Des souvenirs de généraux en vente à Saint-Martin-des-Champs

24/04/2026

Plusieurs collections forment le catalogue de la maison de vente Dupont et associés pour le 27 avril. Certaines sont issues par succession d’officiers français : les généraux Maxime Weygand et de la Jaille.

 

L’expert Gaëtan Brunel précise immédiatement : les souvenirs du général Maxime Weygand ont déjà donné lieu à une première vente, et une partie a été donnée au musée de l’Armée. L’ensemble présenté par Dupont et Associés le 27 avril vient d’une autre branche familiale, et compte environ environ 55 lots : « Nous avons ses décorations ainsi que des pièces qu’il possédait à titre personnel car il aimait le Premier Empire et avait acheté quelques petits choses ».

 

La collection du général Maxime Weygand

Commençons avec deux simples stylos estimés entre 2 500 et 3 000 euros : « il s’agit peut être d’un cadeau offert au Maréchal Foch lors d’un voyage aux Etats-Unis en 1921, il porte le nom de Foch et la date », décrit l’expert qui ajoute pour l’anecdote que ce modèle de porte-mine et porte-plume était vendu par la marque Waterman comme « le stylo de la paix » puisqu’il aurait été utilisé pour signer le Traité de Versailles en 1919.

Le général Maxime Weygand (1867-1965) a été l’une des grandes figures militaires françaises du XXe siècle. Il est aux responsabilités et proche de Foch durant la Première Guerre mondiale, devient en 1918 major-général des armées alliées. Dans l’entre-deux-guerres, sa carrière se poursuit « au Levant », actuel Liban. C’est probablement de là qu’il a rapporté les deux sabres dit « shamsher », offerts par les escadrons Tcherkesses en 1923 ou 1939 (1 000 à 1 500 euros l’un).

Maxime Weygand est rappelé en mai 1940 pour succéder au général Gamelin et tenter de réorganiser la défense française déjà mal en point. Nommé ministre du gouvernement de Vichy durant quelques mois avant d’être envoyé en Afrique du Nord, il sera arrêté par les Allemands en 1942. Libéré à la fin de la guerre, Weygand refuse en 1951 la dignité de Maréchal de France. Dans sa collection personnelle figuraient également sept gouaches réalisées par son ami Lucien Rousselot (1900-1992) : « Ce grand peintre militaire a notamment représenté des régiments auxquels a été affecté Weygand mais à travers les âges et dans le détail des uniformes », explique Gaëtan Brunel. A découvrir donc, le 9e régiment de dragons, 7e Hussards Cie d’élite (300 à 400 euros), ou les Lauzun Hussards de Louis XVI, régiment de cavalerie, devenus 5e hussards (250 à 300 euros).

 

 

Des souvenirs du général Charles de la Jaille

Quatorze lots de la vente viennent d’un autre général, Charles de la Jaille (1936-1925). Né marquis dans une famille originaire de Guadeloupe, il a notamment participé à la charge de Balaklava en Crimée en 1854 et à la guerre de 1870 en France, lors de laquelle il fait partie de l’escorte impériale et de la bataille de Gravelotte. Le général a reçu plusieurs décorations qui figurent dans la vente, dont l’ordre de Saint Olaf suédois (1 200 à 1 500 euros) ou l’ordre impérial de la Légion d’Honneur époque Second Empire (200 à 250 euros).

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