Vente évènement à l’Olympia : les archives de Patrick Ullmann, le photographe des célébrités

15/06/2026

Entre la fin des années 1960 et le début des années 2000, Patrick Ullmann a été le photographe attitré de l’Olympia. Quai des enchères lui consacre une vente spéciale le 18 juin, avec plus de 250 lots présentés dans la salle de spectacles parisienne.

De Claude Nougaro à Léo Ferré en passant par Véronique Sanson et jusqu’a Matthieu Chedid : toutes les grandes stars sont passées par l’Olympia… et devant l’objectif de Patrick Ullmann. « Il est né à Vichy en 1942, commence la commissaire-priseur Alexandra Chaillou, et lorsque sont père l’emmène à Paris pour voir un spectacle de music-hall, il tombe immédiatement amoureux de la scène et des artistes, en se promettant d’en faire partie ». Deux rencontres en 1969 concrétisent cette ambition : une première avec Bruno Coquatrix, le patron de l’Olympia (on le retrouve sur un portrait daté de 1970, estimé 200 à 300 euros), et l’autre avec Léo Ferré, qui après une séance lui demande de devenir son photographe attitré ! Il devient ensuite celui de Claude Nougaro, et couvre tous les évènements majeurs de l’Olympia jusqu’en 1997.

« Nous avons sélectionné avec lui 267 photos qui retracent l’essentiel de son travail, indique Alexandra Chaillou, même si une inondation à l’Olympia lui a fait perdre une bonne partie de ses archives et notamment ses photos d’Edith Piaf, c’est dommage ». Au long de sa carrière Patrick Ullmann créé des liens avec plusieurs artistes, qu’il photographie parfois chez eux : la rumeur dit qu’à la séance avec Serge Reggiani en 1980 (200 à 300 euros), celui-ci lui aurait dit qu’il fallait s’arrêter car les huissiers arrivaient…

Du noir et blanc, et de l’argentique

Dans ses portraits, toujours en noir et blanc et à l’argentique (avec les mêmes appareil Nikon et Mamiya), le photographe réussit à capter une vraie sincérité de la part des artistes et sur beaucoup de clichés affleure une forme de douceur accentuée par les effets de lumière. « Cette intensité des blancs et des zones sombres c’est vraiment une de ses signatures », signale la commissaire-priseur. elle est très présente sur la photo de 1970 de Gilbert Bécaud de dos, devant son piano (200 à 300 euros), ou sur celle de Léo Ferré réduit à une silhouette debout face à son micro en 1972 (200 à 300 euros).

« Pour cette première vente d’atelier, nous présentons quatre types de photos : des argentiques d’époque, des tirages d’époque réalisés en 1974 pour son exposition à la Fnac Etoile, et deux séries de photos numériques tirées à partir de négatifs scannés, sur des papiers différents », détaille la commissaire-priseur. Toutes sont marquées du cachet Ullmann ainsi que d’un cachet réalisé spécifiquement pour cette vente, ce qui va permettre la traçabilité future de ces photos. Elles sont estimées entre 150 et 600 euros, en fonction notamment du tirage (la photo de Paul Anka, datée de 1971 est un tirage argentique d’époque unique, estimé 200 à 250 euros), de la notoriété de l’artiste, de la qualité du cadrage…

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