Rolex, Patek Philippe, Cartier : des montres de collection aux enchères à Neuilly-sur-Seine

26/06/2026

Entre les modèles vedettes des fabricants suisses, les montres à secret et les montres de poche, des fabrications du XIXe et d’autres du XXe siècle, la vente de montres de collection organisée par la maison Aguttes le 1er juillet propose aux enchérisseurs un panorama éclectique de l’horlogerie pour tous les budgets. Les estimations s’échelonnent de 150 à 60 000 euros.

Rolex Daytona, GMT-Master et Patek Philippe Nautilus en vedettes

Cette vente met en lumière trois montres « particulièrement rares« , relève la responsable du département des montres de collection chez Aguttes, Claire Hofmann, à commencer par deux Rolex : une Daytona dite « Anthracite grey Reverse Panda dial » (estimation : 40 000 – 60 000 euros), fabriquée à la fin des années 1950, et une GMT-Master dite « Pussy Galore » (20 000 – 40 000 euros), conçue au milieu des années 1960.

Rolex Daytona dite « Anthracite Grey Reverse Panda Dial », réf. 6239, n° 1083432. Vers 1964. Chronographe bracelet en acier. Estimation : 3 000 – 4 000 euros.

Outre leur « super état de conservation », les deux modèles ont chacun la particularité d’avoir été portés par un seul propriétaire. La GMT-Master avait ainsi été acquise par un ancien employé d’Air France, anecdote qui n’est pas sans résonance, ce modèle ayant été conçu à l’origine pour les pilotes de la Pan American Airways, doté d’une aiguille 24 heures permettant la lecture simultanée de deux fuseaux horaires. Le troisième modèle est une Patek Philippe Nautilus (30 000 – 40 000 euros) des années 2000, « qui se différencie notamment par son fond transparent« .

Cartier, Jaeger-LeCoultre, Festina : quand la montre devient bijoux

Claire Hofmann souligne également « la belle présence de montres bijoux imaginées pour des femmes, qui ont un joli succès ces temps-ci« . Figurent ainsi dans cette vente une montre bracelet de dame à secret en or 18k, fabriquée vers 1950 par Festina (1 500 – 2 000 euros) et une Reverso Lady de Jaeger-LeCoultre (vers 2000), estimée entre 3 500 et 5 500 euros, dont le boîtier réversible constitue une « solution pensée à l’origine pour répondre aux besoins des joueurs de polo qui souhaitaient protéger le cadran de leur montre en pleine partie« .

Festina. Vers 1950. Montre bracelet de dame à secret en or 18k (750). Estimation : 1 500 – 2 000 euros.

S’y ajoutent plusieurs Cartier, une marque “dont la demande est en augmentation » : une Calandre en or jaune 18k des années 1990 (3 000 – 5 000 euros), dont le nom fait référence aux calandres des anciens véhicules, à la forme similaire au boîtier de cette montre, ainsi que l’iconique Santos Demoiselle, dont un exemplaire à couronne octogonale sertie de diamants est estimé entre 6 000 et 8 000 euros.

Des montres de poche entre prouesse mécanique et raffinement orfèvre

Fidèle à ses habitudes, Aguttes met un point d’honneur à éclairer un pan élargi de l’histoire de l’horlogerie. Les enchérisseurs pourront ainsi découvrir une importante sélection de montres de poche. « Elles peuvent présenter des mécanismes intéressants, comme cette Vulcain du début du XXe siècle avec sa répétition des minutes et sa sonnerie à deux marteaux sur gong » (2 000 – 3 000 euros).

Whistler & Lecomte Genève, n° 2444. Milieu XIXe siècle. Montre de poche en or 18k (750) avec chaîne en or et lapis-lazuli. Estimation : 40 000 – 60 000 euros.

Certaines se distinguent également par leur ornementation, à l’image d’une Whistler & Lecomte du milieu du XIXe siècle (3 000 – 4 000 euros), dont le boîtier au dos finement ciselé de motifs feuillagés est attaché à une chaîne en or et lapis-lazuli.

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