Le bilan 2025 du marché français des véhicules de collection

29/01/2026

Malgré un contexte économique et politique peu favorable, les ventes aux enchères de véhicules de collection ont rencontré leur public en 2025, avec une progression notable du nombre de véhicules proposés et adjugés par les maisons de vente adhérentes d’Interencheres. Le succès remarquable des vacations de fin d’année et l’évolution des montants d’adjudication confirment la maturité du marché et les grandes tendances esquissées depuis le début de la décennie.

 

Regain de dynamisme pour les ventes aux enchères de véhicules de collection ! Selon la nouvelle étude menée par Le Magazine des enchères pour les plateformes Interencheres et Auction.fr, le marché des véhicules de collection a connu un regain de dynamisme en 2025, avec des ventes plus nombreuses et des acheteurs au rendez-vous.

« Si le contexte économique et politique, sur le plan mondial et national, ne semble pas militer en faveur de l’achat de voitures anciennes, les résultats des ventes aux enchères de véhicules de collection dressent un bilan 2025 réjouissant. La fréquentation, toujours très soutenue, des salons, événements et rassemblements consacrés aux anciennes, se traduit en vente publique par l’intérêt d’acheteurs plus nombreux et actifs, avec un taux d’invendus stable (22% en 2024, 23% en 2025) malgré une offre nettement plus étoffée : 4 385 véhicules de collection ont changé de main en 2025, contre 3 349 en 2024 sur Interencheres, soit une hausse de +31% des cessions.

Le marché, dont l’attentisme observé en 2024 s’est poursuivi dans une moindre mesure au premier semestre 2025, a connu un regain significatif au second semestre, avec le succès remarquable des vacations de fin d’année, à commencer par la vente « The Renault Icons » orchestrée le 7 décembre par Artcurial Motorcars dans les Usines Renault de Flins-sur-Seine qui, devant une salle comble de plus de 1 000 enchérisseurs, a totalisé 12 millions d’euros d’adjudications, témoignant de l’attachement du public à l’héritage automobile français

La passion automobile n’a rien perdu de sa vitalité, et si l’authenticité des véhicules, leur historique ou, le cas échéant, leur palmarès, restent les valeurs cardinales qui motivent les enchérisseurs, l’arrivée de nouvelles générations de collectionneurs nous invite à nous intéresser aux sportives plus récentes des années 1990 et 2000 qui, cette année encore, ont obtenu des adjudications soutenues, très prometteuses pour les années à venir. »

Diane Zorzi, rédactrice en chef du Magazine des enchères

Consultez l’étude complète ici

Regain de dynamisme pour les ventes aux enchères de véhicules !

Selon la nouvelle étude* menée par Le Magazine des enchères pour les plateformes Interencheres et Auction.fr, le marché des véhicules de collection a connu un regain de dynamisme en 2025, avec des ventes plus nombreuses et des acheteurs au rendez-vous.

Malgré un contexte économique et politique peu favorable, les ventes aux enchères de véhicules de collection ont rencontré leur public en 2025, avec une progression notable du nombre de véhicules proposés et adjugés par les maisons de vente adhérentes d’Interencheres. Le succès remarquable des vacations de fin d’année et l’évolution des montants d’adjudication confirment la maturité du marché et les grandes tendances esquissées depuis le début de la décennie.

*Cette étude a été réalisée par Le Magazine des enchères pour le groupe qui rassemble les plateformes Interencheres et Auction.fr. Avec plus de 470 adhérents et partenaires, dont les opérateurs français leaders dans le secteur des ventes aux enchères de véhicules de collection (Artcurial, Osenat, Aguttes, etc.), le groupe bénéficie d’une visibilité complète sur le marché français de l’automobile de collection.

 

Des ventes plus nombreuses et des acheteurs au rendez-vous

« Si le contexte économique et politique, sur le plan mondial et national, ne semble pas militer en faveur de l’achat de voitures anciennes, les résultats des ventes aux enchères de véhicules de collection dressent un bilan 2025 réjouissant.

La fréquentation, toujours très soutenue, des salons, événements et rassemblements consacrés aux anciennes, se traduit en vente publique par l’intérêt d’acheteurs plus nombreux et actifs, avec un taux d’invendus stable (22% en 2024, 23% en 2025) malgré une offre nettement plus étoffée : 4 385 véhicules de collection ont changé de main en 2025, contre 3 349 en 2024 sur Interencheres, soit une hausse de +31% des cessions.

Le marché, dont l’attentisme observé en 2024 s’est poursuivi dans une moindre mesure au premier semestre 2025, a connu un regain significatif au second semestre, avec le succès remarquable des vacations de fin d’année, à commencer par la vente « The Renault Icons » orchestrée le 7 décembre par Artcurial Motorcars dans les Usines Renault de Flins-sur-Seine qui, devant une salle comble de plus de 1 000 enchérisseurs, a totalisé 12 millions d’euros d’adjudications, témoignant de l’attachement du public à l’héritage automobile français.

La passion automobile n’a rien perdu de sa vitalité, et si l’authenticité des véhicules, leur historique ou, le cas échéant, leur palmarès, restent les valeurs cardinales qui motivent les enchérisseurs, l’arrivée de nouvelles générations de collectionneurs nous invite à nous intéresser aux sportives plus récentes des années 1990 et 2000 qui, cette année encore, ont obtenu des adjudications soutenues, très prometteuses pour les années à venir. »

Diane ZORZI, Rédactrice en chef du Magazine des enchères

Un marché des ventes aux enchères en ligne en pleine forme

« Sur le marché des enchères en ligne, les ventes de véhicules ne se sont jamais aussi bien portées. Les performances d’Interencheres, premier site français d’enchères multispécialiste, en témoignent. En 2025, le produit d’adjudication des ventes Live de véhicules a progressé de +20%, porté notamment par une hausse de +18% du nombre moyen d’inscrits par vente. Les enchères se démocratisent et les ventes de véhicules ne font pas exception !

Les commissaires-priseurs accompagnent ce mouvement, en proposant des descriptifs complets, accessibles à tous, assortis de photographies de détails, de mises en situation et parfois de vidéos, qui offrent aux néophytes toutes les clés pour concrétiser leur projet d’enchères et permettent à tous les amateurs d’appréhender au mieux les véhicules, sans nécessairement se déplacer.

Si l’on observe, plus précisément, les chiffres des ventes de véhicules de collection, le tournant digital se confirme : la proportion de véhicules de collection vendus en ligne est depuis deux ans majoritaire. En 2025, 52% des véhicules de collection ont trouvé preneur en Live sur Interencheres, un chiffre similaire à celui observé en 2024, contre 48% en moyenne en 2023 et 2022. Et cette préférence pour les enchères en ligne ne se limite par aux modèles les plus modestes : 25 adjudications live supérieures à 100 000 euros ont été remportées en 2025 lors de ventes de véhicules de collection, contre 9 en 2024, tandis que le panier moyen a augmenté de +2% sur ce segment.

L’ensemble de ces indicateurs témoigne du virage durable du marché des véhicules vers les ventes aux enchères en ligne, qui est appelé à s’affirmer davantage dans les prochaines années avec la montée en puissance du Chrono, des ventes entièrement dématérialisées dont le produit vendu a augmenté de +14,2% en 2025 pour le segment des véhicules. »

Frédéric LAPEYRE, Président du directoire d’Interencheres

Sommaire de l’étude

  1. L’authenticité toujours primée
  2. La course dope les prix
  3. La réhabilitation des Porsche mal-aimées
  4. Un rajeunissement toujours en cours
  5. L’Automobilia en vedette

 

L’authenticité toujours primée

Avec des acheteurs toujours plus exigeants, l’authenticité des véhicules et leur conformité à l’origine restent des critères majeurs qui dopent les prix.

La vente « The Renault Icons » organisée par Artcurial Motorcars le 7 décembre dans les Usines Renault de Flins en témoigne avec ses 12 millions d’euros d’adjudications. La promesse d’emporter l’un des 180 véhicules et objets appartenant au constructeur a motivé les enchérisseurs : l’intégralité des lots a trouvé preneur, à des tarifs souvent très supérieurs aux estimations, y compris pour des « petits lots ».

Une Renault Type NN Torpédo, modèle d’avant-guerre habituellement difficile à vendre, est ainsi partie pour 20 468 euros, soit plus de deux fois son estimation haute fixée à 8 000 euros.

20 468€ pour une Renault Type NN Torpédo de 1925. Artcurial, 7 décembre 2025.

Entreposée depuis plusieurs années sans tourner, cette Torpédo beige, sortie d’usine en 1925, a bénéficié d’une restauration ancienne de qualité, mais elle nécessitait une révision complète avant sa remise en route. Elle a trouvé néanmoins preneur à 20 468 euros, soit plus du double de son estimation haute fixée à 8 000 euros, lors de la vente « The Renault Icons » organisée le 7 décembre par Artcurial Motorcars.

Toujours lors de la vente « The Renault Icons », une 4CV a obtenu 24 080 euros, là encore un montant très supérieur aux tarifs habituels et à son estimation haute fixée à 14.000 euros, tandis qu’une R21 de supertourisme, modèle de salon sans moteur estimé entre 6 000 et 10 000 euros, a obtenu la somme étonnante de 44 548 euros.

24 080€ pour une Renault 4cv Luxe de 1949 & 44 548€ pour une Renault 21 Supertourisme. Artcurial, 7 décembre 2025.

Cette rare version R1060 fait partie des plus anciens modèles de Renault 4CV, puisqu’elle date de 1949, soit deux ans après le lancement de la production. Elle a fait l’objet en 1994 d’une restauration de qualité, était très bien préservée et son compteur affichait 59 976 km. Estimée entre 8 000 et 14 000 euros, elle a trouvé preneur à 24 080 euros, lors de la vente « The Renault Icons » organisée le 7 décembre par Artcurial Motorcars.

Ce modèle est une maquette inspirée de la R21 vice-championne 1988 de Supertourisme. Dépourvue de mécanisme, elles est dotée d’une caisse dépouillée en acier, d’un arceau- cage, d’un siège-baquet et des trains roulants de la R21. Elle a été notamment exposée au Salon de Bangkok 1991. Estimée entre 6 000 et 10 000 euros, elle a obtenu la somme étonnante de 44 548 euros, lors de la vente « The Renault Icons » organisée le 7 décembre par Artcurial Motorcars.

 

Dans un même registre, la vente d’automne de la maison Aguttes, organisée le 30 novembre, a connu un grand succès avec sa collection de modèles jamais restaurés. Datés de 1920 aux années 1950, les véhicules ont survolé leurs estimations, malgré les nombreux travaux de remise en état à prévoir. C’est le cas notamment de l’Amilcar CGSs de 1927 dotée de sa caisse Duval et de tous ses équipements d’origine vendue 90 592 euros, soit 30 592 euros au-dessus de son estimation haute, ou encore de la Cisitalia 202 SC Berlinetta de 1948 vendue 274 580 euros, pour une estimation haute fixée à 240 000 euros. Une modeste Renault NN de 1927, estimée entre 1 500 et 2 500 euros, a elle aussi créé la surprise, trouvant preneur à 7 152 euros, grâce à sa patine originale qui a visiblement ému les enchérisseurs.

90 592€ pour une Amilcar CGSs de 1927. Aguttes, 30 novembre 2025.

Cette rarissime Amilcar CGSs de 1927, restée dans la même collection depuis 1965, était présentée dans sa configuration d’origine, avec sa carrosserie biplace Duval et la majorité de ses boiseries originales. Elle a trouvé preneur à 90 592 euros, pour une estimation haute fixée à 60 000 euros, lors de la vente d’automne d’Aguttes le 30 novembre.

274 580€ pour une Cisitalia 202 SC de 1948. Aguttes, 30 novembre 2025.

Cette Cisitalia 202 SC Berlinetta sortie de grange de 1948 était cachée depuis plus de 50 ans. Elle est l’une des toutes premières Berlinetta 202 construites, avec son châssis n°19, et se présente dans un remarquable état d’origine, avec une patine incomparable. Elle a trouvé preneur à 274 580 euros, pour une estimation haute fixée à 240 000 euros, lors de la vente d’automne d’Aguttes le 30 novembre.

7 152€ pour une Renault NN de 1927. Aguttes, 30 novembre 2025.

Cette Renault NN de 1927, avec sa calandre emblématique, se présentait en émouvant état d’origine, peinture et intérieur compris. Estimée entre 1 500 et 2 500 euros, elle a été adjugée 7 152 euros, lors de la vente d’automne d’Aguttes le 30 novembre.

 

Une simple Coccinelle 1303 Cabriolet de 1979 comptant 18 km au compteur et encore revêtue de sa cire de sortie d’usine a atteint 74 750 euros, lors de la vente Bonhams du Grand Palais le 6 février, alors que la maison en attendait entre 30 000 et 50 000 euros.

Cette quête de l’authenticité touche une catégorie de véhicules plus inattendue : les voitures de cinéma. Lorsqu’elles ont réellement figuré dans des films, les enchères grimpent. En témoigne l’adjudication enregistrée par une Mitsubishi Lancer Evolution VII ayant figuré dans le film « 2 Fast 2 Furious » lors de la vente «The Movie Cars Collection » orchestrée par Bonhams entre le 21 et le 28 novembre. Le véhicule a ainsi atteint 291 200 euros, un montant jusqu’à six fois supérieur à la cote du modèle de série.

74 750€ pour une Volkswagen Coccinelle 1303 Cabriolet de 1979. Bonhams, 6 février 2025.

Ce remarquable cabriolet était présenté « comme figé dans le temps », toujours recouvert de sa couche de cire de protection appliquée à l’usine. Offert par Volkswagen au vendeur, il est resté dans la même famille depuis son origine et n’a jamais été immatriculé. Son compteur n’affichait que 18 kilomètres. Estimé entre 30 000 et 50 000 euros, il a atteint 74 750 euros lors d’une vente organisée par Bonhams le 6 février au Grand Palais à Paris.

291 200€ pour une Mitsubishi Lancer Evolution VII de 2001. Bonhams, 6 février 2025.

Cette Evolution VII est apparue à l’écran dans le film « 2 Fast 2 Furious » (2003) comme la Mitsubishi Lancer Evolution VII vert citron de Brian O’Conner. Elle a été identifiée par Craig Lieberman comme la voiture de cascade n°1. Elle apparaît dans plusieurs séquences du film et elle est la seule à avoir bénéficié d’améliorations mécaniques : turbocompresseur optimisé et suspension recalibrée pour une puissance vérifiée de 330 ch, ce qui en fait la plus performante des quatre voitures. Chacune des quatre Evolution a été conçue différemment selon son rôle : deux étaient équipées d’un éclairage néon, une transportait le lecteur DVD Panasonic, et celle-ci était la voiture de cascade haute performance. Elle a été adjugée 291 200 euros le 28 novembre dans le cadre de la vente « The Movie Cars Collection » orchestrée par Bonhams, un montant jusqu’à six fois supérieur à la cote du modèle de série.

 

La course dope les prix

Parmi les onze enchères millionnaires comptabilisées en 2025, les sportives font la course en tête, à commencer par les Ferrari. Une 275 GTB de 1966 a ainsi été adjugée 2 371 640 euros par Artcurial lors de sa vente Rétromobile, grâce à un historique limpide et une restauration de haut vol, tandis qu’une reconstruction de 250 GT SWB de 1966 a été vendue 1 020 000 euros par la maison Osenat le 23 juin à Fontainebleau.

2 371 640€ pour une Ferrari 275 GTB de 1966. Artcurial, 8 février 2025.

Cette 275 GTB, livrée neuve en France en 1966, a reçu sa certification auprès du département Ferrari Classiche qui confirme qu’elle est équipée de son moteur, ainsi que de sa boîte de vitesses d’origine. Présentée dans sa couleur Celeste Metallizato originale, elle sortait d’une restauration exemplaire effectuée par Bacchelli e Villa. Elle a trouvé preneur dans son estimation à 2,3 millions d’euros, lors de la vente Rétromobile d’Artcurial le 8 février.

1 020 000€ pour une Ferrari 250 GT SWB Competizione de 1966. Osenat, 23 juin 2025.

Cette recréation de la Ferrari 250GT SWB Competizione a été construite à partir d’une Ferrari 330GT 2+2 de 1966. Initialement livrée aux États-Unis, cette voiture est ensuite revenue en France avant de faire l’objet d’un projet de transformation ambitieux : installation d’une carrosserie en aluminium de 250GT SWB, adaptée sur une base de 330GT dans le cadre d’une restauration complète, empattement modifié pour correspondre à celui d’une 250GT SWB, et reprise de tous les éléments mécaniques (moteur, boîte de vitesses, trains roulants, système de freinage, échappement, électricité et sellerie). La voiture a trouvé preneur dans son estimation à 1 020 000 euros, lors d’une vente organisée par la maison Osenat le 23 juin à Fontainebleau.

 

Le plus gros contingent de millionnaires revient cependant aux modèles de compétition à palmarès adjugés lors de la vente Artcurial Motorcars « The Renault Icons ». La F1 Williams-Renault FW19 ayant participé au championnat du monde 1997 a ainsi atteint 1 312 400 euros, nettement au-dessus de son estimation fixée entre 800 000 et1 200 000 euros, tout comme la Renault RE 40-03 de 1983 victorieuse avec Alain Prost au Grand Prix de Belgique, vendue 1 198 000 euros, pour une estimation haute fixée à 800 000 euros.

1 312 400€ pour une Williams-Renault FW19 F1. Artcurial, 7 décembre 2025.

Dans la collection Renault depuis 1998, cette Williams-Renault dans un état d’origine exceptionnel, fut pilotée par Heinz-Harald Frentzen lors du Grand Prix du Brésil 1997, terminant à la neuvième place. Elle a survolé son estimation, fixée entre 800 000 et 1 200 000 euros, lors de la vente «The Renault Icons » d’Artcurial, trouvant preneur à 1 312 400 euros.

1 198 000€ pour une Renault RE 40-03 F1. Artcurial, 7 décembre 2025.

Cette RE 40-03, qui fait partie des sept RE 40 fabriquées par Renault Sport et dont six sont restées chez Renault depuis l’origine, présentait une importance historique car elle a largement contribué à la deuxième place d’Alain Prost au Championnat du monde 1983, son meilleur résultat depuis ses débuts en compétition. Elle a pris le départ de cinq Grands Prix, signé deux pole-positions et remporté une victoire entre les mains d’un des meilleurs pilotes de l’histoire de la F1, Alain Prost, quadruple Champion du Monde. Un palmarès exceptionnel qui lui a valu d’obtenir une adjudication de 1 198 000 euros, pour une estimation haute de 800 000 euros, lors de la vente « The Renault Icons » d’Artcurial.

 

L’aura de la course touche aussi les motos récentes, même si les montants sont moins spectaculaires : la KTM 690 de Cyril Despres, victorieuse au dernier Dakar se déroulant en Afrique en 2007, est ainsi partie pour 51 750 euros lors de la vente Bonhams du 6 février, alors qu’elle était estimée entre 12 000 et 15 000 euros.

51 750€ pour une KTM 690 de 2007. Bonhams, 6 février 2025.

Achetée aux enchères en 2008, cette moto d’usine de Cyril Despres est la dernière gagnante du Paris-Dakar dans sa version des origines. Elle symbolise la fin d’un important chapitre de l’histoire de cette manifestation. Un historique qui a séduit les enchérisseurs, la moto ayant trouvé preneur à 51 750 euros, largement au-dessus de son estimation fixée entre 12 000 et 15 000 euros.

 

Le palmarès et le nom d’un grand pilote restent des valeurs sûres même pour les modèles de série, comme l’atteste l’adjudication remportée par la Ferrari 550 Maranello de 1996, ex Michaël Schumacher, le 7 avril lors de la vente du Tour Auto d’Aguttes. La Ferrari a trouvé preneur à 270 584 euros, pour une estimation haute fixée à 250 000 euros, soit plus de deux fois le prix habituel de ce modèle.

 

En revanche, les véhicules sans historique ou palmarès, transformés spécialement pour participer aux compétitions, ont connu plus de difficultés, du fait d’une offre trop abondante. Une préparation soignée et des passeports sportifs en règle restent cependant valorisés, ainsi qu’en témoigne la vente d’une Renault 5 Turbo en configuration Groupe 4. Titulaire de son passeport FFSA et susceptible de participer à tous les rallyes historiques les plus prestigieux, elle a été adjugée 169 200 euros, dans la fourchette d’estimation, le 9 novembre lors de la vente Osenat d’Epoqu’Auto Lyon.

270 584€ pour une Ferrari 550 Maranello de 1996. Aguttes, 7 avril 2025.

Cette Ferrari 550 Maranello ne totalisait que 10.000 km et a été pilotée en majorité parla légende Michael Schumacher au sommet de sa gloire. Présentée le 7 avril lors de la vente du Tour Auto d’Aguttes, elle a été adjugée 270 584 euros, pour une estimation haute fixée à 250 000 euros, soit plus de deux fois le prix habituel de ce modèle.

169 200€ pour une Renault 5 Turbo 1 Groupe 4 de 1980. Osenat, 9 novembre 2025.

Cette Renault 5 Turbo de 1980 a fait l’objet d’une transformation complète dans l’esprit des versions Groupe 4 engagées en compétition au début des années 1980. Cette conversion a été réalisée dans le cadre d’une restauration approfondie, respectant les spécificités techniques de la période. Elle a été adjugée 169 200 euros, pour une estimation comprise entre 140 000 et 180 000 euros, le 9 novembre lors de la vente Osenat d’Epoqu’Auto Lyon.

 

Des qualités qui valorisent également des automobiles plus modestes, comme ce coupé Alfa Romeo, modèle Giulia GT Veloce de 1972. Titulaire de son passeport historique, ce modèle ayant fait l’objet d’une préparation soignée pour concourir en VHC Groupe 2 a été vendu 56 640 euros, au-dessus de son estimation haute fixée à 55 000 euros, par Auctio Enchères le 22 novembre à Grosseto-Prugna en Corse.

56 640€ pour une Alfa Romeo Giulia GT Veloce de 1972. Auctio Enchères, 22 novembre 2025.

Cette Alfa Romeo, modèle Giulia GT Veloce de 1972, a séduit un enchérisseur à 56 640 euros, dépassant son estimation haute fixée à 55 000 euros, lors d’une vente organisée par Auctio Enchères le 22 novembre à Grosseto-Prugna, en Corse. Titulaire de son passeport historique, elle avait fait l’objet d’une préparation soignée pour concourir en VHC Groupe 2.

 

La réhabilitation des Porsche mal-aimées

Porsche reste l’une des marques les plus représentées aux enchères, même si les prix des 356 et 911 « Classic » (avant 1975) ont connu une forte correction après le pic de 2015, qui se confirme toujours aujourd’hui.

L’année 2025 a été l’occasion d’évolutions significatives dans la hiérarchie des 911, les enchères favorisant les mal-aimées d’autrefois, comme les SC, produites entre 1976 et 1982, et les 996, produites entre 1997 et 2005. Il y a encore dix ans, il aurait été difficile d’imaginer qu’une simple SC 3.0 de 1981, en bel état mais sans particularité majeure, puisse dépasser les 50 000 euros, comme celle vendue par Osenat le 15 décembre à Fontainebleau.

50 568€ pour une Porsche 911 SC 3.0 de 1981. Osenat, 15 décembre 2025.

Introduite en 1978, la Porsche 911 Super Carrera (SC) marque un tournant important dans l’histoire du modèle, en alliant robustesse mécanique, performance maîtrisée et qualité de construction. Cet exemplaire, datant de 1981, appartient à la seconde partie de la carrière du modèle, avec ses lignes tendues et son aérodynamique typique du début des années 1980. Affichant 60 000 km au compteur, cette Porsche a trouvé preneur à 50 568 euros, lors d’une vente organisée par Osenat le 15 décembre à Fontainebleau.

 

Le phénomène est encore plus marqué sur les Porsche 996, qui rejoignent désormais leurs aînées dans la catégorie des modèles recherchés, à l’exception des Turbo. La plupart des exemplaires proposés cette année en vente publique ont atteint voire dépassé leurs estimations hautes, y compris des modèles très kilométrés. Une Carrera 4 à boîte manuelle de 1998 totalisant 107 000 km au compteur obtenait ainsi 37 760 euros le 28 septembre chez Herbette au Touquet, au-dessus de son estimation haute fixée à 35 000 euros. Une Carrera 4 de 1999 à transmission Tiptronic peu recherchée, totalisant 273 060 km, a quant à elle trouvé preneur à 21 392 euros le 26 novembre à l’Hôtel des ventes de Rodez.

37 760€ pour une Porsche 911 (996) Carrera 4 de 1998. Herbette, 28 septembre 2025.

Cette Porsche 911 (996) Carrera 4 Coupé de 1998 incarne une ère charnière dans l’histoire de la légendaire 911. Première génération à adopter une motorisation flat-six refroidie par eau, la 996 marque une rupture technologique tout en conservant l’ADN sportif et l’élégance intemporelle qui ont fait la renommée de la marque de Stuttgart. Véritable sportive utilisable au quotidien, elle séduit par son agilité, sa sonorité unique et son comportement routier rassurant. Avec 107 000 km au compteur, ce modèle a trouvé preneur à 37 760 euros le 28 septembre chez Herbette au Touquet, dépassant son estimation haute fixée à 35 000 euros.

21 392€ pour une Porsche 911 (996) Carrera 4 de 1999. Hôtel des ventes de Rodez, 26 novembre 2025.

Cette Porsche 911 (996) Carrera 4 Tiptronic, mise en circulation en 1999, affichait 273 060 km au compteur. Elle a trouvé preneur à 21 392 euros le 26 novembre à l’Hôtel des ventes de Rodez, dépassant significativement son estimation fixée à 12 000 euros.

 

Un phénomène similaire commence également à s’observer sur les Boxster, tant et si bien qu’il devient désormais illusoire de s’offrir un bel exemplaire pour moins de 20 000 euros. Un modèle 3.2 S de 2002 a ainsi atteint 29 500 euros le 28 septembre chez Herbette au Touquet.

Pour les Porsche, plus encore que pour les autres modèles de collection, les petits kilométrages favorisent des enchères soutenues, l’un des records français de l’année concernant une 964 Carrera 4 de 1991 qui, avec ses 29 430 km au compteur, a été vendue 143 922 euros par Marambat de Malafosse le 9 décembre à Toulouse, pour une estimation haute fixée à 85 000 euros.

143 922€ pour une Porsche 911 (964) Carrera 4 de 1991. Marambat – de Malafosse, 9 décembre 2025 et 29 500€ pour une Porsche Boxster 3.2 Roadster de 2002. Herbette, 28 septembre 2025.

Cette Porsche 964 appartenait au même propriétaire depuis son acquisition en 1991 auprès d’un concessionnaire Porsche de Toulouse. Immobilisée dans un garage depuis 2020, elle présentait un bel état d’origine et a très peu roulé, affichant seulement 29 340 km au compteur. En dépit d’une remise en route, assortie d’une révision générale et de contrôles à prévoir, elle a trouvé preneur à 143 922 euros chez Marambat – de Malafosse le 9 décembre à Toulouse, survolant son estimation fixée entre 65 000 et 85 000 euros.

Cette Porsche Boxster 3.2 S de 2002, référence incontournable parmi les roadsters sportifs du début des années 2000, affichait 69 500 km au compteur. Elle a été adjugée 29 500 euros le 28 septembre chez Herbette au Touquet, autour de son estimation haute fixée à 27 000 euros.

 

Un rajeunissement toujours en cours

Les grandes tendances déjà observées en 2024 se confirment en 2025, avec un renouvellement en cours des générations de collectionneurs, qui s’intéressent à des sportives plus récentes des années 1990 et 2000, dont les estimations ont été régulièrement dépassées cette année.

Une Honda NSX de 1992, estimée entre 110 000 et130 000 euros, a ainsi été vendue 143 420 euros par Aguttes le 30 novembre, un record pour ce modèle, qui a séduit notamment par son kilométrage particulièrement bas.

143 420€ pour une Honda NSX de 1992. Aguttes, 30 novembre 2025.

Affichant seulement 9 350 km, cette Honda NSX de teinte Sebring Silver Metallic était présentée par la maison Aguttes le 30 novembre comme le « modèle sans doute le moins kilométré du monde ». Vendue neuve en France en 1992, elle est restée exposée dans le showroom d’une concession de la marque, ne sortant qu’à de très rares occasions, et se distinguait tant par son kilométrage très bas que par sa rarissime boîte mécanique. Elle a été adjugée 143 420 euros, pour une estimation haute fixée à 130 000 euros.

37 510€ pour une Mercedes Roadster 55 SL de 2006. Giraudeau, 8 novembre 2025 et 19 200€ pour une Mercedes-Benz CLK 55 de 2002. Osenat, 23 juin 2025.

En très bel état général, cette Mercedes Roadster 55 SL AMG de 2006 affichant 63 191 km au compteur a été adjugée 37 510 euros par l’Hôtel des ventes Giraudeau le 8 novembre à Esvres, dépassant son estimation haute fixée à 30 000 euros.

La CLK 55 AMG, propulsée par un V8 atmosphérique de 5,5 litres développant 347 chevaux, incarne parfaitement l’esprit grand tourisme à l’allemande. Ce modèle de 2002 est l’un des tout derniers produits de la première génération W208. Arrivé en France en 2005, il avait parcouru seulement 97 000 km depuis sa sortie d’usine, et il était très bien équipé, disposant notamment du toit ouvrant électrique, du système d’aide au stationnement et des phares xénon. Il a été adjugé 19 200 euros par Osenat le 23 juin à Fontainebleau, dépassant son estimation haute fixée à 16 000 euros.

 

Appréciée pour son dessin minimaliste, son moteur V8 de 400 ch dérivé de la M5 et la légèreté de sa structure avec ses panneaux de carrosserie en aluminium, la BMW Z8 s’est également distinguée en salle des ventes cette année. Un record français a été établi à 322 260 euros lors de la vente par Aguttes le 29 juin à Paris d’un exemplaire comptant moins de 40 000 km au compteur. Un modèle en panne vendu à la requête de l’AGRASC par la maison Bouvet Tabutin le 9 décembre à Vitrolles parvenait quant à lui à atteindre 184 333 euros.

322 260€ pour une BMW Z8 de 2001. Aguttes, 29 juin 2025 et 184 333€ pour une BMW Z8 non roulante de 2000. de Bouvet – Tabutin, 9 décembre 2025.

Présentée dans un état exceptionnel, avec sa teinte Stratus metallic, cette BMW Z8 a fait l’objet d’un entretien régulier parla concession BMW de Limoges. Vendue avec son rare hard-top d’origine, elle a trouvé preneur au prix record de 322 260 euros lors d’une vente organisée par Aguttes le 29 juin à Paris, survolant son estimation haute fixée à 240 000 euros.

Vendue à la requête de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC), cette BMW Z8 a été adjugée 184 333 euros par Bouvet Tabutin le 9 décembre à Vitrolles. Un prix soutenu pour ce modèle non roulant.

 

Les Ferrari ne sont pas en reste, les configurations exclusives de modèles récents continuant à susciter de très belles enchères. Une F430 Scuderia de 2008, estimée entre 140 000 et 180 000 euros, a ainsi été adjugée 199 640 euros par Lucien Paris le 29 mars, tandis qu’une F430 Spider à boîte manuelle a été vendue à la requête de l’AGRASC à 166 848 euros par la maison Prado Falque le 2 mars à Marseille, malgré l’absence de carte grise et des problèmes de capote.

199 640€ pour une Ferrari F430 Scuderia de 2008. Lucien Paris, 29 mars 2025 et 166 848€ pour une Ferrari F430 Spider V8 de 2007. Prado Falque, 2 mars 2025.

Présentée dans une configuration jaune Giallo Modena, en bel état, cette Ferrari F430 Scuderia de 2008 affichant 56 270 km au compteur a été adjugée 199 640 euros par Lucien Paris le 29 mars, au-dessus de son estimation haute fixée à 180 000 euros.

Vendue à la requête de l’AGRASC, cette Ferrari F430 Spider de 2007 à la robe Rosso Corsa a été adjugée 168 848 euros parla maison Prado Falque le 2 mars à Marseille, survolant son estimation fixée entre 40 000 et 50 000 euros. Un prix soutenu pour ce modèle vendu sans certificat d’immatriculation ni carte grise, avec une capote dysfonctionnelle.

 

L’Automobilia en vedette

Le succès des ventes d’Automobilia, de plus en plus nombreuses sur le territoire français, se confirme, avec un grand nombre de lots vendus au-dessus des estimations. Les grands standards de ce type de vacation suscitent des enchères soutenues, à commencer par les plaques émaillées authentiques, comme la plaque ronde Dunlop SP vendue par Farran Enchères le 28 septembre à Castelnau-le-Lez à 1 488 euros, pour une estimation fixée entre 200 et 400 euros. Une affiche «Nunc est bibendum » obtenait quant à elle 4 920 euros chez Deux-Sèvres Enchères le 20 juin à Niort alors qu’elle était estimée entre 800 et 1 800 euros.

1 488€ pour une plaque émaillée Dunlop. Farran Enchères, 28 septembre 2025.

Cette plaque émaillée circulaire double face Dunlop, de 70 cm de diamètre, a été vendue avec son armature de fixation 1 488 euros par Farran Enchères le 28 septembre à Castelnau-le-Lez, survolant son estimation fixée entre 200 et 400 euros.

4 920€ pour une affiche Michelin. Deux-Sèvres Enchères, 20 juin 2025.

Cette affiche Michelin «Nunc est bibendum », illustrée par Marius Rossillon et imprimée par L. Revon & Cie, a été adjugée 4 920 euros chez Deux-Sèvres Enchères le 20 juin à Niort. Un prix soutenu pour cette grande affiche (1,80 x 1,50 m) estimée raisonnablement entre 800 et 1 800 euros, du fait de la présence de traces de plis et déchirures.

 

Les anciennes pompes à essence sont elles aussi très prisées, particulièrement les plus anciennes, comme cette Satam N°5 des années 1930 vendue 5 546 euros par Farran Enchères, largement au-dessus de son estimation haute fixée à 3 500 euros.

5 546€ pour une pompe à essence Satam n°5 Shell. Farran Enchères, 28 septembre 2025.

 

Les voitures pour enfant motorisées connaissent également un succès certain. Une Agostini Countach des années 1980 a ainsi été vendue 45 204 euros par Aguttes le 11 octobre à Bruxelles, dépassant significativement son estimation haute fixée à 30 000 euros.

45 204€ pour une Agostini Countach Junior. Aguttes, 11 octobre 2025.

Agostini est un constructeur artisanal italien des années 1980 spécialisé dans la fabrication de voitures pour enfants haut de gamme. Cette fidèle réplique de la Lamborghini Countach était équipée d’un moteur thermique de 400 cm3 avec transmission automatique à 2 vitesses pouvant atteindre jusqu’à 48 km/h, et elle était dotée de freins à disque et de suspensions, tandis que ses phares étaient alimentés par un système 12 V. Elle a trouvé preneur à 45 204 euros lors d’une vente organisée par Aguttes le 11 octobre à Bruxelles, dépassant significativement son estimation haute fixée à 30 000 euros.

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