Le 18 février 2020 | Mis à jour le 18 février 2020

Isabelle Goxe : « Lorsque vous achetez un bijou aux enchères, vous êtes certains de pouvoir le revendre au même prix. »

par Diane Zorzi

Commissaire-priseur à Enghien-les-Bains, Isabelle Goxe a su très vite s’imposer dans un monde professionnel où les femmes sont encore peu nombreuses. Passionnée et déterminée, elle nous raconte son parcours et nous livre ses précieux conseils dans le domaine qui est devenu sa grande spécialité : les bijoux. 

 

Est-il plus difficile pour une femme de se faire une place dans la profession ?

Je ne crois pas qu’il soit plus difficile aujourd’hui pour une femme de devenir commissaire-priseur. Les mentalités ont changé. À mon sens, c’est surtout une question d’investissement. C’est un métier très prenant, parfois difficilement compatible avec une vie de famille. Nous travaillons le week-end et n’avons pas d’horaire. Cela explique certainement la faible proportion de femmes dans la profession qui est d’environ 20 %. Personnellement, j’ai eu très tôt la rage d’y arriver. Lorsque j’étais étudiante, j’ai regardé un reportage dans lequel le célèbre commissaire-priseur Maurice Rheims évoquait la place des femmes dans la profession. A cette question, il a répondu avec suffisance à la journaliste : « ce n’est pas un métier fait pour les femmes. » J’étais extrêmement choquée. J’ai eu envie de le contredire et de devenir commissaire-priseur !

 

Bien que vous vendiez tous types d’objets, vous avez développé comme beaucoup de commissaires-priseurs une spécialité en choisissant les bijoux. Quelles sont les pièces qui se vendent le mieux ?

Les chaînes et médailles de baptême ou de naissance se vendent très bien, de même que les bagues de fiançailles. Mais il n’y a pas nécessairement besoin d’un événement particulier pour acheter un bijou. Les ventes de bijoux fonctionnent beaucoup à l’affect. Quel que soit le poids de l’or et de la pierre, le bijou peut susciter un engouement inattendu. 

Enchérir | Découvrez les ventes d’Isabelle Goxe sur interencheres.com

 

« Lorsque vous achetez un bijou aux enchères, vous êtes certains de pouvoir le revendre au même prix, si jamais vous vous en êtes lassé. Mes clientes sont nombreuses à revendre ainsi leurs bijoux. Parfois, elles obtiennent même un petit bénéfice lorsque le prix de l’or a grimpé. »

 

Quels sont les avantages d’acheter des bijoux aux enchères ?

Vous avez accès à un panel extraordinaire. Vous pouvez trouver de nombreux bijoux anciens, avec beaucoup de charme et typiques d’une époque. Mais il y a également des bijoux neufs ou contemporains qui se vendent à des prix très intéressants. Lorsque vous achetez un bijou aux enchères, vous êtes certains de pouvoir le revendre au même prix, si jamais vous vous en êtes lassé. Mes clientes sont nombreuses à revendre ainsi leurs bijoux. Parfois, elles obtiennent même un petit bénéfice lorsque le prix de l’or a grimpé. Au contraire, lorsque vous souhaitez revendre une pièce achetée chez un bijoutier, le prix peut être divisé par 5 voire 10 !

Enchérir | Découvrez les prochaines ventes de bijoux sur interencheres.com

 

De plus en plus de bijoux se vendent en live. Quels conseils donneriez-vous aux internautes qui souhaiteraient recourir à ce mode d’acquisition ?

Il n’est pas forcément indispensable de se déplacer pour acheter un bijou. Le mieux est de nous contacter avant la vente pour que nous puissions décrire au mieux à l’internaute le bijou, ses dimensions, sa teinte et son état. De plus en plus d’enchérisseurs optent pour ce mode d’acquisition et sont alors capables d’enchérir jusqu’à 6 000 voire 7 000 euros en live pour un bijou qu’ils n’ont pas vu.

 

 

Crédit photos © Sébastien Siraudeau

Haut de page

Vous aimerez aussi

Claude Viallat de retour à Nîmes

Le 2 août 2021 | Mis à jour le 2 août 2021

Le 4 août à Nîmes, la vacation estivale de Pierre Champion et Françoise Kusel sera l’occasion de retrouver l’enfant du pays, Claude Viallat, dont deux œuvres seront proposées de 1 […]

Jean Dufy, de Paris à Stockholm

Le 2 août 2021 | Mis à jour le 2 août 2021

Alors que le Musée de Montmartre expose dans la capitale « Le Paris de Raoul Dufy », une vue du bois de Boulogne signée de son frère cadet, Jean, sera […]

Comment dater une horloge comtoise du XVIIe siècle ?

Le 29 juillet 2021 | Mis à jour le 29 juillet 2021

Les décors, matériaux et mécanismes des horloges comtoises, apparues autour de 1660, évoluent tout au long du XVIIe siècle. Pour les différencier et les dater précisément, le maître ébéniste Jacques […]