Le 16 décembre 2014 | Mis à jour le 16 décembre 2014

Arles, l’autre capitale de la photographie primitive

par Interencheres

[Vente à venir] Dans le marché particulièrement florissant de la photographie primitive, une nouvelle tendance est en train d’éclore : la redécouverte des premiers photographes régionaux. Si la cote des artistes ayant œuvré à Paris est déjà bien consolidée, et enregistre aujourd’hui des adjudications au-delà des 500 000 euros pour Gustave Le Gray ou Eugène Atget par exemple, celle des primitifs provinciaux est en plein essor et promet de belles surprises d’enchères. La démonstration sera probablement faite samedi 20 décembre 2014 à Marseille et sur le Live d’Interencheres, à l’occasion de la mise en vente par Maîtres Philippe Bonnaz et Renaud Mazzella d’un album de photographies datant des années 1860 et rassemblant 45 clichés pris dans la région d’Arles.

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Le théâtre romain arlésien, le château de Tarascon, le Pont du Gard, le palais des Papes d’Avignon, les arènes de Nîmes, les grands sites provençaux sont les uniques modèles de Dominique Roman (1824-1846), l’auteur des ces photographies. « L’artiste ayant apposé sa signature sous presque tous les clichés, nous avons pu aisément l’identifier. Arlésien, fier de sa région, il voulait célébrer la Provence à travers ses monuments antiques et médiévaux. Ses prises de vue de grande qualité, souvent comparées à celles d’Édouard Baldus, ont été saluées aux expositions universelles de 1862 et 1867. Et à l’occasion d’une visite impériale à Arles, Napoléon III s’est vu remettre un autre de ses albums rassemblant des photos provençales », précise Maître Mazzella, qui a retrouvé ce recueil au milieu d’un carton de petits objets sans valeur, apporté par un client qui était loin d’imaginer détenir un tel souvenir historique.

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Si les collectionneurs se passionnent déjà pour les photographies du littoral du Sud-Est de la France prises par Charles Nègre – artiste de la même époque dont les adjudications dépassent aujourd’hui les 100 000 euros –, les clichés encore plus régionalistes et développés à de tous petits tirages de Dominique Roman ne devraient pas tarder à les émouvoir. L’un de ses rares albums a d’ailleurs été vendu 15 000 euros lors d’une vente aux enchères parisienne en 2003. Ce nouveau recueil de Roman présenté sur le marché devrait rapidement dépasser son estimation de 4 000 à 6 000 euros. Et par la même occasion offrir à la ville d’Arles, célèbre pour ses Rencontres sur la photographie contemporaine, un éclairage sur son passé primitif.

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Lien vers l’annonce de la vente aux enchères

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