Le 4 octobre 2019 | Mis à jour le 4 octobre 2019

Frieze London 2019 : les œuvres incontournables

par Alexia Lanta Maestrati

Malgré l’ombre d’un Brexit sans accord, Frieze London a ouvert les portes de sa 17e édition mercredi 2 octobre dans un climat favorable. Réunissant plus de 160 enseignes internationales, elle constitue avec les grands messes que sont Art Basel et la Fiac, un point névralgique pour le marché de l’art contemporain international. Voici notre sélection de huit œuvres à ne pas rater.

 

1. Les toiles colorées de Sterling Ruby

A l’entrée de la Frieze, le géant américain Gagosian consacre cette année son stand à l’artiste allemand Sterling Ruby et expose Helios. Cet ensemble, composé de toiles et d’une sculpture centrale, propose, dans des couleurs chaleureuses, un dialogue entre pratique archéologique et création en atelier. Sur le stand, les prix ne sont pas dévoilés, cependant Gagosian propose une sélection de sept œuvres de l’artiste sur la Online Viewing Room (stand virtuel de la galerie pendant la foire), allant de 45 000 à 600 000 euros. 

 

Sterling Ruby, Helios. Frieze Art Fair 2019, London. Gagosian Gallery. Photo by Linda Nylind. Courtesy Linda Nylind / Frieze.

 

2. Une toile de l’atelier de Kerry James Marshall

La galerie David Zwirner accueille le visiteur avec une toile fraîchement sortie de l’atelier de Kerry James Marshall. Figure importante de l’art contemporain, et nom récurrent des grandes ventes aux enchères new-yorkaises, sa cote est bien établie puisque l’oeuvre s’est envolée pour 3,4 millions d’euros dès les premières heures.

 

Kerry James Marshall, Car Girl 2, 2019. Frieze Art Fair 2019, London. David Zwirner Gallery.

 

3. Une sculpture d’Antony Gormley

Antony Gormley est une star de l’art contemporain britannique. Actuellement exposé à la Royal Academy of Art, le sculpteur est connu pour ses silhouettes de bronze. Ici, le spectateur rencontre un travail d’un autre genre. Fabriquée à partir d’un moulage de son propre corps, la sculpture questionne notre rapport à l’espace et au corps humain (400 0000 euros).

 

Antony Gormley, Press, 2018. Frieze Art Fair 2019, London. Thaddaeus Ropac Gallery.

 

4. Les champs magnétiques de Takis

Cette œuvres de Takis reprend le concept du magnétisme et des forces invisibles, thème central dans la carrière du plasticien grec, décédé l’été dernier. Elle est accompagnée d’une sculpture composée de débris de la seconde guerre mondiale et d’un diptyque érotique, série moins connue de l’artiste (de 40 000 à 100 000 euros). A noter qu’une rétrospective lui est consacrée en ce moment à la Tate modern jusqu’au 27 octobre.

 

Takis, Magnetic Wall, 1997. Frieze Art Fair 2019, London. The Breeder Gallery.

 

5. Le totem d’A.R. Penck

Les allées sont donc parsemées d’œuvres d’artistes dont la réputation n’est plus à faire. Ainsi le stand de la Galerie Michael Werner propose un corpus d’œuvres de l’allemand A. R. Penck. Daté des années 1980, période pivot dans la carrière de l’artiste, on y découvre notamment une sculpture en bois, hommage à l’art médiéval germanique.

 

A. R. Penck, Kleiner Totem, 1986. Frieze Art Fair 2019, London. Michael Werner Gallery.

 

6. Une installation de Nicholas Pope

La céramique connaît une véritable percée depuis quelques années. Aussi, l’enseigne britannique The Sunday Painter mise sur la redécouverte, en proposant une œuvre de Nicholas Pope, qui représenta son pays en 1982 à la Biennale de Venise. L’installation Yahweh and the Seraphim, faite de sculptures en céramique grands formats, offre ce qui pourrait être l’intérieur d’une chapelle désacralisée (250 000 euros).

 

Nicholas Pope, The Sunday Painter, Yahweh and the Seraphim, installation, 1986. Frieze Art Fair 2019, London. Michael Werner Gallery. Courtesy of the Sunday Painter

 

7. Une broderie de Chitra Ganesh

La céramique n’est pas la seule technique ancestrale à connaître un regain d’intérêt. Cette année, Frieze consacre tout un secteur, « Woven », à la broderie. On y découvre notamment les œuvres de l’Américain Chitra Ganesh d’origine indienne. La grande toile, After the Storm, propose un ensemble chaotique, où la nature reprend ses droits, rappelant l’urgence climatique. (55 000 euros)

 

Chitra Ganesh, After the Storm, 2019. Frieze Art Fair 2019, London. Gallery Wendi Norris. Photo by Linda Nylind. Courtesy Linda Nylind / Frieze.

 

8. Une installation de Julien Creuzet

Pour terminer notre sélection, notons dans la section Focus, consacrée aux artistes émergents, l’installation de Julien Creuzet (de 6 000 à 12 0000 euros), lauréat du prix Camden Arts Centre Emerging Artist Prize. Ses sculptures sont une réflexion sur le métissage et sur les caraïbes, entre passé colonial fort et impact constant des pays occidentaux sur les îles. 

 

Julien Creuzet, High Art. Frieze Art Fair 2019, London. Photo by Linda Nylind. Courtesy Linda Nylind / Frieze.

 

 

 

Photo en Une : Installation de la Simon Lee Gallery. Frieze Art Fair 2019, London. Photo by Linda Nylind. Courtesy Linda Nylind / Frieze.

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