Le 27 mai 2021 | Mis à jour le 27 mai 2021

Vente de la collection de sculptures et d’ornements du château de Marcellus

par Interencheres

Les 29 et 30 mai prochain, l’étude Collin du Bocage dispersera une importante partie de la collection de sculptures, d’antiquités architecturales et d’ornements de l’antiquaire Samuel Roger. Fontaines, statues, cheminées et tapisseries sont notamment au programme de cette vente qui se tiendra au château de Marcellus, dans le Lot-et-Garonne. 

 

Bâti entre 1590 et 1775 sur les ruines d’une forteresse du XIVe siècle, le château de Marcellus est aujourd’hui inscrit au titre des Monuments historiques, et abrite la riche collection d’antiquités architecturales et d’ornements de jardin de Samuel Roger. Un florilège de statues, cheminées, fontaines et bassins issus de cette collection sera dispersé aux enchères à l’occasion des ventes des 29 et 30 mai prochains au château de Marcellus.

 

Des statues néoclassiques à Stephan Buxin, une collection de sculptures éclectique

La collection du château de Marcellus comporte un bel ensemble de statues, dont la variété des matériaux égale l’éclectisme stylistique. Les amateurs apprécieront une Diane chasseresse réalisée au XVIIIe siècle. La statue présente une belle qualité d’exécution, à l’image des épais plis du drapé de la déesse de la chasse (estimée entre 18 000 et 24 000 euros). Elle sera accompagnée au château de Marcellus d’un Hercule terrassant le lion de Némée daté du XVIIe siècle en pierre calcaire blanche, dont la puissance expressive a résisté au passage du temps (estimé entre 20 000 et 24 000 euros). La variété de la collection se manifeste également dans les matériaux, puisque de belles Allégories de l’Hiver et de l’Automne en terre cuite seront proposées aux enchères, estimées entre 25 000 et 30 000 euros. L’Hiver est représenté sous les traits d’un amour vêtu d’une cape tenant sous son bras un fagot de branchages, tandis que l’Automne prend l’apparence d’un amour présentant un sarment de vigne contre son flanc gauche et une coupe dans sa main droite. La vente sera résolument éclectique puisque les collectionneurs pourront également retrouver une œuvre plus récente, avec la Naïade d’après un original en bronze du sculpteur liégeois Stephan Buxin. Réalisée en marbre, la sculpture allie finesse d’exécution et équilibre de l’attitude (estimée entre 30 000 et 40 000 euros).

 

 

Fontaines et bassins sculptés

La vente sera également l’occasion de découvrir de nombreuses fontaines d’époques et styles divers. Citons une fontaine de style Renaissance, représentant les Trois Grâces d’après Germain Pilon (1528 – 1590), groupe central du monument commandé par Catherine de Médicis (estimée entre 50 000 et 60 000 euros). Les trois femmes, adossées à la colonne centrale ouvragée, sont vêtues d’élégants drapés et se tiennent délicatement les mains. Les amateurs sauront apprécier une autre fontaine de milieu provenant du Domaine de Dunsborough Park, dont le fût central supporte deux vasques décorées de motifs végétaux (estimée entre 30 000 et 40 000 euros).

 

 

Une cheminée Louis XIII

Outre les nombreuses sculptures et fontaines, les ventes des 29 et 30 mai permettront de découvrir une exceptionnelle cheminée Louis XIII en pierre calcaire de Saint-Restitut réalisée sous le règne de Louis XIV. La hotte de la cheminée est finement ouvragée avec un médaillon central octogonal qu’entoure un tore de feuilles et rubans, duquel se développent de multiples motifs de cuir découpés, des chutes de fruits et des blasons. Le médaillon est orné de deux originaux mascarons à têtes d’angelots à ses extrémités haute et basse. Les jambages sont de leur côté décorés de cariatides soutenant le linteau. La vente d’une telle cheminée, estimée entre 250 000 et 350 000 euros, constitue un événement exceptionnel. Elle pourrait provenir du château de Grignan dans la Drôme, célèbre notamment pour avoir accueilli le mariage entre la fille de la Marquise de Sévigné, Françoise-Marguerite de Sévigné, et François Adhémar de Monteil de Grignan. Probablement extraite de la demeure lors de la Révolution française, la cheminée était depuis conservée au château dit du Rocher à Bolène.

 

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