À la Galerie de Chartres, l’engouement pour les poupées mannequins ne faiblit pas, porté cette fois par une nostalgie inattendue pour les modèles des années 1990-2000.
La Galerie de Chartres, spécialisée dans la vente de jouets, a organisé le 6 juillet une vente consacrée aux poupées mannequins des marques emblématiques Mattel, Corolle, Bella et Gégé, la plupart provenant d’une seule et même collection. Les 291 lots de cette vacation ont trouvé preneur pour un total de 22 600 euros. Cette dispersion est composée en grande partie des poupées d’une collectionneuse aujourd’hui décédée, « excepté celles de Corolle », précise la commissaire-priseur Elsa Gody-Baubau, qui ajoute : « Elle a accumulé ces jouets toute sa vie, avec je crois un plaisir à les habiller. »
Des modèles vintage aux pièces des années 2000
Les poupées présentées à la Galerie de Chartres couvrent quatre décennies de production. Parmi les pièces les plus anciennes, une Barbie Pony Tail blonde de Mattel a été adjugée 73 euros (avec frais). À l’autre extrémité de la chronologie, une Bathing Suit pour Barbie Fashion Frames Wall Decor (Barbie Collectibles, 2003) est partie pour 49 euros (avec frais).

« Ces ventes sont toujours un régal », affirme Elsa Gody-Baubau, « encore une fois, quasiment tous les lots ont été adjugés. » Pourtant, cela n’avait rien d’une évidence : en dehors des pièces particulièrement rares, comme la poupée blonde Bella Tressy adjugée 244 euros (avec frais), « celles des années 1960-1970 peinent parfois à séduire les acheteurs. Cependant, nous avons commencé à proposer dans nos ventes des modèles plus récents, notamment des années 1990 et 2000, et à ma grande surprise, ce fut un carton. » Ainsi, une Barbie Mattel Lingerie, Fashion Model, Silkstone (Barbie Collectibles, 2002) s’est négociée 171 euros (avec frais).
La nostalgie, moteur d’un marché de niche
La commissaire-priseur explique cet engouement par un effet de nostalgie, avec « des enchérisseurs qui souhaitent se procurer des jouets ayant fait partie de leur enfance ». Un public par ailleurs très mixte, « essentiellement français mais qui peut également venir de différents pays d’Europe comme la Belgique ». Un marché de niche donc, « aussi méconnu que dynamique ».
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