Entreposés depuis 40 ans dans un grenier d’Ille-et-Vilaine, deux tableaux de l’atelier de Jean-Baptiste Santerre, deux bustes de Louis-Henri Nicot et une collection de pièces d’argent Louis XIV ont été découverts lors d’un inventaire par le commissaire-priseur Pierre-Guillaume Klein. Des trésors qui seront dévoilés lors de la prochaine vente organisée par Ouest Enchères Publiques le 21 janvier à Vezin-le-Coquet, près de Rennes.
La prochaine vente organisée par Ouest Enchères Publiques promet de susciter le frisson propre à la découverte de trésors oubliés. La maison de vente dévoilera en effet le fruit d’un inventaire mené par le commissaire-priseur Pierre-Guillaume Klein, comprenant une collection de pièces d’argent Louis XIV, deux tableaux de l’atelier de Jean-Baptiste Santerre et deux bustes de Louis-Henri Nicot. Autant de trésors qui sommeillaient depuis quarante ans dans un grenier d’Ille-et-Vilaine.
Une collection de pièces d’argent Louis XIV et des portraits de l’atelier de Jean-Baptiste Santerre
Sorties de leur sommeil par l’œil expert du commissaire-priseur, les pièces d’argent Louis XIV surfrappées incarnent à elles seules tout un pan de l’Histoire de France. Elles illustrent en effet l’usage de la technique monétaire dite de réformation. « Il s’agit d’une technique apparue en France à la fin du règne de Louis XIV, en 1690, qui consistait à frapper de nouveaux types monétaires sur des flans d’anciens types afin d’économiser les coûts de refonte. Cela permettait également de dévaluer la monnaie en temps d’inflation, une aubaine pour le trésor royal », précise Pierre-Guillaume Klein. En hasardant plus loin son regard dans la pénombre de la pièce, le commissaire-priseur a fait la découverte de deux œuvres de l’atelier du célèbre peintre Jean-Baptiste Santerre (1651-1717), rendant justement hommage à la beauté révélée au sein de l’obscurité : Le dessin et La Lecture, réalisées autour de 1720. « Inspirée de Godfried Schalcken, une version de La Lecture est conservée au musée de Pouchkine à Moscou. Nous avons décidé de ne pas séparer ces compositions très tendres liées par l’histoire depuis tant d’années ! Les paires sont assez rares ce qui expliquent une estimation comprise entre 8 000 et 12 000 euros », poursuit Pierre-Guillaume Klein.
École Française vers 1720 atelier de Jean Baptiste Santerre. Le dessin et La lecture. Paire de toiles. Hauteur : 65 cm. Largeur : 80 cm. Estimation : 8 000 – 12 000 euros.
Enfin, deux visages de marbre rieurs ont été révélés dans cette caverne aux merveilles : deux bustes du sculpteur rennais Louis-Henri Nicot (1878-ca. 1944). « Les années de formation du sculpteur chez Falguière et Mercié lui valent de rester, tout au long de sa carrière, très attaché aux formules académiques et classiques tout en y associant une certaine modernité, comme en témoignent ces deux charmants bustes de la même jeune femme, l’un partiellement drapé, l’autre dévoilant sensuellement sa poitrine et intitulé Jeunesse », détaille Pierre Guillaume-Klein.
[A gauche] Louis-Henri Nicot (1878-1944). « La Jeunesse ». Hauteur : 54.5 cm. [A droite] Louis-Henri Nicot (1878-1944). Buste de femme, au sein dénudé. Hauteur : 58 cm. Chaque buste est estimé entre 500 et 800 euros.
Deux portraits de personnes de qualité découverts dans un appartement rennais
Deux portraits inédits, également révélés à la faveur d’un inventaire, cette-fois dans un appartement de Rennes, ont attiré l’attention du commissaire-priseur Pierre-Guillaume Klein. Ils étaient dissimulés derrière un meuble où ils furent protégés de la lumière. Le premier, un Portrait d’une dame de qualité, est attribué à l’entourage d’Adélaïde Labille-Guiard (1749-1805), l’une des meilleures portraitistes de son temps. Accueillie à la cour de Versailles, cette élève de Quentin de La Tour devint la «Peintre des Mesdames », un titre faisant allusion à ses portraits des tantes du roi Louis XVI. « Miniaturiste et pastelliste de talent, elle se démarque par l’expressivité des visages, ainsi que par les textures et les mouvements des étoffes qu’elle représente. En 1783, elle entre à l’Académie Royale de peinture et de sculpture, où ses talents sont pleinement reconnus. En pénétrant ainsi dans le temple masculin de l’art, elle devient un symbole de réussite artistique et professionnelle féminine », raconte Pierre-Guillaume Klein. Les influences caractéristiques de l’artiste se manifestent dans le style de cette toile élégante aux nuances nacrées. Le second tableau, une huile sur toile de 1851 signée de Claudius Jacquand (1804-1878), représente quant à lui le portrait du général Arnaud Rogé (1804-1878) dans son uniforme de cérémonie, doté de ses nombreuses décorations, dont la Grand-Croix de la Légion d’honneur, le cordon de la Légion d’honneur et la Croix de l’Ordre de Saint-Louis.
Ecole Française vers 1780, entourage de Madame Labille-Guiard. A gauche, Portrait d’une dame de qualité estimé 3 000 à 5 000 euros. A droite, Portrait d’homme à le redingote violette, estimé 1 000 à 1 500 euros
Des porte-montres d’époque Louis XVI et des tasses Louis-Philippe
Aux côtés des œuvres découvertes dans le grenier d’Ille-et-Vilaine et dans l’appartement rennais, une riche sélection de pièces de mobilier et de curiosités collectées aux quatre coins de la Bretagne complètent le catalogue de la vente du 21 janvier, avec notamment deux porte-montres représentants les profils d’Henri IV et de son fidèle Sully, une création de la Maison Wedgwood & Bentley (1768-1780) datant de l’époque Louis XVI. « Ce sont de véritables pièces de musées. Des exemplaires similaires sont en effet conservés au musée Victoria and Albert à Londres », s’enthousiasme Pierre-Guillaume Klein. Une pendule en bronze ciselé, doré et patiné noir trône aux côtés de ces portraits miniatures. « Nous partons au château de Fontainebleau avec cette pendule figurant « l’inquiétude maternelle » et dont un exemplaire fût livré au château par Bailly en 1806 », poursuit le commissaire-priseur. Les enchérisseurs seront certainement amusés par le lot présentant quatre boulets de canon en fonte montés sur des socles cartographiant à la va-vite le lieu des batailles de Waterloo, un souvenir cuisant de la défaite napoléonienne, avant de s’émerveiller devant le raffinement de deux tasses au monogramme du roi Louis-Philippe (1773-1850). « Elles ont été réalisées pour le château des Tuileries par la Manufacture de Sèvres, et nous replonge dans l’Histoire… Si seulement elles pouvaient parler ! » La vente présentera enfin deux œuvres notables plus contemporaines, dont un paravent mondrianesque de l’artiste Nadège Gerboin, récompensée par le premier prix du concours des métiers d’arts de 2010. « Touchée par le travail de Piet Mondrian, à l’instar d’Yves Saint-Laurent et de sa fameuse robe, l’artiste a façonné son œuvre entièrement à la main durant près de 1 200 heures en collaboration avec de jeunes ébénistes en apprentissage à l’école d’Arsonval à Joué-Lès-Tours », conclut Pierre-Guillaume Klein.
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Par SARL OEP – OUEST ENCHERES PUBLIQUES à Vezin-le-Coquet
le 21/01/2023 : Maison WEDGWOOD & BENTLEY (1768-1780).
Médaillon formant porte-montre à l’encadrement en bronze ciselé à fronton fleuri enchâssant une plaque ovale en faïence noire au profil en bas-relief de Maximilien de BETHUNE duc de SULLY. Marqué au revers.
Époque Louis XVI.
Dim. totale : Haut. : 8.5 cm – Larg. : 6.5 cm
Un modèle comparable au profil de Sully conservé au musée du Victoria & Albert à Londres.
Un modèle similaire de la collection Jean-Claude DELAUNEY a été présenté aux enchères le 24 octobre 2019 par BEAUSSANT LEFEVRE sous le lot numéro 576. Voir le lot
Par SARL OEP – OUEST ENCHERES PUBLIQUES à Vezin-le-Coquet
le 21/01/2023 : Pendule en bronze ciselé, doré et patiné noir. Le cadran émaillé blanc indique les heures en chiffres romains. Il est ceint d’angelots et de rinceaux stylisés. La caisse flanquée de protomé de lion ailé repose sur des pieds toupies et un soubassement orné de papillons s’abreuvant à une fontaine. A l’amortissement une femme, au pied duquel est allongé un chien, soulève un drap pour contempler un enfant qui pourrait être le Roi de Rome (usures et petits chocs). Suspension à fil.
Époque Empire.
Haut. : 43 cm – Larg. : 32 cm – Prof. : 14 cm
Un modèle similaire reproduit dans l’ouvrage de ROUSSEL à la planche 376.
Un exemplaire similaire à notre pendule fut livré par BAILLY pour la Chambre de Madame MARAIS à FONTAINEBLEAU en octobre 1806.
Bibliographie : Pendule et Bronze d’Ameublement entrés sous le Premier Empire par Jean-Pierre SAMOYAULT, musée national du Château de Fontainebleau à la page 59. Voir le lot
Par SARL OEP – OUEST ENCHERES PUBLIQUES à Vezin-le-Coquet
le 21/01/2023 : Maison WEDGWOOD & BENTLEY (1768-1780).
Médaillon formant à l’encadrement en bronze ciselé à fronton fleuri enchâssant une plaque ovale en faïence noire au profil en bas-relief du bon roi Henri IV. Marqué au revers.
Époque Louis XVI.
Dim. totale : Haut. : 8.5 cm – Larg. : 6.5 cm
Une plaque au profil du roi Henri IV en faïence bleue et blanche de cette manufacture est conservée au musée Victoria & Albert à Londres et datée de 1776.
Un modèle similaire de la collection Jean-Claude DELAUNEY a été présenté aux enchères le 24 octobre 2019 par BEAUSSANT LEFEVRE sous le lot numéro 576. Voir le lot
Par SARL OEP – OUEST ENCHERES PUBLIQUES à Vezin-le-Coquet
le 21/01/2023 : Manufacture de SEVRES pour le Château des Tuileries.
Tasse et sa soucoupe en porcelaine à décor polychrome et or sur fond rose du monogramme royal accosté de deux putti, la bordure à décor de frises de lierre (petits éclats). Marqués au revers.
Haut. totale : 8 cm – Diam. : 13.5 cm Voir le lot
Par SARL OEP – OUEST ENCHERES PUBLIQUES à Vezin-le-Coquet
le 21/01/2023 : Ensemble de quatre boulets en fonte présentés pour deux d’entre eux sur des socles en bois marqué Soleil Royal (l’un détaché), les deux autres montés sur des bornes en bois laqué noir portant les inscriptions Waterloo Plancenoit pour l’une et Mont Saint Jean pour l’autre, accompagnés de la date du 18 juin 1815.
Haut. : de 10 cm à 29 cm Voir le lot
Par SARL OEP – OUEST ENCHERES PUBLIQUES à Vezin-le-Coquet
le 21/01/2023 : D’après Michel-Ange (1475-1564).
Laurent de Médicis dit le Magnifique.
Statue en bronze à patine brune marquée F. BARBEDIENNE FONDEUR (légères usures à la patin, petites oxydation).
Haut. : 54 cm
Notre bronze est tiré de l’oeuvre du grand sculpteur de la Renaissance Michel-Ange. Celui reçoit commande de la famille Médicis en 1520 pour construire le cénotaphe de Laurent le Magnifique (1449-1492) en l’église San Lorenzo de Florence. Ami des arts, politicien avisé Laurent de Médicis fut l’une des grandes figures de l’humanisme si cher à Marcel Ficin.
Son tombeau fait partie des oeuvres majeures de Michel-Ange qui sculpta un autre cénotaphe dans la même église pour son frère Julien de Médicis. L’artiste les figure tous deux en militaire vêtu à l’Antique, sans doute une référence à la fonction de capitaine de l’Eglise mission que leur a confié par Léon X leur oncle. Laurent méditant incarne la vie contemplative quand son frère Julien figure la vie active.
Michel-Ange accompagnera ses oeuvres de figures allégoriques d’Allégories figurant le Jour et la Nuit – Le Crépuscule et l’Aurore. La renommée de ces sculptures est telle que plus de 300 ans plus tard elles seront reprises, grâce au procédé Collas, par les grands fondeurs éditeurs comme Barbedienne.
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Par SARL OEP – OUEST ENCHERES PUBLIQUES à Vezin-le-Coquet
le 21/01/2023 : Boris TABACOFF (1927-1985).
Suite de quatre fauteuils à l’assise enveloppante en Altuglas soutenu par un pied courbe reposant sur un cerclage en métal anciennement chromé (sans housses, oxydations, rayures, état d’usage).
Vers 1970.
Haut. : 71 cm – Larg. : 56.5 cm – Prof. : 50 cm
On joint :
Quatre coussins en mousse à recouvrir. Voir le lot
Par SARL OEP – OUEST ENCHERES PUBLIQUES à Vezin-le-Coquet
le 21/01/2023 : Nadège GERBOIN (XXIe siècle).
« Inspiration Mondrian ».
Pièce unique paravent à trois feuilles à structure bois tendu de tissu blanc, jaune, bleu et rouge, surmonté d’un cercle retenu par une barre de plexiglass et présentant deux rangements., les charnières en robyglass. Structure en bois.
Haut. : 217 cm – Larg. totale : 160 cm – Larg. d’une feuille : 50 cm
Ce paravent, pièce unique, a été réalisé par Nadège Gerboin. Touchée par l’oeuvre de Piet Mondrian, à l’instar d’Yves Saint-Laurent et de sa fameuse robe, l’artiste a façonné son oeuvre entièrement à la main durant près de 1200 heures en collaboration avec de jeunes ébénistes en apprentissage à l’école d’Arsonval à Joué-Lès-Tours. Son oeuvre unique fut récompensée en 2010 par le 1er prix d du Concours « » Prix d’avenir, métiers d’art » organisé par l’Institut National des Métiers d’Art (https://www.institut-metiersdart.org/formations/prix-avenir-metiers-art/laureats/gerboin-nadege).
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Par SARL OEP – OUEST ENCHERES PUBLIQUES à Vezin-le-Coquet
le 21/01/2023 : Demi-Ecu Aux palmes 1695 RENNES (nettoyé).
Expertise réalisée par le Cabinet SUFFREN NUMISMATIQUE. Voir le lot
Par SARL OEP – OUEST ENCHERES PUBLIQUES à Vezin-le-Coquet
le 21/01/2023 : Demi-Ecu Aux Huit L 1692 RENNES / R2 (nettoyé).
Expertise réalisée par le Cabinet SUFFREN NUMISMATIQUE. Voir le lot
Par SARL OEP – OUEST ENCHERES PUBLIQUES à Vezin-le-Coquet
le 21/01/2023 : Demi-Ecu Aux Huit L 1692 LA ROCHELLE (nettoyé).
Expertise réalisée par le Cabinet SUFFREN NUMISMATIQUE. Voir le lot
Par SARL OEP – OUEST ENCHERES PUBLIQUES à Vezin-le-Coquet
le 21/01/2023 : Pendule en bronze figurant l’Amour vainqueur du temps ciselé et doré en demi-pilastre cannelé flanqué de tores de lauriers et enchâssant un cadran émaillé blanc signé Louis MUSSON à Paris. Il indique les heures en chiffres romains et les minutes en chiffres arabes et est surmonté d’un masque de saturne. Coiffée d’un amour assis sur une nuée au carquois et à la guirlande de fleurs. La base à contours, à frise d’entrelacs (manques dont deux pieds, accident à la suspension, balancier rapporté).
Caisse attribuée à Michel POISSON (1745- c. 1790) reçu maître en 1772.
Époque Louis XVI.
Haut. : 48 cm – Larg. : 32 cm – Prof. : 17 cm
Une pendule au modèle similaire a été présentée chez Sotheby’s le 30 juin 2016 sous le numéro 132. La caisse présentant quelques variantes à la nôtre était signée POISSON.
Ce modèle bien connu est représenté dans plusieurs ouvrages de références comme l’ouvrage de Pierre VERLET ou Pierre KJELLBERG.
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