Interencheres reste ouvert tout l’été avec des ventes aux enchères organisées du 1er juillet au 31 août 2017 partout en France et retransmises sur le Live. Depuis votre serviette de plage ou votre canapé, vous pourrez acquérir une longue vue de capitaine ou d’autres objets de déco parfaitement maritimes. Vous pourrez démarrer une collection de tableaux à petits prix, redécouvrir l’art de la tapisserie qui se hisse aujourd’hui au sommet des enchères, pénétrer dans une demeure bourgeoise pour découvrir et acquérir tous ses secrets de famille… Et vous pourrez également vous faire plaisir avec des bijoux, des voitures, miniatures ou de collection, et de l’art contemporain.
Prenez le large
De Deauville à Cannes, en passant par La Baule et Saint-Malo, les ventes de marine soufflent un vent d’air frais sur les enchères de l’été, avec des tableaux de navires, des globes terrestres, des maquettes de bateau et des longues-vues. Embarquement immédiat pour tous les explorateurs, passionnés de voyages et de navigation…
Etienne Blandin (1903-1991), Trois-mâts en mer vue de travers, huile sur isorel, signée en bas à droite, 60 x 80,5 cm. Estimation : 1 500 – 2 000 euros. Nommé peintre officiel de la Marine dans les années 1930, cet artiste breton devient célèbre grâce à ses œuvres maritimes et portraits de corsaires. Il participa à la création du musée international du Long-Cours Cap-Hornier à Saint-Malo, consacré à l’histoire de la navigation.
Important globe terrestre, signé « E. Girard & Boitte/Editeurs/22 rue Cassette/Paris », table équatoriale et méridien en laiton, pieds tourné en bois noirci, diamètre : 33 cm, hauteur : 67 cm, bel état. Estimation : 850 – 900 euros.
Longue-vue à tirage en laiton gainé de cuir marron. Epoque fin XIXème siècle – début XXème siècle. Longueur maximale : 95 cm. Estimation : 130 – 150 euros.
Un peu d’exotisme
De l’Afrique à l’Asie, les enchères estivales repoussent les frontières. Les couleurs chaleureuses des peintures orientalistes de Louis-Emile Pinel de Grandchamp (1831-1894) se mêlent à l’élégance et la finesse de l’art chinois.
Louis Pinel de Grandchamp (1831-1894), Rue animée en Orient, 1866, huile sur toile, 63 x 45 cm. Estimation : 4 000 – 6 000 euros. Cette huile est caractéristique des œuvres que Louis-Emile Pinel de Grandchamp (1831-1894) peint dans les années 1860. L’artiste orientaliste a voyagé durant quinze ans de Constantinople à Tunis en passant par l’Egypte, étant sollicité pour portraiturer de nombreux personnages officiels. Sa palette et sa maîtrise des effets de lumière rendent merveilleusement l’atmosphère féerique d’un Orient fantasmé.
Louis Pinel de Grandchamp (1831-1894), « Jeune femme fumant le narguilé », Huile sur toile, 27 x 22 cm. Estimation : 2 000 – 3 000 euros.
Chine – Lin Fengmian (1900-1991) « Deux aigrettes » Encre et couleurs sur papier Signature en bas à droite, suivie du cachet de l’artiste Dimensions : 66,8 x 66,8 cm Encadrée sous verre (petite déchirure et manque en bas à droite) Provenance : acquise par la famille en 1962 à Hong Kong auprès de la galerie Wah Cheong Cartouche d’exposition auprès de la Galerie Chinese Arts & Crafts Ltd. Estimation : 60 000 – 80 000 euros.
Japon, fin d’époque Edo (1603-1868). Inro à quatre cases en laque ro-iro à décor en hiramaki-e de laque or, nashiji et aogai de Toba sur sa mule, mené par un jeune homme dans un bois de bambous. Intérieur en laque nahsiji. Signé Somada Mitsunobu suivi de kakihan. Ojime en corail, hako netsuke en laque noie à motif de chysanthèmes et de croisillons en aogai et hiramaki-e de laque or. H. 9 x 6,5 x 2 cm. (petites taches). Expert : Thierry Portier. Estimation : 2 000 – 3 000 euros.
Chine, époque Kangxi (1662-1722). Plat en porcelaine de la famille verte orné au centre d’un couple de phénix sur un rocher parmi des pivoines et autres fleurs, l’aile à décor de réserves où alternent fleurs phénix, faisan et grues, marque à six caractères Kangxi à la base dans un double cercle. Diam. 33 cm. (fêle et fêle en étoile à la base, sauts d’émail sur la bordure). Expert : Philippe Delalande. Estimation : 1 000 – 1 500 euros.
La tapisserie c’est tendance !
Des traditionnelles scènes de chasse aux grands programmes décoratifs, en passant par les créations contemporaines, la tapisserie connaît ces dernières années un regain d’intérêt et plus fortement encore depuis l’ouverture de la Cité internationale de la tapisserie à Aubusson en juillet 2016. Les enchères de cet été en proposent des modèles à tous les prix…
Aubusson, 1ère moitié XXe. Tapisserie à décor de scène de chasse à courre. La bordure feuillagée ornée de médaillons à fleurs de lys aux angles. 230 x 159 cm. Estimation : 200 – 300 euros.
Hamot à Aubusson, XXe siècle. Concert champêtre. Tapisserie. 103 x 155 cm. Estimation : 100 – 150 euros.
Guy de Chaugnac Lanzac dit Dom Robert (1907-1997), Le Vainqueur, tapisserie de l’atelier Suzanne Goubely Aubusson, justifiée 1/6, 165 x 176 cm. Estimation : 12 000 – 15 000 euros.
Les décors frais et colorés de Dom Robert, né Guy de Chaunac Lanzac (1907-1997), affolent les enchères ces dernières années. Ce prêtre à l’abbaye d’En-Calcat dans le Tarn est remarqué par Jean Lurçat en 1941, qui s’émerveille devant ses natures fraîches et chamarrées, peuplées d’animaux. Cette rencontre décisive conduira le moine bénédictin à entamer une collaboration avec la manufacture d’Aubusson, d’où cette tapisserie est tirée, provenant de l’atelier Suzanne Goubely, connu pour avoir insufflé un vent nouveau sur la production. Titrée Le Vainqueur, cette tapisserie magnifie le roi des oiseaux, faisant confondre par un subtil jeu d’arabesque, son plumage avec un feuillage luxuriant.
Salorges Enchères, mercredi 2 août à La Baule
Art contemporain
Des acryliques expressionnistes et hautes en couleurs du chef de file de la figuration libre, Robert Combas, aux encres abstraites, sobres et épurées d’Olivier Debré, en passant par les jeux optiques de Victor Vasarely, les œuvres des plus grands artistes de l’art moderne et contemporain sont aussi au programme de l’été.
Robert Combas (né en 1957), acrylique sur toile, marouflée sur toile, signée et datée ‘Combas 87’ en bas à droite,115,5 x 112 cm. Provenance : Succession d’un grand collectionneur niçois. Estimation : 15 000 – 20 000 euros.
Olivier Debré (1920-1999). Sans-titre. Encre de Chine sur papier, signée en bas à droite au crayon. 111 x 84 cm. Estimation : 1 500 – 2 000 euros. A quelques rues des grandes toiles abstraites exposées au nouveau Centre tourangeau d’art contemporain Olivier Debré, une encre de Chine sur papier du peintre abstrait sera mise aux enchères, donnant à voir un pan plus japonisant de l’artiste, proche de la calligraphie.
Victor Vasarely (1906-1997) « Teer, 1972-84 » Acrylique et collage. Signé en bas à droite. Titré et daté au dos. 61 x 61 cm (encadré sous verre) Collection particulière du Nord de la France. Estimation : 20 000 – 25 000 euros.
Bijoux, montres et parfums
Pour agrémenter et embaumer les douces soirées d’été, de nombreux bijoux, accessoires de mode et élégants flacons de parfum seront proposés aux enchères partout en France.
Collier draperie pouvant former bracelet, en or gris 750 millièmes, composé d’une ligne de quatre-vingt-huit diamants taillés en rose, le centre supportant vingt-cinq pampilles, chacune ornée d’un diamant de taille ancienne en chute, le plus petit d’environ 0,10 carat, le plus important d’environ 0,75 carat. Epoque Napoléon III. L. 35,5 cm. Poids brut : 31,5 gr. Présenté dans son écrin probablement d’origine de la Maison Ch. Fontana & Cie, 13 rue Royale à Paris. Expert : Cabinet Portier. Estimation : 6 000 – 8 000 euros.
Omega, montre Phare de Lune et échelle tachymétrique, bracelet en cuir brun. Estimation : 1 200 – 1 500 euros.
Félix Millot, Kantirix, 1900. Rarissime flacon dans sa plus petite taille en verre incolore pressé moulé rehaussé à l’or, section et forme asymétrique à décor moulé de volutes végétales, avec un bouchon également asymétrique à décor végétal. Monogrammé HG dans la masse. Modèle dessiné spécialement par Hector Guimard pour Félix Millot parfumeur à l’occasion de l’Exposition Universelle de Paris en 1900. H. 9,6 cm. Estimation : 8 000 – 10 000 euros.
Tendance déco
Cette table en fer forgé, composée d’un plateau en chêne, est attribuée à Raymond Subes (1891-1970). Connu notamment pour ses ferronneries du Palais de Tokyo (Paris) et des aéroports d’Orly et du Bourget, il est un des artistes-décorateurs les plus célèbres de la période Art déco. Estimation : 4 000 – 6 000 euros.
Line Vautrin. Miroir soleil en talossel, signé et numéroté XII, diam. 23cm. Estimation : 4 000 – 5 000 euros.
Marcel-André Bouraine (1886-1948) et Gabriel Argy-Rousseau (1885-1953). Jeunesse. Sujet en pâte de verre colorée en dégradé bleu-vert. Signé sur une face de la base Pâte de cristal d’Argy-Rousseau et sur l’arrière Bouraine A5. Vers 1930. H. 32 x 7,5 x 7 cm. Estimation : 8 000 – 12 000 euros.
Lalique (France), Rêverie, paire de serre-livres en cristal et cristal dépoli, chacun signé à la base, hauteur : 22 cm. Estimation : 400 – 600 euros.
Perpétuant la tradition du maître verrier et joaillier René Lalique, la prestigieuse maison française Lalique mêle l’Art nouveau à l’Art déco et donne vie à la matière. Usant d’un savoir-faire reconnu, elle travaille le cristal par un subtil jeu d’ombre et de lumière, et alterne une finition transparente et brillante à un rendu mat et satiné.
Cabinet d’art ancien, galerie d’idoles ou museum d’histoire naturelle : Interencheres déborde de trésors et donne toutes les idées nécessaires à la création de son petit musée privé, à prix abordable ! Les enchères sont l’assurance d’acquérir, au prix le plus juste, des pièces de qualité dont l’authenticité est 100 % garantie par les commissaires-priseurs.
Sur ce tirage argentique d’époque, le journaliste photographe John Bryson (1923-2005) s’empare du portrait de Marylin Monroe, en plein tournage du film « Le milliardaire » réalisé par Georges Cukor en 1960. Estimation : 300 – 400 euros.
E. Naury-Roger (XIX-XXe), Paysage aux iris, huile sur toile marouflée sur panneau, signée en bas à droite, 80 x 52 cm. Estimation : 80 – 120 euros.
Marcel Gendre (1909-1997), Bouquet de fleurs dans un vase, aquarelle sur papier signée en bas à gauche, 20,5 x 15,5 cm. Estimation : 50 – 80 euros.
Ecole française du XVIIIe siècle, L’embarquement pour Cythère, huile sur toile rentoilée, 48 x 70 cm. Estimation : 900 – 1 200 euros.
Dans le style rococo, ce paysage idéalisé et champêtre, aux coloris pastels, évoque la célèbre toile que le maître des scènes galantes, Antoine Watteau (1684-1721), peint en 1717. Fidèle au récit de la mythologie grecque, elle figure l’embarquement de plusieurs couples qui, guidés par Cupidon, s’apprêtent à rejoindre par la mer Egée, l’île de Cythère, lieu de tous les plaisirs amoureux.
Philocale, jeudi 6 juillet à Saint-Jean-de-la-Ruelle
En voiture !
Grandeur nature ou miniature, les voitures de collection empruntent cet été le chemin des enchères, accompagnées de leurs mascottes !
Georges Colin (1876-1917), Icare. Mascotte automobile en bronze argenté signée et portant le cachet du fondeur Contenot-Lelièvre. Vers 1920. H. 15 cm. Présentée sur un socle circulaire en bois. Modèle adopté par les automobiles Farman et figurant catalogue Hermès de 1921 à 1925. Estimation : 450 – 500 euros.
Très recherchées, ces rares miniatures promotionnelles en plomb de la marque Peugeot sont datées des années 30. Fabriquée par Autajon et Roustan, cette série complète allant de la 201 de 1930 à la 402 Andreau Limousine de 1937, est estimée de 100 à 1 000 euros selon les modèles.
Cette Peugeot 403 cambriolet rouge est le même modèle que la voiture mythique du célèbre inspecteur de la série télévisée américaine Columbo. Ses banquettes accueillirent un illustre propriétaire, Tony Canal, le trompettiste de Joe Dassin. Estimation : 30 000 – 35 000 euros. [Photo d’un modèle similaire]
Camion Renault, compagnie générale transsaharienne, échelle 1/10, édition contemporain professionnelle. L : 72 cm. Très bon état. 100%. Estimation : 2 500 – 2 600 euros.
Comme à la maison !
Cet été, les enchères de meubles et objets d’art voyagent dans de belles demeures bourgeoises et châteaux en Vendée et ailleurs. Ces ventes « sur place » peuvent être l’occasion d’une agréable sortie en famille… Qui n’a jamais rêvé d’être une petite souris pour aller fureter dans la maison d’à côté ? Grâce aux commissaires-priseurs, vous pourrez non seulement pénétrer dans la demeure de votre voisin, mais acheter également du mobilier ! Cette transaction parfaitement légale se pratique dans le cadre de ventes dites « sur place ».