Le 28 avril 2021 | Mis à jour le 28 avril 2021

De l’Art nouveau au design d’après-guerre : tour d’horizon des ventes de mobilier

par Interencheres

Les prochaines ventes d’arts décoratifs et mobilier mettent à l’honneur les créations du XXe siècle, de l’Art nouveau au modernisme et design d’après-guerre. Tour d’horizon avec une sélection des pièces emblématiques mises à l’encan jusqu’au 5 mai à Blois, Paris et Villefranche-sur-Saône. 

 

Une sélection de mobilier moderniste et design d’après-guerre

Technique et fonctionnel ou résolument décoratif, le mobilier design revêt une diversité de formes, issues de sources d’inspiration variées. Les prochaines ventes aux enchères illustrent cette richesse stylistique. Le 5 mai à Blois, la maison Pousse-Cornet proposera un fauteuil pivotant modèle « Little tulip » de Pierre Paulin. Estimé entre 700 et 800 euros, le siège du célèbre designer français est habillé d’un beau lainage bleu marine. Six fauteuils en fibre de verre et plastique, dotés d’une garniture de cuir bleu, du designer finlandais Yrjö Kukkapuro seront également mis à l’encan (estimés entre 600 et 800 euros). A Paris, la maison Tessier & Sarrou proposera une table de salle à manger à plateau (estimée entre 7 000 et 9 000 euros), ainsi qu’un bureau à système à structure en métal entièrement recouverte de cuir noir à piqûre sellier du créateur Jacques Adnet (estimé entre 6 000 et 8 000 euros). Lors de cette vente parisienne, les amateurs de l’ensemblier moderniste pourront aussi admirer une belle commode à caisson cubique entièrement gainée de Skaï noir à piqûre sellier. La maison de vente Richard présentera de son côté à Villefranche-sur-Saône une splendide table basse à plateau rectangulaire entièrement recouvert d’une lame en laiton à décor incisé de motifs végétaux créée par Willy Daro.

 

 

Des pièces signées Lalique et Gallé

Les ventes proposent également une belle sélection de pièces emblématiques signées de maîtres de l’Art nouveau. L’étude Tessier & Sarrou proposera à Paris le 30 avril une rare paire de suspensions « Passiflore » en verre moulé pressé imaginée par le célèbre maître verrier René Lalique en 1924 (estimée entre 40 000 et 50 000 euros). A noter que la paire figure au sein du Catalogue raisonné de l’œuvre de verre de René Lalique. Plus accessible, un vase « Nivernais », dit aussi « Cabochons olivés », en verre soufflé-moulé fera aussi partie de la vente (estimé entre 400 et 600 euros). Aux côtés de Lalique, la vente parisienne mettra à l’honneur le travail d’Emile Gallé. Le 30 avril, les collectionneurs retrouveront une paire de vitrines à caisson nervuré en acajou à décor marqueté de motifs floraux, estimée entre 15 000 et 20 000 euros. Le monde végétal rythme aussi le décor de l’étagère « épis de blé », signée Gallé et estimée de 4 000 à 6 000 euros. 

 

 

Des créations rivalisant d’originalité technique et stylistique

Les maisons de vente dévoilent enfin un florilège de pièces plus récentes, au design singulier. Une table sculpture en verre partiellement émaillé et doré datée des années 1990, proposée par la maison Tessier & Sarrou, allie de beaux dégradés de couleurs chaudes sur une structure à la frontière entre la sculpture et la pièce de mobilier (estimée entre 2 000 et 3 000 euros). La maison Richard présentera quant à elle un prototype du vase Costrutto en céramique émaillée noire signé du designer italien Lino Sabattini et arborant une forme des plus atypiques (estimé entre 1 000 et 1 500 euros).

 

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