Estimé 3 000 € - 5 000,00 €

Les belles provenances de la vente Quintessence d’Ouest Enchères Publiques 

25/09/2025

Le marché de l’art est de plus en plus sensible aux questions de provenance et de reconnaissance par les institutions. Les plus sourcilleux devraient être satisfaits par la vente OEP du 4 octobre.

« Avec cette vente, on repart en vacances ! » s’amuse Pierre-Guillaume Klein commissaire-priseur chez Ouest Enchères Public. Il propose effectivement au moins un week-end prolongé puisque la première partie de la vente se tiendra le samedi 4 octobre, et la seconde le lundi 6. 

Certains lots de ces deux jours de vente bénéficient de provenances bien documentées. C’est le cas du tableau de Marin Marie, montrant un quatre-mâts sous voiles battant pavillon français vers 1930 (25 000 à 35 000 euros). Cette aquarelle et gouache sur papier vient de la famille de l’armateur maritime Alexandre Bordes. Elle a été commandée à l’artiste directement et est ensuite restée dans la famille. Fondée au XIXe siècle, la compagnie Bordes possédait des quatre-mâts barques réputés pour leur solidité, qui ont arpenté les mers jusqu’à l’avènement des cargos modernes après 1914. 

Un autre peintre de la Marine est présent au catalogue : Mathurin Méheut, qui est à l’origine d’une série de six assiettes blanches et bleues à décor d’oursin, congres, langoustes, homard (300 à 500 euros) : « elles appartiennent à un service destiné à la maison Prunier, les traiteurs » précise le commissaire-priseur. 

De châteaux en musées

Dans un tout autre style, la gouache sur traits de crayon sur papier par Sonia Delaunay (6 000 à 8 000 euros) vient de la collection Robert Perrier, fournisseur français de textiles haute couture et collectionneur d’art.

Une série de sept chaises à dossier à la planche en bois, de la fin du XVIIIe siècle (800 à 1 200 euros-, affiche également une origine prestigieuse : palais des Tuileries dans le premier tiers du XIXe cèle, puis château de Compiègne en 1855, avant se sortir des collections du château en 1880. 

Le commissaire-priseur attire ensuite l’attention sur plusieurs objets possédant un double dans un musée français. A commencer par une composition par un suiveur de Jan Brueghel, école flamande vers 1700, qui représente l’entrée des animaux dans l’arche de Noé (huile sur cuivre, 3 000 à 5 000 euros) : « ce grand cuivre reprend la composition créée par Jan Brueghel l’ancien, dit de velours, conservée au Getty Museum à Los Angeles, datée de 1613 et dont il existe une reprise sur panneau par Jan van Kessel, conservée au musée des Beaux Arts de Rennes » ajoute Pierre-Guillaume Klein. 

Quand au portrait de Monseigneur Charles-Antoine de la Roche Aymon, archevêque connu pour avoir remis les insignes de son pouvoir à Louis XVI au moment du couronnement (3 000 à 5 000 euros), huile sur toile présentée comme de l’atelier d’Alexandre Roslin, une copie identique est conservée au musée du Palais de Tau à Reims. 

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