Tous les mois, l’Association Nationale des Elèves Commissaires-Priseurs propose aux lecteurs du Magazine des enchères de revivre en direct un travail d’expertise mené par un étudiant dans les coulisses d’une salle des ventes. Ce mois-ci, Lucie Guyot décrypte un vase balustre Gallé, sous l’œil aguerri de Thibaut Ruffat, commissaire-priseur à Perpignan.
Les commissaires-priseurs en herbe, dont l’Association Nationale des Elèves Commissaires-Priseurs (ANECP) assure la cohésion, proposent chaque mois aux lecteurs du Magazine des enchères de revivre en direct un travail d’expertise mené à quatre mains dans les coulisses des salles des ventes. Le dernier opus mettait en lumière une lampe Martinelli décryptée de concert par Camille Tourtaud et Caroline Rivière de la Galerie de Chartres. Ce mois-ci, Lucie Guyot élève commissaire-priseur au sein de la Société de ventes volontaires Ruffat, présente un vase des Etablissements Gallé, aux côtés du commissaire-priseur Thibaut Ruffat.
Première impression ?
Lucie Guyot :Nous sommes en présence d’un important vase de forme balustre, en pâte de verre, de belle taille (46 cm) et d’un coloris jolimentnuancé allant du jaune au vert.
Thibaut Ruffat : Il est toujours intéressant de mettre en valeur ce qui fait la spécificité d’un objet en particulier. Dans le cas présent, il est important de mentionner sa taille, imposante pour un vase. Elle confère déjà un intérêt certain à cette pièce.
Etablissements GALLE, Important vase balustre en verre multicouches vert et jaune à décor dégagé à l’acide de capillaires de Montpellier. H. 46 cm. Estimation : 1 500 – 2 000 euros.
Une signature ?
Lucie Guyot : Il est important de prendre le temps d’observer la panse du vase et d’être attentif au décor, car c’est souvent là que figure la signature sur un tel objet. Elle y est effectivement aisément identifiable : on peut lire en lettres cursives la mention « Gallé » précédée d’une étoile. C’est une signature qui fait immédiatement référence à l’artiste céramiste, ébéniste et verrier nancéien Emile Gallé (1846-1904). L’étoile indique, quant à elle, qu’il s’agit d’une production plus tardive, celle des Etablissements Gallé qui ont continué à éditer des pièces bien longtemps après la mort de son fondateur.
Thibaut Ruffat :En effet, il est important de préciser que ce vase n’a pas vu le jour du vivant de l’artiste car cela aura une incidence certaine sur le prix d’adjudication et donc sur nos estimations. Néanmoins, nous sommes face à une pièce qui respecte complètement les techniques mises au point par l’artiste dans le domaine du verre à la fin du XIXe siècle. La signature atteste également qu’il s’agit d’une production française, ce qui a son importance étant donné que le style d’Emile Gallé a été abondamment copié tout au long du XXe siècle et encore de nos jours, y compris à l’étranger.
Détail de la signature.
Un mouvement artistique ?
Lucie Guyot :Notre vase s’inscrit dans les recherches et les avancées stylistiques liées à l’essor de l’Art nouveau en France à la fin du XIXe siècle. Ce mouvement met en avant la nature et notamment la flore qui se déploie dans tous les décors avec un goût prononcé pour la courbe et les lignes en « coup de fouet ». Ainsi, c’est un décor végétal qui orne la panse de notre vase, mis en avant de surcroit par le choix de cette couleur verte aux reflets vifs. De même, la signature reprend les lignes courbes et accentuées chères à l’expression de l’Art nouveau.
Thibaut Ruffat : Ce vase revêt en effet toutes les caractéristiques des productions verrières de l’époque Art nouveau (1885-1905) bien qu’encore une fois, sa fabrication soit plus tardive. Le jeu des matières et le traitement du décor sont eux aussi parfaitement en adéquation avec les recherches de cette époque concernant le verre où le jeu d’alternance entre opacité et transparence est au cœur des préoccupations des artistes verriers qui travaillent à la même époque qu’Emile Gallé, parmi lesquels les frères Daum et François Décorchemont.
Une technique ?
Lucie Guyot :La technique utilisée pour l’élaboration de ce vase a son importance puisqu’elle participe de manière prégnante à la façon dont le décor se déploie sur la panse et à la manière dont le spectateur le perçoit. Il s’agit d’un verre multicouche, c’est-à-dire que les maîtres verriers des Etablissements Gallé ont fait adhérer plusieurs couches de verre, de couleurs différentes, les unes aux autres permettant cet effet de nuances colorées si particulier allant du jaune pâle au vert plus foncé. Le décor en lui-même, sur la couche externe du vase, et représentant des capillaires de Montpellier, a été dégagé à l’acide. Pour ce faire, un vernis protecteur formant le dessin du décor a été déposé directement sur le verre et le vase a ensuite été plongé dans un bain d’acide. Ce dernier vient « mordre » les parois non protégées du vase révélant un décor en relief une fois le vernis retiré.
Thibaut Ruffat :La technique, dont le processus a été exposé par Lucie, a été élaborée par Emile Gallé lui-même. Celle-ci est très exigeante, car elle suppose qu’il n’y a aucun repentir possible à aucune des étapes d’élaboration de la pièce. Les couches, une fois adhérées les unes aux autres, ne peuvent être désolidarisées et les couleurs doivent donc être pensées en amont pour que chacune d’entre elles puisse se distinguer des autres. Quant au décor, c’est l’ultime étape et sans aucun doute la plus délicate, puisqu’il faut « peindre » avec le vernis sans pouvoir visualiser l’effet final avant que la pièce ne soit terminée. La signature est peinte selon le même procédé.
Une époque ?
Lucie Guyot :Pour identifier la période exacte de production de notre vase, il faut se référer au style de la signature qui est le seul indice vraiment probant pouvant nous permettre de dégager une datation fiable. En l’occurrence l’étoile fait référence à la première période de production des Etablissements Gallé, c’est-à-dire juste après la mort d’Emile Gallé. Ce qui correspond aux années 1905-1914.
Thibaut Ruffat :La signature à l’étoile revêt, en effet, toute son importance puisqu’elle situe notre vase dans une production tout à fait proche dans le temps des modèles créés par Emile Gallé, les Établissements continuant à produire des pièces jusqu’en 1936.
Etablissement d’Emile Gallé, construit à Nancy en 1894.
L’état de conservation ?
Lucie Guyot :Le vase ne présente aucune ébréchure ni éclat, principales sources de dévaluation de ces pièces.
Thibaut Ruffat :Hormis quelques frottements dus à l’usage, notre vase est en parfait état et ne comporte aucune fêlure, ce qui est rare pour une pièce d’une telle fragilité.
Une estimation ?
Lucie Guyot :Afin de proposer une estimation correcte, nous prenons en compte sa taille imposante, sa relative ancienneté, mais aussi la parfaite exécution des techniques employées, ici conformes aux préceptes d’Emile Gallé, bien qu’il n’ait pas contribué directement à l’élaboration de ce modèle. Enfin, son état presque parfait nous permet d’estimer cette pièce entre 1 500 et 2 000 euros. Cette dernière peut intéresser les collectionneurs car elle se situe relativement tôt dans la production des Etablissements Gallé et demeure stylistiquement proche des créations du maître verrier. Notre vase s’adresse également à tous les amateurs de la période Art nouveau. Ses couleurs chatoyantes en font enfin un bel objet de décoration.
Thibaut Ruffat :C’est en effet une pièce aux qualités certaines dont la taille et le très bon état de conservation font la rareté. Elle a été présentée dans notre belle vente de fin d’année, le 14 décembre 2023 avec une estimation comprise entre 1 500 et 2 000 euros.
Par Maître Jean-Pierre BESCH et BESCH CANNES AUCTION à Cannes
le 30/10/2016 : Émile GALLÉ 1846-190 La Feuille rongée Important Vase sculpture à décor de nervures des côtes de la feuille reposant par un anneau en application sur un piédouche à décor de pétales Le vase entièrement irisé dans les tons gris vert métallique laisse transparaitre la profondeur des cristaux ambrés en intercalaire Signature en creux sur le corps du Vase Quelques applications de coccinelles couleur saphir profon Hauteur : 24 cm- Profondeur : 28,4 cm – Largeur : 23 c Exposition aux Arts Décoratifs 190 Au Pavillon de Marsan à Paris en 1903, Gallé fait parvenir sous la désignation « Cristalleries de Nancy » une collection de « Cristaux à coloration hivernal », décor élaboré au feux : l’eucalyptus, le saule, le hêtre, le tremble, le peuplier noir (vase à fleurs argenté ), le chêne, le lierre, La FEUILLE RONGÉE (notre vase), le citronnier, passereaux bleu, chevaux de mer, goémon, urne cristal agate, l’eau, la rose de France, soit 22 pièces qu’Emile Gallé jugera les plus définitives de son uvre, et dignes de faire partie de cette exposition sur l’Ecole de Nancy. Le terme « Ecole de Nancy » servant à désigner le groupe des industries artistiques de l’est de la France et les tendances qui les caractérisent. Notre FEUILLE RONGÉE jugée par Gallé lui-même comme étant l’une des pièces les plus abouties de son uvre fera partie de ce choix des 22. Celle-ci recèle toutes les qualités techniques, artistiques, poétiques, visionnaires, philosophiques, de son travail. En effet, cette coupe n’est elle pas le prolongement de tant de diverses recherches sur la faune et la flore et ne retrouvons-nous pas le prolongement d’une précédente « la Feuille de rhubarbe » illustré (page 73, du livre Gallé, le Verre, dAlistair Duncan et Georges de Bartha). Quand nos végétaux déclinent en automne, les feuilles se parent de couleurs incandescentes comme un dernier hommage au Créateur. Les « côtes », véritable ossature des végétaux, résistent et se glorifient dans des ramifications torturées et nerveuses. Les transparences rouille des végétaux chantent une dernière fois dans le soleil et accèdent à l’éternité de l’ambre. Ce chef-d’uvre de poésie d’Émile Gallé est à lui seul toute la magie du verrier ; comment figer et révéler tant de poésie et de visions dans ce matériau si inhospitalier quest le verre ? Quelle somme de techniques de travail, de réflexions pour solidifier tout cela dans les cristaux, et révéler cette beauté d’une manière définitive. Emile Gallé poussa si loin sa réflexion et sa sensibilité que poètes, hommes d’État, écrivains, s’identifieront à son uvre. Ce visionnaire dans des efforts ultimes nous ouvre la porte avant tout de l’abstraction, du surréalisme, et du monde de la couleur. Il parvient à atteindre l’intemporel dans cette matière qui est le verre et qui ne permet aucun droit à l’erreur. Référence : Art et Décoration page 130, article sur l’exposition de l’école de Nancy au Pavillon de Marsan ( Musée des arts décoratifs). Précisions complémentaires une application de coccinelle couleur saphir profond et deux emplacements pour deux éventuelles petites coccinelles ATTENTION ! LES ENCHÈRES ET ORDRES D’ACHAT SUR CE LOT SONT SOUMIS A CONDITION. AFIN DE POUVOIR ENCHERIR SUR CES LOTS MERCI DE PRENDRE CONTACT AVEC L’ÉTUDE [email protected] Please note that bids and absentee bids on this lot are subject to conditions. To bid on this lot you must contact the auction house at [email protected]
Par Quittenbaum Kunstauktionen à München
le 21/11/2017 : ‘Ours blancs sur la Banquise’ vase, 1925-30
Emile Gallé, Nancy, H. 36 cm. Cased glass, light teal, clear, opal white and opaque ivory. Multiply etched pattern. Arctic landscape with three polar bears on ice floes. Signed: GALLÉ.
Starting Price :
48000
Par Quittenbaum Kunstauktionen à München
le 17/11/2015 : Emile Galle, Nancy. Important Marqueterie vase ‘La Giroflee des Murailles’ with a quote by Victor Hugo, c1900. H. 19.6 cm. Cased glass, milk white, clear, amber and purple. Textured Marqueterie de verre, purple, green and amber. Aegean Wallflower branch (Erysimum cheiri), engraved, ground martele cut. Quote from ‘Les Contemplations XXV’ by Victor Hugo: ‘Je suis la fleur des murailles dont avril est le seul bien’ (engraved). Sign.: Galle.
Starting Price :
80000
Par Quittenbaum Kunstauktionen à München
le 10/12/2013 : Emile Galle, Nancy. ‘Rose de France’ vase with personal dedication to Galles daughter Therese, 28 December 1901. Flattened body with straight rim. H. 11.9 cm.
Cased glass, clear, pale green, yellowish and amber. Front: whole pattern applied, pink rose with green leaves, stem and leaves mauve.
So-called ‘Sculpture de verre’.
Worked with the wheel, some leaves contoured and engraved. In the background sketched wooded landscape. Signed: Emile Galle, dedication: Therese Le 28 decembre 1901 (engraved).
Provenance: Galle family. This vase seems to have been the first vessel on which that pattern was used.
Par AuctionArt Remy Le Fur & ass à Paris
le 21/03/2016 : EMILE GALLÉ (1846-1904)
« Vase parlant aux têtards », Vase cornet sur piédouche en cristal multicouche à décor gravé à la roue en camée et en intaille sur fond d’oxydes métalliques polychrome.Corps orné de têtards gravés en camée ou appliqués à chaud aux différents stades de leur évolution et pied circulaire plus opaque séparé du corps par quatre anneaux. La partie haute du col est en double couche pour obtenir le décor de lentilles d’eau gravé en camée et marquer l’accentuation de la luminosité vers la surface.
Une citation y est gravée en référence à la nature, d’après le poème « Le château du souvenir » de Théophile Gautier publié en 1852 dans le recueil « Émaux et camées » : « Aux fossés la lentille d’eau, de ses feuilles vert-de-grisées étale le glauque rideau ».
Hauteur 31,4cm.
Signature gravée sur le pied, 1900.
Modèle évoquant l’origine de la vie, présenté pour la première fois à l’exposition universelle de 1889 et repris avec de légères nuances en 1900.
Provenance : Offert en remerciements au père du propriétaire actuel par la veuve de Mr L., industriel alsacien installé à Hirsingue.
Bibliographie :
Roger Marx, « La Décoration et l’Art Industriel à l’exposition universelle de 1889 », conférence au congrès de la société centrale des architectes français le 17 juin 1890, éditions Librairies-Imprimeries réunies, Paris 1890, modèle évoqué et reproduit page 57.
Revue, « La Lorraine artiste, littéraire et industrielle », n°3 du 1er février 1901, modèle évoqué et reproduit page 52.
Janine Bloch-Dermant, « L’art du verre en France, 1860-1914 », éditions Edita-Denoël, 1974, modèle reproduit page 85.
Collection du Musée de l’École de Nancy, dossier pédagogique intitulé « Émile Gallé, une sensibilité poétique », modèle décrit et reproduit.
N.B. :
Nous remercions Blandine Otter du Musée de L’École de Nancy, pour son entière collaboration.
Modèle similaire présenté pour la dernière fois en vente aux enchères en 1998.
Par Cambi casa d’Aste à Milano
le 24/03/2015 : Emile Gallé (1846-1904) – Nancy, « L’Iris »
Eccezionale vaso floreale che comprende svariate sfaccettature dell’arte vetraria: dalla marqueterie all’ossidazione per passare all’applicazione. Le superbe colate di vetro incolore applicate in altorilievo animano la superficie del calice. Altezza cm 39. 1890 circa
Starting price : 70000
Par EURL AUXERRE ENCHERES – AUXERRE ESTIMATIONS à Auxerre
le 15/11/2020 : Emile GALLE (1846-1904)
Vase « La Carpe »
Verre émaillé
Signature dorée au dessous « E. Gallé à Nancy »
Haut. 28 cm
Ce vase reprend le modèle présenté à l’Exposition Universelle de Paris en 1878 et aujourd’hui conservé au Musée des Arts Décoratifs à Paris (Inv. A. 86)
Par Art Auction France à Paris
le 10/12/2015 : ETABLISSEMENTS GALLE
Exceptionnelle et rare lampe en verre doublé souffl é-moulé à décor
dégagé à l’acide de fl eurs de rhododendrons bleues et mauves sur
fond jaune opaque nuancé orange.
Signée «Gallé».
Vers 1920.
H : 45,5 cm Diam : 36 cm
An exceptional, rare, blown-moulded, lined glass lamp, acid-etched
with blue and mauve rhododendrons on an opaque, orangey yellow
background.
Signed «Gallé».
Circa 1920.
H : 18 in Diam : 14 ¼ in
Par HOTEL DES VENTES MEDITERRANEE Renaud MAZZELLA à Marseille
le 25/07/2020 : GALLE
Lampe Glycines, vers 1925
Importante lampe en verre multicouche dégagé à l’acide à décor de glycines en violet et brun sur fond jaune satiné, signée sur l’abat-jour et sur le pied.
Hauteur : 78 cm
Bibliographie : Alastair Duncan and Georges de Bartha, Gallé Lamps, Antique Collector’s Club, 2013, modèle reproduit p. 57
Un modèle similaire est conservé au Musée des Arts Décoratifs de Paris sous le numéro d’inventaire 990.341
Par Jean-Marc Delvaux à Paris
le 30/06/2006 : Emile GALLE (1846-1904) : CALICE MARQUETE AUX ANCOLIES.
Exceptionnel vase floriforme élancé à ouverture quadrilobée modelée à chaud, en verre multicouche translucide et nervuré, passant par les nuances de miel, vert et rose. Superbe décor en « marqueterie » (technique extrêmement périlleuse dont Gallé dépose le brevet en 1898), repris en ciselure, composé de quatre fleurs bicolores à longs éperons, dans les tons de mauve, nacré et jaune et de feuilles mordorées pailletées d’or ou d’argent. Quatre applications incurvées imitant le quartz rose, relient la base du calice au piédouche en verre doublé, rose et vert.
(Fêles de cuisson à deux des quatre supports et petit éclat à la base du piédouche).
Signature cursive verticale brillante en réserve gravée à l’acide. Circa 1900
1902.
Hauteur : 44 cm.
Références bibliographiques. Pièces similaires reproduites dans :
– Alastair Duncan. « The Paris salons 1895-1914 ». Volume 4. Antique Collector’s, 1998. Planche p.219.
– Tsuneo Yoshimizu. « The glass arts of Emile Gallé ». Ed.Gakken, 1985. N°104.
Par Art Auction France à Paris
le 22/06/2016 : ETABLISSEMENTS GALLE
Exceptionnel et rare vase à corps ovoïde et col droit cylindrique en verre doublé soufflé-moulé à décor en relief dégagé à l’acide d’une ronde d’éléphants dans la jungle dans les tons ivoire sur fond translucide jaune-orangé. Signé Gallé.
Vers 1920.
H : 37,5 cm
An exceptional and rare lined glass vase with an acid-etched raised decoration of a circle of elephants in the jungle, ivory tones on an translucent orangey-yellow background.
Signed Gallé.
Circa 1920.
H : 14 ¾ in
Par Artcurial à Paris
le 21/05/2019 : Émile GALLÉ (1846-1904)
Dragon héraldique – 1894
Exceptionnelle sculpture en forme d’urne à parfum réalisée en verre soufflé et modelé à chaud entièrement repris à la meule, bagues en application au cou et à la queue du dragon en métal rehaussé d’émaux stannifères et de cabochons en émaux translucides à l’imitation de pierre semi-précieuse, portant l’inscription au cou « ainsi me devez tenir en vo servage », reposant sur un piédouche bagué.
Piédouche, tête et queue assemblés à chaud. Verre ambré légèrement opalescent entièrement patiné à trainées intercalaires rouge et rose parsemé d’oxydes métalliques dorés.
Couvercle de l’urne à prise chantournée formant les ailes du dragon (éclat sous le couvercle), blason incisé sur le poitrail de l’animal et jambes en semi relief entièrement reprisent à la roue.
Signature japonisante sous la base, monogramme du verrier avec la croix de Lorraine et marquée « Exp. 1900 ».
Haut. 29 cm – long. 27 cm
Provenance :
Vraisemblablement exposé en 1894 à Nancy puis en 1895 à Paris, notre dragon faisait partie de l’envoi d’Émile Gallé à l’Exposition Universelle de Paris en 1900.
Acquis par le grand-père de l’actuel propriétaire, resté depuis dans la famille.
Expositions :
Un dragon, très certainement le nôtre, fut présenté à l’Exposition d’Arts Décoratifs dans les galeries de la salle Poirel à Nancy en juin 1894 sur
la commode Les Parfums d’Autrefois.
Le même dragon fut présenté sur le stand d’Émile Gallé lors du Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts à Paris, en avril 1895, sur la commode Les Parfums d’Autrefois.
Le 9 mai 1900 dans la correspondance d’Émile Gallé est notifié l’envoi d’un dragon depuis Nancy jusqu’à l’Exposition Universelle de Paris.
Bibliographie :
Jules Rais, « L’art décoratif et industriel en Lorraine », La Lorraine – Artiste, 29 juillet 1894, notre dragon est très certainement décrit p. 262.
Juste Séveran, » Les objets d’art aux Salons des Champs-Élysées et du Champs de Mars « , La Grande dame : revue de l’élégance et des arts, Paris, 1895, p. 253 pour la gravure de la commode Les Parfums d’autrefois sur laquelle est représenté un dragon, très certainement le nôtre.
Von Julius Hoffmann Junior, Der Modern Still, Stuttgart, 1901, planche 21 pour la photo de la commode Les Parfums d’autrefois sur laquelle est très certainement présenté notre dragon.
Catalogue illustré de la Société Nationale des Beaux-Arts, Paris, 1895, p. 216 pour la photo de la commode Les Parfums d’autrefois sur laquelle est très certainement présenté notre dragon.
Louis de Fourcaud, Les Arts Décoratifs aux Salons de 1895 (troisième article), » evue des Arts Décoratifs « , Paris, août 1895, planche hors texte entre les pages 424-425 pour la photo de la commode Les Parfums d’autrefois sur laquelle est très certainement présenté notre dragon.
Louis de Fourcaud, Les Artistes de tous les temps série D – le XXème siècle – Émile Gallé, Librairie d’Art Ancien et Moderne, Paris, 1903, exemplaire n°146/300, p. 32 pour la commode Les Parfums d’autrefois sur laquelle est très certainement présenté notre dragon.
Philippe Garner, Émile Gallé, Academy Éditions, Londres, 1976, p. 42 pour la commode Les Parfums d’autrefois sur laquelle est très certainement présenté notre dragon.
Gaïte Dugnat, Les catalogues des Salons de la Société Nationale des Beaux-Arts, volume I (1890-1895), L’échelle de Jacob, Luisant, 2000, p. 405 pour un état descriptif de la commode Les Parfums d’autrefois, répertoriée sous le n° 245.
François Le Tacon, Émile Gallé – L’amour de l’art, éditions Place Stanislas, 2008, p.184 pour la photo de la commode Les Parfums d’autrefois sur laquelle est très certainement présenté notre dragon.
Nous tenons à remercier M. Félix Marcilhac de nous avoir donner accès à ses archives personnelles de la correspondance entre Émile Gallé et
M. Daigueperce.
Exceptional amber glass heraldic dragon by Émile Gallé ; with two enamelled rings decorated of translucent enamels in the style of pecious stones ; Japanese inspired signature under the base ; monogrammed and marked « Exp. 1900 » ;
H. 11.41 in. – W. 10.62 in.
Par Tajan à Paris
le 17/11/2022 : ÉMILE GALLÉ (1846-1904)
Coupe sur pied en cristal multicouche à inclusions intercalaires, décor extérieur gravé à la roue d’éphémères roses sur fond de marbrures imitant l’agate moussue. Signée « Émile Gallé fecit Nancy ». Circa 1890. (Plusieurs accidents à la base)
Haut. 13 CM – Diam. 15,5 CM
A footed crystal bowl, decor of engraved roses, signed. (A few accidents on the base)
H. 5 1/8 – Diam. 6 1/8 in.
PROVENANCE
Collection particulière, Paris
HISTORIQUE
Cette coupe est l’un des quatre exemplaires connus de la « Coupe aux éphémères » créée par Émile Gallé lui-même. Le modèle est imaginé pour l’Exposition universelle de 1889 et ainsi décrit par Gallé, dans la notice remise au jury de la classe du verre de l’Exposition de 1889 : « Un bol à pied en cristal blanc dont la limpidité laisse transparaître des végétations moussues ; l’extérieur est comme enveloppé d’un vol d’éphémères, gravé en relief dans une pâte rose et formant réseau ».
Cette coupe est le modèle qui a figuré à l’Exposition Centennale de l’art français en 1900
BIBLIOGRAPHIE
Catalogue de l’exposition « Verreries d’Émile Gallé – De l’œuvre unique à la série », Somogy éditions d’art, Paris, 2004, p. 70
Par Art Auction France à Paris
le 22/06/2016 : EMILE GALLE (1846-1904) Exceptionnelle et rare lampe à base d’origine en bronze doré à motif feuillagés enserrant un piétement fuselé et nervuré formant cache-ampoule à bordure pétiolée en verre multicouche à décor dégagé à l’acide d’une fl eur de nénuphar épanouie dans les tons brun-ocre sur fond laiteux rose.
Signée Gallé.
Vers 1890-1900.
H : 47 cm
An exceptional and rare lamp with its original leaf motif gilded bronze base holding a slender veined base forming a cameo glass shade acid-etched with a water lily on a milky pink background.
Signed Gallé.
Circa 1890-1900.
H : 18 ½ in
Provenance : Ancienne collection Manoukian