A l’occasion du Salon Auto Moto Rétro de Rouen, la maison Sarthe Enchères organise le 18 septembre au Grand-Quevilly une vente d’automobiles et d’objets automobilia très éclectique. Au programme : une Renault Clio V6 dans sa définition phase 2 la plus désirable, la Fiat 509 A de Gaston Lagaffe et une Alpine A 310 V6 de 1981.
Installer un gros moteur dans le coffre d’une petite citadine : Renault avait déjà tenté l’expérience avec la Renault 5 Turbo en 1980, remportant un franc succès. La marque au losange a réédité la formule vingt ans plus tard en 2000 à partir de la Clio 2. Transformée elle aussi en propulsion à moteur central arrière, cette automobile a reçu la mécanique la plus puissante de la gamme Renault d’alors, le V6 3.0 de 230 ch. Conçue par le consultant britannique Tom Walkinshaw Racing, elle souffrait de quelques défauts de jeunesse qui la rendait particulièrement délicate à piloter. Le véhicule présenté aux enchères le 18 septembre au Grand-Quevilly, en Seine-Maritime, fait quant à lui partie des modèles modifiés en profondeur par Renault. Il s’agit en effet d’une Renault Clio V6 phase 2 particulièrement recherchée. Poussée à 255 ch, cette version bénéficie de trains roulants bien plus aboutis. L’exemplaire de la vente, très soigné et revêtu du joli bleu Illiade, affiche 59 138 km au compteur (56 000 – 60 000 euros).
La Fiat 509 A de Gaston Lagaffe
Cette Renault Clio V6 sera accompagnée à la vente d’une Fiat 509 A, la voiture du célèbre Gaston Lagaffe de Franquin et le premier modèle économique de la marque italienne. Estimé entre 5 000 et 7 000 euros, cet exemplaire nécessite une restauration complète sur le plan mécanique. D’autres véhicules intéressants seront proposés lors de cette vacation, à commencer par un rare coupé Bentley Mark VI James Young de 1950 produit à seulement douze exemplaires (18 000 – 25 000 euros) qui nécessite cependant de très gros travaux. A noter enfin la présence d’une Citroën 2 CV 6 Chic de 1984 dédicacée par Franck Dubosc (10 000 – 15 000 euros) ou encore d’une Alpine A 310 V6 de 1981 particulièrement soignée (32 000 – 36 000 euros).
Par SARTHE ENCHERES sarl à Le Grand-Quevilly
le 18/09/2022 : Fiat 509 A de 1924, à restaurer
Année de première mise en circulation : 1924. Numéro d’identification du véhicule : 250637. Conduite à droite. Moteur de quatre cylindres en ligne, d’une cylindrée de 990 cm3 pour une puissance de 30 ch. Refroidissement par thermosiphon. Transmission propulsion, et boîte de vitesse manuelle à trois rapports. Suspension par pont rigide et ressorts semi-elliptiques, à l’avant et à l’arrière. Kilométrage au compteur de 63 467 km. Puissance fiscale de 6 CV. La peinture est à refaire mais la capote est en bon état.
L’apparition de la Fiat 509 marqua le début d’une nouvelle ère en Italie, celle de la production en série de modèles populaires. En effet, afin de suivre les directives gouvernementales de l’époque, Fiat mit au point une voiture plus accessible et facile à conduire. Il s’agissait donc de la 509, qui reprenait le radiateur plat de la V-12 et de la 519. Disposant de deux portes, elle était équipée d’un moteur quatre cylindres de 990 cm3 pour une puissance de 22 ch. Produite à partir de 1925, elle fut la voiture la plus vendue d’Italie durant sa première année de commercialisation. Ce fut même la voiture du célèbre Gaston Lagaffe. Cependant, la 509 manquait de fiabilité et de puissance. Ainsi, dès 1926 fut fabriquée la 509 A, dotée d’un nouveau système de lubrification et d’un nouveau carburateur. Cette évolution rendit cette auto plus fiable et plus puissante, ayant alors une puissance de 30 ch. C’est au même moment que la carrosserie quatre portes fit son apparition. Le succès de ce modèle permis à Fiat d’écouler 92 514 exemplaires entre 1925 et 1929, un record quasi mondial, à une époque où l’Italie ne comptait que 172 000 véhicules sur la route. La production de ce mythique modèle s’arrêta en 1929, pour laisser place à la Fiat 514.
La Fiat 509 A proposée à la vente est donc la version améliorée de la Fiat 509, elle est ainsi d’une grande fiabilité. Elle est datée de 1924 par son propriétaire, qui la possède depuis plus de 25 ans. Il y a 5 ou 6 ans, le moteur a serré. Ce dernier a donc démonté tout l’avant mais n’a malheureusement jamais eu le temps de procéder aux réparations. Il indique cependant que la voiture est complète. Depuis, cette Fiat 509 A est stockée au sec, et parait saine. Lorsqu’on se tient à côté de cet ouvrage, c’est comme si le temps s’était arrêté. Cette voiture presque centenaire, symbole de l’Italie d’entre-deux guerres, mérite que l’on s’attarde sur son histoire et qu’on lui permette de la poursuivre. Elle ne demande qu’à pouvoir retourner sur les routes, en emmenant avec elle son lot d’émotions.
Ce véhicule à restaurer ne peut être réputé complet et est vendu strictement en l’état. Nous ne pouvons donc garantir ni l’état ni le bon fonctionnement des différentes pièces qui le composent. Voir le lot
Par SARTHE ENCHERES sarl à Le Grand-Quevilly
le 18/09/2022 : BENTLEY – Mark VI – 1950
Bentley Mk VI James Young, sortie de grange
Bentley Mk VI Saloon coupé sortie de grange. Numéro d’identification du véhicule : B271EW. Carrosserie aluminium par James Young. Moteur six cylindres en ligne, d’une cylindrée de 4 257 cm3 pour une puissance de 132 ch. Propulsion. Boîte de vitesses manuelle à quatre rapports. Conduite à droite. Véhicule à restaurer, qui présente de la corrosion. Le propriétaire nous a cependant informé que le moteur n’était pas bloqué.
La Bentley Mk VI, dont la production débuta en 1946, fut la première voiture d’après-guerre du constructeur. Elle marqua le renouveau de la marque et sa modernisation, avec toujours une grande qualité et une singulière élégance. Comme pour la plupart des modèles, elle était quasiment jumelle avec une Rolls-Royce, la Silver Dawn. Elle était cependant moins encombrante, plus légère et moins chère, ce qui en faisait une auto relativement polyvalente, « pour la ville et la campagne ». Son succès fut grand, et elle intéressa ainsi beaucoup de grands carrossiers tels que H. J. Mulliner, Park Ward et James Young. Sa fabrication pris fin lorsqu’elle fut remplacée par la Bentley R Type en 1952, après 5 228 exemplaires produits.
La Bentley Mk VI proposée à la vente est un très bel exemplaire Saloon coupé sortie de grange. Quasiment entièrement en aluminium, sa carrosserie est l’œuvre de James Young. 12 exemplaires ainsi carrossés furent livrés. Selon le propriétaire, cette voiture, d’origine beige et noire, a été importée neuve au Maroc et aurait servie au Roi. Il nous indique également que durant sa riche histoire, elle a tourné dans un film. Lorsqu’on s’arrête devant cette fabuleuse auto sous le soleil et le ciel bleu, c’est comme si le temps s’était arrêté. Dans son élément en ville comme à la campagne, cette polyvalente automobile vous amènera partout, toujours avec grandeur et charisme.
Nous vous informons que ce véhicule ne peut être réputé complet. Cet exemplaire est vendu strictement en l’état. Nous ne pouvons garantir ni l’état ni le bon fonctionnement des différentes pièces qui le composent. Cette voiture ne possède pas de carte grise, est non inscrite au fichier SIV et devra faire l’objet par son acquéreur, après restauration, d’un dossier FFVE. Voir le lot
Par SARTHE ENCHERES sarl à Le Grand-Quevilly
le 18/09/2022 : Citroën 2 CV 6 « CHIC » de 1984 restaurée, dédicacée par Franck DUBOSC
Estimation : 10 000 – 15 000 € / sans réserve
Date de mise en circulation : 09/02/1984. Numéro d’identification du véhicule : VF7AZKA0097KA9206. Moteur de deux cylindres à plat, d’une cylindrée de 602 cm3 pour une puissance de 29 ch. Transmission traction. Kilométrage affiché au compteur : 48 327 km légèrement évolutifs. Puissance fiscale de 3 CV fiscaux. Véhicule restauré par l’équipe technique du Parc Expo de Rouen. Présence d’un important dossier de factures ainsi que d’un double de clés.
La 2 CV est un modèle mythique, que même aujourd’hui, petits et grands connaissent. Tout commence en 1948, année durant laquelle la 2 CV A est présentée. Commercialisée dès 1949, cette voiture populaire connait un grand succès malgré les premières impressions de la presse plutôt moyennes. Du fait d’un manque de puissance de cette 2 CV A, Citroën présente en octobre 1954 la 2 CV AZ, dotée d’une cylindrée de 425 cm3 permettant au véhicule d’accéder à une puissance de 12 ch, la 2 CV A n’en faisant que 9. Durant de nombreuses années, la 2 CV n’a donc cessé d’évoluer, afin de toujours rester concurrentielle sur le marché. Ainsi, dans les années 70 apparurent les 2 CV 4 et 2 CV 6, qui étaient désormais les deux seuls « types » de 2 CV, déclinés en séries spéciales afin de relancer les ventes. L’édition « CHIC » avait été prévue en 1986 par Serge GEVIN, créateur de nombreuses séries spéciales, mais ne vit jamais le jour.
La dernière 2 CV sortit de l’usine en juillet 1990, après plus de 5,1 millions d’exemplaires vendus. Aujourd’hui en France, l’âme de la 2 CV continue à perdurer grâce à de très nombreux passionnés très actifs à l’origine de près de 160 associations.
La 2 CV 6 proposée à la vente est un exemplaire rendant hommage aux célèbres séries spéciales de la 2 CV, ayant été restaurée dans l’esprit de l’édition « CHIC ». Les bénéfices de sa vente seront reversés à l’association Bouchon 276 finançant des équipements pour les personnes en situation de handicap. Cette voiture, dont la vente est parrainée par Franck DUBOSC, natif du Petit-Quevilly, sera présentée avec deux portes de malle dont une dédicacée par Franck DUBOSC. Quelques années plus tôt Patrick Chirac n’aurait-il pas préféré une 2cv « Chic » à sa R21?
Il s’agit donc là d’une rare occasion d’acquérir ce modèle désirable, tant par sa livrée, son parrainage, que par le but de caritatif de sa vente. Cette jolie petite voiture, unique en son genre, vous amènera, à son rythme mais avec certitude, dans les plus beaux chemins, et son charme vous aidera à arrêter le temps. Voir le lot
Par SARTHE ENCHERES sarl à Le Grand-Quevilly
le 18/09/2022 : Alpine A 310 (1981)
Date de première mise en circulation : 01/05/1981. Moteur PRV de six cylindres en V à 90°, d’une cylindrée de 2 664 cm3 pour une puissance de 150 ch. Transmission propulsion, boîte de vitesses manuelle à quatre rapports avec marche arrière. Freinage assuré par des freins à disques ventilés. Kilométrage au compteur : 122 444 km légèrement évolutifs. Carte grise française normale, puissance administrative de 15 CV fiscaux. Contrôle technique vierge. Les jantes d’origine ainsi que l’échappement d’origine font partie du lot.
Durant la production de l’Alpine A 110 Berlinette (initialement nommée A 108) au milieu des années 60, Jean Rédélé réfléchissait déjà à sa remplaçante. Il souhaitait concurrencer Porsche et proposer lui aussi des autos prestigieuses et ludiques à une clientèle haut-de-gamme. Ainsi, les premiers dessins de cette successeure se profilèrent en 1968, date qui marqua le point de départ de l’histoire de l’Alpine A 310. De plus, les clients émettaient à cette époque le souhait de conduire une voiture plus spacieuse et confortable, et toutes ces attentes furent prises en compte lors de la conception de cette nouvelle Alpine.
D’un point de vue de la conception, elle pouvait largement être destinée à courir les 24h du Mans grâce à son châssis-poutre et à ses suspensions triangulées. Cependant, reprenant le moteur quatre cylindres de la Berlinette, l’A 310 fut plutôt mal accueillie par la presse, qui s’attendait à un moteur plus imposant, lors de sa sortie en 1971. C’est donc tout naturellement que le moteur PRV pris place sous le capot d’une toute nouvelle A 310 et dévoilé au Salon de Paris en 1976. C’est ainsi que jusqu’en 1984, 9 166 exemplaires de l’A 310 V6 furent produits.
L’Alpine A 310 proposée à la vente est un véritable petit bijou. Elle a été choyée par son propriétaire soigneux, qui a effectué dessus de nombreux frais, tels que l’embrayage, factures à l’appui. D’ailleurs, son contrôle technique est vierge. Son propriétaire nous indique également que la peinture du passage de roue arrière droit sera effectuée pour la vente. L’intérieur de cette icône est en état d’usage, ce qui permet de préserver tout le charme de cette auto. Il est clair que quand vous la verrez, vous voudrez sans attendre écouter son doux ronronnement et partir à l’assaut des petites routes. Voir le lot
Par SARTHE ENCHERES sarl à Le Grand-Quevilly
le 18/09/2022 : Pontiac Firebird de 1969, clone de Trans am
Date de première mise en circulation : 01/09/1969. Numéro d’identification du véhicule : 223379U604614. Moteur huit cylindres en V 400 ci, d’une cylindrée de 6 560 cm3 pour une puissance de 325 ch. Boîte de vitesses automatique. Freinage assuré par des freins à tambours. Direction assistée. Kilométrage au compteur : 44 860 miles, à noter toutefois que le compteur de vitesses ne fonctionne plus depuis septembre 2021 (la voiture n’ayant cependant pas beaucoup roulé depuis). Puissance administrative de 38 CV fiscaux. Présence de corrosion. Véhicule importé, carte grise française de collection.
Les années 60 marquèrent aux Etats-Unis l’avènement d’un tout nouveau concept d’automobile. En effet, c’est Ford qui démocratisa la voiture sportive et de grande série, donc abordable pour les clients, avec la Mustang qui sortit en 1964. Forcée de réagir à cette toute nouvelle concurrence, la General Motors n’eut le choix que de se positionner sur ce segment de marché. Ainsi, il fut demandé à la division Pontiac de moderniser son image, et plusieurs programmes virent le jour, notamment le programme Firebird, dévoilé à la presse en 1967. Afin de réduire les coûts, la carrosserie était basée sur celle de la pony-car Chevrolet Camaro, et présentait une calandre-pare-chocs divisée en son milieu, spécifique aux Pontiac. Plusieurs motorisations étaient alors disponibles, et les clients les plus sportifs purent rapidement s’offrir la version 400 ci, conçue avec le V8 de la Tempest GTO et de beaux cache-culbuteurs chromés. La Pontiac Firebird connut une grande carrière, avec une production s’étalant de 1967 à 2002.
La Pontiac Firebird proposée à la vente est donc un des modèles les plus sportifs de la gamme. Cet exemplaire est également un clône de Trans am, ce qui lui donne une image encore plus provocatrice sur la route. Elle fut restaurée aux Etats-Unis en 2011, puis importée par le garage Bessard en 2014, pour le compte de son actuel propriétaire, ce dernier étant toujours en possession de la facture d’achat. Soigneux, il la fit ensuite entretenir par ce même garage, et dormir toujours au sec. L’intérieur et la carrosserie sont en état d’usage, ce qui n’est pas anormal pour une voiture qui a roulé. En effet, comment résister à l’appel d’un bon gros V8 américain ? Comment ne pas utiliser une telle auto alors qu’elle ne demande que ça ? Dans son cas, au plaisir des yeux se rajoute le plaisir suscité par le ronronnement de moteur, et bien sûr ses sensations de conduite. Cela ne fait aucun doute, cette incarnation de la démesure américaine envoutera tous vos sens. Voir le lot
Par SARTHE ENCHERES sarl à Le Grand-Quevilly
le 18/09/2022 : Ford Eifel roadster
Date de première mise en circulation inconnue, mais véhicule daté de 1939 par son propriétaire. Numéro d’identification du véhicule : 107375. Moteur de quatre cylindres en ligne, d’une cylindrée de 1 172 cm3 pour une puissance de 34 cv. Transmission propulsion. Boîte de vitesses manuelle à trois rapports, avec synchronisation sur les deux rapports supérieurs. Freins à tambours sur les quatre roues. Puissance fiscale de 7 cv fiscaux. Kilométrage affiché au compteur : 24 400 km. Véhicule présentant de la corrosion. Exemplaire rare aujourd’hui.
L’histoire de cette Ford particulière débuta en Allemagne en 1935. Cette voiture fut baptisée Eifel en référence à la chaine de montagne de l’Eifel situé à l’ouest de l’Allemagne. Déclinée en plusieurs types de carrosserie (berline, roadster, etc… et même pick-up), elle connut un grand succès auprès de la population allemande. Cela permit d’ailleurs à Ford Allemagne de remonter dans le classement du plus grand nombre de voitures particulières allemandes vendues, allant jusqu’à dépasser BMW en 1938. En effet, une modernisation de ses lignes, quelques modifications esthétiques et de nouveaux types de carrosseries proposés en 1937 la rendirent encore plus populaire. La production ne dura que cependant que 5 ans, et pris fin en 1940, après 61 495 exemplaires produits, lorsque la Ford Eifel fut remplacée par la Ford Taunus.
La Ford Eifel proposée à la vente a donc bénéficié du lifting de 1937. Cela lui permet notamment d’avoir un capot s’ouvrant d’une seule pièce vers le pare-brise, ce qui s’avère bien pratique, et des roues en acier modernes. Mais surtout, cette Ford Eifel est rare. En effet, il en resterait moins de 237 exemplaires, toutes carrosseries confondues ! Alors oui, il faudra un peu de patience et d’amour pour lui faire retrouver sa splendeur originelle, mais vous aurez ensuite le privilège certain de ne jamais passer inaperçu dans ce magnifique roadster.
Ce véhicule nécessitant une grosse remise en route ne peut être réputé complet et est vendu strictement en l’état. Nous ne pouvons donc garantir ni l’état ni le bon fonctionnement des différentes pièces qui le composent. Voir le lot