Des compositions monumentales, des tableaux et des pièces de mobilier imaginés par le précurseur de l’esthétique industrielle, Raymond Guidot, seront réunis sous le marteau de Valérie Régis le 27 septembre à Deuil-la-Barre. L’occasion de découvrir l’œuvre de cet artiste plasticien et historien du design, adepte du « beau utile ».
Artiste plasticien, ingénieur et historien du design, Raymond Guidot (1934-2021) a largement contribué à la reconnaissance de l’esthétique industrielle, avec la rédaction d’ouvrages de référence, l’organisation d’expositions et des propositions artistiques ingénieuses autour de la lumière et des matériaux. « Ingénieur-conseil au Musée national d’art moderne, il a été le commissaire de nombreuses expositions sur le design au Centre de création industrielle et a livré des ouvrages qui ont fait date, à l’instar de Histoire du design de 1940 à nos jours publié chez Hazan en 1994 et Histoire des objets – chronique du Design industriel paru en 2013. Il a également enseigné à l’Ecole nationale supérieure de création industrielle à Paris et a collaboré avec Roger Tallon à l’agence Technès de 1961 à 1969 », détaille Valérie Régis qui dispersera le 27 septembre à Deuil-la-Barre et en live sur Interencheres un ensemble de quatre-vingt-dix œuvres de cet artiste historien, apôtre du « beau utile », décédé le 17 avril dernier à l’âge de 86 ans.
Des installations et tableaux-sculptures lumineux
Parmi les pièces phares de la vente dédiée à Raymond Guidot, une installation monumentale de 8 mètres cubes révèle l’appétence de l’artiste pour les structures lumineuses. Dans cet Autoportrait au miroir (estimé entre 1 000 et 1 500 euros), réalisé à partir de carton, papier et objets de récupération, Raymond Guidot se livre sans phare, nu, cheveux et barbe hirsutes. Positionné sur une chaise, il se contemple dans un miroir, dont le reflet démultiplie l’espace éclairé à l’aide d’une ampoule des plus rudimentaires.
Raymond Guidot (1934-2021), « L’autoportrait au miroir », Installation monumentale dans un caisson en bois. Technique mixte, jeux de lumières, carton, papier, objets de récupération. H : 204 L : 200 P : 200 cm. Estimation : 1 000 – 1 500 euros.
Un même jeu de décomposition lumineuse façonne son installation L’usine, un tableau-sculpture de 1975 fabriqué à l’aide de pans de bois découpés et assemblés que des moteurs et éclairages animent (1 500 – 2 000 euros). A ces jeux de lumière se soumettent encore les corps féminins avec Les trois Grâces (800 – 1 200 euros), deux tableaux-sculptures en relief composés d’éléments en bois découpés et ajourés. Réinterprétant la célèbre huile sur bois de Raphaël, Raymond Guidot décompose les corps, aux formes sculpturales, parant leurs courbes de couleurs bariolées et alternant les points de vue.
Raymond Guidot (1934-2021), « Les trois Grâces », Technique mixte, panneaux de bois découpés, et laine tricotée. H : 91 L : 107 cm. Estimation : 800 – 1 200 euros.
Des peintures expressionnistes aux couleurs flamboyantes
Artiste pluridisciplinaire, Raymond Guidot s’est également illustré en peinture, ainsi qu’en témoignent ses toiles, cartons et isorels exécutés autour de 1960. Reprenant les thèmes picturaux traditionnels, à l’instar d’un Portrait de femme, d’une Tête d’Holopherne, d’un Christ ou d’un Intérieur au poêle, il use d’une touche vigoureuse et empâtée, et recourt à une palette chromatique chamarrée, dans la lignée des Fauves et expressionnistes. Là encore, l’artiste instaure des jeux de lumière, parsemant ses œuvres de tâches de couleurs flamboyantes.
Par Hôtel des ventes de la Vallée de Montmorency à Deuil la Barre
le 27/09/2021 : RAYMOND GUIDOT (1934-2021), « Christ », c.1960, Huile sur carton. Quelques usures. H : 46 L : 38 cm Voir le lot
Par Hôtel des ventes de la Vallée de Montmorency à Deuil la Barre
le 27/09/2021 : RAYMOND GUIDOT (1934-2021), « Portrait de femme », c.1960, Huile sur isorel. H : 46 L : 38 cm Voir le lot
Par Hôtel des ventes de la Vallée de Montmorency à Deuil la Barre
le 27/09/2021 : RAYMOND GUIDOT (1934-2021), « Tête d’Holopherne », c.1960, Huile sur carton. Quelques usures. H : 46 L : 38 cm Voir le lot
Par Hôtel des ventes de la Vallée de Montmorency à Deuil la Barre
le 27/09/2021 : RAYMOND GUIDOT (1934-2021), « L’intérieur au poêle », c.1960, Huile sur carton. Quelques usures. H : 46 L : 38 cm Voir le lot
Des objets du quotidien sublimés
Ces tonalités puissantes rejaillissent au sein de ses objets utilitaires et pièces de mobilier, à l’instar de coquetiers empilables ou d’une maquette de Peugeot Tulip affichant un rouge écarlate. Adepte du « beau utile », Raymond Guidot entend parer de couleurs les ustensiles et objets les plus ordinaires, parfois issus de l’industrie, convaincu qu’elles enrichissent et améliorent la vie quotidienne. Alliant avec talent la fonction utilitaire à une esthétique plaisante et innovante, l’artiste historien s’est ainsi imposé comme un précurseur du design industriel, livrant des œuvres séduisantes et à l’attrait commercial indéniable que confirmera sans aucun doute la vente du 27 septembre.
Par Hôtel des ventes de la Vallée de Montmorency à Deuil la Barre
le 27/09/2021 : RAYMOND GUIDOT (1934-2021),
Ensemble de 6 appliques, support métal, réflecteur bois peint.
Vers 1980.
H : 18 L : 20 P : 7 cm
Note : Raymond Guidot, historien du design, ingénieur de l’Ecole nationale supérieure des arts et métiers, a été ingénieur-conseil au Musée national d’art moderne – Centre de création industrielle, du Centre Georges-Pompidou.
Collaborateur de Roger Tallon à l’agence Technès de 1961 à 1969, et artiste plasticien, il exploite la décomposition de la lumière blanche pour élaborer des structures lumineuses.
Il a été le commissaire de nombreuses expositions sur le design au Centre de création industrielle et a publié, entre autres, Histoire du design de 1940 à nos jours chez Hazan (1994, 2000, 2004), puis histoire des objets – chronique du Design industriel en 2013. Voir le lot
Par Hôtel des ventes de la Vallée de Montmorency à Deuil la Barre
le 27/09/2021 : RAYMOND GUIDOT (1934-2021),
« Prototype : Table Equerre », c.1965,
Table composée d’un fût central en bois peint gris et d’équerres en métal couleur jaune.
Réalisé lors de la sa collaboration avec Roger Tallon, et le studio Technes.
Exemplaire unique.
Plateau en verre.
H : 70 L : 50 P : 50 cm
Note : Raymond Guidot, historien du design, ingénieur de l’Ecole nationale supérieure des arts et métiers, a été ingénieur-conseil au Musée national d’art moderne – Centre de création industrielle, du Centre Georges-Pompidou.
Collaborateur de Roger Tallon à l’agence Technès de 1961 à 1969, et artiste plasticien, il exploite la décomposition de la lumière blanche pour élaborer des structures lumineuses.
Il a été le commissaire de nombreuses expositions sur le design au Centre de création industrielle et a publié, entre autres, Histoire du design de 1940 à nos jours chez Hazan (1994, 2000, 2004), puis histoire des objets – chronique du Design industriel en 2013. Voir le lot
Par Hôtel des ventes de la Vallée de Montmorency à Deuil la Barre
le 27/09/2021 : STUDIO TECHNES – RAYMOND GUIDOT – ROGER TALLON, Coquetiers empilables en plastique, blanc et rouge. H : 40 cm environ Voir le lot
Par Hôtel des ventes de la Vallée de Montmorency à Deuil la Barre
le 27/09/2021 : RAYMOND GUIDOT (1934-2021),
« Prototype : Table bout de canapé pliante »,
Bois naturel, peint, système pour être replié à plat.
Réalisé lors de la sa collaboration avec Roger Tallon, et le studio Technes.
Exemplaire unique. Similitudes avec la chaise TS de ROGER TALLON.
Quelques usures, et manques.
H : 40 L : 50 P : 50 cm
Note : Raymond Guidot, historien du design, ingénieur de l’Ecole nationale supérieure des arts et métiers, a été ingénieur-conseil au Musée national d’art moderne – Centre de création industrielle, du Centre Georges-Pompidou.
Collaborateur de Roger Tallon à l’agence Technès de 1961 à 1969, et artiste plasticien, il exploite la décomposition de la lumière blanche pour élaborer des structures lumineuses.
Il a été le commissaire de nombreuses expositions sur le design au Centre de création industrielle et a publié, entre autres, Histoire du design de 1940 à nos jours chez Hazan (1994, 2000, 2004), puis histoire des objets – chronique du Design industriel en 2013. Voir le lot
Par Hôtel des ventes de la Vallée de Montmorency à Deuil la Barre
le 27/09/2021 : Maquette pour PEUGEOT TULIP, 1996. Résine et plastique peint, réalisée pour la création du prototype Designer : Francois Chéry, 1995. Production PSA Peugeot Citroën. H : 23 L : 34 P : 19 cm La maquette est accompagnée d’une Bande Dessinée inédite « Madacam Tulip », réalisée pour le lancement du prototype. Bibliographie : Raymond Guidot, « Histoire des objets – Chronique du Design Industriel », 2013, Ed. Hazan. Note : Véritable précurseur du véhicule électrique partagé, la Peugeot Tulip pour « Transport Urbain Libre Individuel et Public » ne sera jamais développée. La marque visionnaire, avait conçu ce projet avec 20 ans d’avance … sur l’Autolib’. Voir le lot