La boîte d’optique, l’indispensable du cabinet de curiosité

24/03/2017

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Pour agrémenter leurs cabinets de curiosités, les collectionneurs ont l’habitude de fureter dans toutes les ventes aux enchères de spécialités : bibliophilie, archéologie, numismatique, histoire naturelle… Une fois n’est pas coutume, une vacation dédiée à ces curieuses collections, aussi étonnantes qu’hétéroclites, aura lieu samedi 1er avril 2017 à Alençon et sur le Live d’Interencheres. Maîtres Patrice Biget et Frédéric Nowakowski de la maison Orne Enchères proposeront à la vente un cabinet de curiosités constitué au XIXe siècle par un érudit du Perche, journaliste, imprimeur et ancien maire de Nogent-le-Rotrou du nom d’Aristide Gouverneur. 

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Pièces d’archéologie, herbier, livres rares, souvenirs historiques, dont un morceau d’un lustre provenant de l’incendie des Tuileries et un bout du drapeau de Charles le Téméraire (ensemble de pièces historiques estimé de 300 à 500 euros), la collection dispersée comporte également une boîte d’optique représentant un panorama de Nogent-le-Rotrou. 

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Dès leur apparition au XVIIe siècle, ces coffrets donnant l’illusion d’admirer une vue en relief ou une perspective s’invitent dans les cabinets de curiosités et en deviennent vite indispensables. « Celle que nous mettons aux enchères se compose d’une boîte en carton avec une ouverture permettant de regarder le décor situé au fond. Un mur apparaît sur la droite et une descente de toit en dessous, ce qui donne l’illusion de regarder la vue depuis sa fenêtre. On découvre alors de nombreux personnages en situation : une procession religieuse, des ouvrières faisant les foins, une lavandière, des baigneurs, un chasseur et un cavalier… Bref la vie à Nogent-le-Rotrou en 1812 », détaille Maître Patrice Biget avant de préciser que l’estimation de ce lot oscille de 800 à 1 000 euros.

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Le créateur de cette boîte d’optique et dessinateur de l’aquarelle de 70 par 37,5 centimètres qui la compose n’est autre que le beau-père d’Aristide Gouverneur. Le père de sa femme Ambroisine, qui avait pour nom Jean-René Méliand (1782-1831). La vente comporte également un auto-portait de Méliand avec son épouse au fusain (800 à 1 500 euros d’estimation) et une étude d’après le célèbre tableau de Jacques-Louis David (1748-1825) représentant Napoléon l’index pointé sur un cheval cabré. « Mais d’après la tradition familiale, ce panneau serait l’oeuvre de David lui-même… Le chef de file du néo-classicisme fût en effet le maître de Jean-René Méliand », poursuit le commissaire-priseur qui proposera également aux enchères une lettre signée de la main de David (estimée de 300 à 500 euros) certifiant que Méliand fût « son élève en peinture et qu’il a toujours eu pour son art les plus gracieuses dispositions ! »

Lien vers l’annonce de la vente aux enchères

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