sollicités pour la réalisation de matériel pédagogique. Ils collaboreront notamment avec le Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, le Palais de la Découverte ou la Cité des Sciences et de l’Industrie de la Villette », explique le commissaire-priseur qui dispersera aux enchères le 21 février à Blois une trentaine d’œuvres provenant des ateliers de Pierre et Christine Giraudon.

 

 

Du matériel pédagogique aux sculptures et meubles en résine

En parallèle de leurs productions pédagogiques, les ateliers Giraudon livrent des sculptures monumentales, à l’instar de la fontaine des Champs-Elysées ou du mascaron à tête de lion du drugstore Publicis. « Ils produiront également des reproductions de certaines œuvres d’Auguste Rodin pour le musée, comme Le Baiser, Le Penseur ou encore Victor Hugo », précise Guillaume Cornet. Issue d’une famille de tisserands, les Plasse le Caisne, Christine Giraudon a côtoyé les cercles artistiques, nouant des relations avec Moly-Sabata ou les chantres du Cubisme comme Albert Gleizes. « Les ateliers Giraudon ont également travaillé de concert avec de grandes maisons de luxe françaises, comme la maison Dior ou Hermès, réalisant notamment des vitrines. Des clients du monde entier, originaires de Russie, des Etats-Unis ou des Emirats arabes unis leur ont commandé de nombreux projets de décoration. » La vente rend compte de leur savoir-faire, à travers notamment un ensemble de pièces de mobilier en résine, une matière que travaille encore aujourd’hui Constance Giraudon. « L’histoire des ateliers Giraudon et de la société Bioplastique n’est peut-être pas terminée », souligne le commissaire-priseur. « Nous nous sommes bien amusés… On peut aller plus loin », conclut quant à elle Christine Giraudon. 

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