Le 31 janvier 2019 | Mis à jour le 7 février 2019

Ernest Roman, l’impressionniste lyonnais

par Diane Zorzi

Samedi 2 février 2019 à Nîmes, vingt tableaux du peintre impressionniste lyonnais Ernest Roman seront dispersés aux enchères. Provenant de la collection familiale, ils dévoilent une œuvre au charme discret, empreinte de poésie et d’allégresse.

 

Des vues impressionnistes de la région lyonnaise

A l’aube de la modernité, Ernest Roman (1845-1910), retiré à Saint-Didier-au-Mont-d’Or, emprunte la touche impressionniste pour peindre les paysages de son enfance. Ce sont des lavandières à Saint-Jean-de-Luz, des fidèles au pied d’une église romane, une promenade au gré de la campagne lyonnaise. « Autour des années 1870, il traduit avec bonheur et poésie les sites si variés du Mont d’or lyonnais », détaille la maison de ventes Ivoire Nîmes qui dispersera aux enchères une collection privée de vingt tableaux du peintre le 2 février à Nîmes.

 

Ernest Roman (1845-1910) (attribué à), « Lavandières à Saint-Jean-de-Luz », huile sur toile, 59×91 cm. Estimation : 2 000 – 3 000 euros.

 

Ernest Roman (1845-1910), « Autoportrait en sépia », 1887, lavis à l’huile sur toile, 46×36 cm. Estimation : 6 000 – 8 000 euros.

 

Un artiste discret et solitaire

Loin du bouillonnement parisien, Ernest Roman invente un impressionnisme empreint de poésie et d’allégresse. Comme son frère aîné Georges, il se passionne très jeune pour la peinture. Mais alors que Georges se joint à Paris au groupe impressionniste, côtoyant des artistes tel Gustave Caillebotte qui brosse son portrait, Ernest reste à Saint-Didier-au-Mont-d’Or.

Là, il prend part aux expositions du Salon de Lyon et à l’exposition universelle de Lyon où il reçoit en 1872 la médaille d’argent et en 1894 la médaille d’or. « Si son frère l’enjoint à rejoindre Paris, il restera toute sa vie dans la région lyonnaise, refusant de se mêler aux courants novateurs de l’époque. »

 

 

 

Ernest Roman (1845-1910), « Réunion au pied de l’église », 1875, huile sur toile, 44×61,5 cm. Estimation : 3 000 – 5 000 euros.

 

Des œuvres rares estimées entre 400 et 8 000 euros

« Fils de soyeux lyonnais, Ernest Roman est un artiste rare sur le marché, la plupart de ses œuvres étant conservées dans la famille. » Provenant de la collection familiale, l’ensemble mis en vente est ainsi l’occasion pour les passionnés de pouvoir acquérir une œuvre de cet artiste rare et discret, dont les estimations s’étendent de 400 à 8 000 euros.

 

Ernest Roman (1845-1910), « Le nouveau pont Lafayette À Lyon », 1892, huile sur toile, 34,5×46 cm. Estimation : 2 000 – 3 000 euros.

 

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