Le 22 février à Versailles, des sculptures et dessins inédits de Charles Despiau seront dispersés aux enchères. Retraçant l’ensemble de son parcours, elles révèlent l’une des œuvres sculptées les plus importantes du XXe siècle.
Coup de projecteur sur l’un des plus grands sculpteurs de l’entre-deux-guerres
Ses sculptures ont inspiré nombre d’artistes, de Paul Belmondo à Gunnar Nilsson, et figurent aujourd’hui à l’inventaire des musées les plus prestigieux du monde, du Centre Pompidou à Paris au Museum of Modern Art de New York : Charles Despiau (1874-1946) est sans nul doute l’un des plus grands sculpteurs de l’entre-deux-guerres. Pourtant, son œuvre reste aujourd’hui méconnue, longtemps restée confidentielle et absente des ouvrages d’histoire de l’art de référence. A cet oubli, une raison, celle d’un parcours brillant entaché d’une condamnation au lendemain des heures les plus sombres de notre histoire. En 1946, quelques mois avant sa mort, l’artiste est interdit de vente et d’exposition durant deux ans, accusé de collaboration pour avoir effectué en 1941 un « voyage d’étude » en Allemagne avec ses amis André Derain et Maurice de Vlaminck, à l’invitation du sculpteur favori d’Hitler, Arno Breker, dont il signe l’introduction au catalogue de ses œuvres. « Des circonstances atténuantes lui avaient toutefois été accordées car ce voyage était pour lui l’occasion de promouvoir l’art français. Sa biographe Elisabeth Lebon soulignait d’ailleurs dans sa thèse, présentée en 1995, qu’il était un sculpteur qui ne s’occupait pas de politique », note Thierry de Crisnay qui dispersera le 22 février à Versailles et en live sur interencheres.com près de 300 lots de sculptures et dessins de l’artiste. Inédites sur le marché, ces œuvres étaient jusqu’alors précieusement conservées par des membres de la famille de l’épouse de l’artiste, Marie Despiau. Elles retracent l’ensemble de son parcours, révélant l’une des œuvres sculptées les plus importantes du XXe siècle.
Charles Despiau (1874-1946), Buste de Mademoiselle Marie Rudel en costume moderne. 1900. Buste à l’Italienne. Plâtre d’origine patiné. 44 x 40 x 21 cm. Estimation : 5 000 – 6 000 euros.
De Mont-de-Marsan à Meudon : un artiste remarqué par Auguste Rodin
Originaire de Mont-de-Marsan, dans les Landes, Charles Despiau rejoint en 1891 la capitale, remarqué par son professeur de dessin qui lui obtient une bourse d’étude. Alors qu’il étudie la peinture aux Beaux-Arts de Paris, il rencontre Marc Worms qui deviendra son plus fidèle compagnon jusqu’à sa mort en 1946. Témoin de cette amitié indéfectible, un portrait en bronze (estimé entre 8 000 et 10 000 euros) fondu autour de 1936-1937 à partir d’un plâtre créé en 1901. « Ce buste de Marc Worms reste l’un des seuls témoignages de l’activité de Despiau durant cette première année de vie artistique émancipée de l’école qu’il a quitté un peu plus tôt, détaille le commissaire-priseur Thierry de Crisnay. Les années 1900-1901 sont financièrement très difficile pour le jeune couple qu’il forme alors avec Marie Rudel. En effet, en quittant les Beaux-Arts, il perd sa bourse départementale et doit trouver d’autres moyens de subsistance. Nous pouvons aisément supposer qu’il consacra alors l’essentiel de son temps disponible et de ses moyens à la réalisation du buste de son ami. »
Charles Despiau (1874-1946), Buste de Monsieur Marc Worms. Épreuve en bronze à patine noire. Fonte à la cire perdue Claude Valsuani. Signée sur l’épaule senestre « C. Despiau ». Porte le cachet du fondeur à l’arrière vers la droite « C. VALSUANI CIRE PERDUE ». Le plâtre original à patine verdâtre a été réalisé en 1901 mais les premiers bronzes ont été réalisés peu avant la dernière guerre mondiale vers 19361937. 32 x 21 x 27 (Sans le socle en bois teinté). Estimation : 8 000 – 10 000 euros.
Actif au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, Despiau expose en 1907 un buste en plâtre titré Paulette, dont une épreuve en bronze est fondue par Meroni Rafice (estimée entre 15 000 et 20 000 euros). « Originaire de Mont-de-Marsan, Paulette pose pour le sculpteur alors qu’elle n’a que onze ans. Les cheveux mouillés plaquées sur le crâne après une baignade, elle fit irruption dans le bureau de son père un jour où Despiau s’y trouvait. Ce dernier est alors tombé en pâmoison devant ce jeune visage. Lors de l’exposition, la finesse des traits et la grande beauté du modèle attirent le regard d’un homme, qui n’est autre qu’Auguste Rodin. » L’exposition marque un tournant dans la carrière de Despiau. « C’est à partir de cet instant qu’il a gagné ses galons pour entrer comme praticien dans l’atelier du Maître de la colline de Meudon qui va lui confier le projet d’une sculpture pour le monument à Puvis de Chavanne, le Génie. »
Charles Despiau (1874-1946), Paulette, 1907 ou 1911. Épreuve en bronze à patine brun clair. Fonte par Meroni Radice qui n’a produit des fontes que jusqu’en 1926. Porte le cachet du fondeur à l’arrière en bas à gauche « MERONI RADICE CIRE PERDUE PARIS ». Non signé. 33 x 22 x 28 cm. Estimation : 15 000 – 20 000 euros.
De Paris à New York : une œuvre reconnue mondialement
D’abord imprégnées de la pâte expressionniste de Rodin, les sculptures de Charles Despiau se rapprochent au fil des années du style néo-classique d’Aristide Maillol, avant de s’en affranchir dans les années 1920. « Avec son Nu assis dit Printempsfondu entre 1923 et 1925, dont une version agrandie de 1925 (estimée entre 80 000 et 100 000 euros) figure parmi les lots phares de la vente, on voit à quel point son art devient personnel et s’oppose autant qu’il s’en rapproche de celui de Maillol, artiste prodigue du nu assis, dans lesquels la massivité du corps est compensée par une légèreté qui passe souvent par des mouvements gracieux, une lumière qui enrobe les corps lisses, une note purement sensuelle. De même, Despiau ne porte pas non plus son exigence rigoureuse de simplification des volumes jusqu’aux déformations d’un Laurens ou d’un Csaky, artistes qui travaillent à la même époque sur les figures de nu assis. Chez Despiau, la transposition des formes vers ce qu’il pense être leur plus large plan d’épanouissement s’arrête à un respect plus scrupuleux de la nature directement observée. Un dessin d’étude, conservé au Musée national d’art moderne, rend d’ailleurs compte de cette observation au plus près du modèle, et de la distance introduite par la transposition plastique. »
Charles Despiau (1874-1946), Le Nu assis, dit Printemps. 1923-1925. Épreuve en bronze à patine brun nuancée. Version agrandie sans aucunes retouches de l’artiste, vers 1925. Signée C. Despiau à droite sur le gradin. Numérotée 3/3 à l’arrière au-dessus du gradin à droite. Fonte à la cire perdue Claude Valsuani. Porte le cachet du fondeur à l’arrière vers la droite « C. VALSUANI CIRE PERDUE ». 70 x 30 x 37 cm. Estimation : 80 000 – 100 000 euros.
Durant l’entre-deux-guerres, l’artiste jouit d’une notoriété croissante. « Son ami Marc Worms, qui abandonna finalement sa carrière de peintre pour devenir associé d’une entreprise de mouchoirs, cravates et foulards, fonde dans l’entre-deux-guerres une sorte de club regroupant dix amateurs qui achetaient conjointement des œuvres d’art. Il présenta ainsi à son ami de nombreux collectionneurs, lui permettant de diffuser plus largement son œuvre. » En 1927, une exposition lui est même dédiée au sein de la galerie new-yorkaise de Joseph Brummer, prélude de son succès outre-Atlantique. De nombreux bustes lui sont dès lors commandés par des personnalités influentes, telles que la Princesse Achille Murat, de riches banquiers et entrepreneurs et la femme de l’aviateur américain Charles Lindbergh, dont une épreuve en bronze est fondue par Claude Valsuani en 1939 (estimée entre 15 000 et 20 000 euros) – une œuvre, réalisée au faîte de sa gloire, et que Charles Despiau confia être la plus émouvante de toute sa carrière.
Charles Despiau (1874-1946), Buste de Madame Anne Morrow-Lindbergh. Création en 1939. Épreuve en bronze à patine noire. Fonte à la cire perdue Claude Vasluani. Signée C. DESPIAU à la base de la nuque à droite. Numérotée 3/5 au milieu de la nuque au centre. Porte le cachet du fondeur à la base de la nuque à gauche « C. VALSUANI CIRE PERDUE ». 39 x 21 x 24 cm (Sans le socle). Socle de bois : 15.5 x 21 x 19 cm. Estimation : 15 000 – 20 000 euros.
Découvrez nos coups de cœur de la vente Charles Despiau
Par VERSAILLES ENCHERES S.A.S. à Versailles
le 22/02/2020 : BUSTE D’ODETTE DUPEYRON DIT AUSSI TÊTE DE LANDAISE – 1934 Epreuve en bronze à patine dorée Fonte à la cire perdue Claude VALSUANI Signée C. DESPIAU à l’arrière droite sur l’épaule Porte le cachet du fondeur à l’arrière gauche sur l’épaule « C. VALSUANI CIRE PERDUE » Il s’agit d’un tirage non justifié demandé par l’artiste directement auprès de Claude VALSUANI en même temps qu’un autre buste « Ministre » selon la facture qui a été établie par le Fondeur. 40 x 30 x 30 cm Socle de marbre noir : 15 x 21 x 15 cm Voir le lot
Par VERSAILLES ENCHERES S.A.S. à Versailles
le 22/02/2020 : BUSTE DE MADAME ANNE MORROW-LINDBERGH (Création en 1939) Epreuve en bronze à patine noire Fonte à la cire perdue Claude VALSUANI Signée C. DESPIAU à la base de la nuque à droite Numérotée 3/5 au milieu de la nuque au centre Porte le cachet du fondeur à la base de la nuque à gauche « C. VALSUANI CIRE PERDUE » 39 x 21 x 24 cm (Sans le socle) Socle de bois : 15.5 x 21 x 19 cm € 15 000 – 20 000 US $ 16 500 – 22 000
Née en 1906, c’est la fille du ministre DWIGHT MORROW.
Elle épouse le célèbre aviateur Charles LINDBERGH en 1929.
Elle posa pour DESPIAU durant au moins deux ans car elle croisa bien souvent Madame Raymonde BESSARD en 1938 et 1939 à l’atelier.
DESPIAU a avoué que c’était le buste qui l’avait le plus ému lors d’un entretien avec Pierre Lagarde en 1941 .
Georges Waldemar accentuant alors les caractéristiques de ce long coup qui semble prolonger la mélancolie du visage.
Bibliographie. : 1940 Georges Waldemar p.10 ; 1947 Georges Waldemar p. 16 Voir le lot
Par VERSAILLES ENCHERES S.A.S. à Versailles
le 22/02/2020 : MADEMOISELLE LUCIENNE MOUVEAU DIT CRA-CRA – Vers 1916-1917 Épreuve en bronze à patine brun rouge nuancé Fonte par Alexis RUDIER Signé sur le cou senestre DESPIAU Porte la signature du Fondeur sur la nuque en bas à droite « Alexis RUDIER Fondeur PARIS » 27.5 x 18.5 x 19 cm (Sans le socle) Socle en marbre : 11 x 12.8 x 11 cm € 8 000 – 10 000 US $ 8 800 – 11 000
C’est la fille du décorateur de théâtre Georges Mouveau que Despiau a rencontré dans la section « Camouflage » à Chantilly , à laquelle ils avaient été affectés durant la guerre comme beaucoup d’artistes dont LAPARRA, Jean-Louis FORAIN, DEVAMBEZ, CAMOIN, LANDOWSKI, DUFRESNE…
Un exemplaire en bronze de cette version de l’œuvre est en dépôt au musée de Grenoble ; une autre est conservée aux Etats-Unis, au Philadelphia Museum of Art.
Un plâtre de son père par DESPIAU datant de 1916 est conservé au centre Pompidou suite à un don en 1959 sous n° d’inventaire AM 1071 S
Bibl. 1930 – Léon DESHAIRS « Charles DESPIAU » Voir le lot
Par VERSAILLES ENCHERES S.A.S. à Versailles
le 22/02/2020 : BUSTE DE MONSIEUR MARC WORMS (Création en 1901) Epreuve en bronze à patine noire Fonte à la cire perdue Claude VALSUANI Signée sur l’épaule senestre « C. Despiau » Porte le cachet du fondeur à l’arrière vers la droite « C. VALSUANI CIRE PERDUE » Le plâtre original à patine verdâtre a été réalisé en 1901 mais les premiers bronzes ont été réalisés peu avant la dernière guerre mondiale vers 19361937. 32 x 21 x 27 (Sans le socle en bois teinté) € 8 000 – 10 000 US $ 8 800 – 11 000
Exposition : « Charles Despiau, sculptures et dessins », Musée Rodin, Paris 1974, n°4 p.5 Musée: Plâtre original au MNAM Paris – Inv. AM. 1062s. Don de Madame DESPIAU aux musées Nationaux en 1959 Terre cuite rosée au Musée de Mont de Marsan, MDW – Inv. MM.31. Dépôt de l’association des Amis de Despiau et Wlérick le 20 mai 1966
Despiau et Marc Worms se sont connus aux Beaux-Arts où ils étudiaient la peinture. Worms, issu d’une famille de la haute bourgeoisie, voulait devenir peintre contre la volonté de ses parents et connu également des difficultés financières durant sa vie d’étudiant. Il coloria avec DESPIAU des cartes postales, et les deux amis se prêtaient alors une aide financière mutuelle
et dérisoire. WORMS se maria, eut rapidement plusieurs enfants, et abandonna sa carrière de peintre pour devenir associé d’une entreprise de mouchoirs, cravates et foulards. Une amitié indéfectible les deux hommes qui se voyaient à Paris presque chaque semaine, jusqu’ à la mort de DESPIAU en 1946. Entre les deux guerres, WORMS, qui connaissait beaucoup d’artiste fonda une sorte de club regroupant dix amateurs qui achetaient conjointement des œuvres d’art. Ainsi fit-il acquérir plusieurs œuvres de son ami.
Le buste de MARC WORMS reste un des seuls témoignages de l’activité de DESPIAU durant cette première année de vie artistique totalement émancipé de l’école. Les années 1900 – 1901 son financièrement très difficile pour le jeune couple qu’il forme avec Marie : en quittant les Beaux-Arts il perd sa bourse départementale, et doit trouver d’autres moyens de subsistance, très précaire.
Nous pouvons aisément supposer qu’il consacra alors l’essentiel de son temps disponible et de ses moyens à la réalisation du buste de son ami.
Le modelé, souple et nerveux rappelle l’allure de portraits masculins de RODIN, comme le buste d’Alphonse LEGROS, celui de Victor HUGO, ou plus encore celui de Georges WINDHAM. A l’image du Maître de la colline de MEUDON, DESPIAU ne cherche pas les complications et enchaine les profils, joue avec la lumière pour animer le front et la proéminence des arcades sourcilières plonge le regard de WORMS dans une ombre romantique Voir le lot
Par VERSAILLES ENCHERES S.A.S. à Versailles
le 22/02/2020 : BUSTE DE JACQUE LAPARRA DIT AUSSI JACQUOT OU LULU – 1917 (Fils du peintre William LAPARRA) Epreuve en bronze à patine brun Fonte par SASPORTAS Signée C. Despiau sur le côté droit à la base du cou un peu vers l’arrière Numérotée EPREUVE 1/8 à l’arrière, à la base du cou vers la gauche Marque de fondeur « Sasportas Fondeur » incisée à l’arrière, à la base du cou vers la droite 26.7 x 19.5 x 22.5 cm (sans le socle) Socle de marbre : 11.3 x 12.8 x 11 cm Voir le lot
Par VERSAILLES ENCHERES S.A.S. à Versailles
le 22/02/2020 : DANSEUSE (Création en 1927) Épreuve en bronze à patine brun et verte nuancée Non signée 45 x 15.5 x 8.5 cm (Sans le socle) Socle de marbre noir 16 x 11.8 x 13.5 cm € 6 000 – 8 000 US $ 6 600 – 8 800
Provenance : Vente Christie’s du 25 février 2004 au Rockefeller Plaza – New York
Les nus féminins jalonnent régulièrement l’œuvre de Charles Despiau. Jamais issus d’une commande, ils reflètent un trajet personnel libre de toute contrainte. Avec cette danseuse, Despiau en 1927 retrouve les voies de l’art du statutaire. Paradoxalement, seul le titre donne une indication sur la nature de l’identité du modèle. En effet, l’immobilité de l’attitude amplifiée par l’amputation des pieds ne renvoie pas à l’idée d’une danseuse. L’effet recherché par le sculpteur sert peut être à mettre en lumière une idée de mouvement; ou du moins une posture dynamique des membres de la jeune fille. La figure est conçue dans un élan hélicoïdal autour d’un axe dont l’amorce est matérialisée par la tige qui émerge du support. L’œuvre est élaboré d’un point de vue uniquement frontal. Ces lignes se distribuent autour de deux grands axes verticaux, piliers qui sont les véritables pieds, garants de la stabilité. Si les règles énoncées par Auguste Rodin sont assimilées par l’élève, ce dernier s’attache à trouver la vérité profonde de son art Bibliographie : 1928-Alexandre, repr. p.58 (br) ; 1929-Martinie, repr. p.385 (br.) ; 1929-Heilmaeir, repr. (br.) ; 1930-Deshairs, repr.PI.58 (br.) ; 1932-Kahn, p.161. Voir le lot
Par VERSAILLES ENCHERES S.A.S. à Versailles
le 22/02/2020 : BUSTE DE MADEMOISELLE MARIE RUDEL EN COSTUME MODERNE – 1900 Buste à l’Italienne Plâtre d’origine patiné 44 x 40 x 21 cm € 5 000 – 6 000 US $ 5 500 – 6 600
Expositions : Salon des Artistes Français en 1900 n°1936 « Charles Despiau, sculptures et dessins », Musée Rodin, Paris 1974, n°5 repr. 5 Bibliographie : 1930 – Deshairs « Charles Despiau » p.33 Catalogue. 1900 (Mlle R = Mlle RUDEL) 1974 – Vrac P. 8 Voir le lot
Par VERSAILLES ENCHERES S.A.S. à Versailles
le 22/02/2020 : FEMME NUE ALLONGÉE Plâtre Signé en bas à gauche C. DESPIAU sur la terrasse Inscription au revers au crayon « Donné par Madame DESPIAU 1953, L. DENIS » 28 x 16 x 12.5 cm (Craquelures) € 1 500 – 2 000 US $ 1 650 – 2 200
Pièce similaire au centre Pompidou sous le numéro d’inventaire AM 108 15 Dont de Madame Marie DESPIAU en 1959 Voir le lot
Par VERSAILLES ENCHERES S.A.S. à Versailles
le 22/02/2020 : PROJET DE MEDAILLE COMMEMORANT LE RETOUR DE L’ALSACE LORRAINE – 1920 Plâtre sculpté sur l’avers Marqué « AL EMIN TRI 1914 – ENTE BUNO » Diamètre : 42.5 cm Epaisseur : 2.5 cm € 800 – 1 000 US $ 880 – 1 100
Il s’agit d’une commande de l’état – Fond national d’Art Contemporain (n° 6820) par arrêté du 1er octobre 1919 – L’œuvre définitive ayant été acquise et livrée par l’artiste le 19 avril 1920 auprès du Musée du Luxembourg. La commande de ce projet devait récompenser les efforts de médailleur de Charles DESPIAU. Il a même été titré dans l’arrêté officiel « Monsieur Charles DESPIAU, graveur en médaille »
Bibliographie : « F/21/42000 » archive du FNAC « Amour de l’Art » Novembre 1929 p. 388 (Les trois Nymphes) N. B. Il est à signaler que l’ouvrage de Léon DESHAIRS « Charles DESPIAU » de 1930 ne mentionne pas l’existence de cette commande de l’Etat faite à Charles DESPIAU. Il s’agirait donc d’un oubli. Voir le lot
Par VERSAILLES ENCHERES S.A.S. à Versailles
le 22/02/2020 : IDYLLE COMIQUE – 1921 Bas-relief en étain Signé en haut à gauche C. Despiau 25.8 x 24.8 cm € 800 – 1 000 US $ 880 – 1 100
Projet pour une plaque de cheminée ou pour une stèle de fontaine
Bibliographie : CI Roger Marx p. 13 Musée national des beaux Arts d’Alger Inv. IG 1327 Voir le lot
Par VERSAILLES ENCHERES S.A.S. à Versailles
le 22/02/2020 : ÉTUDE DE NU FÉMININ ACCOUDÉ SUR UN CANAPÉ Sanguine sur papier Signé en bas à droite C. Despiau 28 x 22 cm Voir le lot
Par VERSAILLES ENCHERES S.A.S. à Versailles
le 22/02/2020 : ENSEMBLE DE SOIXANTE LITHOGRAPHIES DE NUE FEMININ ET UN NU MASCULIN DANS UN CLASSEUR certains annotées par Charles Despiau au crayon. 6 lots de 10 lithographies : € 600 – 800 le lot de dix Voir le lot
Par VERSAILLES ENCHERES S.A.S. à Versailles
le 22/02/2020 : MADEMOISELLE BERTHE SIMON – 1928 Masque en terre crue Non signé 23 x 14.5 x 10 cm (Sans le socle) Socle de bois et tige en métal : 15 x 10 x 10 cm € 600 – 800 US $ 660 – 880
C’est la femme de Henry Simon, né à Labruguière le 20 mai 1874, mort à Paris le 2 décembre 1926, industriel et homme politique français.
Industriel, il est député du Tarn de 1910 à 1926, siégeant avec les radicaux-socialistes. Il est aussi président du conseil général du Tarn.
DESPIAU a été touché par l’expression de son visage proche de ses canons habituels.
Cela fait partie des nombreuses commande qu’il exécuta pour l’aristocratie et les célébrités durant les années 1920
Un exemplaire est exposé à la rétrospective de la galerie Joseph BRUMMER à New York en 1927
Bibliographie : « Henry Simon (homme politique) », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 – MBA Charles Despiau « Sculpteur mal aimé » p. 215 Voir le lot
Par VERSAILLES ENCHERES S.A.S. à Versailles
le 22/02/2020 : MARIE ASSISE DE DOS Crayon gras sur papier Non signé Annoté au dos : « lui à … je rentrerai vers » (Déchirure, roussures) 22.5 x 34 cm . Voir le lot
Par VERSAILLES ENCHERES S.A.S. à Versailles
le 22/02/2020 : MARIE A L’OUVRAGE ASSISE SUR UNE CHAISE JAMBES TENDUES Crayons de couleurs et rehauts de gouache blanche Non signé (Déchirures, manques) 29 x 40 cm Voir le lot
Par VERSAILLES ENCHERES S.A.S. à Versailles
le 22/02/2020 : MARIE ASSISE DANS UN FAUTEUIL À L’OUVRAGE, VERS 1900 Crayon gras sur papier Non signé Comporte au dos : une étude de personnages au crayon bleu (Pliures) 30 x 22.4 cm . Voir le lot
Par VERSAILLES ENCHERES S.A.S. à Versailles
le 22/02/2020 : ÉTUDE DE NU MASCULIN DE FACE (APOLLON ?) Dessin au crayon sur papier Signé du tampon sec C.D dans un cercle en bas à droite 35.5 x 24 cm Voir le lot
Par VERSAILLES ENCHERES S.A.S. à Versailles
le 22/02/2020 : ÉTUDE DE NU MASCULIN POUR L’APOLLON Lithographie sur papier Monogrammé C.D. en bas à droite dans un cercle en relief 36.8 x 26 cm Voir le lot