L’année 2023 marque les cent ans de la naissance du célèbre peintre et sculpteur canadien Jean-Paul Riopelle. Pour l’occasion, l’étude FauveParis a décidé d’organiser une vente hommage. Elle se tiendra le 7 octobre, jour de son anniversaire, et réserve de belles surprises.
Artiste majeur du XXe siècle, Jean-Paul Riopelle (1923-2002) fut l’un des membres fondateurs du groupe québécois des automatistes et une personnalité influente de la scène artistique parisienne. Dans les années 1940, il expérimente la peinture automatiste, s’inspirant des Surréalistes français qu’il rejoindra à Paris, dès 1950. La création automatique demande à l’artiste de se libérer de toute pensée liée à son sujet et se laisser ainsi aller à une écriture inconsciente. La vente du 7 octobre sera l’occasion de découvrir la riche carrière de cet artiste et de ses relations. Cédric Melado, commissaire-priseur chez FauveParis, indique que « les 38 œuvres de Jean-Paul Riopelle proviennent de la collection d’un franco-canadien, proche de l’artiste. »
Un hommage à Jean-Paul Riopelle
À travers des fusains, des eaux-fortes, des aquarelles, des bronzes, des techniques mixtes et des acryliques, la maison FauveParis entend faire de cette vacation un bouquet final, après avoir passé deux années à disperser plusieurs centaines d’œuvres de l’artiste, dont l’optique était cette commémoration. « Nous avons eu la chance d’accéder à une collection allant des dessins de jeunesse aux œuvres de la fin de sa vie, en passant également par les sculptures, rares sur le marché, et par un corpus de lithographies et d’eaux-fortes », explique Cédric Melado. Il confit également que « ces différentes ventes passées ont permis de réunir un panel très large de collectionneurs de Riopelle venant du monde entier, avec une forte représentation de clients québécois. Nous avons appris à connaître et à faire connaître Riopelle dans toutes ces facettes. »
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Jean-Paul Riopelle (1923-2002) Sans titre circa 1955-1956 Gouache sur papier marouflé sur toile
88 x 152 cm Provenance : > Collection privée franco-canadienne
Bibliographie : > Regard sur l’abstraction lyrique, Montparnasse et Saint-Germain-des-Prés, Catalogue de l’exposition Musée des Beaux-Arts de Carcassone, juin-septembre 2011, reproduit
> Un Art Autre ? Artistes autour de Michel Tapié, une exposition, Catalogue de l’exposition, Christie’s Paris, janvier-février 2012, p. 134-135, reproduit
Expositions : > Regard sur l’abstraction lyrique, Montparnasse et Saint-Germain-des-Prés, Musée des Beaux-Arts de Carcassone, juin-septembre 2011
> Un Art Autre ? Artistes autour de Michel Tapié, une exposition, Christie’s Paris, janvier-février 2012
Cette œuvre figure dans les addenda du Catalogue raisonné de Jean-Paul Riopelle (accessibles sur www.riopelle.ca) venant en complément des différents tomes déjà imprimés.
Nous remercions Madame Yseult Riopelle pour les compléments d’information aimablement communiqués.
Dans cette œuvre capitale de 1956 Riopelle rappelle qu’il n’est pas homme à peindre à tête reposée. Bien au contraire, le peintre se jette à corps perdu dans l’acte de création, redoutant les courtes interruptions capables de stopper cet étrange processus. En effet, comme le précise le critique Pierre Schneider dans L’Œil en juin de la même année, l’artiste peint «dans un état voisin de l’extase ». Guy Robert, dans l’ouvrage de référence qu’il consacre à Riopelle (Chasseur d’image, Éditions France-Amérique, Montréal, 1981), le décrit quant à lui comme un être volcanique viscéralement attaché à son travail où « les taches de couleurs traduisent la vitesse du mouvement de la main et du pinceau, sur des fonds rapidement brossés, traversés d’éclaboussures et de dégoulinades ». Installé depuis peu dans son atelier de Vanves, dont les dimensions conviennent parfaitement aux grands formats, Riopelle dispose désormais d’une immense palette faite d’un panneau de bois de 122 x 244 cm. Tout autour, tubes vides, pinceaux, spatules et livres d’art s’amoncellent. Début 1956, il se lance dans la création d’une série de grandes gouaches inspirées de la mythologie Gitksan, un peuple indigène à tradition matriarcale vivant le long de la rivière Skeena, sur la côte ouest canadienne. Cette brève période où Riopelle délaisse un temps l’huile au profit de la gouache est capitale. Elle constitue en effet une charnière entre les deux grandes tendances stylistiques qu’il explore dans les années 1950. Lorsqu’il reprend les spatules quelques mois plus tard, le geste de Riopelle est comme rajeuni, rafraîchi. Si cette œuvre est exceptionnelle par son format, elle l’est aussi par la pureté et la clarté du message plastique qu’elle véhicule. Riopelle, peintre de l’instinct et de la spontanéité, y apporte la vision inédite d’une intelligence primitive en plein âge d’or de l’abstraction de la Seconde École de Paris. Cette même touche impulsive et inédite qui faisait dire à Pierre Loeb, en 1953, que Riopelle semblait « appelé à réaliser la synthèse totale du monde »… Voir le lot
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Alan Davie (1920-2014) Mad May Day mai 1960 Huile sur panneaux
152 x 244 cm Provenance : > Gimpel Fils Gallery, Londres, 2007
> Collection privée britannique
> Sotheby’s Londres, 22 novembre 2016, Modern & Post-War British Art, lot n°18
> Collection privée, Paris
Bibliographie : > Alan Bowness, Alan Davie, Lund Humphries, Londres, 1967, cat. n°239
> Douglas Hall et Michael Tucker, Alan Davie, Lund Humphries, Londres, 1992, cat. n°288
Rapport de condition : Encadré
Au moment où Mad May Day a été peint, Alan Davie était devenu une figure majeure de l’art britannique d’après-guerre. Il avait exposé à travers le monde – de l’Amérique du Sud à l’Extrême-Orient, de Paris à Auckland – et était également célèbre aux États-Unis. Collectionné par Peggy Guggenheim dès 1948, il avait organisé sa première exposition personnelle à la galerie de Catherine Viviano à New York en 1956 ! Cette peinture, majestueuse à la fois par son ampleur et son énergie pure, illustre parfaitement le travail d’un peintre au sommet de son art qui attaquait la toile à même le sol à la manière de Jackson Pollock. À l’image de Ladislas Kijno ou d’Atlan, le jazz – qu’il écoutait et pratiquait – a exercé une grande influence sur sa peinture. Alan Davie et Jean Paul RIopelle se sont retrouvés en 1965 sur les cimaises de la Gimpel Fils Gallery à Londres lors de l’exposition collective Collector’s Choice XIII. Voir le lot
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Jean-Paul Riopelle (1923-2002) Sans titre 1967 Litho collage marouflé sur toile 491 x 263 cm Provenance : > Collection privée franco-canadienne
Bibliographie : > Riopelle, des visions d’Amérique, Les Éditions de l’Homme, Montréal, 1997, p.8
> Yseult Riopelle, Jean-Paul Riopelle, Catalogue raisonné, volume 4, Hibou Éditeurs, Montréal, 2014, p. 285 reproduit en couleurs sous la référence 1967/045P.1967
> Catalogue raisonné des estampes de Jean Paul RIopelle, Hibou Éditeurs/Acatos, 2005, p. 71
Expositions : > 1970 Sculptures et grands formats de Riopelle, Fondation Maeght, Saint-Paul de Vence
> 1998, Riopelle à Baie-Saint-Paul, Centre d’Exposition de Baie-Saint-Paul, p. 58, étiquette au dos
> 2001, Riopelle, un lieu de liberté, exposition itinérante : Beaverbrook Art Gallery, Art Gallery of Windsor, Robert McLaughlin Gallery, Oshawa, cat. p. 52
Rapport de condition : Annoté au dos 201163
En 1967 Riopelle s’essaye sur une courte période à des oeuvres composées d’essai de lithographies qu’il découpe et colle, se rapprochant ainsi du travail des Nouveaux Réalistes tel que Raymond Hains et Jacques Villeglé. Notre oeuvre fait partie d’un corpus réduit de 4 panneaux monumentaux, sorte de vitraux de cathédrale du XXe siècle qui sont l’accomplissement de cette démarche artistique. Voir le lot
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Jean-Paul Riopelle (1923-2002) Sans titre, Autour de Rosa 1992 Bombe aérosol sur toile 155 x 320 cm Provenance : > Collection privée franco-canadienne
Rapport de condition : Annoté au dos 200443, encadré
« Aujourd’hui, il n’y a plus de Rosa Malheur. Il n’y a même plus de Rosa Bonheur. Toutes les Rosa sont mortes ». Jean-Paul Riopelle.
En novembre 1992, Jean-Paul Riopelle apprend le décès brutal de son ancienne compagne Joan Mitchell (1926-1992). Pendant près de 25 ans ils ont formé un des couples mythiques de l’histoire de l’art. Il la surnommait affectueusement Rosa, ironiquement Rosa Malheur dans les moments plus difficiles, en référence à la sculptrice et peintre animalière Rosa Bonheur. Dans son atelier de l’île aux Oies, dans un élan cathartique pour faire son deuil, Riopelle raconte sa vie avec Mitchell dans une fresque de plus de 40 mètres de long aujourd’hui exposée au Musée National des Beaux-Arts de Québec (MNBAQ). Le titre « hommage à Rosa Luxemburg » fait aussi directement référence à la militante communiste allemande célèbre pour ses lettres de prison codées.
Il attaque en quelques semaines de grands rouleaux de toiles d’1m55 de haut, comme notre tableau, et mètre après mètre, c’est autant de symboles codés qu’il appose au pochoir et à la bombe aérosol.
On y retrouve des oiseaux en tout genre que son compagnon de chasse Gilles Gagné lui apporte, des oies bien sûr, figures indissociables de l’œuvre de Riopelle. En plus des oiseaux, les silhouettes d’objets de la vie courante habitent la toile. Ici pour Joan Mitchell passionnée d’équitation on retrouve des fers à cheval, des étriers, des mors.
La composition fait figure de testament du peintre, dernier grand chef-d’œuvre de Jean-Paul Riopelle. Ce « fragment » , de tout de même 3,2 mètres de long, inédit à la vente, permet d’être au plus près de cet artiste québécois qui aura marqué l’Art de la seconde moitié du XXe siècle. Voir le lot
Atlan, Hartung, Vieira da Silva : les proches de Riopelle réunis pour l’occasion
« Les meilleures pièces de la collection ont été gardées pour cet événement du 7 octobre, jour de la célébration de la naissance de Riopelle, il y a 100 ans », indique le commissaire-priseur. Le catalogue de 63 lots présentera des pièces majeures de Riopelle mais aussi des « œuvres signées Atlan, Vieira da Silva, Hartung, Schneider et Maryan, tous proches de Riopelle, provenant d’autres collectionneurs, tous séduits par l’approche d’une vente hommage à un artiste. Ils nous ont ainsi dévoilé des œuvres inédites », précise Cédric Melado.
Plusieurs œuvres particulièrement intéressantes donneront à voir de belles batailles d’enchères. Parmi la riche sélection figure l’une des plus grandes gouaches de Jean-Paul Riopelle (120 000 – 150 000 euros) datant des années 1950. « Cette œuvre est inspirée de la mythologie Gitksan, un peuple indigène à tradition matriarcale vivant le long de la rivière Skeena, sur la côte ouest canadienne. Les populations primitives canadiennes vont fasciner et inspirer le peintre tout au long de sa vie. » Également au catalogue, un spectaculaire collage de près de cinq mètres de haut, sorte de vitrail de lithographies découpées et assemblées (120 000 – 150 000 euros). « Durant quelques années, à la fin des années 1960, Riopelle s’est essayé à cette technique. Il renouera avec ce médium à la fin des années 1980 ajoutant de la bombe aérosol», précise Cédric Melado.
Enfin, le dernier numéro de la vente n’est autre que le testament artistique du peintre en hommage à Joan Mitchell (150 000 – 200 000 euros). Cette toile, de plus de trois mètres de long, constituera l’apothéose de la vente. « Ce tableau s’inscrit dans la continuité du dernier chef-d’œuvre de Riopelle qui est conservé au musée National d’Art du Québec. Mesurant plus de 40 mètres, celui-ci est un hommage à Rosa Luxembourg. Il est riche en symboles et en codes cachés retraçant la relation mythique entre Riopelle et Mitchell », conclut Cédric Melado avec la passion et l’impatience qui l’anime de voir toutes ces belles œuvres rejoindre les collections de nouveaux amoureux de l’artiste.
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Pierre Dmitrienko (1925-1974) Sans titre 1971 Encre sur papier signé et daté en bas à droite 77 x 57 cm Rapport de condition : encadré Voir le lot
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Paolo Vallorz (1931-2017) Sans titre circa 1960 Huile sur toile signée en bas à droite 100 x 80 cm Provenance : > Galerie Pierre, Paris (étiquette au dos)
> Ancienne collection du peintre Jean Paul Riopelle (1923-2002)
> Collection privée franco-canadienne
Rapport de condition : Annoté au dos 201296, craquelures aux angles Voir le lot
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Jean-Paul Riopelle (1923-2002) Sans titre circa 1958 Gouache sur papier 75 x 104 cm Provenance : > Collection privée franco-canadienne
Rapport de condition : Annoté au dos 201502 Voir le lot
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Jean-Michel Atlan (1913-1960) New Orleans II 1957 Huile sur toile signée en bas à droite, contresignée et datée au dos 100 x 100 cm Provenance : > Collection privée, La Nouvelle-Orléans (États-Unis)
> Collection privée, Paris
Bibliographie : > Jacques Polieri, Atlan, Catalogue raisonné de l’œuvre complet, Gallimard, 1996, p. 282, réf. n°408
Homme engagé, Jean-Michel Atlan (1913-1960) se consacre à la peinture dès 1941 et imprègne ses toiles d’un élan poétique. L’importance accordée à la gestualité rattache son oeuvre à celle de Jean-Paul Riopelle, et à l’abstraction lyrique. En décembre 1947, Jean-Paul Riopelle et Jean-Michel Atlan participent à l’exposition “L’imaginaire” organisée sur la proposition de Georges Mathieu à la Galerie du Luxembourg. Voir le lot
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Jean-Paul Riopelle (1923-2002) Sans titre circa 1989 Acrylique et spray sur papier marouflé sur toile 120 x 236 cm Provenance : > Collection privée franco-canadienne
Rapport de condition : Annoté au dos 200794 Voir le lot
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Jean Miotte (1926-2016) Composition abstraite circa 1950 Huile sur toile signée en bas à droite, contresignée au dos 195 x 130 cm Un certificat pourra être demandé par l’acquéreur auprès de la fondation Jean Miotte
Rapport de condition : Craquelures, petits manques épars, frottements (jamais restauré)
Provenance : Collection privée Paris, don de l’artiste (dans la même famille depuis sa création)
Ce chef d’oeuvre réalisé au début des années 1950 témoigne de la précocité et de l’aisance avec laquelle Jean Miotte s’empare de l’abstraction. Il réussit l’exploit d’allier une riche palette de couleurs pour construire un fond harmonieux duquel se dégagent des formes à la fois énergiques et pourtant tout en matière (notamment par l’utilisation du couteau). En 1961, Jean Miotte participe aux côtés de Jean-Paul Riopelle, Sam Francis et Georges Mathieu à des expositions collectives à la Galerie Swenska-Franska à Stockholm et à la Galerie Bonnier à Lausanne. Voir le lot
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Sam Szafran (1934-2019) Portrait de Jean-Paul Riopelle 1967 Fusain sur papier d’Arches signé et daté en bas au centre 76,5 x 57,5 cm Provenance : > Collection privée, Paris
Cette œuvre est accompagnée d’un certificat d’authenticité cosigné par l’artiste et son épouse Lilette
Rapport de condition : Encadré
Grand ami de Jean Paul Riopelle qu’il côtoie depuis le milieu des années 1960, Sam Szafran réalise ce poignant portrait du peintre québécois. De nombreux amis de l’artiste viennent s’asseoir sur ce fauteuil club que l’on retrouve sur différents portraits où Szafran leur fait adopter presque la même pose, la tête appuyée sur le coude. Voir le lot
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Paul Rebeyrolle (1926-2005) Paysage 1960 Huile sur toile signée et datée en bas à gauche 81 x 81 cm Provenance : > Vente Piasa, Drouot-Paris, le 25 mars 2007, lot n°210
> Collection privée, Paris
Ami, compagnon de pêche de Jean Paul Riopelle, Paul Rebeyrolle obtient le Premier Prix de la première Biennale de Paris en 1959, un an avant la réalisation de notre tableau. En 1967 il réalise sa première exposition à la galerie Maeght. Voir le lot
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Gérard Schneider (1895-1986) Sans titre 1956 Huile sur toile signée et datée en bas à gauche
Galerie Beaubourg, Paris, France
100 x 80 cm Provenance : > Collection privée, Paris
« L’abstraction lyrique s’est surtout incarnée dans Gérard Schneider, comme le cubisme dans Picasso. » Michel Ragon. En 1974 la galerie Beaubourg à Paris le consacre avec Jean Paul Riopelle dans l’exposition Maîtres de l’Abstraction Lyrique Européenne, Degottex – Hartung -Mathieu – Riopelle – Schneider – Soulages – Wols. Voir le lot
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Jean-Paul Riopelle (1923-2002) Famine maigrichonne 1970 Bronze à la cire perdue signé et numéroté EA 1
Fonderie Bonvicini Vérone et Fonderie d’Art d’Inverness, Québec. Fonte commencé en 1989 d’après la sculpture originale en terre cuite
Édité par la galerie Lelong
H. 30 cm L. 20 cm P. 20 cm Provenance : > Collection privée franco-canadienne
Bibliographie : > Yseult Riopelle, Jean-Paul Riopelle, Catalogue raisonné, volume 4, Hibou Éditeurs, Montréal, 2004, p. 498, reproduit en couleurs sous la référence 1970.07SC.1970
Jean-Paul Riopelle : « Quand j’étais petit, je faisais des sculptures de neige, et j’en fais encore aujourd’hui quand j’en ai l’occasion. À partir du bonhomme de neige traditionnel des enfants, je créais des improvisations fantastiques auxquelles mes bronzes doivent beaucoup. » Voir le lot
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Maryan (1927-1977) Sans titre 1973 Huile sur toile signée et datée en bas à droite, datée et annotée n°15 GF au dos 100 x 73 cm Provenance : > Galerie de France, Paris (étiquette au dos)
Bibliographie : > Maryan, Catalogue de l’exposition à Galerie de France, Paris, 1974 (reproduit en couverture)
Expositions : > Maryan, Galerie de France, Paris, du 17 avril au 1er juin 1974
« Je n’oblige personne à aimer ma peinture mais qu’on me colle pas des étiquettes, par exemple : peinture dénonciatrice, agressivité sans bornes, ou alors, on dit aussi : « Ça m’étonne pas avec son passé concentrationnaire » […] En ce qui concerne ma peinture, je déclare officiellement que moi j’aurais plutôt appelé ma peinture, peinture-vérité ». Maryan (Catalogue de la galerie Ariel, Paris, 1977) Emblématique de la période “américaine” de l’artiste, l’œuvre que nous vous proposons faisait la couverture du catalogue de l’exposition Maryan à la galerie de France, en 1974 ! À plusieurs reprises, l’œuvre de Maryan a cotoyé celui de Riopelle : notamment à la galerie Beno d’Icelli à Paris en 1962 (aux côtés d’Atlan, Wols, Dubuffet…) et dans l’exposition “Climat” au musée de la peinture et de la sculpture de Grenoble, (aux côtés d’Appel, Baj, Gillet,, Marfaing etc.). Voir le lot
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Jacques Doucet (1924-1994) Les Amazones 1957-1958 Huile sur toile signée en bas à droite, datée et titrée au dos 100 x 65 cm Provenance : > Galerie Ariel, Paris (étiquette au dos)
> Collection Pierre Brisset, n°109 (tampon au dos)
Bibliographie : > Édité en carte postale couleur par le Musée de Poche, Paris, 1957
> René Passeron, Jacques Doucet, Galerie Dina Vierny, Paris, 1973, reproduit en noir et blanc
> Andrée Doucet, Jacques Doucet, Parcours 1942-1959, Catalogue Raisonné Tome I, Éditions Galilée, Paris, 1996, répertorié sous le n°207, p. 119
Expositions : > Jacques Doucet, Galerie Dina Vierny, Paris, novembre 1973
Rapport de condition : Déchirure de la toile en haut à droite
Jacques Doucet est un autre grand nom de l’abstraction lyrique européenne. Peintre et poète, il fut avec Jean-Michel Atlan l’un des deux membres français de Cobra, qui se caractérise par l’expérimentation et le matérialisme. Cet « amoureux de la matière » mêle huile, gouache, pastel, papiers collés à un langage abstrait et une écriture gestuelle. Voir le lot
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Maria Elena Vieira Da Silva (1908-1992)* Sans titre, illustration pour Flores e Canções, 1976 Encre sur papier signé en bas à droite
Dessin illustrant le recueil de poèmes Flores e Canções de la poétesse brésilienne Cecilia Meireles, publié à Rio de Janeiro par la Confraria dos Amigos do Livro en 1979 26,5 x 21 cm Provenance : > Manoel Francisco do Nascimento Brito (1922-2003) et sa femme Leda Nascimento Brito (1922-2017), propriétaires du “Jornal do Brasil” de 1950 à 2000
> Par descendance leur fille Maria Regina Nascimento Brito, co-directrice du “Jornal do Brasil” à partir de 1983, puis directrice du Museu de Arte Moderna (MAM) de Rio de Janeiro de 1999 à 2003
> Collection privée, Paris
> Nous remercions le comité Vieira da Silva de nous avoir confirmé l’authenticité de cette oeuvre.
> Illustrée au catalogue raisonné sous le n°2972
Accompagné d’un certificat d’authenticité en date du 22 septembre 2023
Rapport de condition : Petites rousseurs
L’objectif de Denise Colomb, soeur du galeriste Pierre Loeb, a immortalisé en 1953 lors d’une séance photo une assemblée aujourd’hui mythique d’artistes. “L’Écurie Pierre” représente Jean-Paul Riopelle, Jacques Germain, Maria Elena Vieira da Silva, Georges Mathieu et Zao Wou-Ki. Autant de jeunes peintres qui depuis Paris ont rayonné dans le monde entier. Voir le lot
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Maurice Estève (1904-2001) Nuit d’Andalousie 1968 Encres de couleur et litho, aquarelle, journal, papiers imprimés sur fond bleu foncé
. 80 x 60 cm Bibliographie : > François Chapon, Collages – Invention, subversion ou diversion ?, Bourges, Éditions Musée Estève, 1999, n°147 C
Expositions : 1969 Zürich, Estève, Collages 1950-1968 Neue Galerie, reproduit
Rapport de condition : Encadré
La technique du collage a permis à Maurice Estève d’explorer de nouvelles formes et textures dans ses œuvres, tout en ajoutant une dimension tactile à son art. Là où Riopelle a assemblé des morceaux de ses propres lithographies Estève choisissait des papiers de récupération qu’il rehaussait entièrement. À plusieurs reprises, dès 1952, les deux peintres ont exposé ensemble. Voir le lot
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Jean-Paul Riopelle (1923-2002) Sans titre circa 1989 Technique mixte sur papier 52 x 74 cm Provenance : > Collection privée franco-canadienne
Rapport de condition : Annoté au dos 200766 Voir le lot
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Jean-Paul Riopelle (1923-2002) Sans titre 1976 Fusain sur papier Ingres 63 x 48 cm Provenance : > Collection privée franco-canadienne
Bibliographie : > Yseult Riopelle, Jean Paul Riopelle, Catalogue raisonné, Volume 5, Hibou Éditeurs, Montréal, 2021 reproduit en couleurs sous la référence 1976.021P.1976 p. 454
Expositions : > Mémoires d’ateliers, galerie Jean-François Cazeau, 2010, catalogue p. 61
Rapport de condition : Annoté au dos 200674 Voir le lot
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Thanos Tsingos (1914-1965) Sans titre, oiseau sur une branche 1956 Huile sur panneau signé et daté en bas à droite
32,5 x 41 cm Rapport de condition : Encadré
Tsingos peignait par terre et plusieurs toiles à la fois. Il mettait ses toiles par terre et à côté des dizaines d’énormes tubes de couleur comme un incendiaire qui met le feu à une ville […]. Il savait très bien où il allait. Tantôt il secouait la toile, tantôt il la renversait complètement, tantôt il la penchait à peine mais quand il avait fini, tout avait pris sa place, tout suivait l’ordre. L’année suivant la réalisation de ce tableau, en juillet 1957 à Londres, Tsingos côtoie Jean Paul Riopelle à la Hanover Gallery lors de l’exposition Post Picasso Paris. Voir le lot
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Hans Hartung (1904-1989) G 4 1953 Eau-forte sur papier signé en bas à droite
16 x 33,5 cm Rapport de condition : Encadré
Hans Hartung a acquis une réputation internationale en tant que chef de file de l’abstraction lyrique européenne rattaché à l’art informel, qui émerge en France pendant la Seconde Guerre mondiale.En 1947, Hans Hartung participe avec Wols, Jean-Paul Riopelle et Camille Bryen à une exposition organisée par Georges Mathieu et Jean José Marchand intitulé L’Imaginaire. Cette exposition jette les fondements de l’Abstraction Lyrique dont Hans Hartung deviendra un des chefs de file. Voir le lot
Par FauveParis à Paris
le 07/10/2023 : Henri Michaux (1899-1984) Sans titre 1967 Acrylique sur papier monogrammé en bas à droite
Galerie Paul Facchetti, Paris 56 x 75,5 cm Provenance : > Galerie Le Point Cardinal, Paris
> Collection privée, Paris
Bibliographie : > Henri Michaux, Grande rétrospective, Musée d’Art moderne – Centre Georges Pompidou, du 15 mars au 14 juin 1978
> Guggenheim Museum, New York, du 6 septembre au 15 octobre 1978
> Musée d’Art Contemporain, Montréal, du 2 novembre au 10 décembre 1978
Cette œuvre sera incluse dans le catalogue raisonné de l’œuvre de l’artiste en préparation par Micheline Phankim, Rainer Michael Mason et Franck Lebovici
Rapport de condition : Encadré, rousseurs
“Tout tremble et vacille au fond de son harassement, le grain du papier ou du mur, puis s’écarte et s’éclaire et un torrent de questions ouvre l’espace à l’intense scintillement.” Jacques Dupin. Michaux et Riopelle ont été réuni en 1951 à la galerie Paul Faccheti lors de l’exposition « signifiants de l’informel”. Voir le lot