Le 2 décembre à Paris, la maison Cornette de Saint-Cyr présentera une vente exceptionnelle dédiée aux arts forains. Plus de 200 lots provenant de la collection de Francis Staub y seront dispersés.
L’entrepreneur alsacien Francis Staub, mondialement connu depuis les années 1970 pour ses cocottes en fonte émaillée, a acquis lors d’une vente aux enchères en 2011 plus de 200 – « les plus exceptionnelles » – des 600 pièces issues de la collection privée de Fabienne et François Marchal. Pendant une quarantaine d’années, ce couple, originaire des Vosges, a parcouru la France à la recherche des plus belles pièces témoignant de l’art forain. « Ils avaient identifié le sculpteur de chaque animal de manège et avaient également gratté au scalpel ces pièces remarquables – issues des écoles belge, allemande, française ou encore anglaise – afin de retrouver la polychromie d’origine », raconte Hubert Felbacq, directeur du département Mobiliers, objets d’art et tableaux anciens au sein de la maison Cornette de Saint-Cyr.


Une part du patrimoine forain
En faisant l’acquisition de cette collection exceptionnelle, Francis Staub souhaitait concrétiser le rêve du couple Marchal, à savoir créer un musée dans un bâtiment d’une ancienne Banque de France en Alsace. « Cette jolie idée ne verra cependant jamais le jour. Un projet trop difficile à mener », révèle Hubert Felbacq. En 2013, cette partie du patrimoine forain français s’envolait ainsi pour New-York. « Francis Staub avait recréé sur l’île du Gouverneur, à proximité de la Statue de la Liberté et de Manhattan, une fête populaire semblable aux fêtes foraines des années 1900. La Fête Paradisio a connu un véritable succès. Entre 25 000 et 35 000 visiteurs s’encanaillaient à la française tous les week-ends. » Aujourd’hui, Francis Staub souhaite qu’un collectionneur redonne vie à ses pièces majestueuses tant par leur valeur artistique que par leur histoire.


Une collection exceptionnelle de plus de 200 lots
Les 218 lots proposés à la vente le 2 décembre à Paris sont dans un état remarquable. « Le Bouffe-balles du Music-Hall de 1934 (estimé entre 30 000 et 50 000 euros) représentant les caricatures de Joséphine Baker, Maurice Chevalier, Charlie Chaplin, Mistinguett ou encore Fratellini sortent du lot. C’est un jeu exceptionnel, un bel élément d’attraction. Le cheval cabré de la fin du XIXe siècle (estimé entre 8 000 et 12 000 euros) est aussi impressionnant. C’est un cheval de parade, un élément de luxe sculpté par Friedrich Heyn de l’école allemande. Il est remarquable par sa dimension et son côté néobaroque luxuriant. A l’époque, il promettait une part de rêve et donnait envie aux personnes de s’imaginer au cœur d’un décor des mille et une nuits ». Vous l’aurez compris, ce sont des œuvres de toutes beautés et féeriques qui seront présentées lors de cette vente aux enchères hors du commun !
