Le 10 mars 2015 | Mis à jour le 10 mars 2015

La création contemporaine à l’honneur à Marseille

par Interencheres

Graffiti, screen shot, peinture, sculpture et verrerie, tous les médiums seront représentés dans la vacation du samedi 14 mars 2015 en Live de l’hôtel des ventes Méditerranée, à Marseille, avec Banksy, Seen, Chanoir, mais également Chuh Teh-Chun et Lichtenstein en guest stars.

Enregistrant désormais des enchères millionnaires, le street-art est de plus en plus représenté sur le marché. La prochaine vente aux enchères mettant ce mouvement contemporain à l’honneur aura lieu à Marseille, à l’hôtel des ventes Méditerranée et en direct sur le Live d’Interencheres le samedi 14 mars 2015, à l’occasion d’une vente dirigée par Maîtres Philippe Bonnaz et Renaud Mazzella. Le maître actuel en la matière, Banksy, sera représenté avec l’un de ses billets de banque détourné, estimé 300 à 500 euros, estampillé « Banksy of England » et dont le portrait de la reine Elizabeth II est remplacé par celui de la princesse Diana. Autres icônes du graffiti, l’artiste américain Seen signe un petit dessin estimé 100 à 150 euros et Chanoir, neuf portraits de son fameux « cha » tagué à la bombe aérosol sur toile, et estimés entre 400 et 2 200 euros selon les formats.

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Du côté des artistes contemporains, la série de K’Zas réalisée à l’iPhone selon la technique du « screen shot » (capture d’écran) avec ses photos montages simulant des appels de Dieu, de la Chance, la Mort ou encore la Tentation… L’artiste surfe sur la vague des nouvelles pratiques tout en les dénonçant. Estimées entre 500 et 600 euros, les pièces signées, datées et numérotées constituent la dernière série de l’artiste sur ce thème.
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Pour les médiums plus traditionnels, on retrouvera Jean-Luc Desset, un peintre de street-artiste niçois. D’apparence ludique, ses séries thématiques sont toujours très colorées : arbres généalogiques qui n’en sont pas, bestiaires « cartoonesques » à légendes en langage SMS, réactions en chaîne ou pyramides précaires d’hommes et d’animaux empilés portent à confusion, l’univers de Jean-Luc Desset n’est pas un dessin animé pour enfants. Egalement originaire de Nice, Patrick Moya nous présente son univers onirique et plutôt post-surréaliste à travers quatre huiles sur toiles ou panneaux estimées de 600 à 1 000 euros. Le sexe, la guerre, la religion, la politique, toutes les thématiques sensibles sont abordées et dénoncées dans les œuvres de Jean-Louis Costes également proposées à la vente. S’il ne revendique aucun message précis, l’artiste ultra-provocateur signe ici des œuvres « trash », violentes, voire choquantes, dont les dessins ironiques sont estimés de 30 à 50 euros.
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Maître Mazzella proposera également à la vente une sculpture d’Helder Batista. Après avoir mis de vraies balles de fusils sous résine, ce sont ici des billes de paintball que l’artiste a scellées. Une fois de plus, l’œuvre est très esthétique mais délivre tout de même un message fort et caractéristique du travail de Batista, qui a pour habitude de « manier les armes » (estimation : 2 500 à 3 000 euros). Autre médium représenté : le verre. Trois vases du maître-verrier Ada Loumani seront également mis aux enchères pour des estimations allant de 1 800 à 2 200 euros. Sa méthode originale, qu’il pratique actuellement à Cannes, répond à la technique « du Graal », qui permet à l’artiste d’inclure des sous-couches de verre coloré, qui ne se révèlent en transparence qu’après un travail de la surface extérieur du vase.
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Avec 150 lots, dont les estimations vont de 20 à 130 000 euros, la vente d’art moderne et contemporain que propose Maître Mazzella couvre un large pan de la création du XXème siècle, dont des lithographies de Dali, deux toiles de Chu Teh-Chun ou une sérigraphie de Lichtenstein.
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Lien vers le catalogue Live de la vente aux enchères

 

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