Le 28 février 2014 | Mis à jour le 3 mars 2014

Galerie de portraits à Morlaix

par Interencheres

Alors qu’une exposition exceptionnelle sur la représentation de la figure humaine au XXème siècle se tient actuellement à Marseille à la Vieille Charité jusqu’au 22 juin 2014, Maîtres Sandrine et François Dupont proposent à la vente des 3 et 4 mars 2014 à Morlaix et en direct du Live d’Interencheres, une galerie de portraits allant du XVIe au XVIIIe siècle. Tous ces tableaux sont issus de la collection d’un même amateur d’art breton. En voici une sélection.

 .

.
.

.
Le « Portrait de dame de qualité »  d’un suiveur de Hans Eworth, daté vers 1580 fut attribué à l’école française, notamment à cause de l’inscription au revers « Jeanne d’Albret, mère d’Henri IV ». Cependant le maquillage très fardé de cette femme à l’expression figée et austère symbolise davantage la rigueur protestante anglaise.
Estimation : 2 000/3 000 euros

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.
.
.

.
En revanche le portrait d’homme daté vers 1570 attribué à l’entourage d’Etienne Dumonstier est une œuvre de l’école française. Le visage de son personnage présente une grande sérénité. Cet homme confiant doit tenir une place sociale importante. Cette peinture de belle qualité est estimée de 2 000 à 3 000 euros.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.
.
Ce très étonnant portrait présumé de Charles IX (1550-1574), certainement peint par l’un des suiveurs de François Clouet (1510-1572), se moque-t-il de la figure royale en lui assignant un strabisme ? Aucune information ne prétend pourtant que Charles IX louchait, le peintre tente peut-être ici de discréditer l’image du monarque peinte de très nombreuses fois par son mentor François Clouet. Après tout, le Roi dont les décisions ont déclenché le massacre de la Saint Barthélémy est à l’époque perçu comme un roi fanatique qui encourage les meurtres des protestants. La légende raconte même qu’il lui arrivait de leur tirer dessus à l’arquebuse depuis le balcon du Louvre. Cette œuvre pouvant être perçue comme satirique est estimée entre 2 000 et 3 000 euros.

.

.

.

.

.

.

.

 .

.

.

.
.
.
.
.
Un petit cuivre de 15,5 par 12 cm retient l’attention. Le regard très puissant et presque innocent de ce jeune homme est comme ensorcelant. Cette très jolie pièce de l’école italienne du XVIIe siècle est estimée entre 800 et 1 000 euros.
.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.
.

Enfin, le « portrait d’un gentilhomme en habit rose » pourrait être l’incarnation d’un représentant de la marine, ce qui expliquerait que cet homme au visage très doux soit placé devant plusieurs navires. A la manière de Napoléon Bonaparte, ce gentilhomme cache sa main dans l’ouverture de sa veste, posture correspondant aux « règles de la bienséance et de la civilité chrétienne ». En très bon état, cette huile sur toile de l’école française du XVIIIe siècle est estimée entre 100 et 200 euros.

.

.

.

.

.

.

.

.

Lien vers l’annonce de la vente du 3 mars

Lien vers l’annonce de la vente du 4 mars

Haut de page

Vous aimerez aussi

Expertise : un coffret rustique du XVIIe siècle

Le 17 septembre 2021 | Mis à jour le 17 septembre 2021

Doté d’un assemblage hétérogène d’essences et d’un placage de bois précieux, le coffret étudié par le maître ébéniste Jacques Dubarry de Lassale n’en demeure pas moins rustique dans sa conception. […]

Raymond Guidot, précurseur du design industriel

Le 10 septembre 2021 | Mis à jour le 17 septembre 2021

Des compositions monumentales, des tableaux et des pièces de mobilier imaginés par le précurseur de l’esthétique industrielle, Raymond Guidot, seront réunis sous le marteau de Valérie Régis le 27 septembre […]