Le 18 mars 2014 | Mis à jour le 18 mars 2014

Le baiser intemporel de Rodin

par Interencheres

[Lot du jour] Figé dans le bronze, l’évanescence d’un instant d’abandon avec l’être aimé, appelé « le Baiser »… Voici l’une des images qui incarne le génie d’Auguste Rodin (1840-1917). Ce petit modèle, reproduction de la très célèbre sculpture, est proposé à la vente par Maîtres Didier Guichard, Jean-Michel Juillan et Tugdual Borel, dimanche 23 mars 2014 à Saint-Brieuc et sur le Live d’Interencheres.

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Alors que les artistes de la Renaissance rêvaient d’arriver à un tel réalisme d’expression dans leur sculpture, Auguste Rodin en fait une réalité. Bien qu’il définisse cette œuvre comme très classique, voire même la plus classique de son travail, il est évident que « le Baiser » opère une nette rupture dans l’Histoire de l’art.

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Inconditionnel de la Divine Comédie de Dante, Rodin dépeint ici les personnages de Paolo et Francesca, les amoureux maudits qui, surpris en train de s’embrasser pour la première fois, sont tués par le mari de la belle et condamnés à errer en Enfer.

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Lors de l’Exposition universelle de Paris en 1889, elle engendre un scandale immédiat. Cette image intemporelle et inclassable de l’amour provoque l’incompréhension des critiques. Si la nudité des personnages ne permet pas de les situer dans le temps, il est en revanche plus simple pour les spectateurs de s’identifier à eux et de vivre par procuration cette passion amoureuse. Le public attribue d’ailleurs à l’œuvre le titre « Le Baiser », qui rend compte du caractère universel du sujet.

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La réédition de cette sculpture reste la preuve la plus palpable de son succès à l’époque. Après la première exposition du « Baiser », la maison Barbedienne, célèbre fonderie, se propose d’en réaliser des réductions en bronze et signe avec Rodin un contrat pour 20 ans. Fondus selon 4 formats différents à partir de 1898, notre sculpture fait partie des plus petites (25,4 cm de haut par 16,3 cm de long par 15,4 cm de large) et est réalisée entre 1905 et 1910. Ces cinq dernières années les refontes du « Baiser » connaissent un véritable succès sur le marché de l’art. Une refonte un peu plus grande a, par exemple, été adjugée à Deauville en 2011 à 570 000 euros. L’estimation de notre sculpture s’étend de 100 000 à 150 000 euros.

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Lien vers le lot de la vente

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