La maison Vermot et Associés présente, quelques jours avant Noël, les trésors d’Ana et James Melikian, un couple d’origine arménienne vivant en Arizona. Ils ont rassemblé un étonnant ensemble d’objets et manuscrits autour des religions.
« Les livres, manuscrits, objets liturgiques de cet ensemble sont issus de cultures très différentes. Parmi les 273 lots inscrits au catalogue, nous avons des pièces arméniennes, mais aussi éthiopiennes, russes ou portugaises », décrit la commissaire-priseur Bertille Julin. La collection présentée par Vermot & Associés le 21 décembre à Paris a été rassemblée par un couple d’origine arménienne installé à Phoenix, en Arizona. « Ils souhaitent faire d’autres achats, c’est la raison de cette vente », ajoute la commissaire-priseur.
Un rare Coran éthiopien ou soudanais de 1773
L’une des pièces maîtresses de la collection est un Coran éthiopien ou soudanais de 1773, présenté dans sa reliure d’origine. « Il contient une introduction et un index orthographique exposant les principes selon lesquels il a été copié, visant à faciliter une lecture correcte du Coran », précise la commissaire-priseur qui annonce pour ce lot une estimation comprise entre 20 000 et 25 000 euros. Autre pièces importantes de cet ensemble : un crucifix en argent émaillé arménien du XVIIIe siècle (350 à 550 euros) et le livre de commentaires sur les Psaumes de David en arménien daté de 1687 (2 000 à 3 000 euros). « Même si ce ne sont pas les objets les plus importants en termes d’estimation, ce sont les plus représentatifs de cette collection« , précise Bertille Julin.
L’intérêt du couple pour les cultures religieuses de différents pays a également entraîné l’achat de quelques pièces européennes, en particulier des bibles très anciennes. Retenons pour ce chapitre une Bible de 1666 imprimée à Amsterdam, et contenant 160 gravures (8 000 à 10 000 euros), il s’agit de la première Bible imprimée en arménien classique selon la traduction des Pères arméniens. Et une autre publiée par l’abbé Mékhitar de Sébaste et imprimée à Venise en 1733 (5 000 à 8 000 euros).
Par Vermot & Associés à Paris le 21/12/2025 : Khatchkar (croix de pierre), XIVe-XVe siècle
Pierre commémorative typique de pélérins arméniens qui se sont rendus dans un lieu saint.
Grande croix centrale au décors d’entrelacs entourée de quatre cercles comportant des lettres capitales qui sont des abréviations classiques : ՏՐ pour Seigneur, ԱԾ pour Dieu, ՅՍ pour Jésus et ՔՍ pour Christ. pour Christ. Dans la partie inférieure avec deux petites croix byzantines de part et d’autre de la croix centrale. Dans la partie basse, une inscription en arménien sur trois lignes que le
Prof. Nersessian a traduit comme suit : Que cette croix soit un intercesseur pour Oskan, Hambari, Varekin, Grigorin.
48 x 33 x 5 cm environ. Voir le lot
Par Vermot & Associés à Paris le 21/12/2025 : Icône triptyque éthiopienne double face
Tempera sur panneau de bois recouvert d’un gesso.
Sur une face, sur le panneau central la Vierge à l’Enfant entourée d’archanges. Sur le volet gauche, Gabra Manfas Qeddus est représenté au-dessus de deux rangées de saints. Le volet droit représente la Crucifixion au-dessus d’un autre saint équestre tuant un païen.
Sur l’autre face, le panneau central représente deux grands saints abbés debout, Takla Haymanot and Ewostatewos, au-dessus d’une rangée de cinq saints plus petits, chacun tenant une croix. Sur le panneau de gauche, le Christ ressuscitant les âmes d’Adam et Ève est représenté au registre supérieur, et saint Georges terrassant le dragon au registre inférieur. Sur le panneau de droite, d’autres saints et une image de l’Alliance de Marie, représentant le Christ bénissant la Vierge.
Éthiopie, Gondar, XVIIe siècle, vers 1630.
32 x 25 x 3 cm (format fermé).
Provenance : Galerie Sam Fogg, Londres.
Exposition : Sacred Words And Images: Five World Religions, Phoenix Art Museum, 2012.
Une oeuvre similaire présente dans les collections de la Walter’s Gallery à Baltimore. Voir le lot
Par Vermot & Associés à Paris le 21/12/2025 : Icône triptyque éthiopienne
Tempera sur panneau de bois recouvert d’un gesso.
Au centre la Vierge à l’Enfant entourée de Saint Michel et Saint Gabriel et sur les panneaux latéraux la Crucifixion et la Résurrection du
Seigneur.
Sainte Marie porte le voile bleu dit maphorion et tient en main le mouchoir blanc des hauts dignitaires éthiopiens, le mappula.
41 x 28 cm (format fermé) et 41 x 57 cm (format ouvert).
Éthiopie, Gondar, XVIIe siècle.
Provenance : Galerie Sam Fogg, Londres.
Expositions :
– Sacred Words And Images: Five World Religions, Phoenix Art Museum, 2012.
– Ethiopia at the Crossroads, Walter’s Museum in Baltimore (décembre 2023-mars 2024), Essex Museum in Salem, Massachusetts (avril-juillet 2024) Toledo Art Museum, Ohio (août-novembre 2024) Voir le lot
Par Vermot & Associés à Paris le 21/12/2025 : Feuillet enluminé provenant d’une compilation arménienne (Ժողովածու)
Hamadan, Iran, XVIIe siècle.
279 x 195 mm.
Ce feuillet enluminé, décoré au recto et au verso, constitue une page isolée du manuscrit arménien conservé au
Musée national d’ethnologie d’Osaka (National Museum of Ethnology, Nakanishi Collection), daté de 1662.
Le recto présente une page de titre purement ornementale, imitant la page d’ouverture de l’Évangile de Saint Jean.
Le frontispice est orné de paires de lions, de pélicans et d’aigles, surmonté au centre du buste du Christ encadré de deux pélicans. Dans la partie inférieure, l’artiste a copié la structure des trois premières lettres ornées du mot Իսկզբանէ (Au commencement), empruntée au célèbre Évangile d’Eghéghis (Siounik, 1306, oeuvre du miniaturiste Sargis, Ms.10525, Matenadaran), mais a laissé le mot inachevé.
Le verso illustre une table canonique décorative, sans inscription à l’intérieur des colonnes. Le tympan est orné d’un lion ailé, tandis que les chapiteaux et les bases des colonnes prennent la forme de têtes de lions — des éléments repris du folio perdu des Évangiles d’Eghéghis, aujourd’hui conservé dans la collection de Sam Fogg (Londres, ms. 1060).
L’enluminure se distingue par une palette monochrome verte et une technique ornementale atypique, très éloignée du style des miniaturistes arméniens classiques. La discordance entre le décor et le texte, ainsi que le caractère manifestement imitatif et inachevé de la composition, suggèrent que ces enluminures furent ajoutées ultérieurement, probablement par un artiste non arménien copiant des modèles arméniens sans en comprendre la signification. Le manuscrit, dont provient cette page, fut probablement commandé pour la communauté arménienne de Hamadan, installée en Iran au début du XVIIe siècle, sous le règne du shah Abbas Ier.
Bibliographie:
– Y. Tajarian, K.Hamada, From Hamadan to Osaka, via New York: The Armenian Manuscript from Nakanishi Collection of the National Museum of
Ethnology , Manuscripts Crossing Borders Transcription, Translation, and Transference of Manuscripts in/beyond the Caucasus, INTERNATIONAL
WORKSHOP Organized by KAKENHI Project, 20 February 2024, National Museum of Ethnology (Osaka, Japan).
– Բ Չուգասզյան Հայերեն ձեռագրեր Ամերիկայի Միացյալ Նահանգներում ԲՄ [B. Chookaszian, Manuscrits arméniens aux États-Unis ,
Banber Matenadarani], n° 12, 1977, 223-227,
– Sam Fogg, Bob Miller, Manuscripts of the Christian East, London, 1996, n° 15.
– S. Der-Nersessian, L’Évangile du Maténadaran N.10525 de l’an 1306 : contribution à l’Étude de la miniature en Siwnik au XIVe siècle , RÉArm.,
tome XVI, 1982, p. 327-343.
– Ա Գեւորգյան Վայոց ձորի եւ Որոտանի մանրանկարչությունը XIII-XVII դդ Երեւան [A. Guevorguian, La Miniature de Vayots Dzor et de
Vorotan aux XIIIe-XVIIe siècles, Erévan], 2004, p. 90-97. Voir le lot
Par Vermot & Associés à Paris le 21/12/2025 : Feuillet enluminé provenant d’un évangéliaire arménien Arménie, probablement XVe-XVIIe siècle.
Encre, or et pigments sur papier.
Dimensions du feuillet : 24 x 16 cm.
Ce feuillet, provenant d’un tétraévangile, est la page de titre de l’Évangile selon saint Matthieu. L’initiale du texte est habilement formée par un ange tenant un Évangile, symbole iconographique du premier Évangéliste.
Le texte, exécuté en erkatagir (lettres capitales arméniennes), se poursuit en lettres ornithomorphes, enrichies de motifs aviaires et végétaux stylisés.
Le frontispice supérieur présente une composition architecturée d’inspiration cilicienne, entièrement rehaussée d’or. L’arrière-plan doré met en valeur un réseau d’entrelacs géométriques et de palmettes polychromes. Dans la partie supérieure, deux oiseaux affrontés encadrent une coupe ou un calice, motif symbolique évoquant la communion eucharistique et très caractéristique des manuscrits de tradition cilicienne.
La marge droite est ornée d’une décoration florale verticale se terminant par une croix patriarcale, rehaussée de bleu et d’or. Ces éléments décoratifs révèlent une parfaite maîtrise des conventions graphiques héritées de la miniature cilicienne du XIIIe siècle, tout en laissant percevoir une main plus tardive, s’inspirant directement des modèles de l’école de Hromkla ou de Grner.
Bien que la provenance du feuillet reste incertaine, le style, la palette chromatique et l’usage généreux de l’or témoignent d’une oeuvre produite dans un atelier érudit soucieux de perpétuer la tradition iconographique cilicienne.
État de conservation : petites usures et manques marginaux, restaurations anciennes visibles sur le papier, mais enluminure conservée dans un bel état de fraîcheur chromatique. La page est montée sous passe-partout noir. Voir le lot
Par Vermot & Associés à Paris le 21/12/2025 : Deux pages enluminées d’un manuscrit religieux russe
L’une représente le Christ devant le Grand Prêtre, en dessous Pierre reniant le Christ et Judas se cachant dans le coin inférieur. L’autre représente le Christ arrêté par des soldats romains, avec au-dessus une scène énigmatique du Christ dans un ruisseau, secouru, ou peut-être attaqué, toujours par des soldats romains, dont deux ont une corde autour de son auréole.
Peintures charmantes, naïves et vivantes, probablement destinées à illustrer la section de la Passion d’un lectionnaire de l’Évangile.
Russie, seconde moitié du XVIIIe siècle, 21 x 17 cm.
2 feuillets présentés sous cartonnage et passe-partout.
Provenance : Charles Edwin Puckett, medieval manuscripts and rare books, Dallas, Texas. Voir le lot
Par Vermot & Associés à Paris le 21/12/2025 : Deux feuillets enluminés avec inscriptions en arménien, XIIIe siècle
Manuscrits sur papier.
Monde copte, probablement Égypte, XIIIe siècle.
41,5 x 33 cm la feuille.
Importants témoins de l’art chrétien oriental du XIIIe siècle, ces deux feuillets proviennent très vraisemblablement d’un manuscrit copte ayant circulé en milieu arménien, comme en témoignent deux inscriptions marginales en arménien.
Les miniatures, d’une grande force expressive, présentent des scènes du Jugement Dernier et de la
Pesée des Âmes, réparties en deux registres : dans la partie supérieure, la Déisis – Dieu le Père, la Vierge et saint Jean-Baptiste – chacun figuré sous une arcade architecturale ogivale et entouré de palmiers stylisés, tandis que dans la partie inférieure figure un archange tenant une âme emmaillotée à côté d’une balance, face aux démons symbolisant les puissances infernales.
Une bande ornementale centrale, finement travaillée de rinceaux végétaux et de symboles des quatre Évangélistes, sépare les deux zones. La chevelure blanche de la Vierge, de Dieu le Père et de l’Archange constitue un détail iconographique exceptionnel.
Deux inscriptions en arménien, situées près de la balance, se lisent Դատաստան և Կշիռ (le Jugement et la balance), témoignant vraisemblablement d’une réutilisation ou d’une circulation de la feuille dans un contexte arménien.
L’autre feuillet présente une décoration en forme de table des canons, composée de trois colonnes, ou bien un tempietto surmonté d’une croix symbolisant la Croix de la Seconde Parousie. La miniature comprend une registre central qui divise la page en deux parties. Sur ce registre, un lion occupe le centre, flanqué de deux harpies. En dessous, les colonnes sont ornées de rideaux rouges torsadés, avec des cruches suspendues entre elles. Dans la partie inférieure du feuillet, une autre inscription arménienne, écrite à l’encre rouge sur quelques lignes, est visible, mais elle demeure illisible.
Les formes des visages et leurs yeux allongés, les types d’arbres et de plantes, les ornements végétaux ainsi que l’usage abondant du rouge et du vert émeraude rapprochent ces scènes de deux manuscrits coptes du XIIIe siècle : le manuscrit n° 1 de l’Institut catholique de Paris et le Copte n° 13 de la Bibliothèque nationale de France. Voir le lot
Par Vermot & Associés à Paris le 21/12/2025 : Coran éthiopien ou soudanais, 1773
Très beau et rare exemplaire manuscrit d’un Coran provenant d’Afrique subsaharienne daté de 1773. Il contient une introduction et un index orthographique exposant les principes selon lesquels il a été copié, visant à faciliter une lecture correcte du Coran.
Papier, encres noires et colorées. 17 lignes d’écriture l’encre à noire par page, titres de sourates en rouge, vocalisation en noir, rouge et vert, marges encadrées de rouge et de bleu, et un commentaire marginal en zigzag disposé en diagonale en rouge.
Reliure en cuir d’origine avec médaillon central et coins estampés.
32 x 21,5 cm.
Provenance : Galerie Sam Fogg, Londres. Voir le lot
Par Vermot & Associés à Paris le 21/12/2025 : La Bible (Աստուածաշունչ), 1733
Venise, publiée par l’abbé Mékhitar de Sébaste, imprimée par Antoni Bortoli, Venise, 1733.
In-4° (24,2 x 14,2 cm) ; 10 pages, 1280 (=1290) pages à double colonne, la préface est sur une seule colonne. Pagination en lettres arméniennes et chiffres arabes.
Frontispice et 156 vignettes gravées sur bois. Le texte est orné de lettrines, bandeaux et culs-de-lampes.
Bel exemplaire. Belle reliure en velours cramoisi ornée de broderies au fil d’or et fermoir d’argent. Tranches dorées. Voir le lot
Par Vermot & Associés à Paris le 21/12/2025 : La Bible (Աստուածաշունչ), 1733
Venise, publiée par l’abbé Mékhitar de Sébaste, imprimée par Antoni Bortoli, 1733.
In-4° (24,2 x 14,2 cm) ; 10, 1280 pages (=1290 pages) à double colonne, la préface est sur une seule colonne. Pagination en lettres arméniennes et chiffres arabes.
Frontispice et 156 vignettes gravées sur bois. Le texte est orné de lettrines, bandeaux et culs-de-lampes.
Reliure en cuir d’époque avec ajouts de plaques d’argent.
Première bible arménienne imprimée à Venise grâce aux efforts de Mekhitar vardapet de Sébaste, fondateur de l’ordre des Mekhitaristes.
D’après la préface, cette édition de la Bible, comprenant l’Ancien et le Nouveau Testament, a été soigneusement conçue d’après l’édition d’Amsterdam de 1666. Elle est imprimée sur un papier de haute qualité, avec des illustrations raffinées et une typographie élégante. Voir le lot
Par Vermot & Associés à Paris le 21/12/2025 : Les Psaumes de David et le Calendrier abrégé, 1789
Venise, imprimé pour le monastère Saint-Lazare par Antonio Bortoli, 1789.
In-8°, (12,3 x 7 cm), 368+ 40 pages avec de nombreuses gravures sur bois de scènes bibliques (la partie calendrier porte la date de 1733, date de la première édition).
Couverture brodée aux fils d’argent sur la reliure en cuir, représentant la Crucifixion sur un plat et la Vierge à l’enfant sur l’autre, dans un style populaire.
Le texte brodé autour est la prière de Saint Nersès le Gracieux (Սուրբ Ներսէս Շնորհալի), Avec foi je confesse (Հավատով Խոստովանիմ), verset 14 : Toi qui prends soin des créatures, par le signe de ta Croix, préserve mon âme et mon corps des illusions du péché, des tentations des démons et des hommes iniques et de tous les périls de l’âme et du corps. Aie pitié de tes créatures et de moi, si grand pécheur.
Présenté dans un coffret de protection. Voir le lot
Par Vermot & Associés à Paris le 21/12/2025 : Jean de Constantinople (Յովհաննէս Կոստանդնուպոլսեցի), Commentaires sur les Psaumes de David, (Պարզաբանութիւն Սաղմոսացն Դաւթի), 1687
Venise, imprimé par Naabiet de Gulnazar (Նահապետ Գյուլնազարի), 1687.
In-4° (17 x 11,5 cm), 810 sur 844 pages (manque 34 pages : pp. 91-94, 99-102, 107-110, 115-118, 131-134, 139-142, 147-150, 177 ). 12 (au lieu de 14) gravures pleine-page. Complet du portrait gravé de khodja Nahapet de Gulnasar, tenant un rameau d’olivier, entouré de l’inscription en arménien : Mais moi, tel un olivier fécond dans la maison de Dieu, j’ai espéré en la miséricorde divine, en l’an des Arméniens 1137 et surmonté de ses armoiries (une rose avec ses épines). Inscriptions à l’encre et manque sur le haut de la page de titre. Taches et usures du papier. Déchirures restaurées.
Reliure restaurée avec conservation des plats.
Le riche marchand de soie Nahabed fils de Gulnazar, du village d’Agulis dans le Nakhitchévan, s’installa à Venise où il rencontra le vartabed Jean de Constantinople. Celui-ci, formé à Rome, exerça son apostolat d’abord à Marseille puis à Venise. Le marchand finança l’impression de trois livres préparés par l’écclésiastique, en langue populaire arménienne. Voir le lot
Par Vermot & Associés à Paris le 21/12/2025 : Jean de Constantinople (ՅովհաննէսԿոստանդնուպոլսեցի), Commentaires sur les Psaumes de David (Պարզաբանութիւն ՍաղմոսացնԴաւթի), 1687
Venise, imprimé par Naabiet de Gulnazar (ՆահապետԳյուլնազարի), 1687.
In-4° (17 x 11,5 cm), 828 pages. Les pages 1 (titre) à 8 manquantes et remplacées par une copie manuscrite ancienne. De même les pages 809 à 828.
10 gravures sur bois pleine page (manque le portrait frontispice de khodja Nahabed de Gulnazar). Notes manuscrites concernant des dons, l’un datant de 1699 et l’autre de 1744.
Papier parfois restauré de façon grossière dans les angles ou les marges.
Belle reliure moderne en cuir. Voir le lot
Par Vermot & Associés à Paris le 21/12/2025 : Une croix de bénédiction en vermeil filigrané
Autrefois présentée comme une fabrication éthiopienne, on estime aujourd’hui qu’elle a été fabriqué en Arménie.
H : 28 cm.
Arménie, fin XVIIIe siècle.
Poids : 211,2 gr
Provenance: Galerie Sam Fogg, Londres. Voir le lot
Par Vermot & Associés à Paris le 21/12/2025 : Très beau petit crucifix émaillé
Pendentif en argent émaillé bleu, vert et jaune. Croix avec le Christ entouré à chaque extrémité des branches par un chérubin, croisée avec des motifs végétaux, la chaînette de suspension avec deux anneaux se terminant par une fleur.
Travail arménien, Césarée de Cappadoce (Kayseri), XVIIIe siècle.
H : 6,5 cm (10,5 cm avec la chaîne). L : 5,2 cm.
Poids brut : 33 g.
Provenance : Bonhams, 9-16 November 2021, Londres, New
Bond Street, Islamic and Indian Art Online Vente, lot 96 A.
Pour des oeuvres similaires : Sylvie Merian, The Armenian silversmiths of Kesaria/Kayseri in the sixteenth and seventeenth centuries, Armenian Kesaria-Kayseri and Cappadocia, 2013, p. 117-185. Voir le lot
Reflets des us et coutumes arméniens
Du côté des objets, une rare croix de pierre du XIV ou XVe siècle (9 000 à 12 000 euros) illustre une coutume arménienne : il s’agit d’une pierre commémorative typique de pèlerins qui se sont rendus dans un lieu saint. C’est le cas également d’une croix de bénédiction en vermeil filigrané (5 000 à 8 000 euros), fabriquée au XVIIIe siècle en Arménie et achetée par le couple auprès d’une galerie londonienne.
La commissaire-priseur ajoute qu’un autre lot suscite déjà beaucoup d’intérêt. Il s’agit de deux feuillets enluminés avec des inscriptions en arménien du XIIIe siècle (6 000 à 7 000 euros). Ces feuillets viennent du monde des chrétiens coptes, et probablement d’Egypte, mais devaient appartenir à un manuscrit ayant circulé dans le monde arménien, car des inscriptions en arménien sont visibles dans les marges. Les miniatures représentées présentent des scènes du Jugement Dernier et de la Pesée des Âmes.
A noter que cette vente est une première partie puisque la suite de la collection sera présentée aux enchères au printemps.