Le 8 juillet 2021 | Mis à jour le 8 juillet 2021

La majolique de Castelli à Deruta : deux albarelli en vente à Louviers

par Interencheres

Le 11 juillet à Louviers, Jean Emmanuel Prunier organise une vente d’exception dédiée à l’art du Moyen Âge et de la Renaissance. Parmi les pièces phares figurent deux albarelli en majolique de Castelli et de Deruta, décorés de portraits de femmes. 

 

Les albarelli servaient à l’origine aux médecins et apothicaires qui y stockaient divers produits et denrées, des épices aux onguents et plantes médicinales séchées. Apparus à l’époque des conquêtes islamiques, ils acquièrent une fonction essentiellement décorative, à mesure que la production s’intensifie au Moyen Âge et à la Renaissance. A partir du XVe siècle en Italie, autour de Faenza et de Florence, apparaissent des albarelli en majolique, une technique de faïence dite « à décor à grand feu sur émail cru ». Les deux modèles proposés à la vente par Jean Emmanuel Prunier, datés respectivement de 1500 et 1555-1565, s’inscrivent dans cette production, autour des centres de Castelli et Deruta.

 

Des albarelli en majolique de Castelli et Deruta

Castelli, dans la région des Abruzzes, fut un centre important de production de céramique au XVIe siècle, tandis qu’autour de Deruta se développa une fabrique spécialisée dans la technique du lustre métallique. Forts de leur maîtrise technique, les artisans y rivalisent d’inventivité, livrant des styles et décors propres à chaque centre. A Castelli, les artisans se distinguent par la production de céramiques à décor a istoriato, illustrant des scènes historiques ou bibliques. Le décor du premier albarello présenté par Jean Emmanuel Prunier est plus modeste, mais tout aussi caractéristique de la production du centre de Castelli. Le corps de la céramique est orné d’un portrait de femme de profil, bordé de rinceaux fleuris et d’une banderole arborant l’inscription « Ung de corb s cast II ». Au dos, des motifs de rubans stylisés et de points bleus se dégagent d’un fond ocre. Cet albarello provient de l’atelier Orazio Pompei, actif entre 1507 et 1589. Estimé entre 16 000 et 18 0000 euros, il est issu d’une prestigieuse commande des familles Orsini-Colonna. L’albarello en majolique de Deruta présente également un décor polychrome figurant un buste de femme de profil, entouré de guirlandes de feuillages et de l’inscription « Melissa » (estimé entre 14 000 et 16 000 euros).

 

 

Une sélection de pièces prestigieuses du Moyen Âge à la Renaissance

Avec les albarelli, Jean Emmanuel Prunier proposera aux enchérisseurs un florilège de tableaux et objets précieux du Moyen Âge et de la Renaissance. Parmi les pièces phares, un coffret composé de plaques d’ivoire sculptées de scènes courtoises et romanesques tirées de l’histoire de Tristan et Yseult et de scènes de chasse à la licorne (estimé entre 70 000 et 80 000 euros), un vase dit « nef » en cristal de roche et argent doré en forme de coquille daté de la fin du XVIe siècle (estimé entre 60 000 et 80 000 euros), et une Vierge à l’Enfant en pierre calcaire avec polychromie d’origine réalisée vers 1400 (estimée entre 40 000 et 45 000 euros).

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