Le 3 février 2021 | Mis à jour le 3 février 2021

Des voitures à pédales Eurêka : une vente événement à Rouen

par Interencheres

Durant près d’un demi-siècle, la « Rolls » de la voiture à pédale était Française et signée Eurêka, un jouet qui constitue désormais le graal du collectionneur. Le 6 février à Rouen, Guillaume Cheroyan dispersera la collection exceptionnelle de la famille Grandvoinnet qui compta parmi ses membres le directeur technique de cette entreprise culte.

 

15 000 à 18 000 euros : c’est l’estimation établie pour une voiture à pédales « Eurêka » EK10 « Grand Prix » de 1948. Avec ses airs de Bugatti 35, ce jouet de grand luxe, dont la production a démarré en 1929, pouvait être doté d’un éclairage, d’un avertisseur sonore et disposait d’un mécanisme d’entraînement sophistiqué. Produit à environ 650 exemplaires, c’est aujourd’hui le graal du collectionneur de voitures à pédales, d’où son prix égal à celui d’une « vraie » voiture de collection. C’est sans aucun doute le lot phare de la vente exceptionnelle organisée par l’Hôtel des Ventes de la Seine le 6 février à Rouen et en live sur Interencheres. Elle dévoile en effet l’une des plus fabuleuses collections consacrées à ce fabriquant qui a produit des jouets de 1883 à 1983. Elle a été réunie par la famille Grandvoinnet, intimement liée à son histoire puisque l’un de ses membres fut le directeur technique de la marque de 1945 à 1979, à laquelle il consacra un ouvrage, retraçant cent ans de production. Au total, plus de 500 lots seront dispersés : voitures à pédales bien sûr, mais aussi trottinettes (30 – 120 euros), jouets variés, cibles de jeu de fléchettes (10 – 120 euros), documentation d’époque, publicités, pièces détachées et brevets relatif à la marque. 

 

Eurêka, EK10 Modèle Course « Grand-Prix », 1948. Estimation : 15 000 – 18 000 euros.

 

Des jouets Alfa Romeo

La vente intègre également des jouets d’époque provenant d’autres producteurs comme les deux fantastiques Alfa Romeo P2 en tôle emboutie réalisées par la marque française CIJ dans les années 1930. En très bel état, ces deux exemplaires sont estimés entre 5 000 et 7 000 euros pour le premier et entre 7 000 et 8 000 euros pour le second, revêtu du fameux rouge sang Alfa Romeo.

 

Alfa Romea P2, 1930. Etat d’usage et restaurations. Estimation : 7 000 – 8 000 euros.

 

Une Citroënette produite par les Etablissements Gentil

Figurent également à la vente des voitures à pédales d’autres marques comme une très jolie Citroënette Rosalie des Records produite par les Etablissements Gentil et estimée entre 2 400 et 2 800 euros. On pourra également s’offrir les principaux ouvrages de référence sur les jouets anciens. De par la qualité et la rareté de ses lots, il s’agit sans aucun doute de l’une des vacations événements de ce début d’année. L’occasion de renouer avec son âme d’enfant…

Enchérir | Suivez la vente Eurêka du 6 février en live sur interencheres.com

 

Citroënette Rosalie des Records, 1934. Estimation : 2 400 – 2 800 euros.

Haut de page

Vous aimerez aussi

Expertise : un fauteuil Louis XV estampillé de Père Gourdin

Le 24 février 2021 | Mis à jour le 24 février 2021

L’estampille de Jean Gourdin, dit Père Gourdin, est le signe d’un art menuisier français d’excellence. Jacques Dubarry de Lassale décrypte les particularités de ces sièges remarquables à travers l’expertise d’un […]