
Estimé 70 000 € - 100 000 €
Par Audap & Associés à Paris le 16/10/2024 : Kitagawa Utamaro (1753-1806)
Oban tate-e, Edo-chō itchōme Tamaya nai Wakaume Mumeno Iroka (江戸町一丁目玉屋内若梅むめのいろか), Wakaume de la Tamaya à Edo-chō 1-chōme, Mumeno et Iroka. Fond micacé blanc. Signé Utamaro hitsu, éditeur Tsutaya Jūzaburō (Kōshodō), cachet de censeur kiwame. Vers 1793-1794. (Restaurations).
Dim. 36,9 x 24,6 cm
Wakaume était une zashikimochi (litt. " qui a sa propre suite "), le deuxième plus haut rang parmi les oiran, de la Yahachi Tamaya. Cette dernière est à ne pas confondre avec la prestigieuse Tamaya de l'angle située sur la même rue. Un de ses kamuro, enfant au service des oiran, se cache derrière elle, timide. Les kamuro étaient formés par leur oiran dans les domaines de la calligraphie, la musique et l'étiquette afin de les préparer à leur futur rôle. Dans le Yoshiwara, la beauté d'une femme n'était pas uniquement visuelle mais elle dépendait aussi de son élégance et de son éducation.
En haut à gauche de la planche, est inscrit un poème par Hachi no Nankô faisant un jeu de mots avec le prénom de Wakaume signifiant " jeune prune ".
Shiromuku no 白むくの
yuki no uchi yori 雪のうちより
saki-idete 咲いでゝ
na mo kôbashiki 名もかうばしき
Wakaume no hana 若梅の花
Fleurissant de
Sa robe blanche comme la neige
Même son nom est délicat
La fleur, Wakaume
Références :
Ce tirage a figuré dans l'exposition The Riddles of Ukiyo-e. Women and Men in Japanese Prints 1765-1865, Japan Museum SieboldHuis, Leiden, 2023. Reproduit dans le catalogue d'exposition, pp. 50-51.
Tirages similaires reproduits dans :
Asano & Clark. The Passionate Art of Kitagawa Utamaro. (1995) 2 vol. #127
Collia-Suzuki. The Complete Woodblock Prints of Kitagawa Utamaro, A Descriptive Catalogue. 2009, p. 273
Un tirage similaire conservé au Museum of Fine Arts, Boston, accession number 11.14300. Voir le lot

Estimé 50 000 € - 70 000 €
Par Audap & Associés à Paris le 16/10/2024 : Kitagawa Utamaro (1753-1806)
Oban tate-e, courtisane se maquillant les sourcils. Traces de mica sur le miroir. Signée Utamaro hitsu, éditeur Iseya Magobei, cachet de censeur kiwame. Vers 1795-1796. (Petites restaurations)
Dim. 37,9 x 25,1 cm
Une femme se regarde dans le miroir, corrigeant le maquillage sur ses sourcils. L'aspect réfléchissant du miroir est matérialisé par un mélange de pigments gris et de mica. À l'origine un objet de culte, le miroir est devenu un objet de valeur offert et précieusement conservé. Le maquillage à l'époque Edo marquait le statut social de la femme et il existait quatre types de maquillage : noircissement des dents, rasage ou maquillage des sourcils, application de rouge à lèvre et de pigment blanc sur la nuque et le cou. Les oiran de haut rang du Yoshiwara, à la pointe de la mode, suivaient les règles dédiées aux femmes de samouraï à savoir le noircissement des dents et le rasage des sourcils.
Références :
Ce tirage a figuré dans l'exposition The Riddles of Ukiyo-e. Women and Men in Japanese Prints 1765-1865, Japan Museum SieboldHuis, Leiden, 2023. Reproduit dans le catalogue d'exposition, pp. 46-47
Tirages similaires reproduits dans Asano & Clark. The Passionate Art of Kitagawa Utamaro. (1995) 2 vol. #250 Voir le lot

Estimé 70 000 € - 100 000 €
Par Audap & Associés à Paris le 16/10/2024 : Kitagawa Utamaro (1753-1806)
Oban tate-e, de la série Sugatami shichinin keshō (姿見七人化粧), Sept femmes se Maquillant Devant un Miroir en Pied, planche Naniwaya Okita. Fond micacé. Signé Utamaro ga, éditeur Tsutaya Jūzaburō (Kōshodō), cachet de censeur kiwame. Cachet de collectionneur de Wakai Kenzaburō et cachet W. S. 1792-1793. (Légèrement coupée).
Dim. 36 x 23,9 cm
Cette jeune femme observant le reflet de son visage dans le miroir peut être identifiée comme Okita, la célèbre serveuse de la maison de thé Naniwaya, du fait des traits de son visage reconnaissables, telle la légère courbe de son nez et du môn à la fleur de paulownia visible sur sa robe. Selon certaines sources, la devanture de la maison de thé Naniwaya était souvent remplie de monde car l'on traversait tout Edo afin d'admirer sa beauté. Les rues d'Edo contenaient de nombreuses maisons de thé offrant des rafraîchissements aux voyageurs. Dans la plupart des estampes d'Utamaro, Okita est représentée portant un plateau rempli de tasses de thé. Cette estampe représente la jeune femme d'une manière plus intime : la composition avec le miroir permet de la voir de face et de dos, découvrant sa nuque, considérée comme une partie sensuelle du corps, et d'apprécier ainsi sa célèbre beauté.
Bien que le titre de la série fasse référence à sept planches, seul ce tirage est connu à ce jour.
Références :
Ce tirage a figuré dans l'exposition The Riddles of Ukiyo-e. Women and Men in Japanese Prints 1765-1865, Japan Museum SieboldHuis, Leiden, 2023. Reproduit dans le catalogue d'exposition, pp. 44-45
Tirages similaires reproduits dans :
Asano & Clark. The Passionate Art of Kitagawa Utamaro. (1995) 2 vol. #65
Collia-Suzuki. The Complete Woodblock Prints of Kitagawa Utamaro, A Descriptive Catalogue. 2009, p. 218
Un tirage similaire conservé au Tokyo National Museum, n°A-10569-1847 Voir le lot

Estimé 8 000 € - 10 000 €
Par Audap & Associés à Paris le 16/10/2024 : Torii Kotondo (1900-1976)
Oban tate-e, Kamisuki (髪梳き), Peignant ses Cheveux. Signé Kotondo ga. Éditeur Ikeda Shoten. Daté Showa 8 (1933).
Dim. 47,4 x 29,7 cm
Cette planche fut éditée par Ikeda en petit nombre, cent exemplaires, avant que la matrice ne soit détruite. Les tirages étaient numérotés à la main à l'encre noire au verso. Cette numérotation manque ici.
Références :
Ce tirage reproduit dans : Uhlenbeck, Dwinger, Ouweleen, Shin hanga : Les Estampes Modernes du Japon 1900-1960, Éditions Hazan (2022) p. 113
Tirages similaires reproduits dans :
Reigle Newland, Hamanaka, The Female Image : 20th Century Prints of Japanese Beauties (2000) p. 137
Uhlenbeck, Okamoto, Jenkins et.al. The New Wave (1993) p. 203
Hayano, Zito, Takashima, Gallery Beniya, Torii Kotondo (1995) p. 11
Un exemplaire similaire conservé au Museum of Fine Arts, Boston, Accession number 35.1878 Voir le lot

Estimé 7 000 € - 9 000 €
Par Audap & Associés à Paris le 16/10/2024 : Itō Shinsui (1898-1972)
Oban tate-e, planche Datemaki no onna (伊達真紀の女 ) Femme Portant une Ceinture de Dessous. Signé Shinsui saku, éditeur Watanabe Shōzaburō. Numéroté 51/200. Daté Taisho 10 (Septembre 1921).
Dim. 43,3 x 26 cm.
Le nagajūban (sous-vêtement du kimono) et le zabuton (coussin) sur lequel est assise la femme, sont imprimés d'un motif de shibori. Cette composition de femme assise devant un miroir, le plus souvent orné de mica, se classe parmi les planches les plus appréciées de Shinsui.
Références :
Ce tirage reproduit dans : Uhlenbeck, Dwinger, Ouweleen, Shin hanga. Les Estampes Modernes du Japon 1900-1960, Éditions Hazan (2022), p. 52
Tirages similaires reproduits dans :
Mirviss, Uhlenbeck, Reigle Newland, Jansen and Herwig: Printed to Perfection. Twentieth-century Japanese Prints from the Robert O. Muller Collection (2004) p. 100
Reigle Newland, Hamanaka, The Female Image : 20th Century Prints of Japanese Beauties (2000) p. 53
Kono, Iino, Hirasawa, All the Woodblock Prints of Shinsui Ito (1992) p. 55 Voir le lot

Estimé 9 000 € - 12 000 €
Par Audap & Associés à Paris le 16/10/2024 : Itō Shinsui (1898-1972)
Dai oban tate-e de la série Gendai bijinshū dai-nishū (現代美人集第二輯), Belles Femmes d'Aujourd'hui, Deuxième Série, planche Fubuki (吹雪), Tempête de Neige. Signé Shinsui ga, sceau Shinsui, éditeur Watanabe Shōzaburō. Numéroté 242/250. Daté Showa 7 (décembre 1932).
Dim. 43,6 x 27,4 cm.
Bien que Watanabe écrive dans son catalogue de 1936 que la série des Belles Femmes d'Aujourd'hui ne serait pas réimprimée, il dut y avoir une demande suffisante pour se lancer dans une suite, la Deuxième Collection, à laquelle appartient cet exemple. Cette série fut commencée en 1931 et comme la première, demanda deux ans pour être achevée. Cette image délicate qui fut exposée au Tōkyōkai ten (' Exposition de la société de Tokyo ') est particulièrement proche, pour ce qui est de son style, d'une peinture du même nom que Shinsui créa quinze ans plus tard. En comparaison de beaucoup de ses planches de cette série, cette composition n'est pas statique. L'artiste a crée une illustration du mouvement à travers les flottements du vêtement de la femme, et son regard tandis qu'elle s'accroche à son ombrelle face au vent.
Shinsui a créé un dessin véritablement dynamique : la tête inclinée de la femme, alors qu'elle se maintient face au blizzard, accentue la ligne diagonale du vent et de la neige de l'angle supérieur gauche à l'angle inférieur droit. Ce sens du mouvement est absent de beaucoup de compositions de bijinga de Shinsui. Cependant, la composition est typique de l'artiste dans son adhésion à un modèle traditionnel et romanticisé du portrait de femme. Il n'y incorpore ni les sensibilités esthétiques occidentales vues dans le travail de Hashiguchi Goyō (1880-1921), ni l'image de la femme moderne des années 1920/30 proposée par Kobayakawa Kiyoshi (1899-1948). On peut se demander si ce conservatisme était lié à son allégeance à l'éditeur Watanabe.
Références :
Ce tirage reproduit dans : Uhlenbeck, Dwinger, Ouweleen,Shin hanga. Les Estampes Modernes du Japon 1900-1960, Éditions Hazan (2022), p. 107
Tirages similaires reproduits dans :
Mirviss, Uhlenbeck, Reigle Newland, Jansen and Herwig : Printed to Perfection. Twentieth-century Japanese Prints from the Robert O. Muller Collection (2004) p. 104
Marks : Seven Masters. 20th Century Japanese Woodblock Prints from the Wells Collection (2015) p. 128
Uhlenbeck, Okamoto, Jenkins et.al. The New Wave (1993) p. 192
Reigle Newland, Hamanaka, The Female Image : 20th Century Prints of Japanese Beauties (2000) p. 72
Kono, Iino, Hirasawa, All the Woodblock Prints of Shinsui Ito (1992) p. 105 Voir le lot

Estimé 1 500 € - 2 000 €
Par Audap & Associés à Paris le 16/10/2024 : Kawase Hasui (1883-1957)
Oban tate-e de la série Tōkaidō fūkei senshū (東海道風景選集) Vues Choisies de la Route du Tōkaidō, planche Shinagawa
(品川). Signé Hasui avec sceau Sui. Éditeur Watanabe Shōzaburō. Mars 1931.
Dim. 39,1 x 26,4 cm
La production des vingt-six Vues Choisies du Tōkaidō s'est étalée de 1931 à 1947, soit la période la plus longue de toutes les
séries de Hasui. Le Tōkaidō comprenait cinquante-trois stations et il est peu probable que la série de Hasui les ait toutes
représentées ; d'ailleurs, des lieux représentés, tous n'étaient pas de véritables stations de Tōkaidō.
Dans son catalogue de vente de 1936, l'éditeur Watanabe Shōzaburō écrit : « Il est voulu que ces étapes du Tōkaidō actuel, qui nous procurent une sensation agréable, soient progressivement publiées, quand l'artiste en aura l'envie et qu'il sera sur le chemin du voyage ».
Références :
Brown et al. Kawase Hasui : The Complete Woodblock Prints (2003), p. 398, no. 218
Un tirage similaire conservé à l'Art Institute de Chicago, n° 1961.1040. Voir le lot

Estimé 3 000 € - 4 000 €
Par Audap & Associés à Paris le 16/10/2024 : Kawase Hasui (1883-1957)
Oban tate-e, Ueno Kiyomizudō no yuki (上野清水堂の雪), Neige sur le Pavillon Kiyomizu à Ueno. Signé Hasui avec sceau Sui, cachet d'éditeur Kawaguchi, d'imprimeur Komatsu Wasakichi et de graveur Maeda Kentaro. Numéroté au dos 224. Daté Showa 4 (1929). (Rousseurs, pliures).
Dim. 39,8 x 27,1 cm
Références :
Uhlenbeck, Dwinger, Ouweleen, Shin hanga : Les Estampes Modernes du Japon 1900-1960, (2022), p. 187
Brown et al. Kawase Hasui : The Complete Woodblock Prints (2003) p. 374, no. 181 Voir le lot

Estimé 1 000 € - 1 500 €
Par Audap & Associés à Paris le 16/10/2024 : Kawase Hasui (1883-1957)
Oban tate-e, Kure no yuki [Edogawa] (暮るゝ雪江戸川), Neige du soir sur la Rivière Edo. Signé Hasui avec sceau Sui. Éditeur Doi Sadazaku. Édition 1946/57.
Dim. 39,3 x 26,9 cm
Références :
Brown et al. Kawase Hasui: The Complete Woodblock Prints (2003), p. 426, no. 270
Un exemplaire similaire conservé au Museum of Fine Arts, Boston, Accession n° 52.40 Voir le lot