Souvent opposé à son successeur, l’Art déco, le style artistique de l’Art nouveau est de ceux que l’on reconnaît au premier regard. Développé à partir de la fin du XIXe siècle, il fascine encore aujourd’hui les amateurs et ses œuvres animent régulièrement les salles des ventes. Retour sur ce style emblématique de la Belle Epoque.
Henry van de Velde, Victor Horta, Hector Guimard ou encore Alfons Mucha et Emile Gallé, autant de grands noms qui ont su réinventer les arts du début du XXe. Retour sur cet Art nouveau, premier mouvement d’art total français, qui révolutionna tout un art de vivre.
1.Un art international
Si le style doit son nom à Siegfried Bing et à son magasin « L’Art nouveau », installé à Paris, c’est bien parce qu’il est le premier à prendre la mesure du changement artistique qui s’opère à la fin du XIXe siècle. Ce marchand, défenseur du japonisme, y expose de nouveaux créateurs dont le style détonne, à l’instar du Belge Henry van de Velde. En France, l’Art nouveau s’épanouit au sein de deux écoles, à Paris et à Nancy, avant de s’exporter à travers l’Europe et que chaque pays ne devienne l’ambassadeur de son propre art nouveau. Vienne devient ainsi la capitale du Sezessionstil en Autriche, Barcelone représente le Modernismo en Espagne, tandis que Milan et Turin voient éclore l’Arte nuova en Italie.
Louis Majorelle (1859 – 1926) Guéridon en noyer mouluré sculpté à deux plateaux dont le supérieur trilobé et l’inférieur circulaire. Décor de fleurs de pavots en marqueterie de bois d’essences différentes. Piètement d’angle à jambes galbées doublées en partie basse. Signé dans la marqueterie. Estimé 1 200 – 1 500 euros.
2. Un mouvement d’art total
L’Art nouveau prend historiquement ses racines dans l’architecture belge, avec pour emblème l’Hôtel Tassel de Victor Horta, avant de prendre à Paris la forme du Castel Béranger dessiné par Hector Guimard. C’est dans sa capacité à transcender les disciplines que l’Art nouveau rompt véritablement avec les mouvements précédents. Le style ne s’impose pas uniquement en architecture mais également en peinture, en sculpture, dans les arts graphiques et dans les arts décoratifs. Faisant fi de la distinction entre arts plastiques et arts appliqués, l’Art nouveau se veut total et répond aux nouvelles aspirations de la bourgeoisie qui, à la Belle Epoque, est avide d’un nouveau style de vie. L’Art nouveau se diffuse dès lors dans d’autres domaines tels que la mode et la joaillerie.
René Lalique. Pendentif en or jaune 18K (750°/°°) figurant Vénus sur fond de plumes de paon émaillées vert et bleu, il retient en pampille un diamant coussin taille ancienne surmontant une perle baroque probablement fine. Le dos entièrement émaillé bleu. Élément central de collier plus important. Signé en toutes lettres sur la tranche, vers 1896-1898. Estimé 8 000 – 12 000 euros.
3.Un style au service du renouveau des arts du feu
Si l’Art nouveau s’épanouit sur une période relativement courte (entre 1892 et 1914 environ), il est ponctué de nombreuses innovations, notamment dans les arts du feu – les temps de paix sont propices à l’expérimentation. En cela, Nancy excelle sous l’impulsion d’Emile Gallé qui y lance une large production de verrerie marquée par l’invention du verre multicouche à l’origine de sa renommée. Ce goût de l’innovation ne se limite pas à la France et de nombreux centres de production européens expérimentent de nouvelles pratiques. En verrerie, l’acide est utilisé pour la première fois dans le processus de création des décors tandis qu’en céramique, apparaissent désormais les accidents de cuisson, les effets de flammes et les coulures d’émail.
Par CONAN BELLEVILLE Hôtel d’Ainay à LYON le 12/03/2024 : Pierre-Adrien DALPAYRAT (1844-1910)
Vase coloquinte en grès à côtes oblongues. Email à coulées bleu et rouge sang-de-bœuf.
Signé au revers.
Haut. 32,5 cm
Provenance : ancienne collection Jean-Pierre Hassler, Suisse.
Bibliographie : Ouvrage collectif, Adrien Dalpayrat 1844-1910 Céramique française de l’Art Nouveau, édition Arnoldsche, Stuttgart, 1998, notre pièce référencée sous le n°25 et reproduite p. 112.
Voir le lot
Par CONAN BELLEVILLE Hôtel d’Ainay à LYON le 12/03/2024 : Alfred FINOT (1876-1947) & Joseph & Pierre MOUGIN (1898-1950)
» La Soif « , c. 1900. Coloquinte en grès. Décor en semi-relief d’une jeune fille buvant. Email ocre et beige sur fond vert et violet (infime éclat dans le décor).
Signée des deux noms et numérotée 2499.
Haut. 19,5 cm
Historique : un exemplaire similaire se trouve dans les collections du Musée de l’École de Nancy.
Bibliographie : La Lorraine Artiste, décembre 1900, modèle reproduit p. 156. » Art Nouveau Belgium/France « , Institut for the Arts ; Rice University, 1976, modèle référencé sous le n°438 et reproduit p. 275. Jacques Peiffer, Les frères Mougins sorciers du grand feu, éditions Faton, Dijon, 2001, modèle référencé p. 235. Paul Arthur, French Art Nouveau Ceramic – An Illustrated Dictionnary, éditions Norma, Paris, 2015, modèle référencé et reproduit p. 155.
Voir le lot
Par CONAN BELLEVILLE Hôtel d’Ainay à LYON le 12/03/2024 : Henri DE VALLOMBREUSE (1856-1919)
Vase en grès à corps ovoïde épaulé et col ouvert. Email granuleux blanc, brun, gris et ocre à légère irisation.
Signé.
Haut. 19 cm
Voir le lot
Par CONAN BELLEVILLE Hôtel d’Ainay à LYON le 12/03/2024 : Pierre-Adrien DALPAYRAT (1844-1910)
Vase en grès à corps ovoïde épaulé et petit col conique ornementé de quatre petites anses évidées en partie haute. Email à coulées verte et rouge sang de bœuf sur fond ocre (infimes éclats au revers).
Signé à la grenade.
Haut. 24 cm
Provenance : ancienne collection Jean-Pierre Hassler, Suisse.
Voir le lot
Par CONAN BELLEVILLE Hôtel d’Ainay à LYON le 12/03/2024 : Benjamin WOLLES (actif de 1894 à 1921)
Petit vase en argent à corps cabossé et col quadrangulaire conique. Email rose, violet et vert à décor de petites fleurs dans des médaillons rehaussé de dorure.
Poinçon de maitre et de matière au revers.
Haut. 8,5 cm
Voir le lot
Par Hôtel des Ventes de Lyon Bérard-Péron à Corbas le 20/03/2024 : Gallé
Vase de forme bombée à col ouvert en verre gravé à l’acide à décor floral rouge sur fond jaune. Important fèle. Signé. H. 20 cm
TR Voir le lot
Par Hôtel des Ventes de Lyon Bérard-Péron à Corbas le 20/03/2024 : Gallé
Vase soliflore à corps pansu en verre gravé à l’acide à décor floral orange sur fond grisé. Col recoupé. Signé. H. 20 cm
TR Voir le lot
Par Hôtel des Ventes de Lyon Bérard-Péron à Corbas le 20/03/2024 : Gallé
Vase de forme bombée à col droit en verre gravé à l’acide à décor floral dans les tons de brun sur fond polychrome avec salissures. Signé. H. 26 cm
TR Voir le lot
Par Hôtel des Ventes Montpellier Languedoc à Montpellier le 23/03/2024 : GALLE – Nancy ”La ligne Bleue des Vosges” Important vase en verre multicouche à décor finement gravé en réserve brillante d’arbres et de montagnes en perspectives, de couleurs bleu, violet, bleu-clair et vert sur un fond jaune lumineux très contrasté. Signé ”Gallé” en réserve, dans le décor. H : 33 cm Voir le lot
Par CONAN BELLEVILLE Hôtel d’Ainay à LYON le 12/03/2024 : Edgar BRANDT (1880-1960)
» Algues « , circa 1910. Vase en bronze à corps ovoïde et col conique à patine brune nuancée. Réceptacle tubulaire en laiton amovible.
Sans signature.
Haut. 50,5 cm
Exposition : Salon des Artistes Français, Paris, 1910.
Bibliographie : L’Art décoratifs aux salons de 1910 : Bijouterie, orfèvrerie, ornementation, Armand Guérinet Éditeur, volume 1, Paris, 1910, modèle reproduit pl. 56
Alastair Duncan, The Paris Salons 1895-1914 : Objets d’Art & Metalware, Volume V, Antique Collectors’ Club, Woodbrige, 1994, modèle référencé et reproduit p. 140.
Joan Kahr, Edgar Brandt, Master of Art Deco Ironwork, Harry N. Abrams Inc. Publishers, New York, 1999, modèle référencé sous le n°27 et reproduit p. 37.
Voir le lot
4. Une esthétique inspirée par le japonisme
Si le style de l’Art nouveau diffère selon les pays, il s’inscrit néanmoins dans la continuité du japonisme qui connaît, au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, un engouement croissant. L’Art nouveau et ses artistes en reprennent les codes à l’instar de l’apposition de la couleur en aplat, la synthétisation des formes et la disparition de la profondeur, particulièrement remarquables dans le graphisme des réclames et affiches. Les deux styles puisent également leur inspiration dans l’intarissable source qu’est la nature, dans sa faune autant que dans sa flore. A cette dernière, s’ajoutent des thèmes récurrents tels que la femme, élancée, idéalisée, la longue chevelure flottant au vent ; les lignes courbes, élégantes, empruntées aux fleurs et végétaux ; et l’asymétrie, en réaction aux mouvements précédents.
Bing (Siegfried). Le Japon artistique. Documents d’art et d’industrie. Paris, Japon artistique, Marpon et Flammarion, sd. Adjugé 145 euros par Arcadia, le 29 février à Amiens.
5. Un succès qui ne se tarit pas
Après la Première Guerre mondiale, l’Art nouveau, déjà appelé « style nouille » par ses détracteurs en référence à ses arabesques, est peu à peu remplacé par l’Art déco aux lignes strictes et à l’esthétique sobre. Un siècle plus tard, l’Art nouveau a retrouvé de sa splendeur, comme en témoignent les nombreuses ventes aux enchères qui lui sont régulièrement dédiées. Le style, encore largement artisanal, séduit par l’usage de matériaux et de procédés de fabrication de qualité. En témoignent les records de vente qui se succèdent aux enchères. Citons le ras-de-cou Fleurs de chardon signé René Lalique qui a quadruplé son estimation en trouvant preneur à 484 620 euros le 12 juin à Rennes, lors d’une vente organisée par Carole Jézéquel. Ou encore la redécouverte d’un vestiaire dessiné par Hector Guimard qui a été couronnée d’une adjudication à 57 340 euros, en faveur du futur musée consacré à l’artiste et prévu à l’Hôtel Mezzara à Paris. De ce mouvement prolifique demeurent néanmoins de nombreuses pièces encore très abordables, accessibles chaque semaine aux enchères…
Par TESSIER SARROU à Paris le 04/05/2017 : RENE LALIQUE (1860-1945) “Quatre libéllules” Rare pendentif en or jaune et émail polychrome en plique à jour rehaussés de paillons d’argent figurant quatre libéllules. Il est agrémenté de pierres d’aigue marine, de rangées de rubis et de quartz aux extrémités des ailes. Signé “Lalique”. Vers 1903-1904. H : 7,2 cm
L : 7,5 cm Poids brut : 30,50 gr
Estimation sur demande
Une variante de ce pendentif se trouve dans les collections du Musée de Quimper
Né en 1860, René Lalique entre en apprentissage à 16 ans chez un joaillier parisien, avant de partir à Londres suivre des cours. A son retour, il travaille comme dessinateur concepteur indépendant pour de grandes maisons joaillières comme Boucheron, Vever, Cartier, Fouquet…. En 1885, il reprend à son compte un atelier à Paris mais il faudra attendre 1895 pour qu’il soit révélé au grand public à l’occasion du Salon. Déjà en 1890, face au succès de ses créations, il doit s’agrandir et changer d’atelier. La consécration intervient en 1900 avec l’énorme succès de son stand à l’Exposition Universelle.
Le monde politique (Madame Waldeck-Rousseau), du théâtre (Sarah Bernhardt, Colette), du demi-monde ( Liane de Pougy) mais aussi les aristocraties russes et européennes s’arrachent ses créations.
Le pendentif que nous présentons à la vente, daté des années 1903-1904, illustre merveilleusement la singularité de ce joaillier exceptionnel. Il va, en effet créer un répertoire de matériaux et de motifs qui lui sont propres et font de ses créations des œuvres uniques immédiatement reconnaissables.
Lalique innove dans son choix des matériaux. Ainsi, il n’hésite pas à utiliser des matériaux peu usités comme la corne, l’émail, la nacre et privilégie les pierres semi-précieuses comme l’aigue-marine, le quartz, l’opale. Son goût pour l’émail annonce le futur maître verrier qu’il va devenir, et, avec son atelier il multiplie les différentes techniques d’émail (de plique à jour, champlevé, opaque sur or etc….) employées pour la couleur et la transparence qu’elles permettent. Il innove également en mettant la matière au service de ses dessins, assurant ainsi la prééminence
de la création et du travail sur la valeur des pierres. Avant lui, un bijou ne vaut que par la valeur de ses gemmes, et il n’est pas rare que les bijoux soient démontés pour être transformés.
René Lalique est également novateur dans la richesse des motifs choisis chers à l’Art Nouveau. La femme, mystérieuse et troublante mutante, parfois inquiétante devient l’un de ses thèmes de prédilection. Doté d’un sens aigüe de l’observation doublé d’une imagination fantasque, il s’inspire de la faune et de la flore ( iris, orchidées, chauves-souris, cygnes, guêpes et libellules…) avec une précision presque scientifique.
Pour Gallé il sera “ l’inventeur du bijou moderne “, pour Colette “ le Rodin des transparences “.
Il renouvelle le vocabulaire des formes de la joaillerie avec une audace inouïe qui ne lui vaudra pas que des admirateurs, ses créations font l’objet de controverses passionnées, et ce, d’autant plus que son souci de la ligne, est bien dans l’esprit de l’Art Nouveau.
A partir de 1905, il délaissera le bijou pour le verre, ouvrant une nouvelle page de son histoire.
Notre pendentif est tout à la fois le témoignage d’une période phare de la joaillerie et de la force d’un homme qui, par son seul talent, parvint à hisser un art décoratif dit « mineur » au rang d’œuvre d’art. Le magnat du pétrole Calouste Gulbenkian ne s’y trompera pas et collectionnera entre 1895 et 1937 plus de 150 créations de Lalique dont il deviendra un ami.
Par Cornette de Saint Cyr Bruxelles à Saint-Gilles le 27/05/2019 : GUSTAVE SERRURIER-BOVY (1858-1910)
Plafonnier « aux marronniers » à deux bras de lumière
Laiton, cuivre, verre et motif de feuilles de marronnier
Hanglamp met twee armen
Messing, koper en glas.
Circa 1903.
H.50 cm L.120 cm
Provenance / Herkomst : :
– Villa l’Aube, Parc de Cointe, Liège, Belgique.
– De l’artiste par descendance.
Bibliographie / Bibliografie :
– Catalogue de l’exposition ‘Art Nouveau Belgique’ (Europalia 1980, Palais des Beaux-Arts), p. 277. (Modèle similaire, coll. Pierre Eden)
– J.G. Watelet, Le décorateur liégeois Gustave Serrurier-Bovy, Cahiers Henry Van de Velde, n°11, 1970, p. 5 (illustration 14).
Par Hôtel des Ventes de Châtellerault à Châtellerault le 07/12/2019 : René LALIQUE (1860-1945)
« Femme ailée ». Bronze à patine brune nuancée, fonte à cire perdue, c. 1899-1900.
Haut. 98,5 cm – long. 104,7 cm – prof. 9 cm 420 000/450 000 €
Provenance : restée dans la famille depuis l’origine.
Historique : modèle de balustrade réalisée en 1899 pour l’Exposition Universelle de 1900 à Paris. Exposée dans le groupe XV, classe 95. Un modèle similaire fut exposé aux Arts Décoratifs à Paris lors de l’exposition René Lalique en 1991.
RESTRICTION sur ce lot: Versement préalable obligatoire par virement d’une provision de 50 000 € au maximum 48 h avant la vente pour pouvoir enchérir sur ce lot. Les enchères en live sur ce lot ne seront donc pas prises en compte pour des enchérisseurs n’ayant pas fait le nécéssaire auparavant.
Bibliographie : Albert Quantin, L’Exposition du Siècle, éd. La Revue Le Monde Moderne, Paris, vers 1901, p. 110 pour une vue de la vitrine du stand de René Lalique à l’Exposition universelle de 1900
Gustave Geoffroy, L’Exposition universelle de 1900 à Paris, Paris, 1902, planche 38 pour une photographie de trois Femmes ailées
Henri Vever, La Bijouterie française au XIXème siècle, vol. III, Paris, 1908, p.735 pour une vue du stand de René Lalique à l’Exposition universelle de 1900.
Edith Mannoni, Meubles et ensembles style 1900, éd. Charles Massin, Paris, 1968, p. 21 pour une Femme ailée de la collection Setton.
Laurence Buffet-Challié, Le Modern Style, éd. Baschet et Cie, Paris, 1975, p. 146 pour une Femme ailée de la collection Périnet
Tony L Mortimer, Lalique par Lalique, éd. Giorgi & Gambi, Florence, 1976, pp. 32-33 pour une femme ailée.
Sigrid Barten, René Lalique, Schmuck und Objets d’art 1890-1910, éd. Neues Publishing Company, Berlin, 1977, p. 580 pour une vue du stand de René Lalique et p. 581, n. 1821 pour la photographie de trois femmes ailées.
Vivienne Becker, The Jewellery of René Lalique, catalogue d’exposition, 28 mai-24 juillet 1987, Goldsmith Hall, éd. Goldsmiths’ Company, Londres, 1987, p. 15 pour une vue du stand de René Lalique et pp. 28-29, n. 1 et 2 pour deux Femmes ailées (le n. 2 notre lot)
René Lalique Jewelery glass, Musée des Arts Décoratifs RMN, Paris, 1992, p. 250 pour une photo de la vitrine de Lalique en 1900.
René Lalique (1860-1945), catalogue d’exposition, The National Museum of Modern Art, Tokyo, 23 mai-12 juillet 1992, éd. The National Museum of Modern Art, Tokyo, 1992, pp. 270-271 pour deux femmes ailées provenant de la même balustrade (p. 270, n. 262 notre lot)
Yvonne Brunhammer, Les Bijoux de Lalique, éd. Flammarion, Paris, 1998, pp. 30-32 pour une femme ailée et une vue du stand de René Lalique à l’Exposition universelle de 1900.
Alastair Duncan, The Paris Salons 1895-1914, vol. V Objet d’art & metalware, Antique Collectors’ Club, Woodbrige, 1999, p. 348 pour une photo de trois femmes ailées.
1900, catalogue d’exposition, RMN, Paris, 2000, sur la couverture pour un détail d’une femme aillée et p. 261 pour la photo complète.
Alastair Duncan, Louis C. Tiffany, The Garden Museum Collection, éd. Antique Collectors’ Club, Woodbridge, 2004, p. 610 et p. 611 pour une vue du stand de René Lalique
Paul Greenhalgh, Art Nouveau 1890-1914, catalogue d’exposition, Victoria & Albert Museum, Londres, 8 octobre 2000-28 janvier 2001, éd. V&A, Londres, 2000, p. 247, cat. n. 15.11
Yvonne Brunhammer, René Lalique, Bijoux d’exception 1890-1912, catalogue d’exposition, Musée du Luxembourg, Paris, 7 mars-29 juillet 2007, éd. Skira, Paris, 2007, p. 13 pour une vue du stand de René Lalique, p. 219 pour une femme ailée et p. 220 pour une vue du stand de René Lalique à l’Exposition universelle de 1900.
Yvonne Brunhammer, « Lalique inventeur du bijou moderne », Hors-série L’Estampille – l’objet d’art, Paris, 2007, p. 17 pour une femme ailée et une vue du stand de René Lalique à l’Exposition universelle de 1900.
Yvonne Brunhammer, « René Lalique inventeur du bijou moderne », Hors-série découverte Gallimard, 2007, sp, photo d’une femme ailée de face similaire à la nôtre et une vue du stand de René Lalique à l’Exposition universelle de 1900.
Jean-François Lasnier, « Lalique 1900 », Hors-série Connaissance des Arts, Paris, 2007, pp. 4-5 pour une femme ailée et une vue du stand de René Lalique à l’Exposition universelle de 1900
Stephen Harrison, Emmanuel Ducamp et Jeannine Falino, Artistic Luxury Fabergé Tiffany Lalique, catalogue d’exposition, The Cleveland Museum of Arts, éd. The Cleveland Museum of Art et Yale University Press, New Haven et Londres, 2008, pp. 18-19, fig. 11, pour une vue du stand de René Lalique, p. 126, fig. 48 pour la même image, p. 127, cat. n. 178 pour une autre Femme ailée
The Collection of Lalique Museum, Hakone, n.d., p. 152 pour une autre Femme ailée et p. 153 pour une photo du stand Lalique en 1900.
Par Koller Auctions à Zürich le 02/12/2020 : ENAMEL, PEARL, DIAMOND AND RUBY BAT BROOCH, ca. 1900.
Pink, yellow gold and silver, 15g.
The body set with an elongated fresh water pearl of ca. 16 x 7 mm, the wings decorated with light blue, turquoise and white plique-à-jour enamel and single-cut diamonds, diamond-set ears and 2 ruby eyes. Total weight of diamonds ca. 1.80 ct. Ca. 6,5 x 3,5 cm.
EMAIL-PERLEN-DIAMANT-RUBIN-BROSCHE, um 1900.
Rosé-, Gelbgold und Silber, 15g.
Attraktive Jugendstil-Brosche in Form einer Fledermaus, der Körper besetzt mit 1 länglichen Süsswasser-Perle von ca. 16 x 7 mm, die Flügel verziert mit hellblauem, türkisfarbenem und weissem Fensteremail und verziert mit Achtkant-Diamanten, die Ohren ausgefasst mit Diamanten und 2 Rubine als Augen. Totalgewicht der Diamanten ca. 1.80 ct. Ca. 6,5 x 3,5 cm.
Par COLLET-LUNEAU à Reims le 19/11/2023 : HECTOR GUIMARD (1867-1942)
« Légère variante, sans lave émaillée, du modèle réalisé pour la Maison Coilliot à Lille vers 1898 »
Porte-manteau mural de type Vestiaire formant porte-parapluie dit aussi meuble d’antichambre.
Epreuve en acajou nervuré, mouluré et sculpté de motifs en Coup de fouet.
La partie basse panneautée et sculptée reçoit le garde-parapluies en métal ouvragé, forgé et patiné ; complète de son bac de réception en métal.
La partie centrale accueille un miroir surmonté de 4 patères en bronze patiné d’un modèle de type Coup de fouet également conçu par Hector Guimard.
La partie haute, formé d’une tablette mouvementée destinée à recevoir les chapeaux, est soutenue par des montants mouvementés aux terminaisons sculptées.
Vers 1900.
Etat d’usage.
Haut. 212 cm Long. 137 cm Prof. 35 cm
Collections publiques et œuvres en rapport :
– Detroit Institute of Arts, Detroit, USA Une variante de notre porte-manteau, provenant de la Maison Coilliot de Lille, est conservée dans cette institution sous le numéro d’inventaire 2005.48.
– Musée d’Orsay, Paris Une étude modelée de porte-manteau, à rapprocher de notre œuvre, est conservée dans cette institution sous le numéro d’inventaire GP 1385.
Bibliographie et œuvres en rapport :
– Guimard Catalogue de l’exposition organisée au Musée d’Orsay, Paris (13 avril 26 juillet 1992) ; au Musée des Arts décoratifs et des tissus, Lyon (25 septembre 1992 3 janvier 1993), Editions de la Réunion des musées nationaux, Paris, 1992. L’étude de porte-manteau, conservée au Musée d’Orsay, reproduite page 72.
– Georges Vigne Hector Guimard, le geste magnifique de l’Art nouveau Editions du Patrimoine / Centre des monuments nationaux, Paris, 2016. Une variante de notre porte-manteau, provenant de la Maison Coilliot, reproduite page 160.
– Frédéric Descouturelle et Olivier Pons – La Céramique et la Lave émaillée d’Hector Guimard Les Editions du Cercle Guimard, Paris, 2022. Une variante de notre porte-manteau, provenant de la Maison Coilliot, reproduite page 138.
Expert. Emmanuel EYRAUD. 0145 54 97 51
Par MILLON à Paris le 07/12/2017 : Emile GALLE (1846 – 1904)
« Ombelles »
circa 1903 – 1904
Exceptionnelle paire de chaises modèle « ombelles » en bois de noyer massif. Les dossiers floriformes soutenus par deux montants arqués déploient leurs rameaux ajourés prolongés par des efflorescences.
Assises à bandeau frontal sculpté au thème du décor.
Piétement avant à angles débordants, rainurés et galbés.
Pieds arrières rainurés, légèrement sabres.
Signées « Gallé » en creux sur les jambages arrières.
95 x 42,5 x 43 cm
(anciennes restaurations)
Bibliographie :
– Alastair Duncan : » Gallé Furniture », Antique Collectors Club, 2012, modèle reproduit pages 232, 258 et 280.
– Alastair Duncan : « The Paris Salon, 1895 – 1914, Volume III », Editions Antique Collector’s Club, modèle reproduit page 232.
– Philippe Thiébaut : « Les dessins de Gallé », RMN, Paris, 1993, modèle figurant pages 188 et 189 dans un « Projet de mobilier et de décor de salle à manger », crayon et aquarelle, Musée d’Orsay, inv. ARO 1986-980.
– « L’Ecole de Nancy au pavillon de Marsan », Art Décoratif n° 56 – mai 1903, article pages 176-182. Modèle illustré.
– Laurence Buffet-Challié : « Le Modern Style », Editions Baschet et Cie, Paris, 1975, modèle reproduit page 12 sous le n°3.
– Anne-Marie Quette : « Le mobilier français : Art nouveau 1900 », Massin éditeur, Paris, 1995, modèle illustré page 13.
– Edith Mannoni : « Meubles et ensembles Style 1900 », Éditions Charles Massin, Paris, 1968, modèle reproduit page 80.
Expositions :
– « Art nouveau : Symbolismus und Jugendstil in Frankreich », Institut Mathildenhöhe, Darmstadt, 24 octobre 1999 – 13 février 2000
– « Paris-Berlin. Rapports et contrastes France-Allemagne 1900-1933 : art, architecture, graphisme, littérature, objets industriels, cinéma, théâtre, musique », Centre national d’art et de culture Georges Pompidou, Paris, 12 juillet 1978 – 6 novembre 1978.
– « Landesmuseum für Jugendstil, Art Deco und Funktionalismus (1889 – 1939) », Bröhan Museum, Berlin, 17 mars 2000 – 2 juillet 2000.
– « Paris – Bruxelles / Bruxelles – Paris : Réalisme, Impressionnisme, Symbolisme, Art Nouveau – Les relations artistiques entre la France et la Belgique, 1848-1914 », Galeries nationales du Grand Palais, Paris, 18 mars 1997 – 14 juillet 1997.
A superb pair of « Umbels » massive walnut-tree chairs by Emile Gallé. Both signed on the back feet.
37,40 x 16,73 x 16,93 inch
Par Van Ham à Köln le 22/01/2019 : SCHREIBFAUTEUIL NR.721.
Kohn, J. & J. Um 1910. Entwurf Otto Wagner.
Buchenholz, massiv gebogen, Sperrholz. 81x55x55cm. Schutzmarke, Prägestempel « J.&J. KOHN TESCHEN-AUSTRIA ».
Ausstellung:
-MöbelDesign, Roentgen Thonet und die Moderne, Roentgen Museum Neuwied, 2011.
Literatur:
-Thillmann/Willscheid, « MöbelDesign, Roentgen Thonet und die Moderne », Ausstellungskatalog, Roentgen Museum Neuwied, 2011, S. 313, Abb. 76.
Im Originalzustand. Eine der zahlreichen Variationen des Fauteuils für die Postsparkasse. Typisch für den « Sezessionsstil »: die gelochte Rückenlehne und auch der Sattelsitz.
Erläuterungen zum Katalog
J. & J Kohn
Möbel
SCHREIBFAUTEUIL NR.721.
Kohn, J. & J. Um 1910. Entwurf Otto Wagner.
Buchenholz, massiv gebogen, Sperrholz. 81x55x55cm. Schutzmarke, Prägestempel « J.&J. KOHN TESCHEN-AUSTRIA ».
Ausstellung:
-MöbelDesign, Roentgen Thonet und die Moderne, Roentgen Museum Neuwied, 2011.
Literatur:
-Thillmann/Willscheid, « MöbelDesign, Roentgen Thonet und die Moderne », Ausstellungskatalog, Roentgen Museum Neuwied, 2011, S. 313, Abb. 76.
Im Originalzustand. Eine der zahlreichen Variationen des Fauteuils für die Postsparkasse. Typisch für den « Sezessionsstil »: die gelochte Rückenlehne und auch der Sattelsitz.
Explanations to the Catalogue
J. & J Kohn
Furniture
Par Quittenbaum Kunstauktionen à München le 23/05/2017 : Henry van de Velde
Armchair from ‘Haby’s lady’s hairdressers’, Berlin, 1901
H. 87 cm, 57.5 x 60 cm. Black leather, mahogany, brass.
Headrest lost. Provenance: Private collection Berlin for 30 years. Purchased at the Friseurmuseum Berlin. »
Starting Price :
12000
Par MILLON à Paris le 29/06/2023 : Travail Art Nouveau Catalan (Modernismo)
Banquette en bois verni sculpté et ajouré à décor de fleurs et de feuilles.
Dossiers et accoudoirs capitonnés, recouverts tout comme les assises de tissu à motifs de pavots.
101 x 140 x 56 cm
(quelques légères traces d’usage)
Provenance :
Collection particulière Barcelonaise.
Par Gros & Delettrez à Paris le 17/07/2020 : Antonio GAUDI, d’après
Banc modèle « Casa Batllo » en chêne massif verni
Édition Bd Design Barcelona
Modèle crée en 1906
H : 102 cm / L : 165 cm / P : 75 cm
Par Adolf Loos Apartment & Gallery à — le 18/04/2021 : Alfons Mucha, (1860 – 1939), Looking into the Future, 1938
oil on canvas
67,5 x 56 cm
signed and dated lower right: Mucha 38 Provenance:
– collection of the famous doctor Professor Bobek, who was the Mucha family doctor and a friend of the painter
– important Moravian private art collection
Alfons Mucha, a world-renowned Czech modern artist, gained in- ternational fame for his unique decorative approach to Art Nouveau in France in the late 19th and early 20th century. Alfons Mucha’s entire oeuvre has subsequently received much attention. His talent was multifaceted and he was primarily a sought-after illustrator, art nouveau decorator and poster designer in the 1890s. His artistic reach was widespread and he was also a talented drawer, designing postcards, smaller prints, bank notes and post stamps. The pinnacle of his lifetime work was his large-scale series of paintings The Slav Epic, that he worked on for nearly eighteen years. The completed series was first introduced as a whole in Prague at the recently opened Trade Fair Palace during the celebrations of the 10th-year anniversary of the independence of Czechoslovakia in the autumn of 1928.
Interest in the female figure permeates all of Mucha’s work. He was able to perfectly capture the woman of his age and develop his own ideal of beauty. Through his paintings, he introduced his audience to an attractive world of Parisian and Prague’s models, cabarets, salons, and theatres. but also an intimate series of portraits cap- turing the face of his daughter Jaroslava. Looking into the future, 1938 is one of Mucha’s rare poetic portraits of a girl, personifying a typical Slavic girl. The family doctor and friend Professor Bobek was gifted the painting by Mrs Mucha as a token of appreciation and his family subsequently held onto this unique work for a long time. Both the origins, as well as Mucha’s sensitive painterly technique and original condition add to this work’s extraordinary value.
Consulted and authenticated by John Mucha, the grandson and owner of Alfons Mucha’s copyright and legal rights, and Professor Jaromir Zemina, Dr Jiri Machalicky, Dr Karel Srp, and Aneta Kopecka, and Vladimir Lekes.
Confirmation of the authenticity attached.
The painting will be included by Mr. John Mucha in for the coming Catalogue raisonné of Alfons Mucha.
Auction, Prague, Czech Republic.
Par Grisebach à Berlin le 10/06/2021 : Heinrich Vogeler, ”Träume II (auch ,Frühling‘ oder ,Erwartung‘)”
1912
Monogrammed, inscribed and dated lower right in the coat of arms: HV W 1912. Signed and titled on the stretcher on the right: H Vogeler. Frühling
100 × 110,5 cm
Oil on canvas. Relined
Retouchings
Hans Samuel and Lilli Blumenthal, Hamburg / Germanisches Nationalmuseum, Nuremberg (since 1987, inv. no. Gm 1898; restituted to the heirs of Hans Samuel and Lilli Blumenthal)
Bremen, Kunsthalle, 1912 / Hanover 1912 (?) / Leipzig 1913 / Heinrich Vogeler. Malerei, Zeichnungen, Druckgraphik, Buchgestaltung. Weimar, Kunsthalle am Theaterplatz, 1976, cat. no. 2 / Heinrich Vogeler. Kunstwerke, Gebrauchsgegenstände, Dokumente. Berlin, Staatliche Kunsthalle and Hamburg, Kunstverein, 1983, cat. no. 23, ill. p. 86, p. 113 / Worpswede, Barkenhoff und Kunsthalle, 1989, 2nd edition, cat. no. 52, ill. p. 80, p. 258 / Heinrich Vogeler. Von Worpswede nach Moskau. Bietigheim-Bissingen, Städtische Galerie, 1997, cat. no. 23, ill. p. 79 / Heinrich Vogeler und der Jugendstil. Worpswede, Barkenhoff, Große Kunstschau and Haus im Schluh; Darmstadt, Museum Künstlerkolonie and Stadt Hamm, Gustav-Lübcke-Museum, Stadt Hamm, 1997–1999, cat. no. 21, ill. p. 46 / Heinrich Vogeler. Künstler, Träumer, Visionär. Worpswede, Worpsweder Kunsthalle, 2012
Herbert Wefels: Heinrich Vogeler und der Jugendstil. Göttingen, Univ., Diss., 1960, ill. 38 / Heinrich Wiegand Petzet: Von Worpswede nach Moskau: Heinrich Vogeler. Ein Künstler zwischen den Zeiten. Cologne, Verlag DuMont Schauberg, 4th edition 1977, ill. 34 / Auction 222: Moderne Kunst. Hamburg, Dr. Ernst Hauswedell & Ernst Nolte, 2.–4.6.1977, cat. no. 702 / Heinrich Wiegand Petzet: Heinrich Vogeler. Zeichnungen. Cologne, Verlag DuMont Schauberg, 3rd edition 1981, ill. 25 / Hermann Glaser: Die Kultur der Wilhelminischen Zeit. Topographie einer Epoche. Frankfurt a._M., S. Fischer, 1984, ill. p. 269
Par Millon Belgique à Etterbeek le 20/06/2021 : Alphonse MUCHA (1860-1939)
Les pierres précieuses : la Topaze, le Rubis, l’Améthyste, l’Emeraude
Rare série de quatre lithographies en couleurs sur papier représentant une jeune femme entourée de fleurs en rapport avec chaque pierre précieuse.
Chacune signée dans la planche « Mucha » et titrée en bas à droite
Imprimé par Ferdinand Champenois à Paris
On y joint la pochette d’origine aux caractères dorés sur fond gris monogrammée « F.C. » pour Ferdinand Champenois
Epoque : vers 1900
63,7 x 28,2 cm (chaque feuille)
60 x 24 cm (chaque impression)
63,8 x 28,5 cm (pochette)
(accidents)
Par COUTON JAMAULT HIRN à NANTES le 18/10/2023 : Nikolaus KANNHAUSER pour AMPHORA Riessner Stellmacher et Kessel
Allégorie de l’Allemagne
Vase en céramique émaillée et dorée à décor d’une femme sur un fond arboré, marques au revers
Travail de la Sécession viennoise vers 1900
H.: 36 cm
Par Ader-Nordmann à Paris le 18/06/2021 : LOUIS MAJORELLE (1859-1926) & DAUM NANCY
Branche de magnolia en fleur et en bouton, le modèle conçu vers [1902-04] et présenté au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, Paris, 1904
Très rare et importante lampe de salon dans le goût naturaliste.
Le pied, évoquant une branche et des bourgeons, en bronze doré.
La fleur et le bouton de fleur en verre teinté vert anis légèrement opalescent, soufflé et modelé.
Époque Art nouveau.
Altérations et oxydations à la dorure.
Hauteur : 61 cm
Exposition :
Majorelle : un art de vivre moderne – Exposition organisée par la Ville de Nancy et le Musée de l’École de Nancy aux Galeries Poirel, du 2 mai au 30 août 2009. Une autre épreuve de notre modèle de lampe présentée lors de cette manifestation sous le n° 94 de catalogue.
Bibliographie :
– Clotilde Bacri – Daum– Éditions Michel Aveline 1992. Modèle identique visible sur une photographie d’archive reproduite page 143.
– Noël Daum – Daum maîtres verriers – Éditions Edita – Denoël, Lausanne-Paris, 1980. Modèle identique visible sur une photographie d’archive reproduite page 147.
– Janine Bloch-Dermant – L’Art du verre en France, 1860-1914 – Édition Edita et Denoël, Lausanne, Paris, 1974. Modèle identique reproduit page 138.
– Alastair Duncan – Luminaire Art nouveau Art déco – Éditions de l’Office du livre, Fribourg, 1980. Modèle identique reproduit page 115 (ill. 63).
– Alastair Duncan – The Paris Salons 1895-1914- Volume V : Objets d’art & Metalware – Édition Antique Collectors’ Club, 1998. Modèle identique reproduit page 396.
– Alastair Duncan – Majorelle – Éditions Flammarion, Paris, 1991. Modèle identique visible sur des photographies d’archives reproduites page 146 et page 215 (ill. 164).
– Roselyne Bouvier, Valérie Thomas, Blandine Otter – Majorelle : un art de vivre moderne -Catalogue de l’exposition organisée par la Ville de Nancy et le Musée de l’École de Nancy aux Galeries Poirel, du 2 mai au 30 août 2009, Éditions Nicolas Chaudun et Ville de Nancy, 2009. Un modèle identique reproduit page 99 (ill. 94).
Par JEZEQUEL – RENNES ENCHERES BRETAGNE à RENNES le 12/06/2023 : René LALIQUE (1860-1945)
« Fleurs de chardon ». Vers 1908
Somptueux ras de cou rigide articulé, en or jaune et diamants, composé de six plaques pentagonales en verre moulé-pressé de couleur ambrée à décor de deux fleurs de chardons entrelacées et tournées vers l’extérieur, retenues par trois baguettes émaillées jaune. Les fonds en or signés chacun « LALIQUE » sur la tranche.
De part et d’autre des plaques se déploient deux tiges incurvées avec une longue épine. Elles sont serties de diamants, ponctuées d’émail jaune et brun et signées LALIQUE sur la tranche. Entre chaque tige, un petit motif de fleur de chardon en verre moulé jaune rehaussé de diamants.
Fermoir cliquet.
Manque une épine au niveau du fermoir
Manques d’émail brun sur l’ensemble des axes articulés
Dans son écrin d’origine marqué « Lalique, Place Vendôme 24, Paris »
Diamètre intérieur : 11.5 cm
Largeur totale : 20 cm environ
Poids brut : 224,22 grammes
Collection particulière
ATTENTION : UN ACOMTE DE 7 000 € SERA DEMANDE POUR POUVOIR ENCHERIR SUR CE LOT
Le chardon, herbe sauvage, piquante et sans apparente noblesse est un motif récurrent chez René Lalique (1860-1945). On le retrouve orné sur plusieurs de ses créations, principalement des vases, plus rarement des bijoux. Un choix inattendu qui pourtant s’impose comme une évidence à la lumière de la symbolique dont la fleur de chardon est chargée.
Surnommée « fleur de soleil », elle est l’incarnation du courage et assure protection contre les mauvais sorts. Dès le XVe siècle, elle est choisie comme emblème des ducs de Lorraine, personnifiant leur
devise pour le moins évocatrice « Qui s’y frotte s’y pique ». La représentation de la plante se diffuse largement dans la région, reprise par les artistes locaux jusqu’aux membres de l’Ecole de Nancy.
Une histoire racontée dans ce fascinant collier qui s’inscrit à la fois dans la tradition lorraine et l’esthétique moderne du début du XXe siècle.
Loin des insectes iridescents et des portraits de femme aux couleurs franches auxquel l’artiste nous a habitué, ce collier se distingue par son choix de motifs et de couleurs singulier et marque le passage de l’artiste de l’Art Nouveau à l’Art Déco.
Les fleurs de chardon, les longues épines et la dominante de tons bruns nous plongent dans une poésie automnale, aussi fascinante qu’intrigante. Les rehauts d’émail jaune et les diamants, irradiant de toutes parts, rappellent aussitôt la dimension solaire de la fleur, qui se déploie en fins rayons. Le fond d’or illumine les motifs de verre, proposant à chaque mouvement, une palette de nuances nouvelles.
Véritable pièce de musée, ce collier témoigne du génie de René Lalique,
ou « l’inventeur du bijou moderne ».
Par COLLIN DU BOCAGE à Paris le 26/05/2021 : Georges FOUQUET (1862-1957)
Pendentif »Ailes » en or 750 millièmes, à décor d’ailes de papillon stylisées, habillées d’une marqueterie d’opale d’une rare iridescence et d’écaille blonde alternées, soulignées d’une nervure argentée.
Au centre, un motif mouvementé, rehaussé de roses diamantées et d’émeraudes encadrant une aigue-marine triangle facettée en serti clos.
L’ensemble surmonté d’une couronne de perles fines et de calibrés d’opale, retenant en pampille deux fines lames articulées et diamantées, terminées d’une perle fine baroque, la calotte en ailes émaillées de rose opalescent.
Tour de cou composé de long bâtonnets habillés d’émail polychrome, intercalés de perles fines baroques et d’une opale.
(Légers accidents)
Année 1902.
Signé au dos G. FOUQUET, numéroté 6961.
Dimensions du pendentif : 14 x 13 cm.
Longueur de la chaîne : 44 cm.
Poids brut : 76.60 g.
Le dessin de ce bijou, initialement conçu pour une agrafe de corsage d’après un dessin d’A. Mucha, aux contours géométriques précis, ainsi que l’utilisation de matière moins »nobles » telles que les pierres ornementales, organiques, fines ou encore l’émail, font de ce pendentif une œuvre majeure, représentative du courant Art Nouveau tel qu’il se manifesta en France et dans toute l’Europe au début du XX° siècle.
Bibliographie :
– »Les Fouquet, Bijoutiers et Joailliers à Paris 1860-1960 », sous la direction de Marie-Noël de Gary, Musée des Arts Décoratifs, aux Editions Flammarion, 1983, reproduite page 157 paragraphe 72.
– »Archives Fouquet, Expositions de Liège en 1905 et Copenhague en 1909 ».
Numéro d’inventaire au Musée des Arts Décoratifs à Paris : CD2554.7 »Projet de pendentif deux ailes », dessin, création Maison Fouquet (Paris1860 – Paris 1936)