Pour sa prochaine vente dédiée aux arts du XXe siècle, Antoine Briscadieu a réuni d’importantes collections d’art bordelaises, dont un ensemble exceptionnel dédié à l’Art nouveau. Au programme, des pépites méconnues de ce mouvement international, à commencer par deux tableaux du peintre américain William Leftwich-Dodge.
Si c’est à l’Art déco que l’on peut associer l’une des pièces phares de la prochaine vente de la maison Briscadieu, une composition murale de René Buthaud (1886-1986) illustrant la technique du « fixé sous verre », l’Art nouveau n’est pas en reste. Parmi les collections d’art bordelaises qu’a réunies pour l’occasion Antoine Briscadieu, un ensemble révèle des pépites méconnues de l’Art nouveau, à l’instar de deux tableaux de William Leftwich-Dodge.
William de Leftwich-Dodge, un portraitiste américain en vogue à la Belle Epoque
Si le nom de William de Leftwich-Dodge (1867-1935) demeure relativement confidentiel en France, cet artiste américain fut un portraitiste très en vogue à la Belle Epoque. Né à Bedford, en Virginie, il rejoint l’Europe avec sa famille à l’âge de douze ans et étudie à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Jean-Léon Gérôme, où il obtient le Prix d’Atelier. Il s’illustrera principalement à travers ses portraits et fresques murales académiques, puisant son inspiration dans l’Antiquité et dépeignant en une facture léchée des élégantes, des personnages mythologiques ou des allégories. Un style dont témoignent les deux toiles de la vente, donnant à voir des allégories des saisons à travers deux figures féminines.
[A gauche] William de Leftwich Dodge (1867-1935). Printemps. Huile sur toile, signée en bas à droite et datée 98. 113 x 87 cm. [A droite] Automne. Huile sur toile, signée en bas à gauche et datée 98. 113 x 87 cm. Estimation : 5 000 – 7 000 euros chacune.
La première, symbolisant Le Printemps, se penche l’air rêveur vers les flots dans une tenue de taffetas rose et chaussée de sandales romaines. Elle est protégée du soleil par une tonnelle de fleurs roses et blanches. La seconde, incarnant L’Automne, affiche des cheveux noirs emmêlés sous l’effet de la brise marine, et cueille des fleurs orangées sur le balcon d’un palais à l’antique. Ces deux tableaux originaux servirent de couverture pour LeFigaro Illustré en mai et octobre 1898, témoignant de la réputation dont jouit William de Leftwich Dodge sur le sol français à l’aube de la modernité. Une célébrité qui, si elle s’est depuis amenuisée en France, demeure toujours aussi vive outre-Atlantique où le peintre a laissé de nombreux décors de bâtiments publics, manoirs ou hôtels, à l’instar d’une composition murale réalisée pour le pavillon nord-ouest la Bibliothèque du Congrès à Washington en 1895.
Un buste d’Ivan le Terrible par Antokolsky
Aux côtés de ces deux toiles de Leftwich-Dodge, la collection rassemble d’autres pépites, à l’instar d’un portrait en buste d’Ivan le Terrible d’un réalisme saisissant. Il fut réalisé par Mark Antokolsky (1843-1902) au cours d’un séjour à Berlin en 1870. Le sculpteur russe y retranscrit avec virtuosité la psychologie d’un monarque autoritaire. C’est à cette œuvre, acquise plus tard par le musée de l’Ermitage, qu’Antokolsky doit sa célébrité. L’artiste est remarqué par Alexandre II qui le nomme membre de l’Académie impériale des beaux-arts et bénéficie dès lors d’une stabilité financière qui lui permet de se consacrer pleinement à son art.
Signalons enfin, issus de cette même collection dédiée à l’Art nouveau, la présence d’une lampe de table « Iris », réalisée par Dorléans, bronzier-métallier pour la maison Linke, d’un vase spectaculaire d’Alexandre Bigot (1862-1927) représentant Janus et d’une rare coupe en bronze attribuée à Henri Husson (1852-1914).
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Par BRISCADIEU BORDEAUX SAS à Bordeaux
le 25/02/2023 : Henri HUSSON (1852-1914) (ATTRIBUÉ À)
« Raie aux coquillages »
Rare et importante coupe décorative.
Épreuve en bronze à patine brun nuancé ; le fond évoquant le sable nuancé vert antique, l’étoile de mer patinée rouge.
Non signée.
L.: 48,5 cm, l.: 38 cm.
Provenance: Importante collection bordelaise autour de l’Art Nouveau.
Exposition et oeuvre en rapport :
1900 – Grand Palais, Paris, du 14 mars au 26 juin 2000. Une raie d’Henri Husson, très proche de notre modèle mais plus petite et aux incrustations de parties en or, fut présentée lors de cette manifestation sous le numéro 312 du catalogue et reproduite à la page 286 de cette publication.
Bibliographie :
Victor Arwas – The French Aesthetic – Andreas Papadakis Publisher, London, 2002. Une raie d’Henri Husson, très proche de notre modèle mais plus petite et aux incrustations de parties en or, reproduite page 223.
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Par BRISCADIEU BORDEAUX SAS à Bordeaux
le 25/02/2023 : Georges NOWAK (ACTIF ENTRE 1900 ET 1925)
ÉCOLE PARISIENNE ART NOUVEAU
« Feuilles et fruits de platane commun »
Sellette en acajou nervuré, mouluré et sculpté et placage d’acajou ; à un plateau d’entretoise et un plateau d’entrejambe.
Les trois jambages nervurés et aux réceptions sculptées accueillent les trois plateaux en écusson triangulaire. Le plateau supérieur repose sur une ceinture aux motifs titre sculpté dans les angles ; formant ainsi chapiteaux des pieds.
Époque Art nouveau.
Estampillée du cachet-monogramme G. N. à l’encre sous le plateau supérieur.
H.: 126 cm, L.: 55 cm, l.: 55 cm.
Provenance: Importante collection bordelaise autour de l’Art Nouveau.
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le 25/02/2023 : Alexandre BIGOT (1962-1927) CÉRAMISTE & Louis BIGAUX (1858-1933) DÉCORATEUR ET AUTEUR DU MODÈLE
« Janus » le modèle présenté lors de l’Exposition Universelle, Paris,
1900
Spectaculaire vase-sculpture balustre ; le décor des quatre masques (Nymphes & Satyres) en très haut-relief, les chevelures évoquant des anses et se répandant jusqu’à la base.
Épreuve en grès flammé émaillé polychrome aux coulures beiges et bleues.
Époque Art nouveau.
H.: 67 cm.
(Le fond restauré (ayant masqué les signatures), petits éclats épars).
Provenance: Importante collection bordelaise autour de l’Art Nouveau.
Exposition :
Exposition Universelle, Paris, 1900 – Un modèle identique à notre vase fut présenté lors de cette manifestation.
Bibliographie :
– Art et Décoration – Avril 1900. Modèle identique reproduit page 112.
– Alastair Duncan – The Paris Salons. 1895-1914. Volume IV : Ceramics & Glass – Éditions Antique Collectors’ Club, 1999.
Modèle identique reproduit page 56.
– Hélène Bédague – Alexandre Bigot, chimiste et céramiste – Éditions Louvre Victoire, Paris, 2016. Modèle identique reproduit
pages 3, 189, 190 et 191.
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le 25/02/2023 : Jean RIVIÈRE (1853-1924) – ÉCOLE TOULOUSAINE
« Théodora » le modèle conçu vers [1891], le visage et la parure de l’impératrice byzantine réputés être inspirés de ceux de Sarah Bernhardt dans la pièce éponyme de Victorien Sardou créée en 1884
Sculpture en haut-relief et d’applique.
Épreuve en fonte d’aluminium à double patine ; argent, or.
Fin du XIXe siècle, début du XXe siècle.
Non signée.
H.: 78 cm, L.: 54,5 cm, P.: 15 cm.
(Altérations aux patines).
On notera que ce modèle de sculpture, dont seulement 3 épreuves en métal sont connues à ce jour, a souvent été présenté par erreur sous la paternité de Théodore Rivière, autre grand sculpteur et contemporain de notre artiste.
Provenance: Importante collection bordelaise autour de l’Art Nouveau.
Exposition :
Exposition de l’Union Artistique, Toulouse, 1891 – Une épreuve en plâtre de notre modèle de sculpture présentée lors de cette manifestation.
Collections publiques :
Musée des Augustins, Musée des Beaux-Arts de Toulouse – Une épreuve en plâtre patinée polychrome et dorée est conservée
dans cette institution sous le numéro d’inventaire 2018 6 1. (Provenance Vente Sotheby’s 21 juin 2018 numéro 182).
Historique :
Après le succès de la pièce de Victorien Sardou, Théodora, incarnée au théâtre par Sarah Bernhardt, devint une véritable
icône dans les années 1880 et 1890. Il est probable que la ;lecture de sa personnalité complexe, entre sainte et prostituée,
en fit une femme libre et de pouvoir bien avant l’heure ; le choix de la comédienne pour prendre ses traits s’avérant alors
des plus pertinents au regard des nombreux points communs entre les deux femmes. Jean Rivière, sculpteur toulousain
s’empara à son tour de ce personnage pour en faire ce qu’il appellera en 1891, lors de l’exposition de l’Union Artistique,
un médaillon florentin, en écho à ses grands ainés. L’artiste avait été formé à l’École de Beaux-Arts de Toulouse pour
finalement y enseigner la sculpture ornementale. Outre les expositions locales, il participa au Salon des Artistes Français de 1882 à 1896. Voir le lot
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le 25/02/2023 : DAUM NANCY
« Datura »
Important vase cornet-diabolo reposant sur piédouche.
Épreuve en verre multicouche au décor titre dégagé à l’acide et réalisé aux émaux polychromes sur fond marmoréen gris-blanc nuancé de jaune et de vert à la base.
Le décor titre repris en déclinaison au tracé à l’or au four sur le piédouche et la base du cornet.
Époque Art nouveau, vers 1900-1905.
Signé et situé DAUM Nancy à la Croix de Lorraine, à l’or sous la base.
H.: 59 cm.
Provenance: Importante collection bordelaise autour de l’Art Nouveau. Voir le lot
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le 25/02/2023 : DORLÉANS (XIXe-XXe) – BRONZIER-MÉTALLIER POUR LA MAISON LINKE
« Iris » oeuvre offerte en 1922 à François Linke, possiblement pièce unique
Lampe de table.
Épreuve en bronze doré.
Marquée de l’envoi – Que cette fleur témoigne ma reconnaissance à Monsieur LINKE pour sa constante bienveillance – signée et datée DORLÉANS 1922, en gravure sous la base.
H.: 39,5 cm.
Historique :
Notre lampe Iris fut très probablement offerte à François Linke par Dorléans en 1922 après la confiance que Linke lui avait témoignée lors de la très importante commande du Roi d’Egypte Fouad 1er passée cette année-là pour son Palais en Egypte.
Provenance :
– François Linke.
– Importante collection bordelaise autour de l’Art Nouveau.
Dorléans artisan bronzier-métallier [Dorléans, était l’un des artisans les plus dévoués de la maison Linke, et le contremaître de la métallurgie, dans laquelle il a travaillé au moins soixante-douze ans, et se fit remarquer par sa nomination comme « Artisan de France » lors de l’Exposition du Travail » en novembre 1924. Dorléans habitait au 27 rue de Citeaux, juste au coin
de l’atelier Linke. Il a créé de petits objets en bronze pour la famille Linke, dont l’un, un petit miroir à main, que la famille conserve encore, et en 1931 lors des noces d’or de François et Julie Linke, l’équipe a donné un cadeau au couple, gravé d’un poème par l’affectueux Dorléans.] In – François Linke, 1855-1946, The Belle Époque of French Furniture – Christopher Payne, ACC Art books, London, 1999. Voir le lot
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le 25/02/2023 : NOVE DI BASSANO (VÉNÉTIE – ITALIE)
« Rapace et reptile se disputant un serpent & Fleurs champêtres et grimpantes »
Très important vase à base sphérique et au haut col cylindrique ; le décor traité en haut-relief et
en ronde-bosse.
Épreuve en céramique émaillée polychrome et en barbotine.
H.: 70 cm.
(Éclats et manques épars, usures d’émail, notamment en pourtour du col).
Provenance: Importante collection bordelaise autour de l’Art Nouveau.
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le 25/02/2023 : KELLER ET GUÉRIN À LUNÉVILLE
« Chien de Fô, chimère et monstre marin »
Pendule ornementale ; le décor traité en relief, en haut-relief et en ronde-bosse.
Épreuve en céramique émaillée polychrome et à l’or au four.
Complète de son cadran et de son mouvement d’origine.
Vers 1880.
Non marquée.
H.: 39 cm, L.: 39 cm, P.: 17 cm.
(La vitre arrière de protection du mouvement accidentée).
Oeuvre en rapport :
Vente Nabécor Enchères, Nancy, le 25 mars 2017 – Un modèle de pendule identique présentée lors de cette vacation (lot 272)
avec la marque monogramme de la faïencerie.
Provenance: Importante collection bordelaise autour de l’Art Nouveau.
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le 25/02/2023 : Émile GALLÉ (1846-1904)
« Singe sur une branche fleurie » le modèle conçu vers [1878-80]
Plat circulaire ; le décor traité en léger relief, en haut-relief et en ronde-bosse.
Épreuve en céramique émaillée polychrome ; le primate sur un fond beige évoquant l’or, les fleurs traitées à la façon
d’une barbotine.
Non signé.
D.: 36,5 cm.
Collections publiques :
Musée de l’École de Nancy – Une autre épreuve de notre modèle de plat, signée E. Gallé Nancy, est conservée dans cette
institution sous le numéro d’inventaire 989.2.7.
Bibliographie et oeuvre en rapport :
Loreleï Carré – La céramique de Charles et d’Émile Gallé au musée de l’École de Nancy – Mémoire de Master 1 HPEE – Histoire,
Patrimoine et Archéologie Université de Lorraine – Nancy ; sous la direction de Samuel Provost, 2017-2018. Une épreuve de notre modèle de plat reproduite pages 8 et 81 dans le Volume II, annexes 8.
Provenance: Importante collection bordelaise autour de l’Art Nouveau.
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Par BRISCADIEU BORDEAUX SAS à Bordeaux
le 25/02/2023 : Mark MATVEIEVICH ANTOKOLSKY (1843-1902) (DIT AUSSI Mark MATVEVEEVIC ANTOKOLSKI) SCULPTEUR & MANUFACTURE
Émile MULLER & Cie (IVRY-PORT)
« Ivan le Terrible (Tsar Ivan IV) »
Portrait en buste d’après le modèle en pied créé en [1871], de l’édition par Émile Muller initiée vers 1895, épreuve n° 1.
Sculpture.
Épreuve en grès émaillé polychrome.
Édition ancienne ; l’une des 3 épreuves répertoriées à ce jour.
Signée Marc ANTOKOLSKY vers l’épaule gauche, marquée E. MULLER et du cachet Droit de l’auteur vers la base, du cachet
circulaire en creux Émile MULLER accompagné de la mention Ivry – Paris, du tampon Reproduction interdite et porte le N° 1 et la mention B.E.L. sous la base.
H.: 55 cm.
(Altérations, usures et sauts à l’émail, lichens épars en surface).
Le présent lot est le premier buste réalisé par Émile Muller et le seul des trois avec cette faïence brulée spécifique. (N°1 BEC). La seconde version d’Ivan le Terrible en céramique portant le (n°1B) sous la base, a été vendue chez Christie’s à Londres le 28 novembre 2007, lot 14. La troisième version portant le (n°2) sous la base a été vendue chez Christie’s le 28 mai 2012, lot 315.
Provenance :
– Ancienne Collection Yves Plantin (Co-fondateur de la Galerie du Luxembourg).
– Collection bordelaise autour de l’Art Nouveau.
Collections publiques :
Musée d’État Russe, St-Pétersbourg – Le modèle en pied d’Ivan le Terrible par Mark Antokolsky réalisé en 1871 en bronze est
conservé dans les collections de cette institution sous le numéro d’inventaire SK-455.
Bibliographie et oeuvre en rapport :
Musya Glants – Where is my home ? The Art and Life of the Russian Jewish sculptor Mark Antokolsky, 1843-1902 – Lexington Books, Plymouth, 2010. Le modèle en pied d’Ivan le Terrible par Marc Antokolsky réalisé en 1871 en bronze, actuellement conservé au Musée d’État Russe de St-Pétersbourg sous le numéro d’inventaire SK-455, reproduit page 152, le détail de la tête reproduit page 153.
Historique :
Le portrait en pied du Tsar Ivan IV dit Ivan le Terrible fut exposé pour la première fois en 1871 et acquis, à cette occasion, par
l’empereur Alexandre II pour la collection de l’Ermitage. Cette oeuvre fut ensuite transférée au Musée d’État Russe de Saint-
Pétersbourg où elle y est toujours conservée. Cette sculpture joua un rôle important dans la carrière d’Antokolsky qui se vit remettre, lors de cette exposition de 1871, la médaille d’or et reçu le titre d’académicien. Une épreuve en marbre fut réalisée par la suite pour la Galerie d’état Tretiakov à Moscou ; une autre épreuve, en plâtre cette fois, fut commandée en 1872 pour le Victoria & Albert Museum à Londres.
Cet Ivan le Terrible en pied fit la renommée de Mark Antokolsky ; aussi, le sculpteur décida d’en extraire le buste et des épreuves en marbre et en bronze virent le jour, puis une édition en céramique, matériau cher aux coeurs des russes, fut réalisée par la manufacture Émile Muller à Ivry-Port (actuellement Ivry-sur-Seine).
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