Le 29 juin 2020 | Mis à jour le 1 juillet 2020

La collection de la modiste Louise Boulanger vendue près d’Orléans

par Diane Zorzi

Modiste à Paris dans les années 1930, Louise Boulanger (1878-1950) a fait l’acquisition tout au long de sa vie de nombreuses œuvres d’art classiques et modernes. Le 30 juin à Saint-Jean-de-la-Ruelle, une partie de sa collection était dispersée aux enchères, dont des pièces adjugées jusqu’à près de 25 000 euros et signées Jean Dunand, Henri Simmen et Richard Guino.

 

Apprentie au sein d’une maison de couture dès l’âge de 13 ans, Louise Boulanger (1878-1950), née Melenot, fait ses gammes auprès de la grande couturière française Louise Chéruit, avant d’ouvrir son propre salon en 1927, comptant parmi ses clients des célébrités telles que Marlène Dietrich. « Elle fait partie de cette génération de créateurs qui ont véritablement changé la silhouette de la femme au début du XXe siècle, en proposant des vêtements plus fluides et décontractés », explique Matthieu Semont qui présentait aux enchères le 30 juin à Saint-Jean-de-la-Ruelle une sélection d’œuvres d’art provenant de la collection de cette modiste active à Paris durant l’entre-deux-guerres.

 

Des pièces signées de grands artistes décorateurs, de Jean Dunand à Henri Simmen

Conservées jusqu’alors précieusement par les arrière-petites-filles de Louise Boulanger, les pièces de la collection témoignent des goûts éclectiques de la créatrice. Du mobilier classique, de style Louis XVI, et une paire de flambeaux en bronze doré du début du XIXe siècle provenant du palais des Tuileries côtoyaient ainsi des œuvres signées de grands noms de l’art moderne. « Nous présentions notamment une belle table en bois laqué de Jean Dunand (1877-1942) (adjugée à 20 262 euros frais compris), un vase de Georges Bastard (1881-1939) qui s’illustra dans les années 30 par son travail de l’ivoire brut (19 034 euros), une coupe en cuivre martelé de Jean Serrière (1893-1968) qui exposa au Salon des Artistes Décorateurs et collabora même à certains meubles d’Eugène Printz, ainsi qu’un très beau vase en grès d’Henri Simmen (1880-1963) (21 122 euros). » Arborant une couleur rouge orangé éclatante obtenue à partir de la plaquemine, la céramique est caractéristique du style oriental que l’artiste adopte à la suite d’un voyage en Extrême-Orient où il découvre les techniques d’émaillage chinoises, coréennes et japonaises.

 

 

Trois panneaux en acajou de Richard Guino

Estimés de 2 000 à 5 000 euros, trois panneaux en acajou dévoilaient quant à eux le travail personnel de Richard Guino (1890-1973), célèbre pour avoir collaboré à l’œuvre sculptée d’Auguste Renoir. Formé auprès de Maurice Denis et Aristide Maillol, ce sculpteur français d’origine espagnole s’illustra à travers diverses techniques, de la taille du bois et du marbre, au modelage de la céramique, produisant des œuvres sensuelles peuplées de figures féminines inspirées de la mythologie grecque. « Les panneaux que nous présentions étaient réalisés en bas et haut-relief et représentaient l’Abondance, Pan et une bacchante ainsi que l’Amour et Vénus. »

 

 

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