Le 22 mars 2019 | Mis à jour le 28 mars 2019

Delacroix, Renoir, Raffaëlli, Borel : les maîtres du XIXe siècle affolent les enchères

par Magazine des enchères

57 000 euros un panneau impressionniste de Jean-François Raffaëlli (1850-1924), 42 000 euros une étude sur toile d’Eugène Delacroix (1798-1863), 30 000 euros un portrait au fusain d’Auguste Renoir (1841-1919), 22 500 euros un autoportrait de Paul Borel (1828-1913) : les maîtres du XIXe siècle ont affolé les enchères à Lyon et Fontainebleau. Découvrez les beaux résultats enregistrés dans les maisons de ventes du 11 au 17 mars 2019.

 

Un panneau impressionniste de Jean-François Raffaëlli adjugé 57 000 euros

Le 17 mars à Fontainebleau, Maître Jean-Pierre Osenat dispersait 194 toiles lors d’une vente intitulée « L’esprit du XIXe siècle ». L’événement a attiré les collectionneurs du monde entier qui n’ont pas hésité à pousser les enchères bien au-delà des estimations. Parmi les lots phares, un Personnage en costume de Palikare de Delacroix et une Etude de femme de trois quarts de Renoir se sont envolés respectivement à 42 000 euros et 30 000 euros. Mais c’est une huile sur panneau impressionniste signée Jean-François Raffaëlli qui a créé la surprise. Dépassant de dix fois son estimation, elle a été adjugée à 57 000 euros, acquise par un collectionneur américain. Elle dévoilait une vue du Paris de la Belle Epoque avec son Boulevard des Italiens peuplé de commerçants et de badauds.

 

Record mondial pour un autoportrait de Paul Borel

Quelques jours plus tôt à Lyon, lors d’une vente de la maison De Baecque, deux vues vénitiennes du XIXe siècle, dans le goût de Canaletto, ont trouvé preneur à 85 000 euros, avant qu’un autoportrait de 1855 signé Paul Borel pulvérise son estimation (800 – 1 000 euros), acquis par un collectionneur lyonnais. Adjugé à 22 500 euros, il enregistre un record mondial pour l’artiste. Il faut dire que l’autoportrait était particulièrement attendu. Le 7 mars dernier, la maison De Baecque avait même organisé à cette occasion une conférence en partenariat avec la Fondation Renaud autour de Paul Borel et de ses contemporains. Cet élève de Louis Janmot, originaire de Lyon, s’était illustré au XIXe siècle avec ses peintures religieuses, participant notamment aux décors de la Chapelle du Couvent de la Reine de Versailles et des églises Saint-Paul et Saint-Joseph à Lyon.

 

Jusqu’à 50 000 euros pour la peinture du XVIIIe siècle et les sculpteurs modernes

Les maîtres du XVIIIe siècle étaient également à l’honneur au sein de la Ville des Lumières où une scène des Chasses de Diane de Charles Natoire (1700-1777) a trouvé preneur à 36 000 euros lors d’une vente organisée le 13 mars par la maison Conan Hôtel d’Ainay.

A noter que les sculpteurs modernes ont eux aussi enregistré de beaux résultats à Lille et Angers, où un bronze animalier de Roger Godchaux (1878-1958) et un Négrillon au vase de Riccardo Scarpa (1905-1999) ont été adjugés respectivement à 50 000 et 25 000 euros.

 

Lire aussi | Art déco : l’atelier du sculpteur Riccardo Scarpa en vente à Angers

 

Découvrez notre sélection de résultats du 11 au 17 mars 2019 dans notre galerie en image ci-dessous. Tous les prix de la galerie sont indiqués hors frais de vente.

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