Célèbre ornemaniste du XIXe siècle, Frédéric-Eugène Piat a produit très peu d’objets décoratifs. La maison de ventes Orne enchères en a retrouvé deux dans un château normand, ils seront vendus aux enchères le 4 juillet à Alençon.
Sculpteur et ornemaniste, Frédéric-Eugène Piat (1827-1903) collabore à partie de 1860 avec le fabricant de bronzes d’Art Louis-Léon Marchand. En sus de leur activité commerciale, les deux hommes vont créer des œuvres uniques, présentées aux Expositions Universelles à travers toute l’Europe.
« Et nous en avons retrouvé deux dans un château normand, s’étonne encore Patrice Biget, dont une statue de Minerve qui avait soit-disant disparu dans un naufrage ! ».

Une Minerve prétendument disparue dans un naufrage
Cette Minerve en bronze doré (8 000 à 10 000 euros) était l’élément central d’une cheminée monumentale fabriquée pour l’Exposition universelle de Londres en 1862, puis représentée à Paris en 1867 et à Philadelphie en 1876. Et loin d’avoir été engloutie dans l’océan, elle a ensuite été acquise au XIXe siècle par une famille normande très aisée.

Une pendule qui valut à l’artiste la Légion d’honneur
Les mêmes normands ont également mis la main sur la pendule Faune et enfant (50 000 à 60 000 euros) exposée à Vienne en 1873 et qui a valu à ses auteurs une Légion d’honneur remise par le président Thiers. « Un objet spectaculaire, de très grande qualité, jamais vu sur le marché », s’enthousiasme le commissaire-priseur. De grand format (2,90 m de haut), cette pendule intégrée dans un vase sur socle de marbre rouge griotte est portée par un bronze figurant un faune avec deux chérubins sur les épaules.