La maison Aguttes vient de révéler le catalogue de sa traditionnelle vente d’été dédiée aux automobiles de collection. Avec près d’une centaine de véhicules, elle s’adresse à tous les types de collectionneurs, en particulier ceux en recherche de configurations particulièrement rares.
La Ferrari 412 fait partie des Ferrari des années 1980 les plus admirées pour l’équilibre de ses lignes signées Pininfarina. Ce coupé grand tourisme quatre places est pourtant l’une des rares Ferrari à moteur V12 avant à la cote encore raisonnable, sans doute parce que beaucoup ont été équipées d’une transmission automatique. Ce n’est pas le cas de l’exemplaire de 1987 proposé par la maison Aguttes le 21 juin à la Porte de Champerret à Paris, lors de sa vente d’été d’automobiles de collection. Non seulement il est équipé d’une boîte manuelle, mais il a conservé sa rarissime teinte d’origine Prugna Metallizzato associée à un intérieur en cuir beige.
En très bel état cosmétique, il vient de faire l’objet d’un entretien avec révision des amortisseurs, remplacement de la ligne d’échappement, alors que les pneus TRX ont été renouvelés récemment (50 000 =— 70 000 euros).

Une Land Rover 110 de 1990
Dans un genre radicalement différent, les amateurs de 4X4 de légende peuvent s’intéresser au cas de ce Land Rover 110 de 1990 qui fait partie des rares à avoir reçu le fameux V8 Rover, infiniment plus mélodieux que les quatre cylindres essence et Diesel qui ont équipé en très grande majorité ce modèle.
Issu de l’armée allemande, il a fait l’objet d’une restauration intégrale avec notamment un nouveau châssis galvanisé et une transmission neuve (60 000 euros — 80 000 euros). Il est accompagné d’un Range Rover V8 trois portes de 1976 dans une très désirable configuration des premières années, en livrée Lincoln Green et intérieur beige, totalement restauré voici une dizaine d’années (30 000 — 40 000 euros).

Une rarissime Porsche 911 2.7 RS Lightweight
La tête d’affiche de la vente revient à une sculpturale Lancia Flaminia Zagato de 1961, véritable chef d’œuvre du style italien des années 1960, appartenant à la série des premiers millésimes équipés du V6 2.5. L’exemplaire proposé par Aguttes est d’ailleurs livré avec son bloc d’origine, mais a été rééquipé avec un 2.8 à trois carburateurs plus performant. La voiture a fait l’objet d’une restauration intégrale par un spécialiste italien reconnu et se trouve dans un état de fonctionnement excellent (220 000 euros — 280 000 euros).

A noter enfin la présence d’une Porsche 911 Carrera 2.7 RS de 1973, dans une rare définition Lightweight produite à 200 exemplaires. L’authenticité de ce modèle suisse doté de l’autobloquant optionnel est corroboré par un historique très documenté, même si le moteur n’est pas « matching ».
Il a fait l’objet d’une restauration intégrale de sa carrosserie puis de son moteur dans sa configuration d’origine, à l’exception de l’arceau de course qui a été conservé (400 000 euros — 600 000 euros) : les enchères à propos de ce jalon majeur de l’histoire de la marque seront à n’en pas douter suivies par des porschistes du monde entier.
