Du 29 juin au 4 juillet, la maison Aplanos organise la vente d’une collection considérable de bijoux, celle de Jacqueline Jenner, Dieppoise d’origine qui a souhaité que la dispersion se déroule dans sa ville natale. Les bénéfices seront reversés à plusieurs organisations, dont l’Armée du Salut. Au total, plus de 1 600 lots seront présentés aux enchérisseurs à travers six ventes thématiques, les estimations allant de 10 à 9 000 euros.
Ce marathon, mené par le commissaire-priseur Louis-Aloïs Goffart, débute aujourd’hui avec une première vente consacrée aux « classiques » du XIXe siècle, de la Restauration au Second Empire. Les règnes de Louis XVIII et de Charles X accusent le coût des guerres napoléoniennes : les richesses se font rares et les joailliers privilégient des pierres fines pour orner leurs bijoux, comme l’améthyste, que l’on voit sertie sur un des ce collier draperie en or jaune de la vente (estimation : 2 000 – 3 000 euros).

Dans la seconde moitié du siècle, sous le règne de Napoléon III, l’économie reprend des couleurs : des orfèvres tels que Jules et Louis Wiese, père et fils, conçoivent alors une boucle de cape en or jaune d’inspiration gothique (5 000 – 7 000 euros).
Micro-mosaïques romaines et camées sur coquillage : le grand tour en bijoux
Le lendemain, lors de la vente « Micro-mosaïques, Camées & Corail«
les enchérisseurs pourront notamment découvrir une parure en or jaune composée d’une broche et d’une paire de boucles d’oreilles, délicatement serties de micro-mosaïques romaines représentant fleurs et scarabées (1 500 – 3 000 euros), ou encore une autre parure en or jaune, cette fois composée d’un collier et d’une paire de longues boucles d’oreilles, ornée de onze petits camées ovales sur coquillage représentant différents visages (1 500 – 3 000 euros).

Voyage à La Belle Epoque
Louis-Aloïs Goffart débutera le premier jour de juillet avec la vente « Belle Époque ». La population se concentre dans les villes, la bourgeoisie croît et s’épanouit, si bien qu’il faut à certaines dames de quoi ranger leurs sous, et à cette fin, quoi de mieux qu’une bourse en maille d’or jaune à l’ouverture en accordéon, son bouchon serti de diamants ? (3 800 – 4 200 euros).

Et pour aller au théâtre, rien de plus moderne que de se parer d’un collier Art nouveau en platine (1 400 – 1 600 euros). Le lendemain, 2 juillet, ce seront les bijoux du XXe siècle qui seront mis en avant : une broche plaque Art déco en platine sertie de diamants (1 000 – 2 000 euros), ou ce bracelet en platine formé de trois grands maillons, chacun centré d’un diamant (6 000 – 9 000 euros).
Montres de dames et curiosités en clôture
L’avant-dernière vente, le 3 juillet, sera destinée aux passionnés d’horlogerie, et particulièrement de montres à secret : un scintillant modèle en or gris et platine, au boîtier dissimulé sous un cache articulé en forme de camélia serti de diamants taille brillant, sera proposé entre 2 000 et 3 000 euros. Le dernier jour, le 4 juillet, sera dédié aux « bijoux inclassables et autres curiosités »,

médaillons, porte-souvenirs, pendentifs ou broches ornés de portraits peints, émaillés ou sur porcelaine, chaînes, médailles et toutes ces pièces singulières qui défient les catégories et racontent des histoires intimes, à l’image de ce pendentif en or décoré d’un ruban noué et de filigranes, centré d’une miniature émaillée représentant le portrait d’un jeune homme dans le goût de la Renaissance (500 – 600 euros).
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