Une collection cachée de Peugeot 402, Hotchkiss et Panhard aux enchères dans les Bouches-du-Rhône

13/10/2026

Durant 60 ans, un amateur a accumulé à l’abri des regards une incroyable collection composée notamment de Peugeot 402 et Hotchkiss conservées dans des conditions qui ont permis de les préserver dans un état d’authenticité hors du commun. La maison Pline assure sa dispersion aux enchères le 18 octobre. 

C’est une énorme surprise qui a saisi les héritiers d’un collectionneur et les représentants de la Maison Pline venus inventorier sa propriété après son décès. Ils ont découvert dans son domaine un garage fermé, ignoré de tous, contenant dix motos et vingt-cinq voitures de collection, dont onze Peugeot « Fuseau de Sochaux » et six berlines Hotchkiss sorties d’usine entre 1936 et 1952. Des modèles dont les immatriculations seules ont de quoi faire saliver les amateurs de datation et d’origine.

Quarante automobiles et un pan de l’histoire française

Certaines portent des plaques datant du tout début du système FNI instauré en 1950, telle qu’une Citroën Traction Avant 15 CV remarquablement préservée qui porte encore son numéro d’origine de 1952 (6 000 — 8 000 euros). Toutes les voitures fourmillent de détails et d’accessoires qui ajoutent à leur intérêt : manuel d’utilisation d’origine, housses de siège d’époque, plaques constructeur immaculées… « Nous avons les photos d’archive, les cartes grises correspondant aux numéros de châssis, les certificats de vente et même des petits dessins indiquant le rôle des boutons des planches de bords : ce collectionneur était très minutieux. Nous avons passé beaucoup de temps à inventorier l’ensemble », témoigne Amel Lecomte, fondatrice et directrice de la Maison Pline.

CITROËN, Traction Avant 15 SIX berline, 1952. Estimation : 6 000 – 8 000 euros.

Des Peugeot 402 dans un état hors du commun

Cette découverte est d’autant plus exceptionnelle qu’il s’agit pour la plupart de modèles de l’immédiat avant et après-guerre, qui traversent rarement autant de décennies sans avoir été entièrement restaurés. C’est le cas d’une rare Peugeot 402 Longue de 1937 en configuration Familiale avec ses strapontins, revêtue de sa teinte d’origine présentant une patine particulièrement attirante (3 000 — 5 000 euros).

La collection ne compte d’ailleurs pas moins de neuf Peugeot 402 dont des versions particulièrement recherchées des amateurs à l’instar d’une B Légère, un modèle doté du « gros moteur » de 63 ch de la 402B et de la caisse de la petite 202, ce qui en faisait une auto très performante pour son époque (4 000 — 8 000 euros).

Le modèle le plus rare reste cependant le Coach W5 de 1939 à la carrosserie aussi sculpturale qu’éphémère dans la production de cette Peugeot (4 000 — 7 000 euros). « La plupart de ces 402 possèdent leur peinture et leur sellerie d’origine, ce qui est extrêmement rare. Nous avons d’ailleurs d’ores et déjà reçu beaucoup de demandes à leur propos », poursuit Amel Lecomte.

PEUGEOT, 402 BE Coach W5, 1939. Estimation : 4 000 – 7 000 euros.

Des Hotchkiss et un cabriolet Panhard X86

Le défunt collectionneur avait également une attirance particulière pour Hotchkiss, marque de choix de la bourgeoisie française, dont sept exemplaires figurent dans la vacation, à commencer par un modèle Anjou à moteur six cylindres de 1951, parfaitement préservé (4 000 — 8 000 euros) et une Hotchkiss Grégoire berline de 1952 (4 000 — 8 000 euros).

A noter enfin d’autres automobiles remarquables recherchées par les amateurs comme une Panhard X86 « Louis XV » en rare version cabriolet de 1951 (8 000 — 12 000 euros) ou une rare Citroën Ami 6 « Service » (500 — 1 000 euros).

Tous ces véhicules méritent au minimum une remise en route avertie. Néanmoins il est avéré que la plupart des véhicules étaient redémarrés régulièrement et ont fait l’objet de soins documentés de la part de leur propriétaire, ce qui devrait faciliter la tâche des acheteurs.

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