Le 14 avril 2022 | Mis à jour le 14 avril 2022

5 choses à savoir sur Demetre Chiparus

par Interencheres

Demetre Chiparus est l’un des sculpteurs Art déco les plus plébiscités sur le marché. Puisant son inspiration dans l’art égyptien, cet artiste a remis au goût du jour la sculpture chryséléphantine, façonnant des danseuses et figures féminines élégantes et raffinées. Retour sur ce sculpteur emblématique du début du XXe siècle dont les œuvres parent régulièrement les salles de vente aux enchères.

 

Il a obtenu une médaille au Salon de 1914

Né en 1886 à Dorohoi, en Roumanie, Demetre Chiparus (1886-1909) quitte sa ville natale en 1909 afin d’étudier la peinture et le dessin à Florence, où il suit une formation auprès du maître sculpteur Raffaello Romanelli. Trois années plus tard, il déménage à Paris où il intègre l’Ecole des Beaux-Arts et côtoie les sculpteurs Antonin Mercié et Jean Boucher. En 1914, Chiparus expose pour la première fois au Salon et reçoit la médaille « honorable » pour ses statuettes d’enfants. Fort de cette distinction, il jouit d’une réputation florissante sur la scène artistique parisienne et obtient un partenariat avec la fonderie Edmond Etling et Cie. Si la critique reste relativement discrète, ses œuvres connaissent un succès commercial retentissant. Durant les Années folles, ses sculptures attirent les collectionneurs français et internationaux, assurant à Chiparus un train de vie confortable. 

 

Il puisait son inspiration dans l’art égyptien 

En 1920, Chiparus suit avec attention les travaux d’excavation menés dans la tombe de Toutânkhamon et puise dès lors son inspiration dans les statues retrouvées à la faveur des fouilles. Fasciné par la sculpture chryséléphantine égyptienne, il modernise l’association ancestrale d’or et d’ivoire pour façonner son propre style, alliant le bronze à l’ivoire. Outre le recours à cette technique, il habille ses personnages de vêtements traditionnels et emprunte les traits de Cléopâtre pour dessiner ses visages féminins. 

 

Demetre Chiparus (1886-1947), « La liseuse », circa 1910. Sculpture chryséléphantine signée sur la base en onyx. Hauteur : 26 cm. Estimée entre 2 000 et 2 500 euros.

 

Il s’est spécialisé dans la sculpture chryséléphantine

Alors que naît le mouvement Art déco, Chiparus connaît dans les années 1920 une période créative florissante. A cette époque, il vit à Paris avec sa femme dans un grand appartement reconvertit en atelier. Il rationnalise progressivement sa production pour répondre à des commandes toujours plus nombreuses. Pour donner au fondeur une idée précise du résultat attendu, Chiparus réalise des croquis, avant de façonner une sculpture en plastiline, un matériau proche de l’argile. Par la suite, l’artisan assemble le bronze et l’ivoire, avant que l’artiste ne vienne peindre à froid sur la sculpture. Il ajoute un socle, en marbre ou en onyx, qui complète la statuette, et finalise ainsi son œuvre. Cette technique de travail séduit de nombreux sculpteurs comme Peter Tereszczuk ou Ferdinand Preiss, qui font de Chiparus l’un des chefs de file de la sculpture décorative.

 

Il a fait des danseuses son thème de prédilection

Dans le Paris de l’entre-deux-guerres, l’heure est à la fête. Chiparus saisit cet instant d’euphorie et célèbre dans ses créations les danseuses, s’inspirant des ballets russes et du music-hall. Zoula de Boncza, Isadora Duncan et Vaslav Nijinsky sont autant de personnalités qu’il immortalise dans des poses maniéristes. Un thème plébiscité des collectionneurs qui ont poussé les enchères jusqu’à 30 550 euros chez Millon en juillet dernier pour la danseuse « Orilla », coiffée à l’égyptienne. 

 

Demetre Chiparius (1886-1947) , « Accident de chasse ». Sculpture en bronze à patine verte, signée sur la terrasse. Socle en marbre vert de mer. 26 x 42 x 19 cm (avec le marbre). Estimée  entre 800 et 1 200 euros.

 

Il est l’un des sculpteurs modernes les plus cotés sur le marché

Considéré comme l’un des sculpteurs les plus importants de sa génération, Chiparus a jouit de son vivant d’une reconnaissance tant muséale que commerciale, multipliant les expositions et les commandes privées. Depuis les années 1970, avec le regain d’intérêt des collectionneurs pour l’Art déco, le sculpteur s’est imposé comme l’un des artistes les plus cotés sur le marché, avec un record de vente établi en 2007 à New York pour Les Girls, une sculpture chryséléphantine de 1928 adjugée 690 580 euros. Sa popularité est telle que de nombreux faussaires ont fait des faux Chiparus leur spécialité. Les ventes aux enchères restent ainsi pour les collectionneurs le meilleur moyen de s’assurer de l’authenticité des pièces.

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